ISBN : 2842283570
Éditeur : Le Pré aux Clercs (2009)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 70 notes) Ajouter à mes livres
Lorsque sa collègue Aurore l'appelle en pleine nuit pour couvrir avec elle un meurtre atroce, David, photographe de presse, se rend sur les lieux du drame. Un fossoyeur pris d'une folie hallucinatoire vient de massacrer sa femme et ses enfants avec un fusil à pompe, ava... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (42)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Melisende, le 31 mars 2011

    Melisende
    J'ai découvert Sire Cédric il y a quelques années grâce à sa page Myspace. L'univers m'intriguait, j'avais alors réussi à me procurer Angemort chez Nuit d'Avril (avant que la maison d'édition disparaisse). Je me souviens avoir apprécié cette lecture, mais sans plus. La vraie découverte de l'auteur s'est faite l'an dernier, en mars ou avril 2010, avec De fièvre et de sang, que j'avais adoré !
    Lorsque BOB a proposé un partenariat, je n'ai pas hésité, très curieuse de continuer ma découverte de l'auteur et très heureuse de pouvoir retrouver Alexandre Vauvert, le flic de De fièvre et de sang. Chronologiquement, L'enfant des cimetières vient avant (publié pour la première fois en 2009, 2010 pour De fièvre et de sang) mais l'ordre de lecture n'a pas d'importance, seul le personnage de Vauvert fait le lien entre les deux.
    Trêve de blabla, ai-je aimé cette lecture, oui ou non ? Et bien oui, j'ai aimé. Mais (car il y a toujours un mais) j'ai été moins surprise qu'avec De fièvre et de sang. Est-ce que je m'habitue à l'univers de Sire Cédric, est-ce que je suis blasée ? Dans tous les cas, même si ce n'est pas un coup de cœur, ce fut un très bon moment de lecture et je vous le recommande ! Merci BOB, merci Pocket et merci Sire Cédric !
    David, appelé en pleine nuit par sa collègue Aurore, se rend près du cimetière de la ville, sur les lieux d'une tragédie : un père de famille, fossoyeur pris de folie, a tué sa femme et ses deux enfants dans leur sommeil (ou presque…) avant de se suicider. Photographe pour un journal local, David immortalise la façade de la maison témoin de l'horreur, mais cesse vite, pris d'un mauvais pressentiment.
    Le lendemain, alors qu'elle rend visite aux enfants malades de l'hôpital, Kristel - artiste peintre et compagne de David - est tuée par un adolescent désorienté. Les deux camarades de celui-ci, également sur les lieux du crime, sont emmenés par la police pour être interrogés… L'un d'eux avoue des choses étranges…
    Effondré par la nouvelle, David - pourtant si cartésien - commence à faire des rêves mystérieux et sent la présence de Kristel dans leur appartement, surtout dans l'atelier de celle-ci. C'est en songe qu'elle le prévient du danger qu'il court et de l'identité de son assassin : L'enfant des cimetières
    Et si cette histoire n'était pas qu'une légende urbaine ? Et si L'enfant des cimetières existait vraiment, qui serait-il ? Quel serait son but ?
    Comme je le disais en « introduction », l'univers de Sire Cédric m'était déjà connu avant cette lecture ; pourtant, en lisant le prologue, je me suis vraiment demandée ce que c'était que ça, et où l'auteur voulait en venir ! Passées ces premières pages d'orgie morbide, l'histoire commence « vraiment » et on est très vite embarqué !
    Le gros plus ici, et dans les livres de Sire Cédric que j'ai déjà pu lire, c'est le rythme. En effet, grâce aux chapitres courts (parfois pas plus de deux ou trois pages) et aux révélations et questions toujours bien placées, on a qu'une envie : connaitre la suite ! J'étais tellement pressée de connaitre le dénouement que j'ai lu les 250 dernières pages (un peu moins de la seconde moitié en fait…) d'un coup !
    Si j'ai un petit bémol à avancer, c'est plutôt au niveau de l'intrigue en elle-même qui m'a moins « bluffée » que celle de De fièvre et de sang. Je l'ai aimée et elle n'a pas été un frein à ma lecture (vu la vitesse à laquelle j'ai dévoré ces 500 pages) mais, je n'ai pas fait « Waouh ! ». En revanche, je n'ai pas vu venir la révélation du « coupable », ce qui a relancé de plus belle mon engouement et mon désir de connaitre la suite.
    La fin m'a un peu déstabilisée. Je n'imaginais pas un dénouement en particulier mais celui-ci m'a surprise. Je n'arrive pas à expliquer pourquoi sans trop en dire. Je pense que c'est le fait que le côté « ésotérique » prenne le dessus sur le reste, qui est en cause. J'aime bien les histoires dans lesquelles l'ésotérisme est présent, dans lesquelles on doute de ce qui existe ou n'existe pas… et j'aime quand la limite entre le réel et le « reste » est mince ; mais je trouve que dès qu'on passe carrément d'un côté de la barrière, l'histoire perd de son charme. D'un côté, avoir une explication, une fin claire, nette et précise, ça a aussi du bon… Raaaa… difficile de mettre des mots sur une sensation floue et en plus sans spoiler ! Conclusion de ces élucubrations : le dénouement m'a un peu déçue, mais d'un autre côté, je n'en vois pas de meilleur !
    Du côté des personnages, on est assez gâté. En effet, je trouve qu'après le rythme haletant, c'est un autre des points forts de l'auteur. Ils ont ce côté « ordinaire » grâce auquel on peut s'identifier à eux et à ce qui leur arrive, mais également un côté un peu « hors du commun » qui en font des figures fortes, complexes et particulièrement intéressantes !
    David est évidemment celui à qui je pense en premier. Les évènements le propulsent au rang « d'enquêteur » et de héros, alors qu'au départ il n'est qu'un photographe - certes doué, mais qu'un photographe quand même - très terre à terre ! Je l'ai trouvé attachant, j'ai aimé le suivre.
    La deuxième figure principale est celle d'Alexandre Vauvert, le flic géant pas toujours commode mais particulièrement efficace. J'avais déjà apprécié sa prestation dans De fièvre et de sang, je n'ai pas été déçue ici !
    Un petit mot sur celui qui donne son nom au roman, L'enfant des cimetières, qui incarne bien le rôle du psychopathe. Son jeune âge et son physique (que je n'ai pas eu de mal à imaginer) le rendent assez flippant et sa capacité à pouvoir atteindre les personnages n'importe où, n'importe quand, accentue encore le malaise et l'angoisse.
    Sire Cédric nous offre donc des personnages travaillés, très marquants !
    Pour revenir sur ce que je disais il y a quelques minutes (enfin, tout dépend la vitesse à laquelle vous lisez…), futurs lecteurs de Sire Cédric, soyez prévenus : L'enfant des cimetières n'est pas un thriller comme les autres ! Des meurtres, un tueur en série… oui. Mais aussi un prologue qui met en scène une démone, des rêves bizarres, des fantômes… je crois qu'on appelle ça un thriller « gothique » (mais c'est parce que le mot est à la mode ces derniers temps !), c'est surtout une enquête avec des éléments surnaturels. Il y a aussi le côté très « rock'n'roll », mais quand on a vu une photo de Sire Cédric, on ne s'étonne plus ! C'est effectivement un mélange assez particulier, qui peut surprendre et ne peut pas plaire à tous, mais pour ma part, j'aime beaucoup et je me retrouve assez dans les références « réelles » (groupe de musique, écrivains,…) dispersées ça et là par l'auteur.
    Je l'avais déjà signalé pour De fièvre et de sang, il me semble, mais j'apprécie également le fait que les intrigues de Sire Cédric se passent en France (vers Toulouse ici) et à notre époque ; j'ai l'impression, et c'est peut-être un peu bête, que les choses, plus proches géographiquement de moi, pourraient très bien m'arriver plus facilement que si elles se déroulaient aux Etats-Unis, en Chine ou je ne sais où… Vous voyez l'idée ?
    Enfin, terminons par quelques mots sur la forme du texte et la plume de l'auteur. Je l'ai déjà précisé un peu plus haut, mais je le répète, les chapitres sont très courts, ils n'excèdent pas les quinze pages. Autant dire que les 500 pages totales se dévorent à la vitesse de l'éclair ! J'aime lorsque les livres sont aérés de cette façon, c'est vraiment très agréable à parcourir !
    Autre élément appréciable : les différents points de vue successifs adoptés par Sire Cédric. On ne suit pas exclusivement l'histoire du point de vue de David, mais également de celui de Vauvert, de celui de L'enfant des cimetières… on sait tout sur tout, ou presque !
    Descriptions et dialogues ont su me convaincre. Je n'ai rien noté de gênant si ce n'est la scène un peu « crue » du prologue, mais rassurez-vous, la suite est beaucoup plus « soft ». Vraiment, aucun souci, les livres de Sire Cédric se lisent très bien !
    Pour résumer tout ça : j'ai aimé ! J'ai aimé le rythme accentué par les chapitres courts, les personnages charismatiques, le fait que ce thriller se passe en France (et oui, c'est un détail, mais je me sens tout de suite plus « touchée ») et le style de Sire Cédric, très fluide et très abordable. Je ne fais pas de cette lecture un coup de cœur car il m'a manqué un tout petit truc. Cependant, je conseille cette découverte aux amateurs de thrillers et de surnaturel !
    A nouveau, un grand merci à BOB, à Pocket et à Sire Cédric pour ce très bon moment de lecture et à très vite avec mon avis sur le dernier livre de l'auteur - Le jeu de l'ombre - acheté et dédicacé au salon du livre et qui ne tardera pas d'atterrir sur ma table de nuit !

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/l-enfant-des-cimetieres-de..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par reveline, le 12 octobre 2011

    reveline
    S'il ne s'agissait que de noter la qualité de ce roman, je ne mettrais que deux étoiles (et encore !) mais sur ce blog je juge avant tout le plaisir de lecture ressenti, c'est pourquoi j'accorde trois étoiles à cet « Enfant des cimetières ». Cet ouvrage de Sire Cédric est typiquement le genre de livre qui pour être un tant soit peu apprécié exige que le lecteur ne soit pas trop regardant sur la vraisemblance de l'intrigue et de revoir ses attentes et ses exigences à la baisse.
    Tout est maladroit dans ce roman. A commencer par le style, simple et peu recherché, mais surtout en perpétuel décalage avec les prétentions de l'auteur. En effet, « L'enfant des cimetières » est un roman d'horreur pour adultes écrit dans un style jeunesse très approximatif. de même, le dosage entre la réalité et le fantastique n'est pas très réussi non plus. La jonction en est là encore maladroitement et grossièrement exécutée.
    Je l'ai déjà dit, l'intrigue est abracadabrante, c'est tellement du grand n'importe quoi que pris au trente-sixième degré, ça en devient totalement jouissif ! Tous les clichés de mauvaise série B sont convoqués et certains passages sont si too much, à trop vouloir essayer d'être effrayants, qu'ils en deviennent involontairement drôles. En écrivant cela, je pense notamment au prologue du roman que j'ai trouvé si ridicule et dégoutant que j'ai songé à abandonner ma lecture au premier chapitre. C'est dire… mais d'autres moments du roman peuvent concourir eux aussi pour la palme du grotesque sans problème. le souci, hormis le style de l'auteur, genre prose d'adolescent gothique à la complaisante morbidité, c'est que le gore présent dans le roman est trop premier degré, trop pris au sérieux, ça manque de second degré et de distanciation.
    Malgré tout, un phénomène étrange se produit avec ce roman ; on sait que ce n'est pas très bon, on se rend compte que c'est même très très moyen (pour ne pas dire mauvais) et pourtant on ne peut s'empêcher de tourner les pages jusqu'à la fin. Une fois dedans, c'est fichu, on est ferré, on déconnecte ses neurones et l'on s'autorise à éprouver un plaisir coupable (d'où les trois étoiles susmentionnées). Bizarre, non ? Enfin, on peut au moins décerner un bon point à ce roman : il est efficace. Après si je ne l'avais pas lu, ma vie n'en aurait pas été bouleversée non plus.
    Je suis désolée d'être aussi sévère avec ce roman et son auteur Sire Cédric mais je pense que mon acerbité est à l'image des attentes que j'avais concernant ce livre suite aux critiques dithyrambiques que j'avais croisées sur toute la toile (ou presque). J'ai quand même envie de lui donner une autre chance de me séduire, j'ai « De fièvre et de sang » sur mes étagères et je l'en sortirai sûrement un jour pour le lire et qui sait peut-être deviendrais-une alors une aficionado de plus du sieur Cédric ? C'est tout le mal que je me souhaite …

    Lien : http://labibliothequeanuages.over-blog.com/article-challenge-hallowe..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par 100choses, le 16 septembre 2011

    100choses
    Sire Cédric est un auteur que j'avais envie de découvrir depuis quelques mois, au vu de l'enthousiasme que ses livres ont suscité dans la blogosphère. du coup, quand j'ai trouvé ce volume en occasion chez Gibert, je n'ai pas hésité un instant !
    A peine quelques paragraphes ont suffi à totalement me faire adhérer à cet univers si particulier mis en place par l'auteur. En effet, dès le prologue j'étais totalement conquise. J'ai absolument adoré ce texte, qui dégage beaucoup de poésie et de beauté malgré le caractère cru des événements décrits. Ce prologue introduit magnifiquement l'histoire et reste mon passage préféré de tout le roman. Et là, ceux qui ont lu le bouquin vont me prendre pour une grande malade -_- »
    Quant au roman en lui-même, il comporte également de nombreux aspects qui m'ont énormément plu.
    Déjà, parce que je me suis énormément retrouvée dans cet univers onirique, oscillant entre réel et surnaturel, morbide mais plein d'élégance, de poésie, de charme, même. J'ai aimé ce délicieux sentiment d'horreur qui s'emparait de moi lors de ma lecture. Et bizarrement, je n'ai pas fait de cauchemars beaucoup plus tordus que d'habitude. Malgré son caractère cauchemardesque, je me sentais bien dans cette ambiance créée par l'auteur. de nombreuses références (littéraires, musicales…) me parlaient et me touchaient.
    Et puis forcément, j'ai particulièrement été touchée par la quasi omniprésence de la couleur bleue au sein de ce récit. J'ai beaucoup aimé, et je me suis retrouvée dans le rapport qu'entretient Kristel avec cette couleur. Pour le coup, on est vraiment dans la subjectivité, mais c'est un point qui a énormément compté dans mon appréciation du récit.
    Quant à l'intrigue alors que l'on connait le tueur dès les premières lignes, je l'ai trouvée vraiment bien menée. On ne s'ennuie pas une seconde, à osciller toujours entre fascination et crainte pour les mystérieux personnages qui hantent cette histoire. On se demande jusqu'où l'horreur va se poursuivre, quand et par quels moyens l'on pourra stopper les horreurs perpétrées par Nathaniel. Et puis malgré un coupable présenté dès les premières pages, tout n'est pas si simple et il reste un certain nombre de points mystérieux à éclaircir. A ce sujet, Sire Cédric réussit à bien mener son jeu, n'apportant pas les révélations trop tôt, mais amenant quand même les choses avec logique et progression. Tout est justifié, cartésien presque, malgré le caractère fantastique de certains éléments d'importance.
    L'une de mes seules petites déceptions provient du passage se déroulant dans les catacombes. Déjà, j'ai repéré quelques imprécisions/incohérences dans la description faite de ces lieux. Et puis même du côté de l'intrigue, j'attendais quelque chose de plus spectaculaire, que l'auteur sache mieux mettre en valeur ce lieux. Je suis une grande amoureuse des catacombes, carrières et autres souterrains, et là, j'ai trouvé la scène s'y déroulant un peu banale ; que l'histoire et la configuration des lieux n'avaient pas suffisamment été exploitées par l'auteur ; qu'il n'avait pas su assez bien rendre l'ambiance qui y règne, à mon goût. Mais je chipote !
    Bref, malgré ces petits détails, j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman et je brûle d'envie de lire les autres ouvrages de Sire Cédric pour pouvoir me replonger dans son univers si particulier !

    Lien : http://leboudoirdemeloe.wordpress.com/2011/09/15/sire-cedric-lenfant..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Ayma, le 11 novembre 2011

    Ayma

    Dans ce roman, on peut aborder la réalité de deux façons : l'une cartésienne et l'autre plus imaginative. Ces deux « positionnements » sont renforcés par deux personnages très opposés qui s'illustrent, chacun dans l'un ou l'autre des « positionnements ». le cartésien commandant Vauvert et le moins sceptique David. Tout oppose ces deux hommes et pourtant tout les rassemble en même temps. Aussi différents de caractère que possible, ils réagissent toutefois comme deux passionnés, l'un voulant déméler une vérité trop cauchemardesque pour être vraie, l'autre afin de sauver sa vie. Ces deux personnages sont très bien travaillés et servis par une histoire effrayante parce que tellement proche de la réalité.
    Mais voilà, on reste obnubilé par ce livre jusqu'aux toutes dernières pages. Pour ma part, je dirai que les dix dernières m'ont refroidie, déçue... Je ne comprends toujours pas pourquoi l'auteur a choisi cette fin qui ne cadre pas avec l'histoire invraisemblable qu'il parvient très bien à défendre tout au long du livre. Rien ne nous y prépare et la « chute » ne m'a pas vue tomber, plutôt m'affaisser en raison des regrets. Une fin, c'est le summum d'un livre, j'attends d'elle de soit me laisser le choix, soit me surprendre favorablement. Ici, j'ai été surprise mais dans le mauvais sens.
    Je dois également relever, toujours pour parler de cette fin, que lorsque je lis du King, maître inconsteté de l'horreur selon moi, je trouve les fins désastreuses car elles perdent la densité psychologique créée par la peur de la monstruosité du cerveau humain. Mettre fin à cette cruauté en transformant l'humain en monstre tangible me refroidit totalement. Et avec ce roman de Sire Cédric qui m'a malmenée tout du long en me faisant affronter mes pires peurs, je trouve à contrario que la fin est bien trop poétique pour faire perdurer cette même peur.
    En conclusion, il FAUT lire ce livre si vous êtes amateur du genre car c'est vraiment une bonne histoire. le style de l'auteur est remarquablement efficace. J'ai tremblé, allumé les lumieères pour cacher les « ombres » et senti mon ventre se contracter de terreur. En résumé, achetez-le, même si ça n'est pas un roman intéressant à relire, selon moi, et jetez-vous dessus au plus vite !
    Ma note : 17/20
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par soukee, le 14 janvier 2011

    soukee
    Bon, je vous le dis tout de suite : j'ai dévoré ce roman en une journée. Les thrillers me font toujours cet effet là : qu'ils soient bons ou mauvais, je ne peux jamais les lâcher.
    N'étant absolument pas spécialiste de ce genre littéraire, j'ai du mal à juger ce type de lecture au regard de références précises ou de lectures antérieures avec lesquelles elles sont susceptibles de résonner. Je peux uniquement parler de ce que j'ai ressenti à cette lecture.
    En réponse à ma curiosité pour la dénomination "thriller gothique", beaucoup d'éléments noirs et teintés d'ésotérique parsèment l'intrigue : la légende urbaine de L'enfant des cimetières - un adolescent albinos qui apparaît dans les cimetières et les morgues et qui s'insinue dans l'oeil de celui qui le regarde et le pousse au suicide -, les divers rituels, de sorcellerie, les développements autour des démons et des forces occultes, etc. Rien de rationnel donc, dès le début, mais c'est un pacte de lecture que Sire Cédric passe avec son lecteur dès son prologue. Qui rejette les mondes parallèles et le paranormal pose ce livre tout de suite !
    L'ayant lu d'une traite, je n'ai pas eu l'impression que l'intrigue souffrait de longeurs. le rythme est rapide, les événements s'enchaînent au pas de course et le suspense est dispensé efficacement au fil des pages. La plume de Sire Cédric est très cinématographique et permet au lecteur de parfaitement se représenter tant les décors que les scènes de ce thriller. La psychologie des personnages principaux est suffisamment approfondie pour permettre une identification à ceux-ci, même si on peut regretter le manque de vraisemblance lorsque le personnage principal, alors en plein deuil de sa compagne, se jette à corps perdu dans la résolution de l'enquête morbide. Certains argumenteront qu'il est poussé à agir ainsi par les apparitions de Kristel et les conseils qu'elle lui prodigue pour l'aiguiller.
    En résumé, un bon moment de lecture, malgré néanmoins des passages que j'ai trouvés vraiment gore, notamment toutes ces énucléations et ces meurtres tous plus atroces les uns que les autres. A savoir avant d'ouvrir ce livre !

    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2010/05/04/17770996.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (7)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par brouillard, le 03 mars 2011

    - Mes bien-aimés, leur dit le démon.
    Ce sont les uniques mots du langage des mortels que prononce Naemah cette nuit-là.
    Sa voix évoque ensuite le vent du large et le réconfort des flammes, un souffle chaleureux et doux à travers le rideau de la pluie.
    L'assemblée de ses adorateurs se referme sur elle comme un manteau de chair, les mains décharnées s'approchent, effleurent sa poitrine aux mamelons tendus de désir. Elle sent des baisers humides sur sa peau, des langues qui s'insinuent entre ses orteils, le long de ses jambes, partout où les bouches peuvent venir déposer leur dévotion, et ses cheveux blancs s'enroulent fiévreusement autour des cadavres, pour les attirer plus près d'elle encore. Son sexe brûle comme un soleil liquide, ses hanches se soulèvent pour venir à la rencontre des bouches, des mains. Des membres masculins miraculeusement revenus à la vie glissent en elle, dans sa matrice de lave t de lumière, aussi bien qu'entre ses fesses, dans le siège de l'immondice et du plaisir.
    Sous la pluie battante, à la lueur des éclairs, la vie et la mort se mêlent, cathédrale de chair mouvante, de corps enlacés, qui ne semblent plus appartenir qu'à une seule entité avide et frémissante.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par brouillard, le 03 mars 2011

    Aux premières lueurs de l'aube, elle perd les eaux - rouge profond - et l'enfant glisse enfin hors de son corps, sans le moindre son, tel un mort lui-même. Il ne crie pas, ni ne pleure. Il ouvre seulement ses grands yeux bleus, et la dévisage en silence. Ses cheveux sont déjà assez longs, et blancs, à l'image de ceux de sa mère. Souillés par les sécrétions du placenta.
    Naemah arrache le cordon ombilical de ses entrailles, et le tranche d'un coup de dent à la base du ventre de son enfant. Un chagrin infini brille dans les yeux du nouveau-né. Elle le serre contre elle, l'embrasse une unique fois sur la bouche, puis elle le dépose dans les bras d'un gisant de marbre à l'air circonspect.
    Alors qu'elle se tient ainsi penchée sur lui, une ultime larme roule sur sa joue, une goutte de parfaite noirceur.
    Une larme pour le pardon.
    Elle éclate sur le front de l'enfant, y imprimant la forme d'une étoile noire.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par 111Genevieve111, le 19 janvier 2011

    -Et si je les tuais?Tout ses gens qui me veulent du mal?
    -Non.Tu ne peux pas faire ça
    -C'est facile pourtant.Si je mange leur esprit
    -Ne dis pas ça arrête
    -Ensuite ils nous ennuient plus.C'est vrai
    -S'il te plait ne parle plus jamais de ça.Il faut que tu apprennes.Viens par ici.
    -Je ne veux pas être attaché.
    -Il le faut
    -Je les tuerai quand même , tu sais.
    -Tais-toi . Tais-toi donc.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par leolechat, le 07 juillet 2011

    «Les deux syllabes roulent comme un verrou qui s'ouvre. Il n'a jamais compris d'ou vient cette vibration dans sa gorge, rugueuse et déferlante comme le tonnerre. Il va simplement la chercher, tout au fond, et elle est toujours là, bouillonnante, elle jaillit comme surgie du monde des songes. Opérant la magie».
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par lebbmony, le 23 novembre 2011

    L'enfant des cimetières

    Cette histoire entre dans la catégorie des légendes urbaines, aussi appelées légendes contemporaines.
    On raconte qu'il arrive, lorsqu'on se promène dans l'enceinte d'un cimetière ou bien le long de sa clôture, d'apercevoir un étrange garçon, dont la seule vision vous met très mal à l'aise
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir L'enfant des cimetières par :

  • Mail
  • Blog

Lire un extrait

> voir plus

Lecteurs (130)

> voir plus

Quiz