Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2070120643
Éditeur : Gallimard (2008)


Note moyenne : 2.97/5 (sur 77 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dominique Rossi, ancien militant gauchiste, fonde à la fin des années quatre-vingt le premier grand mouvement de lutte et d'émancipation de l'homosexualité en France.

Willie est un jeune paumé, écrivain scandaleux à qui certains trouvent du génie.
... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (22)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 10 juin 2011

    Malaura
    Collègue de Doumé, amie de Willie et amante de Leibo, Elisabeth Levallois raconte comment les relations - amoureuses, amicales ou intellectuelles - qu'elle entretenait avec les 3 hommes les plus importants de sa vie se sont, avec les années sida, irrévocablement délitées, jusqu'à transformer en haine absolue l'amour que se portaient Doumé et Willie.
    Dans le milieu underground parisien, Willie paiera cher son rêve de gloire ainsi que son inconsciente, exubérante et inconséquente jeunesse.
    A travers le portrait de 4 personnes, acteurs ou témoins de leur temps, Tristan Garcia rappelle à notre souvenir nostalgique ce qu'ont été les années sida.
    De 1980 au début des années 2000, il revisite cette époque gaie et tragique, marquée par l'émergence des mouvements homosexuels et stigmatisée par la maladie.
    Une période où l'insouciance a fait place à un débat politisé, médiatisé, conflictuel et générationnel, que l'auteur réussit à aborder avec beaucoup d'à propos dans une langue fortement orale et très contemporaine.
    Un premier roman prometteur.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Manu, le 23 février 2010

    Manu
    Paris n'est pas exclusivement un musée géant, ni un bar à pute. Non, pas seulement, ce fut aussi le théâtre de la communauté gay dans les années 80-90, pour s'effacer lentement mais sûrement les années suivantes. le quartier mythique du marais n'est aujourd'hui plus qu'un ensemble de bistrots et restaurants pour bobos où se retrouvent les hommes amoureux d'autres hommes. Tristan Garcia veut nous raconter par le biais de quatre personnages d'un milieu révolu l'histoire du véritable Paris gay, celui d'il y a quinze ou vingt ans. Non, le jeune auteur ne l'a pas vécu, mais il est suffisamment renseigné et n'hésite pas, avant même que le livre ne commence à nous avertir : « Les personnages de ce roman n'ont jamais existé ailleurs que dans les pages de ce livre. » mais que s'ils nous semblent pourtant si proche de personnes réelles c'est que « plongés dans des situations parfois comparables, personnes et personnages n'agissent pas autrement. ».
    La meilleure part des hommes n'est pas un essai, mais bien un roman de fiction, nous voilà tout de suite rassurés. Nous suivrons Élisabeth, femme travaillant dans les pages cultures de Libé et (trop ?) proche du milieu gay. Elle connaît tous les grands penseurs de la société homosexuelle parisienne : Willy, un jeune paumé qui se fera une joie de détruire ce qui l'a construit ; Dominique, la figure du père pour le jeune Willy et patron d'un certain Stand-Up (hum…) apôtre de la prévention sur le SIDA et enfin l'amant de la journaliste, Leibowitz, ancien gauchiste passé de l'autre côté de la barricade et qui finira par soutenir Chirac puis Sarkozy.
    Tristan Garcia ne se concentre que sur les personnages antagonistes de Dominique, le patriarche et de Willy, le jeune fou ne voulant que la destruction des institutions, tout en ne tournant qu'autour de la narratrice. La haine de Willy pour Dominique l'amènera bien entendu à sa perte alors que ce dernier renait de ses cendres. Une épopée qui n'a rien d'original, mais l'intérêt de ce premier roman n'est pas là, les véritables héros ne sont autre que le SIDA et les années folles pour la communauté gaie parisienne. Essayant de nous plonger dans les coulisses d'un milieu, qui — comme tous les milieux — fascine et nous permettant d'accepter une histoire N'AYANT de sens et d'intérêt que par son existence, le lecteur y croit sans réellement être convaincu, un peu comme un reportage sur M6. Nous sommes au plein cœur d'un environnement dur, où tous les coups bas sont possibles, où les gentils sont méchants et où les méchants sont gentils, mais où l'ensemble est totalement cloisonné, où tout le monde est à SA place. La psychologie des personnages n'existe pas vraiment, ils ne sont qu'une fonction : le type qui retourne sa veste, le papa rassurant et garant de la bonne morale et le jeune fou se détruisant tout en brisant les personnes autour de lui. le sujet avait tout pour plaire, le tout est d'ailleurs plutôt réussi. Ne manque qu'un peu d'éclectisme.
    Tristan Garcia choisit pour nous conter cette histoire un rythme rapide, entrecoupé sans arrêt par un chapitrage trop imposant cassant la construction du roman. le choix n'est pas anodin et renforce le côté télévisuel du roman, nous rappelant que oui, ce livre est une fiction, qu'il ne raconte pas la réalité, comme il nous avait prévenus dès le départ. Reste que ce rythme gâche parfois le récit, nous empêchant de nous y plonger totalement, de ressentir ce qu'éprouvent les protagonistes. Il aurait peut-être été bon de laisser quelques fois l'action brute de côté pour nous émouvoir, pour comprendre, pour nous interpeller.
    La meilleure part des hommes est une satisfaisante introduction à un milieu, un de plus, que nous ne maitrisons pas encore, de par sa jeunesse. Mais le récit souffre d'un manque de temps pour que nous y croyions absolument. Un premier roman plutôt agréable dans l'ensemble, mais qui nous laisse une impression d'inachevé et dont le manichéisme est trop important pour en être réellement satisfait. Si vous êtes intéressé par la période et le sujet, vous ne serez surement pas déçu, Garcia vous y promènera et vous prendra par la main pour visiter cet environnement que l'on ne connaît pas.

    Lien : http://www.leblogdemanu.com/livres/la-meilleure-part-des-hommes-de
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 1.00/5
    Par Mamzelle, le 21 janvier 2009

    Mamzelle

    Écrire un roman sur une période, un contexte socio-économico-sanitaire et une communauté que l'on n'a pas connu est certes une prouesse qui se doit d'être soulignée.
    Mais écrire sur un tel sujet, à savoir la traversée des années Sida au sein de la communauté homosexuelle parisienne et ses ramifications politico-intellectuelles nécessite tout de même de se documenter un peu plus que sur la seule biographie des hommes sur lesquels on calque ses personnages…
    Dans “La meilleure part des hommes”, Tristan Garcia nous parle donc des années 80-2000, de l”arrivée” du SIDA, de la communauté homosexuelle et des grands figures de l”époque.
    Car on identifie facilement, sous les traits de Dominique Rossi, Didier Lestrade (fondateur d'Act Up), sous les traits de William Miller, Guillaume Dustan et sous les traits de Jean-Michel Leibowitz, Alain Finkielkraut.
    Le problème est qu'il en parle sans arriver à nous faire ressentir quelque chose.
    Je suis également née au tout début des années 80, comme l'auteur, je ne peux donc pas non plus me positionner en experte de cette période mais il me semble qu'elle a été suffisamment riche en codes, en concepts, en tendances, en découvertes, en idéologies, en personnages pour qu'elle “se ressente” quand on en parle.
    Là, il n'en est rien.
    Le contexte historique et social est grisâtre, en filigrane et les personnages ne réhaussent rien.
    Qui pourrait vraiment croire que le narrateur est une femme, journaliste d'une trentaine d'années? Aucune empathie, aucun accent de vraisemblance, voire de vérité dans ce qu'elle est sensée vivre et surtout ce à quoi elle est sensée assister.
    Le style est désordonné, on dirait une épreuve non corrigée, l'abus de langage parlé, cru, certainement voulu par l'auteur, finit par lasser, que cela soit l'œil ou le cerveau.
    Tristan Garcia a peut-être voulu faire du Bret Easton Ellis à la française, multipliant les codes sexe, drogue, salissures, sang, trash à souhait mais le problème est que, si le trash d'Ellis fait vendre, c'est parce qu'il y a un vrai talent d'écrivain derrière.
    Cet ouvrage m'a donc ennuyé, je me suis forcée à le finir, ce qui m'arrive assez rarement pour être précisé et j'ai eu l'impression qu'on essayait de me faire passer des vessies pour des lanternes.
    Non, en rajouter des tonnes sur l'aspect crade et tordus des personnages ne rattrapera pas leur manque de relief de base. Non.
    Est-ce à dire qu'il y a tout à jeter ? N'allons pas jusque là, un premier roman reste toujours un premier roman, attendons la confirmation ou l'infirmation du deuxième voulez-vous?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

    • Livres 2.00/5
    Par Chouchane, le 04 octobre 2013

    Chouchane
    Peut-être que "La meilleure part des hommes" c'est Liz, la narratrice. Amie intime de 3 hommes, elle raconte une sorte de chemin de croix , une passion menant à la mort. A travers ces trois hommes - qui sont, je l'ai appris en cours de lecture, inspirés de personnages réels, (voir les autres critiques) - ces hommes, donc, sont les jalons d'une époque, celle de l'émergence du sida, dans le milieu homosexuel parisien des années 80.
    Dominique dit Doumé est journaliste à Libé, Jean-Michel Leibowitz dit Leibo. c'est le philosophe, l'intellectuel plein de pirouettes rhétorique et amant de Liz. Willie, William, c'est le marginal homo, beau, météorite. C'est Liz qui fait le lien entre les 3 hommes. Journaliste à Libé, elle aussi, elle présente à Dominique, William personnage fantasque sur lequel le journal veut faire un petit reportage. S'en suit une relation amoureuse entre les deux hommes. Relation qui se terminera sans une haine sanglante. Face à ce couple d'homme, celui non officiel de Liz. de cet amant très, trop intello, elle finira par dire "il y a bien des manières fidèles d'être traître, et des manières bien traître d'être fidèle", irrécupérable donc !
    La relation entre ces êtres va culminer dans le premier tiers du roman pour finir par disparaître complètement. Mais avant d'en finir, on assiste aux différentes phases du naufrage. Haine, trahison, indifférence, jouissance malsaine, maladie... Pas le meilleur côté de l'humanité. Un roman qui se lit sans passion malgré tout ce qu'il décrit. Des chapitres de qualité très inégales, certains captivants d'autres très ennuyeux. Sans compter que chacun des trois hommes recèle d'un peu de la pire part des hommes, en lui
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par sandrine1616, le 20 septembre 2013

    sandrine1616
    J'ai toujours été intéressée par l'évolution de « l'acception » homosexuelle, que ce soit en Europe ou ailleurs, également par la montée du Sida (ça va ensemble bien sûr) et ce refus de la société de s'occuper de cette maladie qui la forçait à ouvrir les yeux sur un autre monde. Ces années qui commencent officiellement au milieu des années 80, et qui ont bouleversé un soi-disant équilibre. Je ne pouvais que lire ce livre, estampillé de manière un peu pute « Les années Sida », qui revient sur cette évolution de pensée homo en France particulièrement.
    Tristan Garcia a écrit un livre avec des personnages inspirés de ceux qui ont comptés durant ses années là, mais il vaut mieux tenter d'ignorer ces personnalités célèbres pour mieux se plonger dans l'histoire proprement dite.
    Il y a Doumé, fondateur de Stand Up, association défendant les droits des homosexuels, qui s'inquiète de la montée de cette maladie dévastatrice qui fait tomber tant de potes autour de lui, il y a William, romancier, compagnon durant un temps de Doumé, qui pour provoquer celui-ci se fera le porte-parole du barebacking (faire l'amour sans préservatifs entre consentants, que l'on ait le sida ou pas), il y a un philosophe Leibowitz, qui suit de loin les événements (sans quelquefois les comprendre) et la narratrice qui relie ces trois hommes, Liz . Doumé est son collègue, William son ami, Leibo son amant. Elle nous raconte par petits chapitres la haine grandissante entre Doumé et William, la montée d'un extrémisme homosexuel, son aventure avec Leibo. Et William surtout, ce personnage grandiloquent, imbu de sa personne, égoïste mais tellement attachant, un enfant qui ne se rend pas vraiment compte des conséquences de ses actes…
    Alors oui Doumé tient du fondateur d'Act Up, Didier Lestrade, William de l'écrivain Guillaume Dustan et Leibowitz du philosophe Finkielkraut, mais est-ce le plus important ?
    Ce livre ne me parait pas indispensable, et aussi intéressant que je ne l'aurai espéré. En fait il faut le prendre pour ce qu'il est, un roman. Sur l'impossibilité d'aimer, de vivre que ce soit d'un bord ou de l'autre.
    Un premier roman avec ses failles mais prenant tout de même. Je dois dire que je ne sais vraiment si je l'ai aimé. L'écriture au début, ou les longs monologues m'ont lassée mais cette dégringolade des personnages était assez passionnante pour que je ne ferme pas ce livre avant la fin.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

> voir toutes (26)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Chouchane, le 04 octobre 2013

    Le trésor d'un homme est-il dans ce qu'il laisse - des sentiments, des certitudes, des objets, des images et des gestes - ou dans ce qu'il garde ?
    Sans doute ceux qui laissent énormément, ceux qui restent, n'ont t-ils en eux qu'infiniment peu...

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par Chouchane, le 04 octobre 2013

    Mais il y a bien des manières fidèles d'être traître, et des manières bien traîtres d'être fidèle.
    On peut ne pas faire bien le bien, on peut ne pas faire amoureusement l'amour, et on peut ne pas méchamment faire le mal. Rien de ce que l'on fait n'assure de la manière dont on le fait, ni de ce qu'on est (p303)

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par rkhettaoui, le 14 mai 2013

    Le temps, le vrai temps, bien sûr, n’était pas la succession d’instants où l’on penserait : je l’aime, puis je l’aime pas, puis je l’aime, mais une durée promise — aimer, c’était s’engager à aimer même quand on n’aimait plus tout à fait, par respect pour la promesse d’avoir voulu toujours aimer.

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par rkhettaoui, le 14 mai 2013

    Quand tu fais ton temps, tu ne t’en aperçois pas, tu fais l’avenir. Un jour, tu t’aperçois que cet avenir que tu construis, c’est juste ce qui va devenir un jour passé, dépassé, c’est le fait d’être, c’est le fait d’incarner une époque, un temps, un moment, et là c’est fini, oui. C’est mal fini.

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par rkhettaoui, le 14 mai 2013

    Les temps modernes ont le culte de la relation éphémère, de la liberté de choisir ses partenaires, la désillusion face à l’essentiel, et nous avons tous autant que nous sommes perdu le sens de la promesse. Promettre, c’est engager l’avenir, l’avenir de toute une vie dans un moment, un seul.

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

> voir toutes (8)

Videos de Tristan Garcia

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Tristan Garcia

A la rencontre de Tristan Garcia avec François Bégaudeau- 2ème partie .
Le 27 septembre 2013, François Bégaudeau mène un long entretien avec Tristan Garcia à l'occasion de la sortie de son dernier roman "Faber". Entretien organisé par le magazine Transfuge. Cet entretien comporte 2 épisodes de 55 minutes.








Sur Amazon
à partir de :
8,00 € (neuf)
1,07 € (occasion)

   

Faire découvrir La meilleure part des hommes par :

  • Mail
  • Blog

Découvrez la collection Folio

> voir plus

Lecteurs (153)

> voir plus

Quiz

    La Curée d'Emile Zola

    Paru en 1872, La Curée, deuxième roman de la série des Rougon-Macquart d'Emile Zola se déroule en 1851. Il dépeint les milieux enrichis et spéculateurs à Paris peu après le coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte. Ceci est:

    •   parfaitement exact
    •   faux
    •   partiellement exact: le roman se passe en 1869, peu avant la guerre
    •   La Curée est bien d'Emile Zola mais est un roman indépendant qui ne fait pas partie du cycle des Rougon-Macquart

    25 questions - 101 lecteurs ont répondu
    Thème : littérature française , rougon-macquart , xixème-xxème siècles

    Créer un quiz sur ce livre.