> Jean Guiloineau (Traducteur)

ISBN : 2350871231
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (2009)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres

Pour le petit Augusten, son père est une présence fantomatique, à peine signalée par une toux ou des volutes de tabac dans l'obscurité d'une pièce. Ce géniteur dévoré de psoriasis, Augusten l'aime plus que tout et ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (7)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par zazy, le 25 juillet 2011

    zazy
    Augusten petit enfant, du plus loin qu'il se souvienne a l'impression que quelque chose ne tourne pas rond dans sa famille. Son père, couvert de psoriasis, est alcoolique, violent, cruel avec tous. Sa mère, femme battue et violée, fait des séjours en H.P. Sinon, chez elle, elle passe son temps à fumer et à taper sur sa machine à écrire dans la chambre à côté de la sienne. Elle ne tient tête que quand leur vie est en danger et là, la mère et le fils fuitent les pulsions meurtrières du père. Dans la première partie du roman, Augusten essaie par tous les moyens de retenir l'attention de son père, de lutter contre sa glaciale indifférence, d'ouvrir la gangue entourant son cœur. Et pourtant le père dit assez souvent « je t'aime aussi », sans plus.
    Puis, au retour d'une de leurs fuite, il découvre Bernie, son compagnon à 4 pattes, mort dans sa cage de ne pas avoir été nourri par son père.
    « Et cela a commencé. La haine a éclos dans ma poitrine. La haine s'est épanouie en moi et elle s'est déployée comme les pétales d'une fleur mortelle….. Mon père ne méritait pas de respirer. » écrit-il.
    A partir de cet instant, pour lui, seul la mort de ce père pourrait le libérer. Sur plusieurs pages il nous narre de façon très réaliste, des scénarios dans lesquels il tue son père et qui ne sont, en vérité, que des rêves, mais qui font froid dans le dos tant ils sont détaillés de manière « paisible et naturelle».
    Puis, il y a le frère ainé, dont il dit « il est comme moi mais il n'est pas moi ». Son frère qui fait partie « de la famille d'avant », une famille normale et souriante, et lui apprendra à tirer afin de se protéger contre le Père avant de quitter définitivement « la caverne familiale ».
    Adulte, il mène une vie étrange. Publicitaire doué et reconnu dans la journée ; ivrogne et vivant dans un appartement transformé en taudis le soir. Sa demande de reconnaissance paternelle est toujours aussi vive et il ne peut s'empêcher d'appeler son père pour lui parler de sa réussite professionnelle et d'étaler ses voyages, budgets….. Allant jusqu'à lui parler de sa mère pour entretenir la conversation.
    Un beau jour, ses yeux s'ouvrent et il se rend compte qu'il n'est pas son père et alors la reconstruction commence.
    10 ans plus tard, sur son lit de mort, le père ne pourra s'empêcher de faire une dernière vacherie à Augusten. Mais, mort, le fils est libéré de lui.
    Augusten Burroughs nous décrit son enfance dénuée d'amour paternel, son besoin de reconnaissance. Il n'y a pas de coups, mais une violence psychique inouïe dont on ne sort pas indemne …. Cette quête de l'amour paternel le poursuivra toute sa vie. Ce livre poignant nous pose la question : peut-on se construire sans l'amour et le regard de nos parents et je pense que la réponse est non puisqu'il agit toujours en réaction à cette relation.
    Ce livre est un coup de cœur qui ressemble à un coup de poignard
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Mia, le 12 avril 2010

    Mia
    "Un loup à ma table" raconte ce qui se passe avant et après "Courir avec des ciseaux", particulièrement la relation d'Augusten avec son père qui était passablement passée sous silence dans son précédent livre. Et l'on comprend pourquoi il aura fallu à l'auteur tant de temps pour digérer les événements qu'il nous rapporte dans son rapport à son géniteur.
    J'avoue avoir eu du mal à entrer dans le roman. Je trouvai le style pesant et les souvenirs de la petite enfance d'Augusten me semblaient exagérés et irréalistes. Et puis, après une septantaine de pages alors que j'hésitais à poursuivre, je suis enfin entré de plein pieds dans les sentiments de ce petit garçon.
    C'est un roman qui parle de la relation père/fils, des besoins et des manques et bien sûr de résilience car même si l'on comprend que ces blessures d'amour parental laissent des traces irréversibles, et l'auteur en parle avec bcp de sincérité et d'humilité, il y a la prise de conscience et le dépassement d'un être qui a trouvé une forme d'exutoire en tout cas dans l'écriture.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par AquinER, le 20 mars 2012

    AquinER
    J'ai longtemps cru que les romans d'Augusten Burroughs étaient d'excellents exemples d'autofiction. Erreur. Chez cet auteur étasunien, l'écriture est un exercice de mémoire. Pour ce quatrième volet des "mémoires" de Burroughs publiées en français, le ton change. On ne rie plus comme dans "Courir avec des ciseaux", au contraire, chaque nouveau chapitre est plus angoissant que le précédent. Il est essentiellement question de sa relation avec son père, du manque affectif et de son obsession d'exister dans l'oeil du père.
    On regrette bien sûr la quasi absence de trame narrative. le lecteur devra se contenter d'épisodes couvrant les années de la naissance de Burroughs à la mort du père.
    Ce livre à la fois bouleversant et écoeurant n'est pas à mettre entre toutes les mains. La vérité subjective de l'auteur donne froid dans le dos. Je préférais penser qu'il écrivait de l'autofiction...
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Jemlyre, le 24 novembre 2010

    Jemlyre
    Un excellent roman sur le thème de la relation enfant-père. Admirablement bien écrit, l'auteur réussit le pari de rapporter fidèlement au lecteur le ressenti de ce petit enfant victime d'un dysfonctionnement familial. le fait que ce soit une autobiographie est un plus non négligeable.
    Augusten, enfant sensible recherchant avidement l'affection de son père qui le rejette systématiquement, consciemment ou inconsciemment ? Telle est la question.
    Un enfant propulsé dans le monde des adultes, subissant leurs frustrations et leurs conflits personnels. Plus l'émotivité et la sensibilité sont grandes plus les dégâts psychologiques sont palpables.
    L'évolution des sentiments de l'auteur et l'éclosion du ressentiment sont décrits avec beaucoup de réalisme.
    Vers la fin du roman, nous avons un aperçu rapide de ce que devient l'auteur plus grand.
    « Courir avec des ciseaux » et « déboires » sont la suite autobiographique (même s'il me semble que leur parution est antérieure) de « Un loup à ma table ». J'aimerais d'ailleurs pouvoir les lire ultérieurement.
    Certes, le livre est centré sur le personnage du père mais il aborde également les relations dans la fratrie et le rapport avec la mère. Une mère en souffrance, effacée mais qui apporte un peu d'affection au pauvre petit Augusten.
    La comparaison avec « Folcoche », en référence au livre d'Hervé Bazin « Vipère au poing » faite sur la 4è de couverture est juste mais la violence psychologique (parfois physique) me semble beaucoup plus subtile dans « Un loup à ma table ».
    Je vous conseille vivement cette lecture. J'ai découvert un auteur dont je ne manquerai pas de lire les autres livres.


    Lien : http://partage-lecture.over-blog.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP

    Pour le petit Augusten, son père est une présence fantomatique, à peine signalée par une toux ou des volutes de tabac dans l'obscurité d'une pièce. L'enfant n'attend rien d'autre que de l'amour, mais de cet amour, son père, alcoolique et dévoré de psoriasis, ne sais pas le gratifier. Longtemps le garçon subit la menace paternelle, jusqu'à ce que naisse en lui un ressentiment sinistre. Alors les jeux commencent. (extrait du 4ème de couverture, éditions Héloïse d'Ormesson)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Alexis Brocas pour le Magazine Littéraire

    La jeunesse d'Augusten Burroughs a fait de lui cet écrivain dont les autofictions prennent parfois la dimension de romans d'horreur. Dans Un loup à ma table, il revient sur la période précédant son adolescence ... > lire la suite

    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Mia, le 12 avril 2010

    Ma mère a pris beaucoup de phots de mon cochon d'Inde Ernie et de moi - Ernie dans un des costumes que j'avais créés pour lui avec des bouts de tissu et de colle, Ernie assis sur une chaise comme une personne. Mais quand j'ai tendu un des énormes soutiens-gorge de ma mère entre les dossiers de deux chaises de la cuisine et que j'ai installé Ernie dans un des bonnets, comme dans un hamac, elle n'a pas pris de photo comme je l'espérais mais elle a crié : "Retire-moi cette horrible chose de mon soutien-gorge!" Je me suis senti insulté qu'elle ait traité Ernie d'"horrible chose" et je lui ai répliqué : "Il est plus joli que ce qui se trouve d'habitude dans ce vieux soutien-gorge."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Mia, le 12 avril 2010

    Quand ma mère est enfin revenue à la maison, elle était si vide d'énergie et d'une maigreur si effrayante que j'ai tout de suite eu peur que ses qualités essentielles ne soient restées à l'hôpital. J'imaginais facilement une infirmière apercevant une masse sombre et confuse par terre et la jetant à la poubelle, sans réaliser qu'il s'agissait de l'esprit de ma mère.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (1)

Video de Augusten Burroughs

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Augusten Burroughs

Courir avec des ciseaux (Running With Scissors) - Official HD Movie Trailer 2006








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Un loup à ma table par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (31)

> voir plus

Quiz