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ISBN : 2070378411
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 4.19/5 (sur 584 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Qui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l'ait pas jugé inaccessible, et l'aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac? Guenièvre, son amour mais sa reine, la ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Marple, le 21 avril 2012

    Marple
    C'était un mes livres cultes quand j'étais ado/jeune adulte, je l'ai lu, relu et rerelu... Alors, même si je ne l'ai pas ouvert depuis une dizaine d'années, j'en garde un souvenir ému et fort !
    Avant tout, c'est pour moi un hymne au grand amour, celui qui fait déplacer des montagnes pour l'autre, sans rendre niais ni gnangnan. Une histoire d'amour impossible, aussi... Merlin et Viviane s'aiment comme ça, d'un grand amour profond et passionné, et pourtant interdit, sous peine pour Merlin de perdre ses pouvoirs d'enchanteur. Alors, tour à tour, ils résistent, ils se cherchent, ils volent quelques petits moments à deux, sans jamais renoncer à leur happy end ensemble.
    C'est émouvant, beau et pur, probablement un peu naïf aussi, c'est pourquoi ça plaît tant aux romantiques et aux adolescents !
    La toile de fond de cette histoire d'amour (ou, pour d'autres lecteurs, le cœur du roman), c'est la Bretagne mythique du Roi Arthur et de ses chevaliers de la Table Ronde. Leur quête du Saint Graal est faite d'aventures, d'honneur, de bravoure, et parfois aussi de rencontres malheureuses. Excellent conteur, Barjavel nous emmène dans un monde médiéval, chevaleresque et poétique. Lancelot, Guenievre, Arthur, Perceval, tous ont leur place dans ce récit plein de peripeties, mais plutôt fluide et facile à lire.
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    • Livres 4.00/5
    Par basileusa, le 27 mars 2014

    basileusa
    Les aventures de Merlin ,Viviane ,Arthur,Guenièvre et Lancelot sous la plume de René Barjavel ,c'est parfait ! Décidément ,cet auteur est capable de me captiver dans des genres très différents. Il sait une fois de plus écrire une belle histoire d'amour , y mettre du suspens et donner vie à des personnages attachants , ce qui rend ce livre assez addictif ! Une petite merveille d'aventure poétique et magique !
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    • Livres 4.00/5
    Par ibon, le 16 avril 2013

    ibon
    Le récit commence par:" Il y a plus de mille ans vivait en Bretagne un Enchanteur qui se nommait Merlin."
    Si au début, il est bien question de Merlin, de son incroyable naissance et de son amour impossible avec Viviane; la suite ne voit plus L'Enchanteur au centre du récit.
    Il s'agit alors d'une succession d'exploits de grands guerriers brutaux et parfois naïfs, de leurs Dames qui sont les plus belles du monde, de leurs amours souvent interdits et bien sûr des sortilèges qui les accompagnent.
    Le merveilleux est au rendez-vous mais ici ou là quelques anachronismes, comme les tractopelles en action pour construire le château de Morgane ou les boîtes de conserves de la vieille dame , sortent le lecteur de ce merveilleux.
    Les romans de Zimmer-Bradley, que j'ai lus il y a quelques années et si je m'en souviens bien, évoquent parfaitement une ambiance surnaturelle et la lutte passionnante entre l'ancien monde aux croyances païennes et le nouveau, chrétien. de ce combat, il n'en est pas question ici. Petite déception.
    Cela dit, je ne me suis pas ennuyé de ces chevaliers cédant à leurs pulsions et de ses conséquences sur la quête du Graal. Et le jeune Merlin s'en remettant à un autre.
    Faut-il trouver un sens à cette quête?
    "Lorsque les hommes s'en détournent, ils perdent la joie d'exister, car ils ne savent ce qu'ils sont, ni pourquoi ils sont. Ils cessent d'être vivants: ils sont seulement en vie."
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    • Livres 4.00/5
    Par Lucile-, le 12 juin 2013

    Lucile-
    L'Enchanteur de René Barjavel est une mine d'informations sur la quête du Graal, résumé d'un ensemble plus complexe. Bien que m'intéressant à l'univers celtique, j'ai appris une multitude d'évènements, d'explication sur un bon nombre des personnages les plus marquants et sur leurs origines tels que la signification du surnom "Lancelot"...qui m'a bien fait rire soit dit en passant (je ne révèle rien pour ceux qui l'ignorent et pour les personnes de moins de 18 ans...).
    La quête du Graal n'est pas l'élément essentiel, elle est le lien qui relie les personnages entre eux et ce sont davantage les relations des hommes et des femmes, l'amitié et l'amour que nous suivons, périples tout aussi difficiles que la quête la plus dangereuse, car c'est tout simplement l'aventure de la vie.
    Il m'a été très difficile d'entrer dans l'histoire à cause du style. Je m'attendais probablement à une certaine modernité dans l'écriture et, au contraire, l'auteur a fait le choix de se rapprocher davantage des textes médiévaux, ce qui est tout à son honneur. La première moitié est tout de même un peu longue mais dès que la mécanique est en route, on se laisse emporter par les aventures.
    J'ai apprécié certains anachronismes, dévoilant par exemple l'origine de la plante passiflore ou de la venue des chats dans notre monde.
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    • Livres 4.00/5
    Par Ys, le 02 décembre 2013

    Ys
    Les multiples aventures qui forment la matière de Bretagne sont ici condensées, unifiées autour de la figure de L'Enchanteur et de deux grandes thématiques centrales : la quête dont il est le grand chef d'orchestre, et l'amour charnel auquel il se laisse prendre à son tour. Deux thématiques qui s'entremêlent, rigoureusement incompatibles et pourtant si proches. Si l'un, en dépossédant l'individu d'une part de lui-même, interdit d'atteindre l'autre, tous deux apparaissent au fond comme un but semblablement désirable, un absolu à part entière.
    Cette réinterprétation très romantique des rapports entre la chair et l'esprit rejoint une vision de Dieu assez moderne, très détachée en tout cas des diktats religieux qui sous-tendent la légende. La divinité, ici, est bien celle que prient les chrétiens, mais les représentants de son Église officielle sont au mieux des ânes, qui font plus de mal que de bien, quand L'Enchanteur, au plus près de la nature, reste le meilleur représentant de sa volonté. Qu'il peine parfois lui-même à comprendre, d'ailleurs, et ses interrogations pourraient être celles de bien des hommes.
    C'est donc à une modernisation assez intéressante du mythe que nous convie ici Barjavel. D'autant plus intéressante peut-être qu'elle reste très ancrée dans la matière médiévale traditionnelle, sans nier ses origines celtiques et historiques, mais sans chercher non plus à tout y ramener comme c'est le cas dans nombreux bouquins contemporains. (Pas que je n'aime pas ce genre de réinterprétation aussi, mais il y a peut-être plus de subtilité à chercher la modernité dans la tradition, qu'à faire table rase de celle-ci.)
    On est ici, du coup, en plein dans le merveilleux - un univers très beau malgré ses côtés les plus sombres, un univers où tout est possible, où nul ne s'étonne de rien mais où tout devient sujet d'émerveillement, d'un simple bourgeon qui s'ouvre aux plus improbables tours de magie. Un univers un peu trop joli, un peu trop exempt de cruauté à mon goût, sans doute, d'autant plus que cette vision très charnelle et très absolue de l'amour ne me correspond pas vraiment.
    Et pourtant, la magie opère - car la magie, ici, est avant tout celle de la langue. Ce style de conteur très poétique et très simple, faussement naïf, empreint d'une grande sensualité et de malice savoureuse (ah, Merlin en grand pourvoyeur de boîtes de conserves pour paysans affamés !) agit comme un charme sur le lecteur. On retrouve d'ailleurs - notamment dans les passages concernant Dieu et le Diable - cet humour gentiment moqueur, un brin iconoclaste, qui faisait toute la verve des Don Camillo (dont Barjavel a écrit les dialogues).
    C'est en somme assez délicieux, conformément au souvenir que je gardais d'une première lecture adolescente !

    Lien : http://ys-melmoth.livejournal.com/166767.html
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Citations et extraits

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  • Par gill, le 29 septembre 2012

    Il y a plus de mille ans vivait en Bretagne un enchanteur qui se nommait Merlin.
    Il était jeune et beau, il avait l'oeil vif, malicieux, un sourire un peu moqueur, des mains fines, la grâce d'un danseur, la nonchalance d'un chat, la vivacité d'une hirondelle.
    Le temps passait sur lui sans le toucher. Il avait la jeunesse éternelle des forêts.
    Il possédait les pouvoirs, et ne les utilisait que pour le bien, ou ce qu'il croyait être le bien, mais parfois il commettait une erreur, car s'il n'était pas un humain ordinaire, il était humain cependant.
    Pour les hommes il était l'ami, celui qui réconforte, qui partage la joie et la peine et donne son aide sans mesurer. Et qui ne trompe jamais.
    Pour les femmes, il était le rêve. Celles qui aiment les cheveux blonds le rencontraient coiffé d'or et de soleil, et celles qui préfèrent les bruns le voyaient avec des cheveux de nuit ou de crépuscule. Elles n'étaient pas amoureuses de lui, ce n'était pas possible, il était trop beau, inaccessible, il était comme un ange.
    Seule Viviane l'aima, pour son bonheur, pour son malheur peut-être, pour leur malheur ou leur bonheur à tous les deux, nous ne pouvons pas savoir, nous ne sommes pas des enchanteurs.
    Pour tous il était l'irremplaçable, celui qu'on voudrait ne jamais voir s'en aller, mais qui doit partir, un jour.
    Quand il quitta le monde des hommes, il laissa un regret qui n'a jamais guéri. Nous ne savons plus qui est celui qui nous manque et que nous attendons sans cesse, mais nous savons bien qu'il y a une place vide dans notre coeur.
    (introduction de "L'enchanteur" paru chez "Folio" en 1987)
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  • Par Stellabloggeuse, le 30 mai 2012

    Ici nous ne pouvons que nous taire. Pour décrire l’amour qui s’accomplit, tant de joie éperdue, la timidité d’abord, peut-être l’effroi, le cœur qui veut sauter hors de la poitrine, les mains qui veulent connaître, qui se tendent, qui se posent, qui se brûlent, la découverte, l’émerveillement, les corps qui se joignent peau à peau et s’unissent, la stupeur, l’envol, le bonheur de l’autre, la douce lassitude, la tendresse, la gratitude infinie, et la redécouverte et le nouvel élan, et les frontières de la joie sans cesse reculée, et celles du monde volant en éclat, pour dire la délivrance du cœur que plus rien ne gêne, l’épanouissement de l’esprit qui comprend tout, pour donner même une faible idée de ces moments hors du temps et de toutes contraintes, il faudrait employer d’autres mots que ceux dont dispose le langage ordinaire.
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  • Par tatooa2001, le 14 février 2014

    Les prêtres et les moines, les uns sincères, les autres calculateurs, tous dans l'erreur, promettaient à ceux qui L'adoraient et Lui obéissaient les délices d'une moelleuse vie éternelle et menaçaient les mécréants des souffrances abominables de l'Enfer.
    C'est ainsi que, par leurs sermons et leurs vociférations, ils coupèrent l'Unique en deux.
    Dans l'esprit des croyants alléchés et épouvantés, il y eut désormais en haut le Dieu blanc, dispensateur de la félicité, et en bas le Dieu noir aux dents sanglantes et aux mains de feu, qui guettait leurs défaillances. C'est ainsi que le Diable, puisqu'ils croyaient en son existence, exista.
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  • Par Heureuse, le 20 septembre 2010

    "[En parlant de Guenièvre et Lancelot]. Les amants ont leur propre vocabulaire mais il n'a de signification que pour eux. Alors laissons Guenièvre et Lancelot murmurer, balbutier, chanter leur amour, leur folie, leur éblouissement. La porte s'est refermée. Eloignons-nous, en silence..."
    Le reste de la page est vide.
    Au milieu de la page suivante il y a :
    A l'intérieur de cette page blanche Guenièvre et Lancelot s'aiment.
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  • Par tatooa2001, le 13 février 2014

    Mais dans ce bout de continent qui avait encore des noms changeants, un dieu nouveau s'avançait, venu de Jérusalem, où il était mort et ressuscité, en même temps qu'il régnait en permanence dans les cieux.
    Il balaya devant lui les autres dieux. Ce n'était pas qu'il refusât de partager : il n'en avait même pas l'idée.
    Il était l'Unique, il occupait la totalité de l'espace et du temps, qu'il avait créés. Il eût, malgré cela, bien toléré les autres dieux, ils ne le gênaient pas, ils étaient éparpillés, minuscules, ils ne se différenciaient pas essentiellement de lui, ils étaient son propre reflet émietté par les miroirs de la vie. Mais une armée de prêtres et de moines intolérants ratissaient en son nom les campagnes, proclamant qu'il était un dieu jaloux, ce qui était faux, à son niveau on ne peut être ni jaloux, ni vengeur, ni justicier. La justice se fait d'elle-même dans le cœur des vivants.
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