ISBN : 2070403483
Éditeur : Gallimard (1997)


Note moyenne : 4/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Hors de toute élaboration intellectuelle, c'est là une tentative de « poétisation » totale.
A cette fin, tous les moyens spontanés du jaillissement intérieur sont unis ci réunis: musique, rythme, sonorités,;violence, obscénité. Ce qui est du Verbe. Ce qui est Le ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par nadejda, le 03 janvier 2011

    nadejda
    Satori désigne dans le bouddhisme zen l'éveil spirituel.
    Satori est un cri, le cri d'une poésie violente, éructante, d'un homme qui veut sortir de sa gangue, cri qui va grandissant , une éruption, une catharsis.
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par Grapheus, le 29 mai 2010

    Grapheus
    Le tumulte des révoltes, des jouissances, des douleurs. jusqu'à l'apaisement de la mort !
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (5)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Grapheus, le 29 mai 2010

    Ô, mes vénales ! Huppes renardes, lippe engrossée, siphonnez-moi ! Des dents ! Des yeux ! Des fronts ! Des nuques ! Des langues coulomelles ! Pas de nuit sans vos vulves muscates. Tel —, je me hampe sur vos sveltes fumiers. Je fouine, foutre, mange, bâfre et broie, ronge. Mes sordides nourrices ! Tous vos corps ! Tous vos corps ! Tous vos membres ! Les orties de la peau ! Vos salives qui bêlent. Vos mousses alcalines. Vulgaires ! Vos abois ! Je vous hume à la chienne. Je vous constate. Vous octroie. Couvrez, harcelez-moi de vos mamelles floches. Dans le sang ! Dans l'onguent ! Ce sirop ! Ce gluten ! Je gobe vos oursins. Bêtes crottées. Boales.J'entorse vos cheveux. Griffures ! L'acide amer sous vos aisselles. Lèche. Lape. Liche. Râpe. Grumeaux. Sorcières ! Crapulez-moi ! Mon Mal est diabolique. Ruses ! La claque des hanches. Aux lèvres charnelantes je tranche des baisers de boue. Saintes souilleuses ! Abrégez-moi ! Vos grandes bouches disloquées de félicité silencieuse sont mes Rosaires à moi. Je roule. Rauque. Courroucé. Je râle dans vos culs pluvieux. Goules !


    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par nadejda, le 03 janvier 2011

    Oui, la campagne est blonde. Les bêtes aux pelages propres vivent d'un oeil étonné. Les blés sont en gerbes et en meules. Oui, il y a des maisons ocre-roussies dans le creux des collines ; avec des femmes bien-portantes qui vont et viennent, des esbroufes de volailles et des enfants la morve au nez. Les forêts sont frileuses. Oui, le ciel d'aujourd'hui a sa langueur d'avant la pluie et des gens sont assis sur le pas de leur porte. Oui.
    Oui... Oui --- mais cette ombre, ce malaise insidieux qui persiste en moi...
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par nadejda, le 03 janvier 2011

    Quelles villes opulentes j'habitais !
    Tous les dômes --- et le fracas byzance des cathédrales ! Les yeux naphtés par l'encens cardinal. Ces perspectives de palais en dégradé dans l'alambic sphéroïde sous une vapeur de ciel grenache embouteillé d'oriflammes ! L'empois veloutin de ce silence dans lequel je me mouvais --- membres gélatineux. Outres surchargées de munificences. J'étais mon propre Christ révélé !
    Jamais je ne me suis complètement éveillé de cette mort féconde qui précéda ma naissance.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par nadejda, le 03 janvier 2011

    J'entre dans un désordre effervescent assombri par la lune de seigle. Perdu dans l'impasse tavelée de murs en ruine. Les volets décousus battent en grimaçant sur leurs gonds. Au fond du couloir de décombres se dresse l'escalier denticulaire qui avorte le noir.
    Qui suis-je ? Quelle folie préparatoire ?
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par nadejda, le 03 janvier 2011

    Je voudrais des jardins à la frange de l'été. Les corbeilles de pivoines. Le cou ployé des grands glaieuls. La crypte chinoise des Roses. Mais quoi ! --- toujours ce rire redoutable de mes assassinés s'interpose --- et toujours je me crée des sommeils d'oubli.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (13)

Videos de Louis Calaferte

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Louis Calaferte

** Public averti ** Lecture d'un extrait de "La mécanique des femmes" de Louis Calaferte.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Satori par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (16)

> voir plus

Quiz