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ISBN : 2070771253
Éditeur : Gallimard (2004)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 38 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Un petit peuple issu d'Europe s'est établi " au Nord du monde ", dans une solitude glacée où il s'acharne à survivre. Mais, au fil des siècles, les communications s'espacent, puis s'interrompent. L'oubli et l'abandon menacent. Court S... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par spleen, le 11 janvier 2013

    spleen
    Étonnant roman.
    Ce récit assez court est principalement écrit à la première personne sous la forme d'un rapport que l'abbé inquisiteur Montanus adresse à son évêque .
    Court Serpent est le nom du bateau construit pour mener une expédition à la fin du XIVème siècle en Nouvelle Thulé, pays situé au Nord de l'Islande au Groenland pour retrouver les colonies évangélisées de nombreuses années auparavant.
    Le climat plus que hostile avec une période glaciaire inhabituelle rend l'expédition plus périlleuse et éprouvante , certains colons ont survécu dans un dénuement extrême autant dans leur subsistance que dans leurs moeurs, côtoyant les rares indigènes et rejetant les publicains , les sangs mêlés.
    La sauvagerie est de tout bord , l'oeuvre du Malin, dont sont forcément atteints les autochtones autant que les méthodes inspirées de l'inquisition, c'est cette confrontation qui fait l'intérêt principal de ce livre ...
    Le cannibalisme permet de survivre et ce qui apparait comme abject aux membres de l'expédition devient finalement salutaire .
    L'expédition sera un fiasco et finira en fuite inavouée.
    J'ai été soulagée de finir ce livre à l'atmosphère si noire et pesante et aux descriptions si horribles.
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    • Livres 4.00/5
    Par markko31, le 29 juin 2015

    markko31
    Vraie bonne surprise à la lecture de ce roman sorti il y a dix ans, bien loin de mon petit radar bibliophile. Il y a encore deux mois, l'auteur m'était totalement inconnu et je dois remercier Babelio et ses contributeurs d'ouvrir encore une fois mes horizons...
    Au Moyen-Age, un prêtre scandinave est mandaté vers la Nouvelle Thulé (au sud de l'actuel Groenland), à des fins prosélytes et mercantiles, afin de ramener sur le droit chemin une ancienne colonie ne donnant plus signe de vie depuis plusieurs dizaines d'années.
    C'est court (133 pages), ça s'embarrasse peu de fioritures et de personnages à la psychologie complexe, ça file droit vers une conclusion à double face, d'une sécheresse glacée.
    L'abbé Montanus se rêvant en pilier de la foi finira en monstre d'hypocrisie et partie prenante dans l'échec de son utopie évangélisatrice.
    L'auteur a une plume pour le moins élégante en nous dressant pourtant un inventaire de pas mal de bassesses et de perversions humaines.
    Il crée une langue paraissant d'époque sans être passéiste et ramène cette épopée glauque vers un récit d'anthropologue.
    Pire, ou mieux, c'est sa précision d'entomologiste détaillant une colonie de fourmis sans but qui fait froid dans le dos et fait tout le prix de Court Serpent.
    C'est cruel, très cruel, ceci n'excluant pas une certaine délectation dans le détail. Mais cette cruauté se trouve moins dans l'accumulation des actes (même si cela peut apparemment heurter les plus sensibles) que dans le constat de l'échec d'une civilisation en plein délitement.
    Pour ma part totalement convaincu, piqué au vif par cette froideur gracieuse et vicieuse, je continue ma découverte de du Boucheron avec Chien des os.

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    • Livres 4.00/5
    Par Charybde7, le 27 juillet 2013

    Charybde7
    Au quatorzième siècle, au début du petit âge glaciaire, L'Abbé Montanus reçoit l'instruction du Cardinal-Archevêque de Nidaros (dans l'actuelle Norvège) de se rendre en Nouvelle-Thulé (au nord du Groenland), pour ramener vers l'église les habitants de cette lointaine contrée, et pour y pourchasser «l'hérésie, l'apostasie, l'incroyance, l'abandon de pratique, le parjure, la gloutonnerie, la luxure simple et la sodomitique.» Pour entreprendre ce périlleux voyage, sa première mission est de construire son navire qu'il baptisera Court Serpent.
    Au terme d'un voyage qui est déjà une succession de souffrances et d'abominations, l'Abbé et ses compagnons rescapés de ce périple atroce, vont découvrir un peuple qui avec les souffrances du froid, de la misère et de la faim, retourne dans les ténèbres de l'infâme et de la barbarie.
    Ce livre est fascinant par la langue sublime, par la justesse des mots parfaitement choisis pour dépeindre un voyage dans les tréfonds de l'horreur, par la trajectoire de l'Abbé et de ses hommes qui n'ont pas d'autre choix pour tenter de survivre que de suivre la trajectoire et les pratiques infâmes des quelques survivants dans ce pays hostile, et enfin par ce que la narration laisse apercevoir du manque de fiabilité du narrateur, l'Abbé, qui par ce récit de son périple à celui qui l'a missionné, souhaite visiblement tout autant se confesser que d'éviter d'être condamné par l'église.
    «Einar Sokkason m'instruisit du seul prêtre survivant ; encore faut-il un mélange inouï d'audace et de foi pour persévérer, sur la seule force de l'ordination, à parer du beau titre de prêtre le monstre porcin qu'il traina à mes pieds. Je remerciai le ciel que ce misérable ne fut plus en état de célébrer le Saint Sacrifice qu'aurait profané son abjection. Couvert de poux, la bouche encombrée d'une mousse glaireuse aux émanations impures, et tenant par la main une petite publicaine à peine pubère, il vomit cent blasphèmes que l'absence de toute boisson forte dans cette extrémité du monde privait des excuses de l'ébriété.»
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    • Livres 4.00/5
    Par soleil, le 22 décembre 2014

    soleil
    Au XIVème siècle, l'abbé Montanus est chargé par sa hiérarchie de rejoindre la Nouvelle Thulé pour aller évangéliser, "reconquérir", réconforter, remettre sur le droit chemin les habitants isolés de cette région, qui n'ont vu d'homme d'Eglise depuis trop longtemps. C'est à bord du bateau nommé Court Serpent que l'abbé s'en va. Outre la galère des maladies, de la faim, les hommes vont devoir affronter la neige, les glaces synonymes de pièges. Arrivés enfin sur place, les premiers hommes rencontrés sont.......morts. Massacrés. Au-delà de cette ferme et en atteignant un village, l'abbé va aller de déconvenues en déconvenues. L'abbé qui restaure la messe, qui donne ses vêtements est aussi capable de décapiter, de tuer.
    Tout n'est que pestilence, faim, misère intellectuelle, pauvreté, inceste, massacre, furoncle, dégoût, glace, engelure, membres sacrifiés...

    Mon avis : j'ai bien aimé ce court roman (150 pages). Il n'en aurait pas fallu plus et l'auteur a trouvé la bonne proportion à donner à ses idées. Beaucoup de points communs avec "Les vikings de Novgorod" que j'avais lu cet été. Bien que le roman de Bernard du Boucheron se passe bien plus tard, il y a énormément de similitude dans la façon qu'ont les hommes de se traiter entre eux, de traiter les femmes et les enfants et dans la façon de rendre compte de la dureté du climat et des conditions de "vie" sous ces latitudes.
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    • Livres 2.00/5
    Par BVIALLET, le 31 mars 2012

    BVIALLET
    Ce court premier roman d'un débutant de 76 ans est un des textes les plus horribles qu'il m'ait été donné de lire ...
    L'abbé Montanus est missionné par son évèque pour aller réévangéliser une petite communauté chrétienne isolée très loin dans le Grand Nord , la Nouvelle Thulé . Ces colons surpris par un froid de plus en plus mordant au fil des ans ont perdu tout contact avec la civilisation et se trouvent dans une misère noire en proie aux pires tourments : le froid intense , la famine et les maladies . Ils se sont mélangés avec les "publicains" sortes de sauvages qui se nourrissent de viande crue . Ils ont oublié toutes leurs valeurs évangéliques aux profit de pratiques paiennes bien proches de la barbarie : parricide , infanticide , cannibalisme , sodomie , pédomanie etc... Rien n'est épargné au pauvre lecteur !
    Montano se comporte en inquisiteur sans pitié . Il traque le mal au plus profond . Il taille , tranche , exécute sans état d'âme .
    Cette fable ou "parabole" bizarre ne laisse pas indifférent . On comprend bien que l'auteur ait voulu illustrer la célèbre maxime : "L'homme est un loup pour l'homme" , de même qu'il ait voulu prouver que plus les conditions de vie s'aggravent et plus l'homme devient sauvage et se rapproche de l'animal .
    Mais sur 130 pages , quel concentré , quel torrent de saletés .!!! Il faut avoir le coeur bien accroché pour tenir jusqu'au bout . D'autant plus qu'on n'est pas aidé par un style qui se veut d'époque c'est à dire plutôt "compact ", sans aucun dialogue et qu'on n'arrive pas à vraiment s'intéresser au moindre personnage .
    Méritait-il le prestigieux Prix de l'Académie Française 2004 ? J'en doute très fort ...

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits

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  • Par Florence94, le 14 août 2012

    Les païens leur avaient volé toute la nourriture si laborieusement amassée. Ils avaient abandonnés trois corps mutilés... Il y avait là, à raison d'une livre par personne et par jour, plus de deux semaines de survie en déduisnt un déchet d'un cinquième que la faim, si elle se prolongeait, ferait consommer par force. Sans en rien trahir, le Capitaine songea qu'en outre il était improbable que tous survivent si longtemps. La mort, en frappant certains, augmenterait la ration des autres.
    C'est une chose bien curieuse que ce besoin absurde de l'accessoire et du superflu quand manque le plus absolu nécessaire... Malheureux, qui oubliez que l'ornement, la vanité, la dépense doivent pour ne pas offenser Dieu être le fait du seul riche !
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