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> Théo Carlier (Traducteur)

ISBN : 2266095781
Éditeur : Pocket (1999)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 436 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Qu'est-ce qu'un conte?
Bruno Bettelheim, pédopsychiatre, y voit un rite de passage entre l'univers de l'enfance et le monde des parents. L'intérêt que les enfants portent à ces récits, les affects qu'ils éprouvent à leur lecture, prouvent que ces histoires sont ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Eve-Yeshe, le 12 juillet 2013

    Eve-Yeshe
    j'ai lu ce petit bijou (grand par la taille!!!!) il y a longtemps durant mes études, et il m'a beaucoup marqué car Bettelheim nous explique le rôle fondamental des contes de fées dans l'univers de l'enfant en nous expliquant qu'ils sont une étape important dans le rituel de passage vers l'adolescence puis l'état d'adulte. chaque enfant ressent à sa façon les ogres, les monstres les bons les méchants. Il projette sur eux ses propres peurs, et ses confrontations avec ses parents. l'enfant a besoin de cultiver son imaginaire de mettre des mots sur ses angoisses, de transférer ses propres conflits sur les héros de compte. le conte reste tout à fait d'actualité dans le monde moderne envahi par les jeux vidéo ou la télévision....
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    • Livres 4.00/5
    Par sultanne, le 29 mars 2012

    sultanne
    J'ai bien retenu la leçon :
    1- Il faut gaver nos chérubins de contes
    2- Il faut privilégier l'oralité afin qu'ils développent eux-même leur imagination
    3- Il faut de préférence utiliser les version antérieures des contes
    4- Il ne faut surtout rien expliquer aux enfants
    La lecture de cet ouvrage mythique fut longue et fastidieuse, comme je l'imaginais mais je me suis délectée.
    Bettelheim fait peser un poids bien lourd sur les parents, et notamment sur les mères ; on connaît son regard sévère sur la maternité, il pèse désormais avec plus de poids lorsqu'on a lu son titre-phare.
    L'ouvrage est divisé en deux parties : l'une plutôt théorique analyse les principes de base des contes ; l'autre plus "pratique", s'attache à expliquer méthodiquement les contes les plus répandus en occident.
    L'analyse est pointilleuse, profonde, convaincante et a le mérite de renvoyer l'adulte à ses propres modes de construction, démarche salutaire qui a, au moins, le mérite de nous forcer à une petite introspection bien sympathique. On comprend désormais mieux notre attirance (honteuse) pour ces histoires de gamins !
    Après cette lecture, le lecteur sera un as du complexe d'Oedipe et sera au clair avec les tendances du ça, du moi et du surmoi, appréhendant mieux, au passage, la signification profonde de ses rêves et de ses fantasmes... bref, une revisite du Tout-Freud en douceur mais avec précision.
    Quelques notions de littérature nous rappelleront que cette dernière prend ses racines dans l'oralité, que l'écrivain du XVIIème n'inventait pas grand chose et qu'en France il se complaisait à arranger sa plume pour le plus grand bonheur du Monarque...
    Enfin, avec un peu de clairvoyance, on décèlera peut-être que l'auteur a une sacrée dent contre Perrault et contre Andersen (dont les écrits restent, à mon sens bien honorables) et une franche aversion pour Disney (là, pas d'accord, on touche pas à l'oncle Walt !). Peut-être qu'en analysant son ça et son surmoi, on trouvera chez Bettelheim une vieille frustration oedipienne contre ces génies de l'enfance, ou même une jalousie quasi-fraternelle envers ceux qui ont réussi là où a échoué...
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    • Livres 3.00/5
    Par Arakasi, le 31 janvier 2014

    Arakasi
    Toute gamine, je raffolais de la lecture à voix haute (il faut d'ailleurs bien avouer que ce petit faible m'est restée, bien que mes goûts littéraires aient largement évolué depuis) et, comme la plupart des enfants, particulièrement de celle des contes de fée et des mythes. Si j'ai abandonné plus tard les châteaux enchantés, les maisons en pain d'épice et les vertes vallées des contes des frères Grimm et d'Anderson, j'en garde tout de même une certaine nostalgie et c'est cette nostalgie qui m'a poussée en partie à m'attaquer à « La psychanalyse des contes de fées » de Bruno Bettelheim. Après quelques jours de lecture attentive, je ressors de cette petite immersion dans le monde fantasmagorique de l'enfance avec une impression mitigée, non pas tant sur les thèses défendues par l'auteur que j'ai trouvé convaincantes pour la plupart et ouvrant des pistes de réflexion tout à fait intéressantes, que sur la qualité de l'ouvrage lui-même. Avant de jouer ma tatillonne, je voudrais déjà souligner un point positif indéniable, à savoir la fluidité de l'écriture de Bettelheim et surtout la clarté de ses analyses : on peut approuver ou désapprouver ses hypothèses, mais elles ont au moins le mérite d'être très aisément compréhensibles, ce qui est loin d'être toujours le cas dans les quelques ouvrages de psychanalyse que j'ai eu l'occasion de lire jusqu'à aujourd'hui.
    Je me suis donc plongée dans « La psychanalyse des contes de fées » avec beaucoup de facilité et un certain plaisir – plaisir qui fut, hélas, un peu gâché par d'autres particularités plus irritantes. Premier sujet d'agacement : la façon cavalière dont l'auteur présente chacune de ses hypothèses comme des vérités absolues, une démarche aventureuse quand on sait à quelle point la psychanalyse peut être une science nébuleuse. Par exemple, je suis prête à admettre que la pantoufle de verre de Cendrillon soit symboliquement un vagin (même si les images mentales provoquées par cette idée sont tout de même un peu dérangeantes) mais quand Bettelheim nous assène dans la foulée qu'en coupant leurs orteils pour entrer leur pied dans la pantoufle, les méchantes belles-soeurs castrent en réalité leur pénis fantasmé, ben, euh, comment dire… Je déplore également dans l'ouvrage de Bettelheim une certaine tendance au rabâchage, l'auteur ayant la fâcheuse manie de donner dix exemples pour étayer un point de son argumentation, alors qu'un seul suffirait à le clarifier. Inutilement longuet, « La psychanalyse des contes de fées » aurait probablement gagné à être synthétisé en deux cents ou trois cents pages seulement.
    Troisième et principal point négatif de cet ouvrage à mes yeux, et celui-là est le plus subjectif de tous, je l'admets volontiers : contrairement à la critique de Denise Dubois-Jallais figurant sur la quatrième de couverture de mon exemplaire, je ne trouve absolument pas que « ce livre nous émerveille », bien au contraire ! À force d'analyser et du sur-analyser chaque détail des contes de notre enfance, séparant soigneusement les « bons contes » des « mauvais contes », Bettelheim finirait presque par faire passer la lecture à voix haute à un enfant pour une ennuyante corvée, nécessaire au bon développement de votre marmot sous peine d'en faire un petit sociopathe, mais aussi excitante et amusante qu'un rendez-vous chez un expert-comptable. Quid du plaisir et des rires partagés ? de la fantaisie ? de la légèreté ? de toute évidence, tout cela reste bien secondaire dans l'analyse de M. Bettelheim.
    Pas un ouvrage inintéressant donc, ni dénué de pertinence, mais en matière d'enchantement, de poésie ou d'ouverture des enfants aux merveilles de la littérature, on repassera…
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    • Livres 2.00/5
    Par InstinctPolaire, le 13 janvier 2014

    InstinctPolaire
    Il existe bien des façons de raconter des histoires...
    L'une d'elle pourrait commencer au milieu d'un vaste champ de bataille.
    Sur cette terre à la topographie incertaine, s'engagent de formidables régiments à la vindicte parfois terrible. Radicaux sont leurs oriflammes : Ils sont Amour et Haine, Honte et Envie, Joie et Angoisse. Fluctuante est leur allégeance, tout aussi prompt à embrasser la cause de leur Général qu'à y être le pire opposant.Un général qui a toujours la nécessité de disposer des meilleurs outils pour analyser son champ de guerre. Mais bien souvent, les plans de bataille les plus rationnels ne résistent pas aux premiers instants de l'affrontement. C'est dans ces moments que le général doit obtenir des membres de sa " Maison "... que nous qualifierons ici de militaire, les outils pour transpercer le brouillard de guerre.
    Mais quand ce général est un tout jeune enfant, son état-major est composé de ses parents. Et les stratégies dont ils disposent pour éclairer le maelström des pensées extrêmes et contradictoires de son esprit sont à trouver dans les contes de fées. En peuplant l'imagination d'un enfant de princes charmants, de belles endormies,e haricots magiques et d'animaux parlants, de maisons en sucrerie et de pièces fermées à double-tour, les conteurs allument un fanal à même d'aider à organiser les chaos du champ de bataille.
    Une histoire basée sur l'intuition infantile pour qui les contes de fées sont nécessairement vrais.
    Malheureusement, c'est une toute autre histoire qui nous est contée ici...
    Car bien sûr tout ceci n'est que fantasme. Tout ceci est bien moins poétique dés lors qu'intervient l'analyse psychanalytique. Analyse qui n'évoque pas champ de bataille, mais psyché infantile. Qui n'évoque pas grand équipage de sentiments, mais pensées refoulées et désirs oedipiens et pré-oedipiens. Ici, les règles de l'engagement sont aux mains de l'état-major parental. A lui de saisir avec circonspection les enjeux sous-jacents à l'emploi à bon escient des contes de fées. En n'étant pas dupe des traductions psychanalytiques de chaque péripéties des récits.
    Car s'ils n'en sont pas moins nécessaires, chacun se doit d'admettre l'aspect totalement fictif des contes de fées.
    Amis qui conservez un souvenir ému des efforts de vos parents pour vous entrainer dans les contrées d' " Il était une fois ", fuyez ce livre...
    Parents consciencieux qui pensez trouver ici les outils pour guider vos enfants de la meilleure des manières dans les contrées d' " Il était une fois ", fuyez ce livre...
    La longue démonstration présentée ici est bien plus dangereuse que le " je ne crois pas aux fées " de John Matthew Barry.
    Pour moi, il n'y a rien de tel dans les contes de fées que le regard attentif d'un enfant qui répond à une voix aimante parentale...
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    • Livres 5.00/5
    Par akhesa, le 15 avril 2013

    akhesa
    Bettelheim nous livre une etude pertinente des contes de fees.Sa these principale est que les contes de fees nous parlent au niveau preconscient de nos angoisses et nous permettent de mieux les affronter.
    Bien loin d'etre violents et sanguinaires,les meilleurs contes de fees sont des reflets images de nos reves et angoisses.
    En dissequant avec precision plusieurs contes de fees universels,il les explique a la lumiere des drames interieurs par lequel passe tout enfant.
    Il n'empeche que ces explications sont particulierement convaincantes et certains aspects du conte de fee paraissent difficile a expliquer sans cette lumliere.Apres avoir lu ce livre,on est convaincu de l'interet des contes de fees dans la constuction psychique de l'enfant et je pense qu'on ne les lit plus avec la meme innocence
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Citations et extraits

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  • Par Aelle, le 27 juin 2015

    L’enfant pré pubertaire ou adolescent peut se dire : « Je n’entre pas en rivalité avec mes parents, je suis déjà bien meilleur qu’eux ; ce sont eux qui entrent en rivalité avec moi. » Malheureusement, il existe aussi des parents qui veulent convaincre leurs enfants adolescents qu’ils leur sont supérieurs ; il y a beaucoup de chances pour qu’ils le soient à certains égards, mais, pour la sécurité de leurs enfants, ; ils feraient mieux de garder pour eux cette réalité. Le pire est qu’il existe des parents qui veulent valoir mieux, sur tous les plans, que leurs enfants adolescents ; c’est par exemple, le père qui tente de se maintenir à la hauteur de la force juvénile et des prouesses sexuelles de ses fils ; ou la mère qui veut par son allure, sa façon de s’habiller et son comportement, paraitre aussi jeune que sa fille. L’ancienneté du thème de « Blanche-neige » prouve qu’il s’agit d’un phénomène vieux comme le monde. Mais la rivalité parents-enfants rend la vie insupportable aux uns comme aux autres. Placé dans de telles conditions, l’enfant veut se libérer et se débarrasser de celui de ses parents qui veut l’obliger à rivaliser ou à se soumettre. Ce désir de se débarrasser du père ou de la mère éveille un fort sentiment de culpabilité bien que ce désir soit justifié si on observe objectivement la position de l’enfant. Ainsi, par un renversement qui élimine le sentiment de culpabilité, ce désir, lui aussi, est transféré sur les parents. C’est pourquoi nous trouvons dans les contes de fées des parents qui essaient de se débarrasser de leur enfant, comme la reine de « Blanche-Neige ».
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  • Par Aelle, le 27 juin 2015

    Le Petit Chaperon Rouge a perdu son innocence enfantine en rencontrant les dangers qui existent en elle et dans le monde, et elle l’a échangée contre une sagesse que seul peut posséder celui qui « est né deux fois » ; celui qui non seulement est venu à bout d’une crise existentielle, mais qui est aussi devenu conscient que c’est sa propre nature qui l’a plongé dans cette crise. La naïveté enfantine du Petit Chaperon Rouge cesse d’exister au moment où le loup se montre sous son vrai jour et la dévore. Quand le chasseur ouvre le ventre du loup et la libère, elle renaît à un plan supérieur d’existence ; capable d’entretenir des relations positives avec ses parents, elle cesse d’être une enfant et renaît à la vie en tant que jeune fille.
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  • Par Aelle, le 27 juin 2015

    "Physiologiquement parlant, les parents conçoivent l'enfant, mais c'est le fait de la naissance qui oblige le couple à vraiment devenir des parents. C'est donc l'enfant qui crée les problèmes parentaux, auxquels s'ajoutent ceux qu'il apporte lui-même."

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  • Par Aelle, le 27 juin 2015

    L’histoire de « Jeannot et Margot » donne corps aux angoisses et à l’apprentissage nécessaire de l’enfant qui doit surmonter et sublimer ses désirs primitifs qui l’enferment en lui-même et sont donc de nature destructive. L’enfant doit savoir que, s’il ne s’en libère pas, ses parents ou la société l’obligeront à le faire contre sa volonté, comme le fit précédemment sa mère en le sevrant quand elle estima le moment venu. Le conte exprime symboliquement ces expériences internes reliées directement à la mère. Le père, tout au long de l’histoire, peut donc rester un personnage falot, inefficace, ce qu’il est en réalité pour l’enfant pendant les premiers temps de sa vie, quand sa mère et seule importante, qu’elle lui apparaisse bonne ou menaçante.
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  • Par Aelle, le 27 juin 2015

    L’enfant comprend aussi que ce qui « meurt » vraiment chez le Petit Chaperon Rouge, c’est la petite fille qui s’est laissé tenter par le loup ; et que lorsqu’elle bondit hors du ventre de l’animal, c’est une personne tout à fait différente qui revient à la vie. Si cette péripétie est nécessaire, c’est que l’enfant comprend facilement qu’une chose soit remplacée par une autre (la gentille mère par la vilaine marâtre), tout en étant incapable de savoir ce que peuvent être ces transformations profondes. C’est pourquoi les contes de fées ont le grand mérite, parmi tant d’autres, de faire croire à l’enfant que ces transformations sont possibles.
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