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ISBN : 2842283570
Éditeur : Le Pré aux Clercs (2009)


Note moyenne : 4.07/5 (sur 121 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Lorsque sa collègue Aurore l'appelle en pleine nuit pour couvrir avec elle un meurtre atroce, David, photographe de presse, se rend sur les lieux du drame. Un fossoyeur pris d'une folie hallucinatoire vient de massacrer sa femme et ses enfants avec un fusil à pompe, ava... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Melisende, le 31 mars 2011

    Melisende
    J'ai découvert Sire Cédric il y a quelques années grâce à sa page Myspace. L'univers m'intriguait, j'avais alors réussi à me procurer Angemort chez Nuit d'Avril (avant que la maison d'édition disparaisse). Je me souviens avoir apprécié cette lecture, mais sans plus. La vraie découverte de l'auteur s'est faite l'an dernier, en mars ou avril 2010, avec De fièvre et de sang, que j'avais adoré !
    Lorsque BOB a proposé un partenariat, je n'ai pas hésité, très curieuse de continuer ma découverte de l'auteur et très heureuse de pouvoir retrouver Alexandre Vauvert, le flic de De fièvre et de sang. Chronologiquement, L'enfant des cimetières vient avant (publié pour la première fois en 2009, 2010 pour De fièvre et de sang) mais l'ordre de lecture n'a pas d'importance, seul le personnage de Vauvert fait le lien entre les deux.
    Trêve de blabla, ai-je aimé cette lecture, oui ou non ? Et bien oui, j'ai aimé. Mais (car il y a toujours un mais) j'ai été moins surprise qu'avec De fièvre et de sang. Est-ce que je m'habitue à l'univers de Sire Cédric, est-ce que je suis blasée ? Dans tous les cas, même si ce n'est pas un coup de cœur, ce fut un très bon moment de lecture et je vous le recommande ! Merci BOB, merci Pocket et merci Sire Cédric !
    David, appelé en pleine nuit par sa collègue Aurore, se rend près du cimetière de la ville, sur les lieux d'une tragédie : un père de famille, fossoyeur pris de folie, a tué sa femme et ses deux enfants dans leur sommeil (ou presque…) avant de se suicider. Photographe pour un journal local, David immortalise la façade de la maison témoin de l'horreur, mais cesse vite, pris d'un mauvais pressentiment.
    Le lendemain, alors qu'elle rend visite aux enfants malades de l'hôpital, Kristel - artiste peintre et compagne de David - est tuée par un adolescent désorienté. Les deux camarades de celui-ci, également sur les lieux du crime, sont emmenés par la police pour être interrogés… L'un d'eux avoue des choses étranges…
    Effondré par la nouvelle, David - pourtant si cartésien - commence à faire des rêves mystérieux et sent la présence de Kristel dans leur appartement, surtout dans l'atelier de celle-ci. C'est en songe qu'elle le prévient du danger qu'il court et de l'identité de son assassin : L'enfant des cimetières
    Et si cette histoire n'était pas qu'une légende urbaine ? Et si L'enfant des cimetières existait vraiment, qui serait-il ? Quel serait son but ?
    Comme je le disais en « introduction », l'univers de Sire Cédric m'était déjà connu avant cette lecture ; pourtant, en lisant le prologue, je me suis vraiment demandée ce que c'était que ça, et où l'auteur voulait en venir ! Passées ces premières pages d'orgie morbide, l'histoire commence « vraiment » et on est très vite embarqué !
    Le gros plus ici, et dans les livres de Sire Cédric que j'ai déjà pu lire, c'est le rythme. En effet, grâce aux chapitres courts (parfois pas plus de deux ou trois pages) et aux révélations et questions toujours bien placées, on a qu'une envie : connaitre la suite ! J'étais tellement pressée de connaitre le dénouement que j'ai lu les 250 dernières pages (un peu moins de la seconde moitié en fait…) d'un coup !
    Si j'ai un petit bémol à avancer, c'est plutôt au niveau de l'intrigue en elle-même qui m'a moins « bluffée » que celle de De fièvre et de sang. Je l'ai aimée et elle n'a pas été un frein à ma lecture (vu la vitesse à laquelle j'ai dévoré ces 500 pages) mais, je n'ai pas fait « Waouh ! ». En revanche, je n'ai pas vu venir la révélation du « coupable », ce qui a relancé de plus belle mon engouement et mon désir de connaitre la suite.
    La fin m'a un peu déstabilisée. Je n'imaginais pas un dénouement en particulier mais celui-ci m'a surprise. Je n'arrive pas à expliquer pourquoi sans trop en dire. Je pense que c'est le fait que le côté « ésotérique » prenne le dessus sur le reste, qui est en cause. J'aime bien les histoires dans lesquelles l'ésotérisme est présent, dans lesquelles on doute de ce qui existe ou n'existe pas… et j'aime quand la limite entre le réel et le « reste » est mince ; mais je trouve que dès qu'on passe carrément d'un côté de la barrière, l'histoire perd de son charme. D'un côté, avoir une explication, une fin claire, nette et précise, ça a aussi du bon… Raaaa… difficile de mettre des mots sur une sensation floue et en plus sans spoiler ! Conclusion de ces élucubrations : le dénouement m'a un peu déçue, mais d'un autre côté, je n'en vois pas de meilleur !
    Du côté des personnages, on est assez gâté. En effet, je trouve qu'après le rythme haletant, c'est un autre des points forts de l'auteur. Ils ont ce côté « ordinaire » grâce auquel on peut s'identifier à eux et à ce qui leur arrive, mais également un côté un peu « hors du commun » qui en font des figures fortes, complexes et particulièrement intéressantes !
    David est évidemment celui à qui je pense en premier. Les évènements le propulsent au rang « d'enquêteur » et de héros, alors qu'au départ il n'est qu'un photographe - certes doué, mais qu'un photographe quand même - très terre à terre ! Je l'ai trouvé attachant, j'ai aimé le suivre.
    La deuxième figure principale est celle d'Alexandre Vauvert, le flic géant pas toujours commode mais particulièrement efficace. J'avais déjà apprécié sa prestation dans De fièvre et de sang, je n'ai pas été déçue ici !
    Un petit mot sur celui qui donne son nom au roman, L'enfant des cimetières, qui incarne bien le rôle du psychopathe. Son jeune âge et son physique (que je n'ai pas eu de mal à imaginer) le rendent assez flippant et sa capacité à pouvoir atteindre les personnages n'importe où, n'importe quand, accentue encore le malaise et l'angoisse.
    Sire Cédric nous offre donc des personnages travaillés, très marquants !
    Pour revenir sur ce que je disais il y a quelques minutes (enfin, tout dépend la vitesse à laquelle vous lisez…), futurs lecteurs de Sire Cédric, soyez prévenus : L'enfant des cimetières n'est pas un thriller comme les autres ! Des meurtres, un tueur en série… oui. Mais aussi un prologue qui met en scène une démone, des rêves bizarres, des fantômes… je crois qu'on appelle ça un thriller « gothique » (mais c'est parce que le mot est à la mode ces derniers temps !), c'est surtout une enquête avec des éléments surnaturels. Il y a aussi le côté très « rock'n'roll », mais quand on a vu une photo de Sire Cédric, on ne s'étonne plus ! C'est effectivement un mélange assez particulier, qui peut surprendre et ne peut pas plaire à tous, mais pour ma part, j'aime beaucoup et je me retrouve assez dans les références « réelles » (groupe de musique, écrivains,…) dispersées ça et là par l'auteur.
    Je l'avais déjà signalé pour De fièvre et de sang, il me semble, mais j'apprécie également le fait que les intrigues de Sire Cédric se passent en France (vers Toulouse ici) et à notre époque ; j'ai l'impression, et c'est peut-être un peu bête, que les choses, plus proches géographiquement de moi, pourraient très bien m'arriver plus facilement que si elles se déroulaient aux Etats-Unis, en Chine ou je ne sais où… Vous voyez l'idée ?
    Enfin, terminons par quelques mots sur la forme du texte et la plume de l'auteur. Je l'ai déjà précisé un peu plus haut, mais je le répète, les chapitres sont très courts, ils n'excèdent pas les quinze pages. Autant dire que les 500 pages totales se dévorent à la vitesse de l'éclair ! J'aime lorsque les livres sont aérés de cette façon, c'est vraiment très agréable à parcourir !
    Autre élément appréciable : les différents points de vue successifs adoptés par Sire Cédric. On ne suit pas exclusivement l'histoire du point de vue de David, mais également de celui de Vauvert, de celui de L'enfant des cimetières… on sait tout sur tout, ou presque !
    Descriptions et dialogues ont su me convaincre. Je n'ai rien noté de gênant si ce n'est la scène un peu « crue » du prologue, mais rassurez-vous, la suite est beaucoup plus « soft ». Vraiment, aucun souci, les livres de Sire Cédric se lisent très bien !
    Pour résumer tout ça : j'ai aimé ! J'ai aimé le rythme accentué par les chapitres courts, les personnages charismatiques, le fait que ce thriller se passe en France (et oui, c'est un détail, mais je me sens tout de suite plus « touchée ») et le style de Sire Cédric, très fluide et très abordable. Je ne fais pas de cette lecture un coup de cœur car il m'a manqué un tout petit truc. Cependant, je conseille cette découverte aux amateurs de thrillers et de surnaturel !
    A nouveau, un grand merci à BOB, à Pocket et à Sire Cédric pour ce très bon moment de lecture et à très vite avec mon avis sur le dernier livre de l'auteur - Le jeu de l'ombre - acheté et dédicacé au salon du livre et qui ne tardera pas d'atterrir sur ma table de nuit !

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/l-enfant-des-cimetieres-de..
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    • Livres 5.00/5
    Par boulaycarine, le 29 mai 2012

    boulaycarine
    Intriguée par l'univers de Sire Cédric qui transparaît à travers son personnage, j'avais à cœur de découvrir cet auteur un peu singulier.

    Aux vues des nombreux admirateurs de l'auteur je ne pouvais faire l'impasse, et ce malgré mon scepticisme à aimer un thriller sur fond de fantastique.

    Le roman démarre sur le prologue d'une nouvelle, qu'il avait initialement écrite et publiée il y a quelques années pour l'Artbook « Ombres et lumières ». Cette nouvelle avait été inspirée par une peinture de Jean-Marc Dauvergne.

    Il nous y décrit la naissance de Nathaniel, l'enfant d'un démon. Naemah, un démon féminin fabuleux, d'une beauté éblouissante, l'incarnation du désir. Mère de toutes les égéries, inspiratrice de toutes les inspiratrices.

    « Un corps gracile aux hanches généreuses, aux fesses rondes pleines de promesses. Une poitrine qui appelle les baisers et les caresses. Un visage de poupée de porcelaine dont la bouche gourmande semble à elle seule l'incarnation du désir »

    Naemah qui pour donner naissance à cet enfant s'abandonne aux morts.

    «Sous la terre dans leurs prisons de bois, les êtres allongés ont commencé à frémir … Naemah est revenue pour eux … eux seuls peuvent l'aimer … des membres masculins miraculeusement revenus à la vie glissent en elle … des cadavres de femmes s'immiscent jusqu'à elle et Naemah les étreint elles aussi avec passion … elle ravive cette vie en elles et à l'apex de son plaisir plante ses crocs dans leurs poitrines généreuses, arrache des morceaux de chair morte qu'elle avale en se cambrant de délice »

    Un prologue lugubre, cru, insolite, mais prodigieux dans l'écriture, qui nous ouvre les portes d'un thriller diaboliquement original.
    Le livre commence 13 ans plus tard … dans la réalité quotidienne d'une ville du sud de la France, Toulouse.

    Aurore Dumas, journaliste Au nouveau regard persuadée de tenir un sujet en or, téléphone en pleine nuit à son collègue et ami David Ormeval photographe de presse, en lui demandant de rappliquer en vitesse : un crime particulièrement sordide vient d'avoir lieu.

    Raymond Mendez, est apparemment un homme sans histoire. Jusqu'au jour où victime d'hallucinations schizophréniques, il tue sa femme ainsi que ses deux enfants au fusil à pompe avant de retourner l'arme contre lui pour se faire sauter la tête.

    Le lendemain, François Mendez un adolescent se croyant poursuivi par des ombres menace de son arme les occupants d'un hôpital et tue Kristel une jeune artiste peintre. Cet adolescent est le neveu de Raymond Mendez qui aurait hérité des mêmes troubles schizophréniques que son oncle.

    Le photo-journaliste David Ormeval, qui n'est autre que le compagnon de Kristel décide de découvrir l'origine de cette contagion meurtrière. Il n'y a aucune explication logique à toutes ces morts, il cherche des réponses mais ne se retrouve qu'avec de Nouvelles questions … des questions de plus en plus folles.

    Le commandant Alexandre Vaubert de la police criminelle, est lui aussi dépassé par les évènements : ce n'était plus une série de coïncidences macabres qu'il avait sur les bras mais un épidémie de suicides !

    D'autant plus qu'une légende urbaine vient faire surface : celle de L'enfant des cimetières. Cet enfant cannibale, ce fantôme vengeur : on raconte que ceux qui le voient deviennent fous. Que lorsque le spectre de cet enfant croise votre regard, alors les cauchemars s'emparent de vous jusqu'à vous faire sombrer dans la folie et vous poussent au suicide.

    Et si cette légende urbaine était vraie ? Si cet enfant existait vraiment ? Une confrontation avec l'inimaginable …
    L'inimaginable, voilà vers quoi cette intrigue policière, qui glisse dans le surnaturel puis pénètre la réalité nous embringue.
    Sire Cédric réussit la prouesse de nous conter des scènes d'horreur en y apportant des touches de sensualité et de poésie. Une écriture toute en délicatesse pour des scènes parfois d'une violence poussée au paroxysme.

    Ses inspirations il les trouve dans des univers très différents : entre autre Stephen King côté auteur, Alan Edgar Poe et Charles Baudelaire côté poésie, David Lynch côté cinéma. Côté style : le gothique et côté musique : le métal.

    Cet éclectique mélange des genres, donne une lecture détonante et audacieuse.

    Les personnages traditionnels pour certains et totalement atypiques pour d'autres contribuent à l'originalité de ce roman.

    Alors thriller gothique ou thriller fantastique, qualifiez-le comme bon vous semble mais laissez vos sentiments se déchaîner ! Envoûtée par ce livre, mon scepticisme a été chassé. Il a suscité chez moi l'envie d'approfondir ma découverte du fantastique pour transformer cet essai.


    Lien : http://lecturederichard.over-blog.com/article-le-cercle-de-lecture-d..
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    • Livres 5.00/5
    Par ChristopheM, le 24 août 2012

    ChristopheM
    Tout commence par un songe, peut-être…


    Un fossoyeur massacre sa femme et ses deux enfants avant de retourner l'arme contre lui. À Terre-Blanque.
    Son neveu, témoin de la scène, va tenter de reproduire l'irréparable dans un hôpital.
    David et Aurore, journalistes ,sont tous les deux sur le coup Mendez, la tuerie familiale. P
    our le journal « Nouveau regard ».

    Kristel, la moitié de David, peintre, a un cours de dessin bénévole prévu pour les enfants à l'hôpital Jules — Barbey. Elle meurt.
    Une vague de suicide au sein de la police.

    David mène son enquête, Kristel lui a parlé de « L'enfant des cimetières » dans un rêve. Il a une longueur d'avance sur le commandant Vauvert. Un policier qui patauge face aux délires de témoins, à l'accumulation de victimes qui se donnent la mort.
    Que faire confronter à une légende urbaine ? le sceptique rejoindra le convaincu. Garantie pour le lecteur. Comment réagir ? Comment prouver à la police que le paranormal joue un rôle dans cette lugubre histoire ? En somme, c'est un nouveau regard qui s'impose aux protagonistes de cette macabre affaire.
    Et voilà, un prix Masterton pour ce livre.
    Une écriture Master King Ton Lovercraftienne.
    Mon ressenti immédiat, instantané. La simplicité apparente, lecture rapide inconsciemment, envouté par le débordement imaginatif.
    Ma préférence. Je dirais vaguement la maison des Mendez, L'appartement de David et sa captivité ailleurs sont trois scènes majeures où l'impact, la confrontation entre la réalité, l'imaginaire et l'ésotérisme donnent une horreur d'une intensité fabuleuse et maîtrisée. Un découpage plaisant grâce aux chapitres brefs et les alternances de point de vue. Maintien du suspens malgré l'impression que l'enquête est banalisée en parallèle, une enquête policière pas si utile, elle meublait. le reste suffisaient amplement…
    Tout part d'une mélopée hideuse, l'angoisse suinte, les ombres intransigeantes donnent envie au lecteur de se cacher. Vous n'avez jamais eu cela. Oui vous savez bien. Il fait noir, vous réussissez à vous miniaturisez et vous prenez la taille d'une mouche afin que le spectre, ou le fruit de votre cauchemar ne vous attrape pas. Il vous a vu et vous poursuit. Il vous trouve. Vous vous réduisez encore plus, telle une puce. Ce qui vous permet de vous infiltrer dans l'interstice existant entre deux planches, ou un petit trou qui arrive à point dans votre fuite… Et vous fuyez ou vous vous réveillez quand la chose vous a repéré…
    Imaginez que même dans ces conditions, le démon sache ce que vous êtes. Où vous vous planquez quelque soit votre taille… Aucune chance d'en réchapper.
    C'est pour cela que le lecteur voudra absolument lire au plus vite cette « mélopée »… Qui n'a pas envie de savoir comment s'échapper du cauchemar sans cache possible, ni réveil…
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    • Livres 5.00/5
    Par fleurdusoleil, le 07 septembre 2012

    fleurdusoleil
    Ce livre est maudit !!!! Je vous assure, impossible d'afficher sa couverture sur le blog, j'ai tout essayer mais rien n'y fait...l'esprit maléfique qui sème la terreur autour de David roderait-il encore entre ces pages...Qui sait ?
    Allez soyons un peu plus sérieux.
    Depuis le temps que de nombreux amis lecteurs m'incitent à lire L'enfant des cimetières de Sire Cédric, il était de mon devoir de me plonger dans ce thriller fantastique. Bon qu'on se le dise de suite, je classerais volontiers ce roman dans la littérature "Terreur". Tous les ingrédients sont réunis pour faire frémir de plaisir les amateurs de sensations fortes, des meurtres atroces, des folies hallucinatoires et délirantes, des personnages torturés, du sang, du sang et du sang. Si ça, c'est pas horrifique, je rentre dans les ordres dès demain !
    Et l'histoire...mais quelle histoire !!!! Mais où allez-vous chercher tout ça Sire Cédric ! C'est complètement dément ! J'en frissonne encore. Quand David, le reporter photo, perd la femme de sa vie, on se demande quelle direction prendra ce drame. Et rapidement, on glisse dans la folie et l'horreur !
    Pour le reste, je vais rester muette comme une tombe, et vous laisser dans l'ombre ( ou avec les ombres ! ) car il faut avoir rencontrer L'enfant des cimetières pour prendre conscience de...chut, j'entends une respiration près de mon oreille...serait-il près de moi...
    Bref, je vais simplement vous dire LISEZ CE LIVRE ! et découvrez vous même le génie de son auteur...

    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.fr/2012/09/lenfant-des-cimetieres-si..
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    • Livres 5.00/5
    Par Gr3nouille2010, le 01 septembre 2012

    Gr3nouille2010
    J'ai tellement entendu parler de ce roman.. Sans parler de l'auteur que tout le monde recommande ! Je me suis enfin décidée & c'est un bon coup de coeur ! La plume de l'auteur est fantastique, enivrante. Quant à son univers, j'ai adoré le découvrir & j'en redemande encore !
    L'enfant des cimetières est basée sur une légende urbaine. Cette légende revient petit à petit à la surface lorsqu'un drame est survenu. Un fossoyeur a tué sa femme & ses deux enfants avant de se donner la mort. S'ensuit d'autres meurtres & suicides inexpliqués qui vont donner du fil à retordre au commandant Vauvert, chargé de cette enquête. David va y être mêlé bien malgré lui lorsque sa femme se fait assassinée dans un hôpital par le neveu du fossoyeur.. La légende de L'enfant des cimetières est plus réelle que jamais..
    Si j'avais su que ça parlait autant de phénomènes surnaturels, je n'aurai sans doute jamais lu ce livre.. Tout est fait pour qu'on soit angoissé & torturé comme les personnages. D'ailleurs, ça commence très fort avec le prologue, qui est pour le moins intrigant & glauque. Puis l'histoire se met en place mais tout arrive très vite finalement & toujours dans le même ton.. Surtout que l'auteur fait monter progressivement l'angoisse du lecteur, à tel point qu'il est impossible de s'arrêter n'importe où ! La tension est parfois insoutenable, la peur est palpable, on vit vraiment avec les personnages, dans les moindres situations. Autant j'ai eu besoin de poser le livre pour souffler un peu, quand la situation en question me le permettait.. Autant je ne pouvais pas du tout le lâcher à cause de l'angoisse que l'auteur faisait durer, durer, durer.. le suspense est omniprésent, surtout lorsqu'on ne sait pas vraiment qui est cet enfant des cimetières.. Quand la découverte est passée, l'angoisse liée à ce personnage retombe un peu mais la peur est toujours là.. le stress lié aux autres personnages, à ce qu'il va se passer, ne retombe jamais..
    L'intrigue est bien menée autour de cette légende urbaine. J'ai beaucoup aimé suivre l'enquête même si on sait depuis le début qui est la cause de toutes ces morts, ce n'est pas un secret. Mais il y a encore beaucoup de choses que l'on ignore..
    À noter qu'il faut avoir le coeur bien accroché par moments.. Il y a certaines scènes décrites en détails qui sont très écoeurantes..
    Pour le côté surnaturel, ça m'a vraiment fait pensé à un film.. Je n'avais pas l'impression de lire mais de regarder ! & c'était sûrement le plus dérangeant.. C'est comme dans les films paranormaux où l'on sait qu'il va se passer quelque chose, on le sent, on s'y attend mais on ne sait pas du tout quand ça va tomber.. du coup, on panique, on a leur coeur qui palpite.. C'est exactement pareil avec ce roman.
    J'ai trouvé le personnage principal, David, un peu mou par moments mais comme sa femme meurt rapidement, je ne peux pas vraiment en tenir compte.. Enfin, il a le don de se mettre dans des situations courues d'avance & on a toujours envie de lui dire de ne pas faire telle ou telle chose puisque le dénouement est prévisible pour nous ! Il est très influençable & aussi complètement anéanti.. Je l'ai trouvé vraiment très crédible face à la mort de sa compagne & même dans les jours qui ont suivi.. On ressent bien ce qu'il traverse & ça ajoute encore plus de tension à l'histoire, sachant qu'il est déjà six pieds sous terre quand l'horreur frappe à sa porte..
    Aurore, une journaliste & amie de David, m'a souvent agacé.. Elle est très impulsive & elle m'avait l'air plus intéressé par le succès qu'autre chose.. Elle a des réactions complètement explosives, c'est un point fort pour l'histoire en elle-même mais ce n'est pas le genre de personnage que j'apprécie spécialement..
    Sire Cédric a une plume incroyable. Beaucoup de finesse, de douceur malgré des passages bruts & violents. Il décrit tout à la perfection, on voit tout : les lieux, les personnages, les détails ! Je suis épatée par la description de Nathaniel surtout.. Il le rend vivant & encore plus fascinant !
    Un roman à ne pas lire le soir avant de dormir, encore moins si on est sensible au surnaturel.. L'auteur nous fait entrer dans un univers où il est difficile d'en sortir sans devenir parano..

    Lien : http://laviedeslivres.cowblog.fr/l-enfant-des-cimetieres-3203921.html
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Citations et extraits

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  • Par brouillard, le 03 mars 2011

    - Mes bien-aimés, leur dit le démon.
    Ce sont les uniques mots du langage des mortels que prononce Naemah cette nuit-là.
    Sa voix évoque ensuite le vent du large et le réconfort des flammes, un souffle chaleureux et doux à travers le rideau de la pluie.
    L'assemblée de ses adorateurs se referme sur elle comme un manteau de chair, les mains décharnées s'approchent, effleurent sa poitrine aux mamelons tendus de désir. Elle sent des baisers humides sur sa peau, des langues qui s'insinuent entre ses orteils, le long de ses jambes, partout où les bouches peuvent venir déposer leur dévotion, et ses cheveux blancs s'enroulent fiévreusement autour des cadavres, pour les attirer plus près d'elle encore. Son sexe brûle comme un soleil liquide, ses hanches se soulèvent pour venir à la rencontre des bouches, des mains. Des membres masculins miraculeusement revenus à la vie glissent en elle, dans sa matrice de lave t de lumière, aussi bien qu'entre ses fesses, dans le siège de l'immondice et du plaisir.
    Sous la pluie battante, à la lueur des éclairs, la vie et la mort se mêlent, cathédrale de chair mouvante, de corps enlacés, qui ne semblent plus appartenir qu'à une seule entité avide et frémissante.
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  • Par brouillard, le 03 mars 2011

    Aux premières lueurs de l'aube, elle perd les eaux - rouge profond - et l'enfant glisse enfin hors de son corps, sans le moindre son, tel un mort lui-même. Il ne crie pas, ni ne pleure. Il ouvre seulement ses grands yeux bleus, et la dévisage en silence. Ses cheveux sont déjà assez longs, et blancs, à l'image de ceux de sa mère. Souillés par les sécrétions du placenta.
    Naemah arrache le cordon ombilical de ses entrailles, et le tranche d'un coup de dent à la base du ventre de son enfant. Un chagrin infini brille dans les yeux du nouveau-né. Elle le serre contre elle, l'embrasse une unique fois sur la bouche, puis elle le dépose dans les bras d'un gisant de marbre à l'air circonspect.
    Alors qu'elle se tient ainsi penchée sur lui, une ultime larme roule sur sa joue, une goutte de parfaite noirceur.
    Une larme pour le pardon.
    Elle éclate sur le front de l'enfant, y imprimant la forme d'une étoile noire.
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  • Par draven, le 12 février 2013

    Voila j'ai terminé de lire mon premier Sire Cedric eh ben je ne m'attendais pas à ça wouaa quelle imagination ! écriture parfaite, aucun temps mort, rien à jeter, des chapitres ultra courts et efficaces ! On est plongé dans un véritable film d'horreur avec un mélange d'Exorciste, The Grudge, La malédiction, the mirrors et une touche française (pour le commissaire grr). Une très bonne intrigue qui nous malmène du début à la fin en nous terrorisant littéralement ! J'ai bien aimé aussi la relation de David avec Kristelle cette si belle histoire d'amour décrite avec pudeur mais avec un réalisme vraiment rare de beauté et de subtilité très touchante.
    Bon mon conseil lisez le c est clair mais ne lisez pas la quatrième de couverture je trouve qu'elle spoile un passage important du livre c est dommage. 2ème conseil : il faut le lire le soir avec une faible lumière et si possible une musique d'ambiance genre film d'horreur pour plus d'effets :-),
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  • Par 111Genevieve111, le 19 janvier 2011

    -Et si je les tuais?Tout ses gens qui me veulent du mal?
    -Non.Tu ne peux pas faire ça
    -C'est facile pourtant.Si je mange leur esprit
    -Ne dis pas ça arrête
    -Ensuite ils nous ennuient plus.C'est vrai
    -S'il te plait ne parle plus jamais de ça.Il faut que tu apprennes.Viens par ici.
    -Je ne veux pas être attaché.
    -Il le faut
    -Je les tuerai quand même , tu sais.
    -Tais-toi . Tais-toi donc.
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  • Par leolechat, le 07 juillet 2011

    «Les deux syllabes roulent comme un verrou qui s'ouvre. Il n'a jamais compris d'ou vient cette vibration dans sa gorge, rugueuse et déferlante comme le tonnerre. Il va simplement la chercher, tout au fond, et elle est toujours là, bouillonnante, elle jaillit comme surgie du monde des songes. Opérant la magie».

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