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ISBN : 2070313352
Éditeur : Gallimard (05/02/2004)

Note moyenne : 3.03/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Si vous voulez tout savoir, et même un peu plus, sur la tour Eiffel, voici un extraordinaire roman d'aventures qui se déroule pendant sa construction, achevée en 1889.
Les héros en sont deux jeunes ingénieurs, une actrice, une ventriloque, et toute une confrérie de spirites qui se réunissent à la morgue pour converser avec les esprits.
Il y a aussi, bien sûr, un méchant : Gordon Hole, architecte américain jaloux de Gustave Eiffel, qui est prêt à tout p... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
luocine
11 août 2015
★★★★★
★★★★★
J'ai lu chez Jérôme une critique d'un roman que j'ai eu très envie de lire « Concerto pour la main morte », ma médiathèque ne l'a pas encore reçu mais cela m'a permis de découvrir avec grand plaisir (surtout au début) celui-ci , dont le sujet est : Paris lors de la construction de la tour Eiffel. Cela me donne encore plus envie de lire les autres romans de cet auteur qui dégage une grande énergie positive. Si j'ai bien aimé ce roman, je ne sais pas si d'autres l'aimeront. Ce qui m'a plu c'est le talent avec lequel Olivier Bleys fait vivre Paris en 1889. Malheureusement, les différentes intrigues, sentimentales et policières sont moins intéressantes. Encore que…. si on accepte d'y voir un pastiche des romans d'aventure de la fin du XIXe et du début du XXsiècle, on prendra un certain plaisir. On retrouve, en effet, du Rouletabille et du Arsène Lupin dans les personnages d'Armand et de son ami Odilon.
La construction de cette tour, si symbolique de notre capitale et de la France, fut l'objet de bien des controverses et même de haine. Les artistes la trouvaient le comble du mauvais goût et signèrent moult pétitions pour qu'elle ne sorte pas de terre ou au moins qu'elle soit démolie après l'exposition universelle de 1900. Si Maupassant venait déjeuner au deuxième étage, ce n'était pas tant pour profiter de la vue, mais plutôt selon ses propres mots « parce que c'est le seul endroit de Paris où la vue n'est pas gâchée par la Tour ».
La France se remet de la guerre de 70 et de la Commune, une partie de la population est dans une misère terrible. Ainsi de multiples petits métiers pour éviter de mourir de faim fleurissent dans la capitale, du vendeur d'asticots, à la trieuse de crotte de chien, au récolteur et vendeur de toiles d'araignées, tout ce monde regarde avec scepticisme cette tour de 300 mètres de haut s'élever au dessus de leur ville.
L'intrigue étant un peu faiblarde le roman semble parfois un prétexte pour nous apprendre des petits détails de la vie au début du siècle. C'est une reconstitution vivante et enlevée, bien dans un esprit français,. Je l'ai lu comme je regarde ma série culte : Mad-Men, non pour l'intrigue mais pour l'exactitude des détails. Saviez vous qu'à l'époque les Bretonnes vendaient leurs cheveux pour embellir « les cocottes » de la capitale. Aujourd'hui ce sont les Chinoises ou les Indiennes, la pauvreté a changé de continent!
Lien : http://luocine.fr/?p=4295
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licorne85
13 octobre 2015
★★★★★
★★★★★
Quand j'ai lu la quatrième de couverture, je n'avais plus qu'une envie, mettre ce livre dans mon panier. En effet, tous les ingrédients étaient là pour me convaincre, une enquête à Paris au début de l'ère industrielle avec la Tour Eiffel comme actrice principale ! bingo, j'allais partir au pays des enquêtes de Rouletabille et de Gaston Leroux, de Méliès et de Freud ...
Alors, je ne m'éterniserai pas sur l'histoire, mais sachez que ce roman qui est presque écrit à la manière d'un roman feuilleton ou d'un journal de chantier, ne m'a pas complètement convaincu, je l'ai lu facilement et j'ai beaucoup aimé la première partie de l'histoire qui est plus historique que romanesque. On y découvre la vie sur le chantier, et j'avoue que l'histoire de cette construction est passionnante, l'auteur a su nous faire revivre le Paris de cette époque, et j'ai aimé tous ces moments liés à la vie quotidienne des ouvriers, qui ne savent pas encore si cette Tour est une bonne fée ou une diablesse redoutable. On y croise Gustave Eiffel, on vibre avec les oeuvres de la grande exposition universelle de 1900, et j'ai appris que la Tour Eiffel avait eu autant de détracteurs, étonnant !
Olivier Bleys nous apprend vraiment plein de choses étonnantes sur cette période. Il faut dire que c'est une époque très riche, il sait beaucoup documenté, ce sont les débuts de la mode, la montée des sciences et du spiritisme, bref, c'est le grand règne de l'industrialisation qui commence ... un programme passionnant ...
L'auteur a voulu greffer sur cette aventure humaine et technologique, une histoire de jalousie et de vengeance sordide et qui, au début, a retenu toute mon attention... car franchement les prémices de l'affaire sont bien décrites et nous emmène tout droit dans une aventure exaltante, mais hélas, au fil des chapitres, l'inspiration s'égraine, et l'intrigue évolue "bizarrement" ... ponctuée trop souvent par des faits divers, on a du mal à percevoir le vrai fil conducteur...
L'auteur capte par moment notre attention en instaurant quelques séances de spiritisme, il montre la crédulité des personnes à l'époque, mais il n'inclut pas assez de mystères et dévoile les faits sans nous donner beaucoup d'émotions, parfois c'est décevant, et pourtant la plume est belle et bien tournée. Sûrement un rythme instable qui n'arrive pas à faire décoller et à donner de l'ampleur à l'histoire qui a pourtant tous les ingrédients pour nous exalter (poursuite, enlèvement, meurtres ...) ...
Les personnages ne sont pas très attachants, et nous restons trop spectateurs de ce qui leur arrive. On les suit sans entrain dans une affaire qui tourne un peu en rond et manque de punch ! Reste cette première partie qui m'a ravi, et que je garderai en mémoire, pour le reste ... et bien ... et bien ... passons !
Lien : http://fanfanlatulipe85.blog..
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LooUnepauseLivre
28 juillet 2014
★★★★★
★★★★★
Un roman qui se déroule sur toute la période de la construction de la tour Eiffel avec comme personnages principaux deux ingénieurs embauchés dans les bureaux de Gustave Eiffel, un méchant Gordon Hole ayant fait ses études avec le célèbre constructeur et dont la jalousie semble le mener au pire afin de faire disparaître la tour. On y croise également un cercle spirit communiquant avec les esprits ainsi qu'une ventriloque et une actrice. Tous ces personnages nous entraînent dans une aventure qui se croise avec l'évolution du chantier de la tour.
Ce roman nous permet de retrouver une époque bien lointaine dans les rues de Paris, à travers l'état d'esprit et le langage des habitants. C'est d'ailleurs le côté historique qui m'a le plus intéressé dans ce roman en comparaison de l'aventure en elle-même. Suivre par étape la construction révèle d'intéressants témoignages et d'informations.
Un chantier assez gigantesque mais à la fois bien pensé, semble d'ailleurs avoir révolutionné l'état d'esprit de l'époque. Une toute nouvelle dimension qui semblait donner le vertige à beaucoup de contemporains mais aussi donner beaucoup d'espoir aux plus confiants.
Lien : http://unepauselivre.over-bl..
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Ampersand
08 février 2014
★★★★★
★★★★★
C'est étrange, car, de prime abord, tout m'intéressait dans ce roman historique : contexte historique du Paris à la fin du XIXe siècle, genèse de l'histoire de la tour Eiffel, intrigue, suspense, aventure, amour... Bref, je pensais retrouver là l'ambiance des romans feuilletons du XIXe siècle.
Le résultat ? Je suis très partagée sur ce roman historique :
- Points positifs : les descriptions, qu'il s'agisse de la vie parisienne et française de l'époque (costumes engoncés des hommes, robes extravagantes des femmes, gouaille imagée des mauvais garçons, réunions spirites, pathologie de la syphilis, hiérarchie des chiffonniers parisiens, technique des premiers ascenseurs...), des personnages historiques (Gustave Eiffel en l'occurrence) ou de la vie de ce chantier prodigieux qu'a été la construction de la tour Eiffel (sarcasmes impitoyables des détracteurs du projet, foi inébranlable de ses partisans, travail des ingénieurs...).
- Points négatifs : ces mêmes descriptions interrompent trop souvent le récit. Par ailleurs, l'histoire perd rapidement de sa consistance et cela devient un peu du n'importe quoi, avec une accumulation maladroite de saynètes, comme si l'auteur ne maîtrisait plus son intrigue qui s'étiole très vite, de même que les personnages qui deviennent désincarnés et stéréotypés (le héros sans défaut, justicier et gentil, un méchant très méchant...). Enfin, trop d'action tue l'action : enlèvements, sabotages, escalades acrobatiques, courses-poursuites, tentatives de meurtres... tout cela finit par devenir un peu ridicule et loufoque ! J'ai eu l'impression de me retrouver devant un décor de carton-pâte avec des marionnettes qui s'agitent dans tous les sens.
Bref, je ne suis jamais parvenue à entrer dans l'histoire et je me suis ennuyée. Il s'agit, pour moi, d'un roman artificiel, sans âme, bien loin de la promesse d'un roman d'aventures rocambolesques haletant et palpitant !
Lien : http://romans-historiques.bl..
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thytine
18 décembre 2010
★★★★★
★★★★★
Olivier Bleys associe L Histoire et la fiction dans ce roman où la tour Eiffel devient un personnage à part entière. On assiste pages après pages à sa construction aux côtés des héros et de son créateur. Une merveille romanesque....
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Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
luocineluocine11 août 2015
Suivant la méthode Eiffel, chaque pièce était présentée avec les trous déjà percés et deux tiers des rivets posés, tel un élément de Meccano qu’il suffisait de mettre en place et d ‘ assujettir, et qu’on pourrait pareillement démonter. Grâce à la relative légèreté des poutres – aucune ne dépassait trois tonnes-, quelques heures et quelques hommes suffisaient à l’opération. Ce chantier titanesque, rival pour les dimensions de celui des pyramides, ne devait jamais réunir plus de deux cent cinquante ouvriers.
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luocineluocine11 août 2015
Au premier coup d’œil on était frappé par sa petite taille , aggravée encore par la voussure des épaules : sans être un phénomène d’allongement, Armand le passait d’au moins une tête – ce qui laissait Eiffel, pourtant en chapeau, à la hauteur de son sternum. Par quel hasard un homme si court combinait-il des édifices si importants? Le viaduc de Garabit, celui de Porto, à présent la tour de 300 mètres! » Il compense … » , supposa le garçon.
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JaukeJauke15 avril 2016
" Un café... Quelle bonne idée ! On prétend qu'à Paris ce sont les meilleurs."

Armand était un enfant de Saint-Flour : les lectures et les précepteurs, puis l'école en uniforme n'avaient pu chasser l'empreinte un peu rustique qui restait à ses manières. Ce jeune homme au teint rose se tournait encore sur les tramways et peinait à nouer ses lacets. Les souliers, du reste, étaient presque une nouveauté pour lui : toute son enfance, il était allé en sabots.

A l' opposé, Odilon avait tous les traits du citadin. Dans sa chevelure longue, coupée à l'artiste, flottaient des parfums étudiés qu 'il faisait composer exprès chez Lubin ou chez d' Houbigant, et dont il avait, paraît-il, une riche collection. Ses mouchoirs étaient imprégnés d'essence de fleurs, rime olfactive du beau spécimen qui ornait sa boutoniière - oeillet rouge, narcisse ou géranium muscade selon la saison.

Vraiment, on s' embrasse partout ? s' extasia le jeune homme que sa candeur faisait tout prendre à la lettre.

- Oui, pour ainsi dire ! Rien n' est plus naturel que d' aimer à Paris ! C'est comme s'il régnait ici un printemps perpétuel. Observe ce pont, ce square avec son joli kiosque vert. N' est-ce pas qu'ils semblent faits pour recevoir une scène galante ?

Ce fut ainsi, une nuit de septembre 1887, que l 'ingénieur à la retraite Jules Boissier inventa le soutien-gorge...
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luocineluocine11 août 2015
La différence entre l’homme et l’animal n’est pas seulement que le premier va debout quand le second va sur quatre pattes, elle est aussi que l’homme scrute le ciel quand la bête regarde la terre.
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luocineluocine11 août 2015
Armand jouait avec les ustensiles posés sur la coiffeuse : les chignons postiches, les bandeaux, les rouleaux, les fausses nattes en vrais cheveux de Bretonne…
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