> Freddy Michalski (Traducteur)
> William Styron (Préfacier, etc.)

ISBN : 2869305389
Éditeur : Payot et Rivages


Note moyenne : 4.06/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres
Le discret Mister Blue de Reservoir Dogs eut une vie avant d'étaler son faciès vérolé sur le grand écran. Bunker, le bien nommé, était l'auteur d'un traité postcarcéral sans égal publié en 1973 et alors épuis&#... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par patouche, le 29 février 2012

    patouche
    Enfin un polar que j'ai apprécié .
    L'auteur , edward Bunker , à fait un séjour dans la fameuse prison de San Quentin . Non pas comme visiteur mais comme visité .
    Autrement dit , il sait de quoi il parle .Son histoire a pour thèmes principale la difficulté de réinsertion pour les ex "taulards' .L'on sent que le "gars" à fréquenté le "milieu". Qu'il connait les rituels , la psychologie des truands .
    D'une écriture égale , sans excès ,l'auteur nous fait plonger à sa suite dans son Los-Angeles , celui de la nuit et du crime .
    L'on sent malgré tout qu'il à gardé une certaine rancune envers la société .
    En tout les cas , pour moi , il est supérieur à James Ellroy .
    Pour ceux qui aiment les polars , incontestablement il fait partie des meilleurs .
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Jubrux, le 12 janvier 2011

    Jubrux
    Un très bon livre, peut être pas aussi formidable que tout ce que j'ai entendu dessus mais néanmoins un très bon livre.
    Au delà de la technique, évidente, et du sujet, prenant, j'ai adoré la justesse et la pertinence des remarques sur :
    - la solitude : "Je voulais être entouré de monde, et, une fois assis, à regarder, à écouter (...), je sentis grandir en moi la sensation de solitude. Allison me manquait intensément. Je regrettais de l'avoir laissé partir -- être haï vaut toujours mieux que d'être solitaire".
    - le trop réfléchir : "Celui qui analyse tout à l'excès finit par se court-circuiter tout seul. Il s'implique tellement dans ce qu'il veut faire qu'il s'avère incapable de se décider à agir".
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Thyuig, le 05 février 2011

    Thyuig
    La plongée sans bouteilles de Max Dembo tout droit de sa sortie de prison à la violence la plus totale. Qui parle de redemption au sortir du trou ? Qui parle de réhabilitation ? Rien n'est plus possible, le système a fabriqué la bête telle qu'elle : cruelle et sans limite.
    Bunker, fort de sa propre expérience de détenu de longue durée offre ici un roman au cruel réalisme, empli des détails les plus sordides sur la vie "après" la tolle. Deux mots : formidablement noir.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Beatrice64, le 30 mars 2011

    Beatrice64
    Se dévore, littéralement.
    La noirceur de l'impossible rédemption. Un souffle, un style, l'écriture comme seul moyen de se sauver, et de survivre à la sauvagerie du monde qui nous entoure. Une des grandes claques de ma vie.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par annesuc, le 09 septembre 2010

    annesuc
    Extraordinaire livre; la vie d'un des pires criminels racontée par un personnage hors du commun: Edward Bunker en personne, ce fameux repriis de justice, si juste paradoxalement.
    Envoutant, scrupuleusement détaillé, ce livre ne laisse pas indemne, dixit James Ellroy.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par ster, le 23 mai 2011

    "Monsieur", songeai -je,
    "Auriez- vous un emploi disponible pour un cambrioleur saisonnier, arnaqueur, faussaire, et voleur de voitures ? justifiant également d'une certaine expérience en tant que voleur à main armée, maquereau, tricheur professionnel, et autres petites choses. J'ai fumé la marie - jeanne à douze ans (dans les années quarente) et je me piquais à l'héroïne à seize. Je n'ai aucune expérience du LSD et de la méthédrine. Ils sont venus au goût du jour depuis mon emprisonnement. J'ai enculé de jeunes et jolis garçons ainsi que des homosexuels féminins (mais uniquement lorsque j'étais enfermé, privé de femmes). Dans le jargon des geôles, des prisons et des bas-fonds (certains bas-fonds très sélects), je suis un enfoiré capable de baiser sa mère. Pas vraiment en fait, puisque je ne me souviens pas de ma mère. Dans le monde qui est le mien, ce terme, dans l'emploi que j'en faisais, était la revendication orgueilleuse et vantarde d'être un démon en marche, aux réactions imprévisibles, scandaleuses et outrancières, un véritable virtuose du crime. Naturellement, le fait d'être un enfoiré dans ce monde-là fait de moi une raclure de poubelle dans le vôtre. Disposez-vous d'un emploi pour moi?"
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  • Par patouche, le 29 février 2012

    Elle était jolie , avec bien plus qu'un simple physique agréable , don naturel chez toutes les jeunes filles .Une rose encore en bouton , dont le destin serait de se faner prématurément .
    Les choix de son existence étaient tellement limités qu'il était déprimant d'envisager l'avenir .Sans vraiment trop savoir , dans l'espoir d'échapper à sa vie sordide , elle épouserait un garçon du voisinage , bien trop tôt , simplement parce qu'il serait disponible .
    Sa beauté fraîche disparaîtrait , car elle n'apprendrait jamais les ficelles destinées à la lui conserver .
    Son corps mince et avenant perdrait tout son attrait par trop de bébé faits trop vite , car c'est dans les couches de la société ou la pilule s'avérait réellement
    indispensable qu'elle restait inutilisée , par faute de honte mal placée et d'ignorance. Je me demandai s'il lui arrivait de rêver ; si c'était le cas , ce ne devait être que des rêves à l'imaginaire limité . Il lui manquait la conscience du savoir qui fait les rêves d'envergure .
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  • Par patouche, le 29 février 2012

    Je suis convaincu que la pensée constante , sous-jacente chez tous les hommes qui réfléchissent ne peut être que la pensée de leur propre mort , qu'elle que puisse être l'apparence en surface de leur pensée de l'instant .
    Lorsque l'homme réfléchit à la vie et à sa manière de la vivre , il réfléchit aussi à la mort , car toutes deux sont intimement liées .
    Et la réflexion est une malédiction .
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  • Par Jubrux, le 12 janvier 2011

    Je voulais être entouré de monde, et, une fois assis, à regarder, à écouter (...), je sentis grandir en moi la sensation de solitude. Allison me manquait intensément. Je regrettais de l'avoir laissé partir -- être haï vaut toujours mieux que d'être solitaire.
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  • Par Jubrux, le 12 janvier 2011

    Celui qui analyse tout à l'excès finit par se court-circuiter tout seul. Il s'implique tellement dans ce qu'il veut faire qu'il s'avère incapable de se décider à agir.
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Le Récidiviste (STRAIGHT TIME), film 1978, bande-annonce








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