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ISBN : 2070456358
Éditeur : Gallimard (2014)


Note moyenne : 4.23/5 (sur 35 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" Nice, 28 septembre 1914.
Vous ayant dit ce matin que je vous aimais, ma voisine d'hier soir, j'éprouve maintenant moins de gêne à vous l'écrire... "
" 18 janvier 1916.
... Je te souhaite de belles amours et beaucoup de bonheur. Alors, on s'habitue... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 03 juillet 2009

    LiliGalipette
    Recueil de lettres de Guillaume Apollinaire.
    A la caserne, puis sur le front, le poète n'oublie pas sa belle amante Louise, affectueusement nommée Lou. Dans ses lettres où se mêlent vers et esquisses, il lui répète son amour, son désir et sa tendresse. Il raconte aussi la réalité de la guerre et la vie de soldat. Même quand "son cher Lou" le quitte, Apollinaire ne cesse pas de lui écrire. Il lui recommande son ami Toutou. Ces deux-là s'aiment, et le poète s'en réjouit. Bien qu'amer et menaçant, il n'est pas jaloux puisque sa belle est heureuse.
    C'est tout simplement superbe! J'ai trouvé une intensité fabuleuse dans ces lettres. Chaque phrase est une poésie. Je me rappelle avoir aussi beaucoup apprécié l'interprétation de Jean-Louis Trintignant qui lisait certaines de ces lettres à Grenoble.
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    • Livres 3.00/5
    Par ILouiseI, le 23 août 2014

    ILouiseI
    Nous lisons la correspondance de Guillaume Apollinaire avec Son ' Lou ', Louise de Coligny pour être exacte ( si mes souvenirs sont bons ). C'est un petit livre épistolaire entre deux amours séparés par la guerre.

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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 décembre 2007
    Lecture jeune, n°124 - Pour rappeler à lui l’amour de Lou, la fantasque, la volage, l’ardente comtesse Louise de Coligny - Châtillon, dont il s’est éperdument épris en septembre 1914, Guillaume Apollinaire lui adresse du front les poèmes les plus brûlants qu’il ait jamais écrits. Inscrits dans des lettres quotidiennes, ils cherchent à amuser, à surprendre, à désarmer, à retenir l’amante qui échappe au poète et lui fait oublier la guerre. Mais Louise est infidèle et correspondante négligente. Après leur rupture, Apollinaire en fait sa Muse, une étoile qui luit audessus des tranchées. Si les Poèmes à Lou, dont certains ont été publiés du vivant de l’auteur, sont bien connus, la lecture en fac-similé des soixante-dix lettres qui ont survécu au temps est une révélation. Rédigés sur le papier à en-tête d’un café, écrits à l’encre violette ou au crayon sur une feuille quadrillée, les mots du poète passent insensiblement de la prose au vers – sublimes comme un aria après le récitatif --, dessinent un acrostiche tragique ou un calligramme coquin. La matérialité de la lettre leur donne une nouvelle résonance, en restituant au lecteur les gestes quotidiens, l’humeur du poète, l’urgence de la guerre et de l’amour, la nécessité d’écrire pour survivre. Apollinaire demande à Louise de conserver précieusement ses oeuvres pour les sauver de la dévastation, comme les fleurs épargnées par les obus qu’il joints à ses envois. Cette très belle édition allie à la sensualité du papier crème, de l’encre violette « couleur de cerne et de lilas » chère au poète, l’érudition de Laurence Campa et de ses commentaires éclairants. Charlotte Plat

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Citations et extraits

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  • Par Jcequejelis, le 22 septembre 2011

    Au demeurant, je vais en écrire un pour vous tout exprès et nul doute qu'inspiré par une passion aussi violente et puisque c'est de vous qu'il s'agit, d'une essence aussi délicate, je n'écrive là mon livre le plus rempli de cette humanité qui est à mon gré la seule chose digne de toucher les hommes et d'être recherchée par un écrivain.

    J'aurais voulu déjà écrire un poème pour vous. Il m'eût été trop personnel et n'eût dépeint que les sentiments que vous avez éveillés en moi et aussi votre grâce. Mais, en somme je ne connais rien de vous sinon que je vous trouve infiniment jolie et digne d'être aimée sans espérance de retour.

    Je voudrais tout savoir de vous et je ne sais rien, sinon que vous avez été mariée et ne l'êtes plus.

    [L'imaginaire / Gallimard - p. 14]
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  • Par mariecesttout, le 27 janvier 2014






    Si je mourais là-bas sur le front de l'armée
    Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée
    Et puis mon souvenir s'éteindrait comme meurt
    Un obus éclatant sur le front de l'armée
    Un bel obus semblable aux mimosas en fleur

    Et puis ce souvenir éclaté dans l'espace
    Couvrirait de mon sang le monde tout entier
    La mer les monts les vals et l'étoile qui passe
    Les soleils merveilleux mûrissant dans l'espace
    Comme font les fruits d'or autour de Baratier

    Souvenir oublié vivant dans toutes choses
    Je rougirais le bout de tes jolis seins roses
    Je rougirais ta bouche et tes cheveux sanglants
    Tu ne vieillirais point toutes ces belles choses
    Rajeuniraient toujours pour leurs destins galants

    Le fatal giclement de mon sang sur le monde
    Donnerait au soleil plus de vive clarté
    Aux fleurs plus de couleur plus de vitesse à l'onde
    Un amour inouï descendrait sur le monde
    L'amant serait plus fort dans ton corps écarté

    Lou si je meurs là-bas souvenir qu'on oublie
    - Souviens-t'en quelquefois aux instants de folie
    De jeunesse et d'amour et d'éclatante ardeur -
    Mon sang c'est la fontaine ardente du bonheur
    Et sois la plus heureuse étant la plus jolie

    Ô mon unique amour et ma grande folie
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  • Par petch, le 18 juin 2013

    Je donne à mon espoir mes yeux, ces pierreries
    Je donne à mon espoir mes mains, palmes de victoire
    Je donne à mon espoir mes pieds, chars de triomphe
    Je donne à mon espoir mes narines qu'embaument les fleurs de la mi-mai
    Je donne à mon espoir mon coeur en ex-voto
    Je donne à mon espoir tout l'avenir qui tremble comme une petite lueur au loin dans la forêt

    (Lettre 155 - Extrait - p.368)
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  • Par Tacite, le 30 novembre 2012

    Ma chérie, mon amour si grand pour toi trouve moyen de grandir encore dans l'absence et il grandira sans cesse quand nous serons l'un près de l'autre. Il est comme un grand oiseau qui planerait plus haut que les aéroplanes, il monte sans cesse, oiseau angélique, dans les sublimes régions de l'éther - pas celui de Nice qui sonnait toutes ses cloches à toute volée à tous tes sens - Et c'est plus haut que l'éther même qu'un jour, purs esprits nous nagerons éternellement unis dans l'éternelle volupté de la vie la plus forte, la plus douce, la plus tendre, après nous être aimés par tous nos sens, si aiguisés pourtant, ô ma chérie infiniment sensible et infiniment voluptueuse.
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  • Par Tacite, le 30 novembre 2012

    Je n'ai pas écrit beaucoup de lettres d'amour de ma vie, encore que j'en aie reçu, mais en général je n'aime pas écrire de lettres, mais cette fois j'éprouve une sorte de volupté à vous dire tout simplement que je vous aime. Je voudrais pouvoir vous le répéter sans cesse.

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