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> Anouk Neuhoff (Traducteur)

ISBN : 2710331640
Éditeur : Quai Voltaire (2010)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 484 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"La foudre m'a frappée toute ma vie. Mais une seule fois pour de vrai".

Dans les années 1810, à Lyme Regis, sur la côte du Dorset battue par les vents, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et se passionne pour ces "prodigieuses créatures" dont l'ex... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 11 août 2012

    lehane-fan
    Une envie de bouquin d'ambiance à la Austen ou Campion ? Si c'est un oui affirmatif alors Prodigieuses créatures devrait pleinement remplir le cahier des charges...
    Plutôt fan de thriller à la base , j'avouais mon scepticisme en débutant ce roman et puis là , comme l'aurait dit Garcimore , mayique , y a un tlouc , la sauce prit de suite et fut très digeste !
    Pourtant , le postulat de départ avait de quoi freiner un chouilla ! Un bouquin faisant la part belle aux fossiles , moi qui ai déjà du mal avec la chaine Public Sénat...
    Début 19e à Dorset , petit comté du Sud-Ouest de l'Angleterre . Deux femmes que tout oppose socialement vont se prendre mutuellement d'affection , réunies par une même passion dévorante pour l'archéologie . A ma droite , la jeune Mary Anning . Sorte de Cosette outre-atlantique issue d'une famille dont le père amputé des bras a bien du mal à joindre les deux bouts . Bon , j'exagère sensiblement mais les Anning tirent régulièrement le diable par la queue , n'étaient ces fossiles , découverts par la petite fille prodigue , qu'elle cède régulièrement aux collectionneurs les plus fortunés moyennant finances .
    A ma gauche , Elizabeth Philpot , vieille fille issue de la bourgeoisie désargentée , au caractère affirmé et à la gouaille rafraichissante . Rien en commun si ce n'est cet attrait irrépressible pour ces Prodigieuses créatures qui soudera à jamais leurs destinées communes .
    Chevalier écrit superbement . C'est un fait . Après avoir officié dans diverses revues en matière d'horoscope journalier sous le pseudo Chevalier du Zodiaque , elle s'affirme ici en tant que véritable écrivaine à la plume sensible et évocatrice . Une écriture d'autant plus plaisante qu'elle s'appuie sur un travail de recherche en amont très affiné . Belle peinture de cette Angleterre de début de siècle percluse de traditions ancestrales contre lesquelles il ne fait pas toujours bon s'élever ! Ce sera cependant le cas avec la petite Mary ( à qui Cabrel rendra un vibrant hommage musical ) qui , forte d'une expérience indéniable , ira jusqu'à tenter de faire la nique à une communauté scientifique figée dans ses croyances et son jusqu'au boutisme machiste aussi risible que pathétique . Un combat qu'elle mènera courageusement avec sa complice atypique qui jamais ne tentera de l'en dissuader , privilégiant toujours la vérité scientifique au déshonneur d'une telle démarche supposée déplacée...Féministes avant l'heure et anti-conventionnelles , ces deux héroines attirent immanquablement l'adhésion et le respect .
    Deux portraits de femmes touchants , fouillés , permettant à l'auteure de dérouler sereinement son récit historique . En y greffant une certaine rivalité amoureuse et professionnelle , Chevalier ferre un peu plus un lecteur déjà enthousiaste et mérite ainsi d'aller désormais troner à la table ronde des écrivains à suivre de très près !
    Prodigieuses créatures , Sniper aurait pu se fendre d'un : c'est gravé dans la roche , ouaich , ouaich...
    3,5 / 5
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    • Livres 4.00/5
    Par sandrine57, le 26 juillet 2012

    sandrine57
    A 25 ans, Elizabeth Philpot n'est ni assez riche ni assez belle pour espérer trouver un mari. Son frère l'installe donc avec ses soeurs à Lyme Regis, petit village du Dorset. Les trois soeurs, pourvues d'une petite dot, y vivent paisiblement et s'y adonnent à leurs passe-temps respectifs. Pour Elizabeth, il s'agit de la chasse aux "curios", ces fossiles que l'on trouve tout le long de la côte. C'est en prospectant qu'elle va faire la connaissance de la toute jeune Mary Anning, très douée pour trouver les fossiles même si ses motivations sont plus financières qu'esthétiques. Malgré leurs différences d'âge et de condition, leur passion commune va les rapprocher et une profonde amitié va les unir.

    Comme elles sont dérangeantes ces deux femmes pour la bonne société anglaise du début du XIXè siècle!
    Comment Elizabeth peut-elle compromettre sa réputation, et par extension celle de ses soeurs, en s'abaissant à côtoyer la plèbe? En négligeant sa tenue! En se couvrant de boue! En se salissant les mains! En quittant son foyer par tous les temps pour creuser la roche, parfois même en compagnie de représentants de la gent masculine!!
    Comment Mary, petite fille sans fortune ni éducation, peut-elle, avec ses découvertes de spécimens inconnus, mettre à mal toutes les théories scientifiques et toutes les certitudes de l'Eglise?!
    A une époque où la femme n'a aucun accès à la connaissance, Mary Anning va bouleverser le monde de la paléontologie en découvrant le premier spécimen d'ichtyosaure. Malmené par les érudits qui vont jusqu'à la qualifier de tricheuse, désespérément pauvre et donc sans défenses, Mary pourra compter sur l'aide d'Elizabeth Philpot, même quand leur amitié sera malmenée par leur rivalité amoureuse.
    A partir d'éléments biographiques de ces deux femmes ayant réellement existé, Tracy CHEVALIER brode une belle histoire de pionnières courageuses et obstinées. Si Elizabeth est un brin agaçante, Mary est tout à fait touchante dans sa passion, qu'elle ait pour objet les fossiles ou un homme.
    Une lecture qui enrichit, qui émeut, qui indigne, qui fait réfléchir.
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    • Livres 3.00/5
    Par Ode, le 29 décembre 2012

    Ode
    J'hésitais avant d'entamer "Prodigieuses créatures", car les fossiles ne sont pas spécialement ma tasse de thé. Mais encore une fois, le talent tranquille de Tracy Chevalier a agi, et je ne regrette pas mon excursion dans la petite station balnéaire de Lyme Regis, au tout début du XIXe siècle.
    C'est une passion commune pour la découverte des "curios" - ainsi que les gens de l'époque nomment les fossiles - qui va réunir Elizabeth Philpot, demoiselle un peu excentrique, exilée de Londres avec ses deux sœurs, et Mary Anning, une enfant du cru qui, depuis son plus jeune âge, arpente les plages fouettées par le vent. Par la voix d'Elizabeth et de Mary, se dessine une société lourde de conventions et encore sous les dogmes de l'Eglise, la trace d'espèces animales disparues étant peu compatible avec la perfection du Créateur divin. Chercher les fossiles est une occupation solitaire et salissante, jugée peu convenable pour une dame. Malgré leur profonde connaissance du sujet, nos deux héroïnes sont traitées avec condescendance par la communauté scientifique exclusivement masculine.
    Dans cette biographie romancée, Tracy Chevalier sort de l'oubli cette pionnière que fut Mary Anning et réussit une délicate immersion dans la société anglaise du début du XIXe siècle. L'ombre de Jane Austen est palpable dans l'évocation de la vie et des sentiments des trois sœurs Philpot. Citons les élans romantiques de Margaret, la benjamine, le caractère obstiné mais aussi teinté d'humour d'Elizabeth, ou bien sa supposée rivalité amoureuse avec Mary Anning à l'endroit du sémillant colonel Birch... En suivant la passion singulière de ces deux femmes pour les fossiles marins, ichtyosaures et autres plésiosaures, on assiste aux débuts de la géologie et de la paléontologie - thème agréablement souligné par les gravures de fossiles qui ornent chaque chapitre.
    C'est certain, après cette longue promenade sur la côte du Dorset, je ne regarderai plus les galets de la même façon...
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    • Livres 4.00/5
    Par mariech, le 05 août 2012

    mariech
    Rencontre entre deux femmes que tout oppose : Elisabeth Bilbot , jeune femme cultivée , dont la famille a eu des revers de fortune , pas très belle ni assez riche pour espèrer faire un beau mariage et Mary , jeune femme de condition très modeste qui passe sa vie à rechercher des fossiles . Elles vont s'apprendre à se connaître et à partager leur passion malgré les différences sociales .Toutes les deux n'hésitent pas à bousculer les conventions de leur époque , où les femmes sont confinées dans leur rôle de d'épouses et de mères , celles qui s'écartent de ce chemin tout tracé sont considérées comme des originales et subissent les moqueries .
    C'est pourtant grâce à des femmes comme elles que les mentalités vont changer et que la condition féminine va s'améliorer .
    Il s'agit aussi d'un hommage certes très nuancé sur Mary Anning , pionnère dans la découverte des fossiles , dont le travail minutieux sera reconnu par le monde très fermé des paléontologues masculins .
    Un roman tout en finesse que j'ai beaucoup aimé , j'en garde un très bon souvenir .
    Une belle évocation de l'Angleterre puritaine .
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    • Livres 4.00/5
    Par ssstella, le 16 juin 2014

    ssstella
    Excellente lecture, que j'ai d'autant plus appréciée que je fus un temps... "chasseuse de fossiles". Ammonites, bivalves ou bélemnites j'en ai trouvés, "croco", ichtyosaures ou plésiosaures... jamais !
    Même si on ne se passionne pas pour ces vieux cailloux, c'est une lecture captivante pour plus d'une raison... ce sont deux émouvants portraits de femmes à une époque où elles ne pouvaient tenir l'avant-scène dans des domaines scientifiques ; c'est une touchante histoire d'amitié ; et enfin, c'est un récit qui vous tient et dont l'intérêt ne se relâche jamais.
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Citations et extraits

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  • Par tamara29, le 05 janvier 2013

    C'était le genre de situation qu'on rencontrait dans ses romans de prédilection signés d'écrivains comme miss Jane Austen. Une miss Jane Austen que Margaret était sûre d'avoir croisée à la salle des fêtes lors de notre premier séjour à Lyme Regis. Un des livres de cet auteur se passait d'ailleurs ici, mais je ne lisais pas de romans et il n'était pas question que je m'y essaie. La vie elle-même était bien plus compliquée, et ne se terminait jamais de manière aussi simple, avec l'héroïne qui trouvait obligatoirement chaussure à son pied. Nous, les soeurs Philpot, étions l'incarnation de cette existence boiteuse. Je n'avais pas besoin de romans pour me rappeler ce que j'avais manqué.
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  • Par BMR, le 21 septembre 2010

    [...] Nous étions à peine instalées à Morley Cottage qu'il devint évident que les fossiles allaient devenir ma passion. Je devais en effet m'en trouver une : j'avais vingt-cinq ans, peu de chances de me marier un jour, et besoin d'un passe-temps pour occuper mes journées. Il est parfois extrêmement assommant d'être une dame.

    [...] Je me mis à hanter les plages de plus en plus fréquemment, même si, à l'époque, rares étaient les femmes qui s'intéressaient aux fossiles.

    [...] On ne saurait nier que les fossiles constituent un plaisir insolite. Tout le monde ne les apprécie pas car ce sont des restes de créatures défuntes.
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  • Par ssstella, le 14 juin 2014

    Molly Anning murmura un merci, mais sans lever les yeux Je savais qu'elle n'avait pas une haute opinion de moi, car j'étais l'incarnation de ce qu'elle ne voulait pas que Mary devienne : une vieille fille obsédée par les fossiles. Je comprenais ses craintes. Ma mère non plus ne m'aurait pas souhaité cette vie-là -pas plus que je ne me l'étais souhaité moi-même il y a quelques années. Pourtant, maintenant que j'avais cette vie-là, elle ne me paraissait pas si mal. À certains égards, je jouissais de plus de liberté que les filles de bonne famille qui avaient trouvé à se marier.
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  • Par Ode, le 23 décembre 2012

    De tous les endroits que nous avions vus cet été-là, Lyme me sembla le plus attrayant. Nous étions déjà au mois de septembre, un mois merveilleux où que l'on soit. Avec sa douceur et sa lumière dorée, il est à même de rendre séduisante la station balnéaire la plus sinistre.

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  • Par Ode, le 31 décembre 2012

    J'en arrive à oublier que les gens voient les fossiles comme des ossements. Ils le sont, en effet, mais j'ai tendance à les considérer davantage comme des œuvres d'art qui nous rappellent ce qu'était autrefois le monde.

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