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ISBN : 2330048521
Éditeur : Actes Sud (2015)


Note moyenne : 3.45/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Bill Clegg, jeune et talentueux agent littéraire new-yorkais, raconte sa descente dans l’enfer du crack avec, en filigrane, la mise au jour d’une fêlure d’enfance.
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Shokojo, le 14 août 2015

    Shokojo
    Le pitch : Portrait d'un fumeur de crack en jeune homme, c'est l'histoire d'un mec, Bill, dont la vie est ultra cool (job dans l'édition, appartement à New York, amoureux super qui bosse dans le cinéma...) et qui fout tout en l'air, compte épargne et love story, pour quelques semaines à se défoncer au crack dans des chambres d'hôtel.
    Pourquoi j'ai mis 3 étoiles : parce que je trouve ce premier roman plutôt réussi. Malgré un sujet aussi grave, on ne tombe ni dans le pathos, ni dans le sordide. Pas de larmes, pas de scène écoeurante : on est maintenue à distance tout en étant le témoin de cette descente aux enfers. L'auteur nous livre quelques bribes de cet épisode (la complexité toute relative à se procurer du crack, la manière dont on se fait des contacts, la peur du manque, le problème de la solitude, la paranoïa, les répercussions physiques, l'éloignement des proches) tout en revenant sur des événements marquants de sa vie passée - y compris son enfance - dans un habile jeu de flashback.
    En revanche, malgré un style dynamique (on passe de la première à la troisième personne sans s'en rendre compte), j'ai eu quelques moments d'ennui. Les différents scènes dans les chambres d'hôtel auront finis par me rendre définitivement claustrophobe... J'ai aimé l'absence de victimisation de l'auteur (je me drogue pour oublier que les gens sont vraiment très méchants, bla-bla-bla...), et en même temps, cette résilience face aux événements me laisse un peu perplexe... Qu'est ce que l'auteur a tiré de cette expérience?
    Il existe une suite (90 jours), que j'ai hâte de découvrir.
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    • Livres 5.00/5
    Par Theoma, le 27 février 2013

    Theoma
    Bill Clegg semble incarner la réussite. Jeune agent littéraire talentueux, en couple depuis huit ans, un bel appartement dans un quartier envié de New-York. La dépendance ne transparaît pas dans les apparences. Bill Clegg est accro au crack depuis des années. Il revient sur un épisode particulièrement ravageur, ce que l'on appelle justement, la descente aux enfers.
    Récit d'une dévastation, triste et courageux, Portrait d'un fumeur de crack en jeune homme se démarque par son honnêteté d'une grande exigence. J'ai été tellement touchée. Une lecture obsédante, cruelle, et solaire. Impossible à lâcher.
    Pour Bill Clegg, le salut n'est que dans la vérité. L'auto-analyse est d'une grande force. L'auteur refuse toute concession. Il écrit les faits avec une simplicité désarmante. Il en faut du courage pour se dépeindre avec une telle justesse. S'absoudre par l'écriture.
    Les balbutiements de son homosexualité, la recherche de soi, la relation à l'existence, aux autres, la détestation de soi, le basculement dans la perte, de soi-même, de sa dignité. le dénuement, l'apprivoisement de la vie et cette question, lancinante, jusqu'où peut-on aller par amour ?
    Lyrique, granitique, crépusculaire, remuant, ténébreux, insolent, intense, glaçant, électrisant, terriblement bien écrit et sans voyeurisme, une révélation.

    Lien : http://www.audouchoc.com/article-portrait-d-un-fumeur-de-crack-en-je..
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    • Livres 4.00/5
    Par Loutre_des_Rivieres, le 09 octobre 2012

    Loutre_des_Rivieres
    Bill Cleg est agent littéraire, habite New York, fréquente les milieux cultivés, est amouré d'un jeune cinéaste Noah. Mais il se pose des questions, cherche sa place, et peu à peu tombe dans l'alcool puis la drogue. Il raconte sa descente dans les enfers du crack, sa peur, sa dépendance.
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    • Livres 3.00/5
    Par salingerJD, le 25 juillet 2015

    salingerJD
    Ce livre est autobiographique et son intérêt demeure dans le fait que le couple a chacun raconté son histoire. Bill Clegg a écrit ce livre, tandis que son amant, a réalisé le film " Keep the lights on".
    Il est très important de regarder le film pour avoir le point de vu de "Noah" sur les mêmes événements ( Noah est en réalité le réalisateur Ira, qui prend le nom de Erik dans le film, Bill prend le nom de Paul).
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  • Par matt3743, le 26 février 2014

    matt3743

Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Cécile Guilbert pour le Magazine Littéraire

    Comme Dante dont le teint verdâtre prouvait aux yeux des Florentins qu'il avait bien visité l'Enfer, Burroughs affirmait posséder « ce masque de chair d'emprunt que portent tous ceux qui ont survécu au Mal ... > lire la suite

    Critique de qualité ? (5 l'ont appréciée)

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Citations et extraits

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  • Par Shokojo, le 09 août 2015

    Ne pas se reconnaître dans le miroir, c'est comme voir une photo que quelqu'un a prise de vous à une fête et envier immédiatement cette personne attirante, libre, à l'aise partout, dont le regard se perd au-delà de l'infranchissable limite qui sépare son monde du vôtre ; vous vous imaginez que la gêne, l'insécurité et les regrets lui sont étrangers, et d'emblée vous détestez cet enfoiré. C'est alors que vous vous rendez compte qu'il s'agit de vous. Mais c'est impossible, ça ne peut pas être vous.
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  • Par youcantget, le 08 mars 2011

    Ces dernières paroles ont dû être prononcées en montant l'allée ou devant le garage, parce-qu'au mot "dégâts", il se rappelle qu'il a levé la tête vers la maison couleur charbon en se disant qu'un radiateur et du papier peint neufs n'étaient pas grand-chose comparé à ce qu'il faudrait pour le réparer, lui.

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  • Par youcantget, le 08 mars 2011

    La ville ressemble à un dessin animé où un accident cosmique m'aurait propulsé. les agents de sécurité sont les seuls à me remarquer : pour les autres, je suis invisible.

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