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ISBN : 2070378411
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 4.17/5 (sur 454 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Qui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l'ait pas jugé inaccessible, et l'aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac? Guenièvre, son amour mais sa reine, la ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Marple, le 21 avril 2012

    Marple
    C'était un mes livres cultes quand j'étais ado/jeune adulte, je l'ai lu, relu et rerelu... Alors, même si je ne l'ai pas ouvert depuis une dizaine d'années, j'en garde un souvenir ému et fort !
    Avant tout, c'est pour moi un hymne au grand amour, celui qui fait déplacer des montagnes pour l'autre, sans rendre niais ni gnangnan. Une histoire d'amour impossible, aussi... Merlin et Viviane s'aiment comme ça, d'un grand amour profond et passionné, et pourtant interdit, sous peine pour Merlin de perdre ses pouvoirs d'enchanteur. Alors, tour à tour, ils résistent, ils se cherchent, ils volent quelques petits moments à deux, sans jamais renoncer à leur happy end ensemble.
    C'est émouvant, beau et pur, probablement un peu naïf aussi, c'est pourquoi ça plaît tant aux romantiques et aux adolescents !
    La toile de fond de cette histoire d'amour (ou, pour d'autres lecteurs, le cœur du roman), c'est la Bretagne mythique du Roi Arthur et de ses chevaliers de la Table Ronde. Leur quête du Saint Graal est faite d'aventures, d'honneur, de bravoure, et parfois aussi de rencontres malheureuses. Excellent conteur, Barjavel nous emmène dans un monde médiéval, chevaleresque et poétique. Lancelot, Guenievre, Arthur, Perceval, tous ont leur place dans ce récit plein de peripeties, mais plutôt fluide et facile à lire.
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    • Livres 4.00/5
    Par ibon, le 16 avril 2013

    ibon
    Le récit commence par:" Il y a plus de mille ans vivait en Bretagne un Enchanteur qui se nommait Merlin."
    Si au début, il est bien question de Merlin, de son incroyable naissance et de son amour impossible avec Viviane; la suite ne voit plus L'Enchanteur au centre du récit.
    Il s'agit alors d'une succession d'exploits de grands guerriers brutaux et parfois naïfs, de leurs Dames qui sont les plus belles du monde, de leurs amours souvent interdits et bien sûr des sortilèges qui les accompagnent.
    Le merveilleux est au rendez-vous mais ici ou là quelques anachronismes, comme les tractopelles en action pour construire le château de Morgane ou les boîtes de conserves de la vieille dame , sortent le lecteur de ce merveilleux.
    Les romans de Zimmer-Bradley, que j'ai lus il y a quelques années et si je m'en souviens bien, évoquent parfaitement une ambiance surnaturelle et la lutte passionnante entre l'ancien monde aux croyances païennes et le nouveau, chrétien. de ce combat, il n'en est pas question ici. Petite déception.
    Cela dit, je ne me suis pas ennuyé de ces chevaliers cédant à leurs pulsions et de ses conséquences sur la quête du Graal. Et le jeune Merlin s'en remettant à un autre.
    Faut-il trouver un sens à cette quête?
    "Lorsque les hommes s'en détournent, ils perdent la joie d'exister, car ils ne savent ce qu'ils sont, ni pourquoi ils sont. Ils cessent d'être vivants: ils sont seulement en vie."
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    • Livres 5.00/5
    Par Akeera, le 05 mars 2013

    Akeera
    Qui n'a jamais entendu parler des chevaliers de la Table Ronde ? La quête du Graal ? de la tragique histoire d'amour du chevalier Lancelot et de son amour Guenièvre, mariée au Roi Arthur ?
    Sans doute peu de français, mais jamais comme le raconte René Barjavel
    Il reprend les légendes anciennes bretonnes et retrace les aventures du Roi Arthur et de ses Chevaliers avec talent, en leur insufflant humour et poésie. Bien sûr on découvre l'origine de la fameuse quête du Graal qui obséda Arthur et les principes de la chevalerie, mais Barjavel n'oublie pas de nous raconter les histoires d'amour des fées, des rois, des géants et des chevaliers, sans oublier ce lien magnifique qui unit Merlin L'Enchanteur à Vivianne, l'humaine à qui il a donné des pouvoirs magiques. Un autre personnage central est la forêt de Brocéliande, touffue et luxuriante, qui abrite les secrets de L'Enchanteur et ses merveilles.
    Chaque scène est un trésor qui mêle à la perfection poésie, philosophie, humour et merveilleux, ce qui fait de L'Enchanteur un roman inoubliable. Comme il aime à le faire, il mélange subtilement la légende au présent : ainsi une vieille grand-mère se fait offrir des boîtes de conserves miraculeuses par Merlin, et le Diable construit un château avec de grandes portes vitrées automatiques ! le résultat est étonnant et charmant, on se laisse embarquer avec plaisir dans cette fresque légendaire remise au goût du jour.
    Laissez vous enchanter par L'Enchanteur !
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    • Livres 3.00/5
    Par Stellabloggeuse, le 04 juin 2012

    Stellabloggeuse
    Il est difficile d'écrire sur ce roman tant on a l'impression de traverser un rêve en le lisant. Néanmoins, la sensation qui en résulte est clairement positive. Jusqu'à maintenant, je n'avais lu que des ouvrages de science-fiction de René Barjavel j'ai donc été dépaysée en le retrouvant autour de la légende arthurienne.
    La trame de l'histoire étant connue, on peut avoir l'impression que ce roman est moins original, la sensation de ne pas retrouver la « patte » de Barjavel. Et pourtant, l'auteur a réussi à imprimer sa marque sur la légende arthurienne, en la présentant au prisme des passions qui animent les personnages
    En effet, Barjavel aborde principalement la légende par le biais des passions qui unissent les personnages : celles de Merlin et Viviane, Lancelot et Guenièvre, Perceval et Bénie. Or, si vous connaissez un peu Barjavel, vous savez qu'il n'a pas son pareil pour raconter la passion amoureuse, et le charme fonctionne une fois de plus.
    De plus, j'ai adhéré aux diverses trouvailles de l'auteur autour de cette légende : les origines qu'il donne à Merlin, la manière dont les chevaliers se trouvent face au Graal, l'idée d'un Diable attendant désespérément des arrivants en enfer, etc. Néanmoins, je connais mal la légende arthurienne originelle, et j'ai donc du mal à démêler ce qui relève de la légende ou de l'invention de Barjavel. Il en ressort une certaine frustration.
    Dans cette lecture, la magie est partout, sous des formes diverses et toujours surprenantes. René Barjavel ne cherche pas à expliquer précisément tous les phénomènes magiques qui émaillent cette histoire : il en ressort une impression de mystère, très agréable.
    Ce roman tourne autour du personnage de Merlin, que nous découvrons sous diverses apparences. J'ai eu du mal à m'attacher à lui, car il représente le devoir : il fait ce qu'il croit être le bien, n'hésitant pas pour cela à bouleverser la destinée des hommes, quitte à les mener au péché ou à la mort. Néanmoins, son action est essentielle à la réalisation de la quête, il s'efforce de réaliser un grand projet, au détriment de certains personnages, y compris lui-même puisqu'il se trouve séparé de Viviane. Il émane de lui un grand mystère, nous ne savons au final pas grand-chose de lui et de ses pouvoirs, juste assez pour pouvoir imaginer.
    Viviane est touchante par l'amour qu'elle porte à Merlin, qu'elle attend durant des années, mais surtout par son amour maternel à l'égard de Lancelot qu'elle protège envers et contre tout. Les autres personnages féminins sont peu développés, ou antipathiques (comme Morgane).
    Du côté des chevaliers, Lancelot est attachant, déboussolé par la force de sa passion. Mais c'est Perceval qui m'a le plus touchée, par son innocence et son désintéressement total. Tous les chevaliers devront lutter entre leurs passions et leur mission pour le Graal, et l'auteur met en évidence leur déchirement.
    Ainsi, René Barjavel présente une adaptation réussie de la légende arthurienne, qui met au centre les passions des chevaliers et leur déchirement entre leurs élans et leur devoir. Il reste fidèle à lui-même dans l'écriture de l'amour physique, de la sensualité, qu'il présente comme un véritable accomplissement de l'être. Mais surtout, il recréé pour nous un monde délicatement enchanté dans lequel le lecteur se plaît à évoluer.

    Lien : http://romans-entre-deux-mondes.over-blog.com/article-l-enchanteur-d..
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    • Livres 5.00/5
    Par Bibliolibra, le 08 décembre 2011

    Bibliolibra
    Grande fan des Romans arthuriens, de littérature médiévale (en l'occurrence Chrétien de Troyes) et de chansons de geste (Chanson de Roland, Chanson de Guillaume, la prise d'Orange, Raoul de Cambrai...), autant d'œuvres et d'auteurs que je recommande vivement à tous les mordus du moyen-âge, cela peut paraître curieux mais c'est ce fameux Barjavel avec son roman L'Enchanteur qui m'a initié aux joies de la légende arthurienne.
    On ne peut pas vraiment dire qu'il y ait une grande finesse dans l'écriture (bon l'écriture n'y est pas barbare non plus) ni dans le style, cependant son écriture est fluide, agréable et accessible à tout le monde. Celle-ci nous fait plonger à travers une histoire, mille et une fois reprise auparavant, sagement narrée et originale. On y découvre ou redécouvre les personnages de la légende et notamment le célèbre Merlin. On y découvre ou redécouvre cet atmosphère bretonne si particulière à ce genre de roman. Enfin, on y découvre ou redécouvre la magie que ce genre de récit apporte à nos papilles imaginaires, une magie douce, enfantine qui laisse une grande place aux rêves.
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Citations et extraits

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  • Par Malahide75, le 09 mai 2013

    Ils se rapprochèrent encore, lentement, et des pieds à la tête leurs corps se touchèrent. Ce fut comme s'ils recevaient le ciel et la terre. Ils entraient dans la joie de l'amour absolu où la chair et l'esprit se rejoignent, se confondent et emplissent l'univers. Merlin murmura à Viviane le mot qu'il ne lui avait jamais dit, Viviane le répéta et la chambre du lac et la terrasse et le petit jardin, la source et la fontaine et l'arbre bleu sont venus avec eux, mêlés à l'herbe et aux rosiers de l'île. L'air a tourné lentement et s'est refermé autour d'eux, les dérobant aux regards du monde. Ils vivent depuis ce jour dans la chambre invisible, la chambre d'air, la chambre d'amour, que le temps promène. Elle est là-bas, elle est ailleurs, elle est ici... Un jour, elle s'ouvrira. Comme une graine.
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  • Par Malahide75, le 09 mai 2013

    Dans le corps du jeune cerf blanc, le cœur de Merlin tremblait. Il savait qu'il ne la reverrait plus telle qu'elle était en cet instant. Demain, tout à l'heure, elle serait déjà différente. Elle avait la beauté déchirante de ce qui change si vite qu'on ne peut jamais les retrouver. Plus tard, en souvenir de cette rencontre, il créa une rose dont la forme et la couleur varient d'heure en heure et qui ne vit qu'une journée. Elle fleurit encore en Angleterre. Les Anglais la nomment Yesterday : Hier... Car son présent est déjà du passé.
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  • Par gill, le 29 septembre 2012

    Il y a plus de mille ans vivait en Bretagne un enchanteur qui se nommait Merlin.
    Il était jeune et beau, il avait l'oeil vif, malicieux, un sourire un peu moqueur, des mains fines, la grâce d'un danseur, la nonchalance d'un chat, la vivacité d'une hirondelle.
    Le temps passait sur lui sans le toucher. Il avait la jeunesse éternelle des forêts.
    Il possédait les pouvoirs, et ne les utilisait que pour le bien, ou ce qu'il croyait être le bien, mais parfois il commettait une erreur, car s'il n'était pas un humain ordinaire, il était humain cependant.
    Pour les hommes il était l'ami, celui qui réconforte, qui partage la joie et la peine et donne son aide sans mesurer. Et qui ne trompe jamais.
    Pour les femmes, il était le rêve. Celles qui aiment les cheveux blonds le rencontraient coiffé d'or et de soleil, et celles qui préfèrent les bruns le voyaient avec des cheveux de nuit ou de crépuscule. Elles n'étaient pas amoureuses de lui, ce n'était pas possible, il était trop beau, inaccessible, il était comme un ange.
    Seule Viviane l'aima, pour son bonheur, pour son malheur peut-être, pour leur malheur ou leur bonheur à tous les deux, nous ne pouvons pas savoir, nous ne sommes pas des enchanteurs.
    Pour tous il était l'irremplaçable, celui qu'on voudrait ne jamais voir s'en aller, mais qui doit partir, un jour.
    Quand il quitta le monde des hommes, il laissa un regret qui n'a jamais guéri. Nous ne savons plus qui est celui qui nous manque et que nous attendons sans cesse, mais nous savons bien qu'il y a une place vide dans notre coeur.
    (introduction de "L'enchanteur" paru chez "Folio" en 1987)
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  • Par Stellabloggeuse, le 30 mai 2012

    Ici nous ne pouvons que nous taire. Pour décrire l’amour qui s’accomplit, tant de joie éperdue, la timidité d’abord, peut-être l’effroi, le cœur qui veut sauter hors de la poitrine, les mains qui veulent connaître, qui se tendent, qui se posent, qui se brûlent, la découverte, l’émerveillement, les corps qui se joignent peau à peau et s’unissent, la stupeur, l’envol, le bonheur de l’autre, la douce lassitude, la tendresse, la gratitude infinie, et la redécouverte et le nouvel élan, et les frontières de la joie sans cesse reculée, et celles du monde volant en éclat, pour dire la délivrance du cœur que plus rien ne gêne, l’épanouissement de l’esprit qui comprend tout, pour donner même une faible idée de ces moments hors du temps et de toutes contraintes, il faudrait employer d’autres mots que ceux dont dispose le langage ordinaire.
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  • Par Heureuse, le 20 septembre 2010

    "[En parlant de Guenièvre et Lancelot]. Les amants ont leur propre vocabulaire mais il n'a de signification que pour eux. Alors laissons Guenièvre et Lancelot murmurer, balbutier, chanter leur amour, leur folie, leur éblouissement. La porte s'est refermée. Eloignons-nous, en silence..."
    Le reste de la page est vide.
    Au milieu de la page suivante il y a :
    A l'intérieur de cette page blanche Guenièvre et Lancelot s'aiment.
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Panorama international de la science fiction
Emission consacrée à la place de la littérature de science fiction au niveau international avec une pièce radiophonique de Frédéric CHRISTIAN "L'ambassadeur de Xonoï (avec une voix synthétique dans le rôle de l'extraterrestre) (48'00) - René BARJAVEL, Pierre STRINATI, John BRUNNER, Eremei PARNOV (en russe, traduction simultanée), Forrest J. ACKERMAN, James BLISH, Paul ANDERSON (en...








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