> Francis Lacassin (Auteur de la postface, du colophon, etc.)

ISBN : 2258076080
Éditeur : Omnibus (2008)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres

Le Père Brown, prêtre catholique d'une petite paroisse de l'Essex, ne paye vraiment pas de mine. Petit et rondouillard, il semble même insignifiant avec son regard de myope et son grand parapluie qui l'embarrasse. Cette apparence banale abrite ... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 11 janvier 2012

    Cath36
    Hilarantes, désopilantes, rigolotes, quelquefois graves,souvent surprenantes, ces courtes nouvelles policières ont tout pour plaire aux amateurs d'humour anglais dans un style faussement "collet monté" qui en décape les conventions. On sent que Chesterton ne se prend pas au sérieux, et pourtant, ses textes construits avec un mélange de rigueur et d'originalité, surprennent autant qu'ils épatent.
    Reprenant les classiques du genre, Chesterton les traite à sa manière, et cela donne un résultat digne du grand écrivain qu'il est : beauté et précision des descriptions, minutie et suspens savamment distillés dans le déroulement de l'action, idées originales et inattendues, le tout en quelques pages vite lues.
    Je n'ai pas encore fini le volume, que je lis par petits bouts, mais je vous assure que je me régale. Délassement et sourires garantis.
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Citations et extraits

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  • Par Cath36, le 10 janvier 2012

    Ces pas étaient si étranges qu'il était difficile de juger s'ils appartenaient à l'ordre normal des choses. Du bout des doigts, le Père Brown suivait leur rythme, sur le rebord de la table, comme quelqu'un qui essaierait de reproduire une mélodie au piano.
    D'abord venait une série précipitée de petits pas rapides, tels ceux d'un léger marcheur engagé dans une course au pas. Puis ils s'arrêtaient net, pour faire place à une marche lente et cadencée qui occupait le même intervalle de temps, mais comptait quatre fois moins de pas. A l'instant même où le bruit de la dernière enjambée s'éteignait dans le corridor, les pieds rapides et légers reprenaient leur course, pour faire bientôt place aux chocs sourds causés par les grands pas. Ces bruits de pas provenaient certainement d'une même paire de bottes, d'abord parce que (comme nous l'avons vu) il n'y avait pas d'autres bottes dans le couloir, ensuite parce qu'elles produisaient le même craquement. Le Père Brown avait l'esprit trop actif pour ne pas chercher la solution d'une telle énigme, mais cette fois son cerveau faillit éclater. Il avait vu des gens courir pour mieux sauter. Il en avait vu d'autres courir pour mieux glisser. Mais dans quel but pourrait-on courir pour marcher ? Ou bien encore, dans quel but marcherait-on pour courir ? Et comment décrire autrement les entrechats auxquels se livrait cette paire de jambes invisibles ?...le cerveau du prêtre s'emplissait des mêmes ténèbres que la pièce dans laquelle il se trouvait.
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  • Par Cath36, le 11 janvier 2012

    Il fallut attendre qu'ils enlèvent, l'une après l'autre, une quantité de couvertures qui eussent suffi à fournir un bazar, des fourrures appartenant à toutes les bêtes de la création et des écharpes de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel pour qu'enfin on puisse distinguer quelque chose qui ressemblât à une forme humaine, la forme d'un vieux monsieur aux traits aimables, d'aspect étranger, portant le bouc et frottant l'un contre l'autre ses gros gants fourrés avec un sourire épanoui.
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  • Par Cath36, le 11 janvier 2012

    Les deux épées étincelaient, de la garde à la pointe, telles deux aiguilles de diamant. Il y avait quelque chose de terrible dans la petitesse et la gaieté apparente des deux silhouettes. On eût dit deux papillons qui se seraient efforcés de s'épingler mutuellement sur un bouchon.
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  • Par Cath36, le 11 janvier 2012

    Ce sont les trois célèbres diamants africains, ceux qu'on appelle les "Etoiles filantes" parce qu'on les a volés tant de fois.
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