« Ce que décrivent les lettres de la passion à peindre ou de la chronique d'une vie de village est alors comme démultiplié par le fait que nous savons les trous et les manques : Chaissac produit devant nous l'illusion d'une écriture globale parce que nous savons n'avoir affaire qu'à des fragments arbitrairement retrouvés. »
Brides glanées dans les premières pages du texte de
François Bon « grands gestes effrayeurs (de Gaston Chaissac écrivain), la suite est à lire, avec la façon dont se combinent les deux vies celle de la campagne et du labeur, celle des galeries, des écrivains.
Et m'en vient une envie de les lire ces lettres, moi qui me contentais de contacts épisodiques et joyeux avec le peintre-sculpteur. Alors quelques brides péchées dans la première partie, que je conserve sans les développements de
François Bon, pour trouver ma réaction propre à ces mots, mon imaginaire
« Et si les âmes étaient visibles avec nos yeux de chair nous en verrions de toutes noires, des régiments, et laides à faire peur. » et bien sur ce n'est pas simple jugement pessimiste, le noir est un révélateur, puisque bien entendu » Mais le noir est quand même une superbe couleur. »