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ISBN : 2070771253
Éditeur : Gallimard (2004)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Un petit peuple issu d'Europe s'est établi " au Nord du monde ", dans une solitude glacée où il s'acharne à survivre. Mais, au fil des siècles, les communications s'espacent, puis s'interrompent. L'oubli et l'abandon menacent. Court S... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par spleen, le 11 janvier 2013

    spleen
    Étonnant roman.
    Ce récit assez court est principalement écrit à la première personne sous la forme d'un rapport que l'abbé inquisiteur Montanus adresse à son évêque .
    Court serpent est le nom du bateau construit pour mener une expédition à la fin du XIVème siècle en Nouvelle Thulé, pays situé au Nord de l'Islande au Groenland pour retrouver les colonies évangélisées de nombreuses années auparavant.
    Le climat plus que hostile avec une période glaciaire inhabituelle rend l'expédition plus périlleuse et éprouvante , certains colons ont survécu dans un dénuement extrême autant dans leur subsistance que dans leurs mœurs, côtoyant les rares indigènes et rejetant les publicains , les sangs mêlés.
    La sauvagerie est de tout bord , l'œuvre du Malin, dont sont forcément atteints les autochtones autant que les méthodes inspirées de l'inquisition, c'est cette confrontation qui fait l'intérêt principal de ce livre ...
    Le cannibalisme permet de survivre et ce qui apparait comme abject aux membres de l'expédition devient finalement salutaire .
    L'expédition sera un fiasco et finira en fuite inavouée.
    J'ai été soulagée de finir ce livre à l'atmosphère si noire et pesante et aux descriptions si horribles.
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    • Livres 4.00/5
    Par Charybde7, le 27 juillet 2013

    Charybde7
    Au quatorzième siècle, au début du petit âge glaciaire, L'Abbé Montanus reçoit l'instruction du Cardinal-Archevêque de Nidaros (dans l'actuelle Norvège) de se rendre en Nouvelle-Thulé (au nord du Groenland), pour ramener vers l'église les habitants de cette lointaine contrée, et pour y pourchasser «l'hérésie, l'apostasie, l'incroyance, l'abandon de pratique, le parjure, la gloutonnerie, la luxure simple et la sodomitique.» Pour entreprendre ce périlleux voyage, sa première mission est de construire son navire qu'il baptisera Court serpent.
    Au terme d'un voyage qui est déjà une succession de souffrances et d'abominations, l'Abbé et ses compagnons rescapés de ce périple atroce, vont découvrir un peuple qui avec les souffrances du froid, de la misère et de la faim, retourne dans les ténèbres de l'infâme et de la barbarie.
    Ce livre est fascinant par la langue sublime, par la justesse des mots parfaitement choisis pour dépeindre un voyage dans les tréfonds de l'horreur, par la trajectoire de l'Abbé et de ses hommes qui n'ont pas d'autre choix pour tenter de survivre que de suivre la trajectoire et les pratiques infâmes des quelques survivants dans ce pays hostile, et enfin par ce que la narration laisse apercevoir du manque de fiabilité du narrateur, l'Abbé, qui par ce récit de son périple à celui qui l'a missionné, souhaite visiblement tout autant se confesser que d'éviter d'être condamné par l'église.
    «Einar Sokkason m'instruisit du seul prêtre survivant ; encore faut-il un mélange inouï d'audace et de foi pour persévérer, sur la seule force de l'ordination, à parer du beau titre de prêtre le monstre porcin qu'il traina à mes pieds. Je remerciai le ciel que ce misérable ne fut plus en état de célébrer le Saint Sacrifice qu'aurait profané son abjection. Couvert de poux, la bouche encombrée d'une mousse glaireuse aux émanations impures, et tenant par la main une petite publicaine à peine pubère, il vomit cent blasphèmes que l'absence de toute boisson forte dans cette extrémité du monde privait des excuses de l'ébriété.»
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    • Livres 2.00/5
    Par BVIALLET, le 31 mars 2012

    BVIALLET
    Ce court premier roman d'un débutant de 76 ans est un des textes les plus horribles qu'il m'ait été donné de lire ...
    L'abbé Montanus est missionné par son évèque pour aller réévangéliser une petite communauté chrétienne isolée très loin dans le Grand Nord , la Nouvelle Thulé . Ces colons surpris par un froid de plus en plus mordant au fil des ans ont perdu tout contact avec la civilisation et se trouvent dans une misère noire en proie aux pires tourments : le froid intense , la famine et les maladies . Ils se sont mélangés avec les "publicains" sortes de sauvages qui se nourrissent de viande crue . Ils ont oublié toutes leurs valeurs évangéliques aux profit de pratiques paiennes bien proches de la barbarie : parricide , infanticide , cannibalisme , sodomie , pédomanie etc... Rien n'est épargné au pauvre lecteur !
    Montano se comporte en inquisiteur sans pitié . Il traque le mal au plus profond . Il taille , tranche , exécute sans état d'âme .
    Cette fable ou "parabole" bizarre ne laisse pas indifférent . On comprend bien que l'auteur ait voulu illustrer la célèbre maxime : "L'homme est un loup pour l'homme" , de même qu'il ait voulu prouver que plus les conditions de vie s'aggravent et plus l'homme devient sauvage et se rapproche de l'animal .
    Mais sur 130 pages , quel concentré , quel torrent de saletés .!!! Il faut avoir le coeur bien accroché pour tenir jusqu'au bout . D'autant plus qu'on n'est pas aidé par un style qui se veut d'époque c'est à dire plutôt "compact ", sans aucun dialogue et qu'on n'arrive pas à vraiment s'intéresser au moindre personnage .
    Méritait-il le prestigieux Prix de l'Académie Française 2004 ? J'en doute très fort ...

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 2.00/5
    Par Florence94, le 14 août 2012

    Florence94
    Un homme d'église, mi abbé mi inquisiteur, est envoyé par son Eminence dans des contrées très isolées du Grand Nord pour y (ré)-évangéliser les populations ayant réussi à y survivre. L'expédition est montée également dans le but, et ce dans le meilleur des cas, d'y lever quelques impôts. Il découvre là-bas, après un périple en mer bien éprouvant à bord de Court serpent, des gens abandonnés à eux-mêmes dans le plus grand dénuement. Ce livre nous montre de quelles extrémités peuvent se rendre coupable l'être humain pour survivre. L'auteur en profite pour mettre en évidence toute la noirceur de l'âme humaine et ce quelque que soit la condition de celui qui l'abrite. Cependant, j'ai trouvé que dans certains passages le trait était inutilement forcé. Ames sensibles, s'abstenir.
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    • Livres 5.00/5
    Par BRAYONNOISE, le 19 mai 2013

    BRAYONNOISE
    L'auteur decrit en un court roman ce que l'etre humain peut faire de plus vil en se justifiant des meilleurs intentions. Un abbe devant christianise un peuple du nord, part en expedition en armant un bateau. Apres un voyage difficile, cet ecclesiastique aborde une terre ou le peuple croit en plusieurs dieux,avec des methodes inquisitionnelles, cet homme de dieu punit, tue et etngrosse. Apretous ces mefaits, la fuite est la seule issue que ce redresseur de torts (ou thor) ait trouve. La sauvagerie humaine shumaine est imprevible et universelle!
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Citations et extraits

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  • Par Florence94, le 14 août 2012

    Les païens leur avaient volé toute la nourriture si laborieusement amassée. Ils avaient abandonnés trois corps mutilés... Il y avait là, à raison d'une livre par personne et par jour, plus de deux semaines de survie en déduisnt un déchet d'un cinquième que la faim, si elle se prolongeait, ferait consommer par force. Sans en rien trahir, le Capitaine songea qu'en outre il était improbable que tous survivent si longtemps. La mort, en frappant certains, augmenterait la ration des autres.
    C'est une chose bien curieuse que ce besoin absurde de l'accessoire et du superflu quand manque le plus absolu nécessaire... Malheureux, qui oubliez que l'ornement, la vanité, la dépense doivent pour ne pas offenser Dieu être le fait du seul riche !
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