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ISBN : 2842283570
Éditeur : Le Pré aux Clercs (2009)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 211 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Lorsque sa collègue Aurore l'appelle en pleine nuit pour couvrir avec elle un meurtre atroce, David, photographe de presse, se rend sur les lieux du drame. Un fossoyeur pris d'une folie hallucinatoire vient de massacrer sa femme et ses enfants avec un fusil à pompe, ava... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 29 mai 2013

    lehane-fan
    Dans la série thriller fantastico-mystique , le gars s'y connait diablement !
    Une série de meurtres inexpliqués vient titiller la curiosité des deux journalistes toujours sur la brèche que sont Aurore et son pote photographe David . Là , vous vous dites fort justement que des cadavres + possible tueur en série = lu et relu ! Théorème de blasos . On résout l'enquête , plie les gaules pour aller se poser légitimement devant le désormais cultissime Les Anges de la télé réalité . Spéciale cacedédi à Nabilla : mon pote bécherel et moi-même serions prêts à débourser une coquette - j'ai dit coquette ! - somme à la lecture de ta première critique sur le site . Gribouillis autorisés...
    Là je dis stop , halte au feu les balles sont creuses ! Ce serait mal connaître Sire Cédric et son goût prononcé , je suppute – tu te calmes Nabilla , y a pas d'offense – pour les films de genre du type L'Enfant du Diable , Esther sans oublier l'incontournable La Malédiction...
    Un méchant foutant réellement les jetons et pourtant j'suis courageux . Pas plus tard qu'hier , j'ai encore usé de ma personne en m'interposant fort courageusement dans une vilaine rixe qui aurait pu très vite tourner au carnage ! Une énième guerre de gangs se massacrant à coups de shifumi pour la conquête d'un territoire .OK , les protagonistes avaient 6-7 ans mais ils en paraissaient facilement 8 !
    Bref , un bouquin d'ambiance qui se déguste au rythme des nombreux cadavres démembrés – yerk , yerk - parsemant ce petit bijou de thriller gothique .
    Osé mais surtout casse-gueule le mélange des genres car dans le domaine , l'on tourne très vite en rond . Mais lorsque la sauce prend , l'on se retrouve rapidement en présence d'un excellent page-turner-faster-mixeur , l'auteur étant visiblement passé maître dans l'art de vous concocter une recette horrifique aux petits moignons ! de courts chapitres rythmés et nerveux . Une écriture intrigante qui vous mène par le bout du nez . Des personnages consistants toujours sur le fil du rasoir . La tension est palpable du début à la fin pour , et là petit fa dièse d'amertume , conclure cette course contre-la-montre sans véritable inventivité d'où ce 4.12 en notation qui eût pu frôler le 4.58 dans le cas contraire...Dommage...
    J'ai des couverts Sire Cédric et son magistral coup de fourchette ésotérique , la table fût plaisante , alors occu-te , occu-lte , occulte hésitation quant à une rapide et totale nouvelle immersion en son univers si...nistre à souhait !
    L'enfant des cimetières : J'suis tombé sur un os...et j'ai aimé ça !
    http://www.youtube.com/watch?v=v¤££¤20Gribouillis 21¤££¤8
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    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 02 février 2014

    belette2911
    Amis du Fantastique et de l’Irrationnel, bonjour ! Amis ayant les pieds sur terre et allergiques aux romans qui flirtent avec le fantastique, "Passez votre chemin de ce livre"... Mais pas de ma critique.
    Si je n'ai rien contre les polars ou les thrillers aux effluves "fantastique" c'est parce que bien souvent, derrière ce qui nous semble démoniaque de prime abord, se cache du concret, comme dans "Le chien des Baskerville" où aucun chien de l'Enfer ne rôde vraiment sur la lande.
    Dans ce roman, il n'en est rien ! Les faits étranges que je pensais être expliqué par du concret sentent en fait le souffre. Le vrai souffre... Ici, si on était sur la lande, on éviterait réellement de se promener à l'heure à laquelle les forces démoniaques s'exaltent ! Mhouhahaha.
    Bon, vu que le fantastique mélangé à notre monde ne m'a jamais dérangé et que j'aime ça, le roman est passé tout seul, avalé en deux traites assez rapide parce que c'est ce qu'on peut appeler un "page turner".
    Mon seul point négatif est que j'ai trouvé le personnage principal, David, manquait un peu d'étoffe au départ alors que sur la fin, il devenait presque un surhomme. Malgré tout, j'ai eu peur pour lui, surtout à la fin, quand l'adrénaline et le suspense sont à leur comble.
    Pour ce qui est su personnage du flic Alexandre Vauvert, je l'ai apprécié et j'ai hâte de lire la suite de ses aventures.
    Malgré ce petit défaut avec un personnage - qui n'en est pas vraiment un - j'ai passé un bon moment de lecture et dévoré les 580 pages en deux jours.
    Une écriture qui pulse, des démons qui s'échappent des pages, des cadavres pas toujours en un seul morceau, de la cervelle qui adhère aux murs, des ombres qui vous grignotent par petits morceaux, des signes cabalistiques tracés au sol, c'était la recette qu'il me fallait pour m'évader dans un autre monde.
    Les personnages, que se soit David aidé d'Aurore ou de Vauvert, le flic, ont tous bien remonté la piste du tueur, croisant les données, et bien que Vauvert soit un homme avec les pieds sur terre, il a quand même compris, tel un Fox Mulder, que "nous n'étions pas seuls".
    Un roman qui nous transporte ailleurs, une enquête bien rodée, un meurtrier bien vicieux et un joli petit coup de pied au cul sur la fin.


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/4-romans-policiers-contemporai..
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    • Livres 4.00/5
    Par Melisende, le 31 mars 2011

    Melisende
    J'ai découvert Sire Cédric il y a quelques années grâce à sa page Myspace. L'univers m'intriguait, j'avais alors réussi à me procurer Angemort chez Nuit d'Avril (avant que la maison d'édition disparaisse). Je me souviens avoir apprécié cette lecture, mais sans plus. La vraie découverte de l'auteur s'est faite l'an dernier, en mars ou avril 2010, avec De fièvre et de sang, que j'avais adoré !
    Lorsque BOB a proposé un partenariat, je n'ai pas hésité, très curieuse de continuer ma découverte de l'auteur et très heureuse de pouvoir retrouver Alexandre Vauvert, le flic de De fièvre et de sang. Chronologiquement, L'enfant des cimetières vient avant (publié pour la première fois en 2009, 2010 pour De fièvre et de sang) mais l'ordre de lecture n'a pas d'importance, seul le personnage de Vauvert fait le lien entre les deux.
    Trêve de blabla, ai-je aimé cette lecture, oui ou non ? Et bien oui, j'ai aimé. Mais (car il y a toujours un mais) j'ai été moins surprise qu'avec De fièvre et de sang. Est-ce que je m'habitue à l'univers de Sire Cédric, est-ce que je suis blasée ? Dans tous les cas, même si ce n'est pas un coup de cœur, ce fut un très bon moment de lecture et je vous le recommande ! Merci BOB, merci Pocket et merci Sire Cédric !
    David, appelé en pleine nuit par sa collègue Aurore, se rend près du cimetière de la ville, sur les lieux d'une tragédie : un père de famille, fossoyeur pris de folie, a tué sa femme et ses deux enfants dans leur sommeil (ou presque…) avant de se suicider. Photographe pour un journal local, David immortalise la façade de la maison témoin de l'horreur, mais cesse vite, pris d'un mauvais pressentiment.
    Le lendemain, alors qu'elle rend visite aux enfants malades de l'hôpital, Kristel - artiste peintre et compagne de David - est tuée par un adolescent désorienté. Les deux camarades de celui-ci, également sur les lieux du crime, sont emmenés par la police pour être interrogés… L'un d'eux avoue des choses étranges…
    Effondré par la nouvelle, David - pourtant si cartésien - commence à faire des rêves mystérieux et sent la présence de Kristel dans leur appartement, surtout dans l'atelier de celle-ci. C'est en songe qu'elle le prévient du danger qu'il court et de l'identité de son assassin : L'enfant des cimetières
    Et si cette histoire n'était pas qu'une légende urbaine ? Et si L'enfant des cimetières existait vraiment, qui serait-il ? Quel serait son but ?
    Comme je le disais en « introduction », l'univers de Sire Cédric m'était déjà connu avant cette lecture ; pourtant, en lisant le prologue, je me suis vraiment demandée ce que c'était que ça, et où l'auteur voulait en venir ! Passées ces premières pages d'orgie morbide, l'histoire commence « vraiment » et on est très vite embarqué !
    Le gros plus ici, et dans les livres de Sire Cédric que j'ai déjà pu lire, c'est le rythme. En effet, grâce aux chapitres courts (parfois pas plus de deux ou trois pages) et aux révélations et questions toujours bien placées, on a qu'une envie : connaitre la suite ! J'étais tellement pressée de connaitre le dénouement que j'ai lu les 250 dernières pages (un peu moins de la seconde moitié en fait…) d'un coup !
    Si j'ai un petit bémol à avancer, c'est plutôt au niveau de l'intrigue en elle-même qui m'a moins « bluffée » que celle de De fièvre et de sang. Je l'ai aimée et elle n'a pas été un frein à ma lecture (vu la vitesse à laquelle j'ai dévoré ces 500 pages) mais, je n'ai pas fait « Waouh ! ». En revanche, je n'ai pas vu venir la révélation du « coupable », ce qui a relancé de plus belle mon engouement et mon désir de connaitre la suite.
    La fin m'a un peu déstabilisée. Je n'imaginais pas un dénouement en particulier mais celui-ci m'a surprise. Je n'arrive pas à expliquer pourquoi sans trop en dire. Je pense que c'est le fait que le côté « ésotérique » prenne le dessus sur le reste, qui est en cause. J'aime bien les histoires dans lesquelles l'ésotérisme est présent, dans lesquelles on doute de ce qui existe ou n'existe pas… et j'aime quand la limite entre le réel et le « reste » est mince ; mais je trouve que dès qu'on passe carrément d'un côté de la barrière, l'histoire perd de son charme. D'un côté, avoir une explication, une fin claire, nette et précise, ça a aussi du bon… Raaaa… difficile de mettre des mots sur une sensation floue et en plus sans spoiler ! Conclusion de ces élucubrations : le dénouement m'a un peu déçue, mais d'un autre côté, je n'en vois pas de meilleur !
    Du côté des personnages, on est assez gâté. En effet, je trouve qu'après le rythme haletant, c'est un autre des points forts de l'auteur. Ils ont ce côté « ordinaire » grâce auquel on peut s'identifier à eux et à ce qui leur arrive, mais également un côté un peu « hors du commun » qui en font des figures fortes, complexes et particulièrement intéressantes !
    David est évidemment celui à qui je pense en premier. Les évènements le propulsent au rang « d'enquêteur » et de héros, alors qu'au départ il n'est qu'un photographe - certes doué, mais qu'un photographe quand même - très terre à terre ! Je l'ai trouvé attachant, j'ai aimé le suivre.
    La deuxième figure principale est celle d'Alexandre Vauvert, le flic géant pas toujours commode mais particulièrement efficace. J'avais déjà apprécié sa prestation dans De fièvre et de sang, je n'ai pas été déçue ici !
    Un petit mot sur celui qui donne son nom au roman, L'enfant des cimetières, qui incarne bien le rôle du psychopathe. Son jeune âge et son physique (que je n'ai pas eu de mal à imaginer) le rendent assez flippant et sa capacité à pouvoir atteindre les personnages n'importe où, n'importe quand, accentue encore le malaise et l'angoisse.
    Sire Cédric nous offre donc des personnages travaillés, très marquants !
    Pour revenir sur ce que je disais il y a quelques minutes (enfin, tout dépend la vitesse à laquelle vous lisez…), futurs lecteurs de Sire Cédric, soyez prévenus : L'enfant des cimetières n'est pas un thriller comme les autres ! Des meurtres, un tueur en série… oui. Mais aussi un prologue qui met en scène une démone, des rêves bizarres, des fantômes… je crois qu'on appelle ça un thriller « gothique » (mais c'est parce que le mot est à la mode ces derniers temps !), c'est surtout une enquête avec des éléments surnaturels. Il y a aussi le côté très « rock'n'roll », mais quand on a vu une photo de Sire Cédric, on ne s'étonne plus ! C'est effectivement un mélange assez particulier, qui peut surprendre et ne peut pas plaire à tous, mais pour ma part, j'aime beaucoup et je me retrouve assez dans les références « réelles » (groupe de musique, écrivains,…) dispersées ça et là par l'auteur.
    Je l'avais déjà signalé pour De fièvre et de sang, il me semble, mais j'apprécie également le fait que les intrigues de Sire Cédric se passent en France (vers Toulouse ici) et à notre époque ; j'ai l'impression, et c'est peut-être un peu bête, que les choses, plus proches géographiquement de moi, pourraient très bien m'arriver plus facilement que si elles se déroulaient aux Etats-Unis, en Chine ou je ne sais où… Vous voyez l'idée ?
    Enfin, terminons par quelques mots sur la forme du texte et la plume de l'auteur. Je l'ai déjà précisé un peu plus haut, mais je le répète, les chapitres sont très courts, ils n'excèdent pas les quinze pages. Autant dire que les 500 pages totales se dévorent à la vitesse de l'éclair ! J'aime lorsque les livres sont aérés de cette façon, c'est vraiment très agréable à parcourir !
    Autre élément appréciable : les différents points de vue successifs adoptés par Sire Cédric. On ne suit pas exclusivement l'histoire du point de vue de David, mais également de celui de Vauvert, de celui de L'enfant des cimetières… on sait tout sur tout, ou presque !
    Descriptions et dialogues ont su me convaincre. Je n'ai rien noté de gênant si ce n'est la scène un peu « crue » du prologue, mais rassurez-vous, la suite est beaucoup plus « soft ». Vraiment, aucun souci, les livres de Sire Cédric se lisent très bien !
    Pour résumer tout ça : j'ai aimé ! J'ai aimé le rythme accentué par les chapitres courts, les personnages charismatiques, le fait que ce thriller se passe en France (et oui, c'est un détail, mais je me sens tout de suite plus « touchée ») et le style de Sire Cédric, très fluide et très abordable. Je ne fais pas de cette lecture un coup de cœur car il m'a manqué un tout petit truc. Cependant, je conseille cette découverte aux amateurs de thrillers et de surnaturel !
    A nouveau, un grand merci à BOB, à Pocket et à Sire Cédric pour ce très bon moment de lecture et à très vite avec mon avis sur le dernier livre de l'auteur - Le jeu de l'ombre - acheté et dédicacé au salon du livre et qui ne tardera pas d'atterrir sur ma table de nuit !

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/l-enfant-des-cimetieres-de..
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    • Livres 3.00/5
    Par LePamplemousse, le 29 janvier 2014

    LePamplemousse
    J'ai mis du temps (une bonne centaine de pages) avant de rentrer dans cette histoire, car les deux personnages principaux ne me semblaient pas sympathiques du tout, ce sont une journaliste et un photographe de presse et leur attitude m'a paru voyeuriste et sans aucun respect pour les victimes. Ils cherchent à faire un article sur le massacre d'une famille mais rapidement, l'histoire va prendre une direction inattendue. L'histoire est intéressante mais peut-être un peu attendue, rien ne m'a vraiment étonné dans le déroulement de l'intrigue.
    J'ai bien aimé l'ambiance à mi-chemin entre le fantastique, l'ésotérique et le réel mais cette lecture bien que plaisante ne me laissera pas un grand souvenir.
    Et la photo de l'auteur avec ses longs cheveux noirs et ses yeux cernés de maquillage m'a d'avantage fait penser à un chanteur gothique pour adolescentes hystériques qu'à celle d'un écrivain...mais bon, il en faut pour tout le monde et vu que je n'ai plus 17 ans, c'est normal que cela me fasse rire et non frissonner d'extase !
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    • Livres 5.00/5
    Par ChristopheM, le 24 août 2012

    ChristopheM
    Tout commence par un songe, peut-être…


    Un fossoyeur massacre sa femme et ses deux enfants avant de retourner l'arme contre lui. À Terre-Blanque.
    Son neveu, témoin de la scène, va tenter de reproduire l'irréparable dans un hôpital.
    David et Aurore, journalistes ,sont tous les deux sur le coup Mendez, la tuerie familiale. P
    our le journal « Nouveau regard ».

    Kristel, la moitié de David, peintre, a un cours de dessin bénévole prévu pour les enfants à l'hôpital Jules — Barbey. Elle meurt.
    Une vague de suicide au sein de la police.

    David mène son enquête, Kristel lui a parlé de « L'enfant des cimetières » dans un rêve. Il a une longueur d'avance sur le commandant Vauvert. Un policier qui patauge face aux délires de témoins, à l'accumulation de victimes qui se donnent la mort.
    Que faire confronter à une légende urbaine ? le sceptique rejoindra le convaincu. Garantie pour le lecteur. Comment réagir ? Comment prouver à la police que le paranormal joue un rôle dans cette lugubre histoire ? En somme, c'est un nouveau regard qui s'impose aux protagonistes de cette macabre affaire.
    Et voilà, un prix Masterton pour ce livre.
    Une écriture Master King Ton Lovercraftienne.
    Mon ressenti immédiat, instantané. La simplicité apparente, lecture rapide inconsciemment, envouté par le débordement imaginatif.
    Ma préférence. Je dirais vaguement la maison des Mendez, L'appartement de David et sa captivité ailleurs sont trois scènes majeures où l'impact, la confrontation entre la réalité, l'imaginaire et l'ésotérisme donnent une horreur d'une intensité fabuleuse et maîtrisée. Un découpage plaisant grâce aux chapitres brefs et les alternances de point de vue. Maintien du suspens malgré l'impression que l'enquête est banalisée en parallèle, une enquête policière pas si utile, elle meublait. le reste suffisaient amplement…
    Tout part d'une mélopée hideuse, l'angoisse suinte, les ombres intransigeantes donnent envie au lecteur de se cacher. Vous n'avez jamais eu cela. Oui vous savez bien. Il fait noir, vous réussissez à vous miniaturisez et vous prenez la taille d'une mouche afin que le spectre, ou le fruit de votre cauchemar ne vous attrape pas. Il vous a vu et vous poursuit. Il vous trouve. Vous vous réduisez encore plus, telle une puce. Ce qui vous permet de vous infiltrer dans l'interstice existant entre deux planches, ou un petit trou qui arrive à point dans votre fuite… Et vous fuyez ou vous vous réveillez quand la chose vous a repéré…
    Imaginez que même dans ces conditions, le démon sache ce que vous êtes. Où vous vous planquez quelque soit votre taille… Aucune chance d'en réchapper.
    C'est pour cela que le lecteur voudra absolument lire au plus vite cette « mélopée »… Qui n'a pas envie de savoir comment s'échapper du cauchemar sans cache possible, ni réveil…
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Citations et extraits

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  • Par brouillard, le 03 mars 2011

    - Mes bien-aimés, leur dit le démon.
    Ce sont les uniques mots du langage des mortels que prononce Naemah cette nuit-là.
    Sa voix évoque ensuite le vent du large et le réconfort des flammes, un souffle chaleureux et doux à travers le rideau de la pluie.
    L'assemblée de ses adorateurs se referme sur elle comme un manteau de chair, les mains décharnées s'approchent, effleurent sa poitrine aux mamelons tendus de désir. Elle sent des baisers humides sur sa peau, des langues qui s'insinuent entre ses orteils, le long de ses jambes, partout où les bouches peuvent venir déposer leur dévotion, et ses cheveux blancs s'enroulent fiévreusement autour des cadavres, pour les attirer plus près d'elle encore. Son sexe brûle comme un soleil liquide, ses hanches se soulèvent pour venir à la rencontre des bouches, des mains. Des membres masculins miraculeusement revenus à la vie glissent en elle, dans sa matrice de lave t de lumière, aussi bien qu'entre ses fesses, dans le siège de l'immondice et du plaisir.
    Sous la pluie battante, à la lueur des éclairs, la vie et la mort se mêlent, cathédrale de chair mouvante, de corps enlacés, qui ne semblent plus appartenir qu'à une seule entité avide et frémissante.
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  • Par draven, le 12 février 2013

    Voila j'ai terminé de lire mon premier Sire Cedric eh ben je ne m'attendais pas à ça wouaa quelle imagination ! écriture parfaite, aucun temps mort, rien à jeter, des chapitres ultra courts et efficaces ! On est plongé dans un véritable film d'horreur avec un mélange d'Exorciste, The Grudge, La malédiction, the mirrors et une touche française (pour le commissaire grr). Une très bonne intrigue qui nous malmène du début à la fin en nous terrorisant littéralement ! J'ai bien aimé aussi la relation de David avec Kristelle cette si belle histoire d'amour décrite avec pudeur mais avec un réalisme vraiment rare de beauté et de subtilité très touchante.
    Bon mon conseil lisez le c est clair mais ne lisez pas la quatrième de couverture je trouve qu'elle spoile un passage important du livre c est dommage. 2ème conseil : il faut le lire le soir avec une faible lumière et si possible une musique d'ambiance genre film d'horreur pour plus d'effets :-),
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  • Par brouillard, le 03 mars 2011

    Aux premières lueurs de l'aube, elle perd les eaux - rouge profond - et l'enfant glisse enfin hors de son corps, sans le moindre son, tel un mort lui-même. Il ne crie pas, ni ne pleure. Il ouvre seulement ses grands yeux bleus, et la dévisage en silence. Ses cheveux sont déjà assez longs, et blancs, à l'image de ceux de sa mère. Souillés par les sécrétions du placenta.
    Naemah arrache le cordon ombilical de ses entrailles, et le tranche d'un coup de dent à la base du ventre de son enfant. Un chagrin infini brille dans les yeux du nouveau-né. Elle le serre contre elle, l'embrasse une unique fois sur la bouche, puis elle le dépose dans les bras d'un gisant de marbre à l'air circonspect.
    Alors qu'elle se tient ainsi penchée sur lui, une ultime larme roule sur sa joue, une goutte de parfaite noirceur.
    Une larme pour le pardon.
    Elle éclate sur le front de l'enfant, y imprimant la forme d'une étoile noire.
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  • Par belette2911, le 02 février 2014

    Elles passent sur la poitrine, pressant contre ses tétons qui durcissent. Des mains d'ombres se dessinent sur ses cuisses, s'insinuent entre ses fesses, empoignent son sexe dressé, pour le caresser plus délicatement encore. Des bouches noires embrassent son ventre avec tendresse, tandis que les langues éthérées s'activent en mille caresses sur son membre en érection.

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  • Par C-Liner, le 02 novembre 2014

    On lui avait demandé de reconnaitre le corps de ... à l'hopital. Une toute petite pièce, avec une lumière tamisée. On procédait de cette manière pour ne pas froisser la famille. Pour rendre acceptable l'inacceptable. Ca n'y changeait rien. Sans doute rien. Mais c'était l'intention qui comptait. [...] ... était bien là, paisiblement allongée à l'interieur. Comme endormie si ce n'est ses immenses yeux, deux ciels d'été fixement ouverts, qui refletaient une totale incomprehension. Comme si elle demandait "pourquoi" alors que la vie l'abandonnait
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