> Michel Décaudin (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070718549
Éditeur : Gallimard (1990)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
" Nice, 28 septembre 1914.
Vous ayant dit ce matin que je vous aimais, ma voisine d'hier soir, j'éprouve maintenant moins de gêne à vous l'écrire... "
" 18 janvier 1916.
... Je te souhaite de belles amours et beaucoup de bonheur. Alors, on s'habitue... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 03 juillet 2009

    LiliGalipette
    Recueil de lettres de Guillaume Apollinaire.
    A la caserne, puis sur le front, le poète n'oublie pas sa belle amante Louise, affectueusement nommée Lou. Dans ses lettres où se mêlent vers et esquisses, il lui répète son amour, son désir et sa tendresse. Il raconte aussi la réalité de la guerre et la vie de soldat. Même quand "son cher Lou" le quitte, Apollinaire ne cesse pas de lui écrire. Il lui recommande son ami Toutou. Ces deux-là s'aiment, et le poète s'en réjouit. Bien qu'amer et menaçant, il n'est pas jaloux puisque sa belle est heureuse.
    C'est tout simplement superbe! J'ai trouvé une intensité fabuleuse dans ces lettres. Chaque phrase est une poésie. Je me rappelle avoir aussi beaucoup apprécié l'interprétation de Jean-Louis Trintignant qui lisait certaines de ces lettres à Grenoble.
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Citations et extraits

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  • Par cequejelis, le 22 septembre 2011

    Au demeurant, je vais en écrire un pour vous tout exprès et nul doute qu'inspiré par une passion aussi violente et puisque c'est de vous qu'il s'agit, d'une essence aussi délicate, je n'écrive là mon livre le plus rempli de cette humanité qui est à mon gré la seule chose digne de toucher les hommes et d'être recherchée par un écrivain.

    J'aurais voulu déjà écrire un poème pour vous. Il m'eût été trop personnel et n'eût dépeint que les sentiments que vous avez éveillés en moi et aussi votre grâce. Mais, en somme je ne connais rien de vous sinon que je vous trouve infiniment jolie et digne d'être aimée sans espérance de retour.

    Je voudrais tout savoir de vous et je ne sais rien, sinon que vous avez été mariée et ne l'êtes plus.

    L'imaginaire / Gallimard p. 14
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  • Par cequejelis, le 10 octobre 2011

    3 octobre 1914 : Je n'ose plus guère vous dire que je vous aime car des choses aussi profondes obligent en quelque sorte ceux à qui on les écrit.

    L'imaginaire / Gallimard p. 13
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