Présentation de l'éditeur
Ce roman est l’histoire de toutes les religions du monde. A travers une trame romanesque (le voyage d’un petit garçon qui va faire le tour du monde pour guérir), Catherine Clement, spécialiste reconnue, nous décrit d’une manière claire, ... > voir plus
Catherine Clément est une française qui connaît son sujet et Jostein Gaarder un norvégien qui le maîtrise. L'une semblait convaincue de la facilité d'imiter Le Monde de Sophie écrit par l'autre (qui venait de se tailler un franc succès) et la voici partie dans Le voyage de théo. Une bonne idée.
Si Sophie est un clin d'œil à la philosophie et Théo à la théologie, la comparaison s'arrête là ! le roman ne fonctionne pas. La mise bout à bout des séquences initiatiques fait pchitt !
J'adore l'histoire des religions (pas les religions, leur histoire) et le projet me semblait sympathique. Malheureusement, n'est pas Jostein Gaarder qui veut et Le voyage de théo est une quête assez malhabile.
Faut-il vraiment voir en ce livre autre chose qu'un documentaire romancé sur les religions ? Il reste que c'est avec beaucoup d'esprit et d'intelligence que l'auteur nous livre ses réflexions et les atours des religions rencontrées. A la manière du petit garçon, on se prend à s'étonner des différences et des similitudes (avec une mention spéciale sur le passage des trois religions du livre, décrites ingénieusement en même temps par leurs représentants lors d'une joute amicale...).
Un livre à lire...pour savoir !
Théo, 14 ans, est un ado qui a soif de découvertes..
Le couperet vient de tomber, sa famille apprend qu'il est atteint d'une maladie à très mauvais pronostic.
Pour lui permettre une autre guérison et de trouver sa force intérieure, une de ses tantes l'emmène faire un tour du monde.
Son voyage va lui faire découvrir des personnages uniques fort de leur foi, qui vont l'initier, l'apaiser, parfois l'envouter.
Ce livre nous permet d'avoir une vue sur l'ensemble des religions à travers le monde et depuis la nuit des temps.
Je l'ai lu comme un livre d'histoire, je n'ai pas été bousculée dans mes réflexions, ce qui m'a un peu frustrée.
Un voyage initiatique vers la spiritualité: Théo est un garçon atteint d'une maladie incurable. Sa tante décide de l'emmener faire le tour du monde afin de lui faire découvrir les différentes religions..
Un livre agréable à lire, dans la veine du "Monde de Sophie" du norvégien Jostein Gaarder...
le style est agréable, l'histoire est jolie, sans être inoubliable, c'est un beau voyage initiatique ou on découvre différentes croyances et cultures.
Néanmoins, j'ai trouvé à certains moments ce livre un peu "lourd" d'être loufoque.
Les séparations font toujours souffrir, mon grand. Elles creusent un vide à l'intérieur, et pour en comprendre les bienfaits, il faut du temps.
- Les bienfaits de la souffrance ? Et puis quoi encore ?
- Evidemment, c'est difficile à croire. Tu vas connaitre la tristesse et puis, un beau matin, le calme s'installera. Pour commencer, tu n'auras pas d'appétit, tu ne verras ni les arbres ni les fleurs jusqu'au jour où, sans savoir pourquoi, tu t'éveilleras remis à neuf. Tu regarderas autour de toi et tu t'apercevras que la vie continue et que, après avoir passé l'épreuve, tu es plus fort qu'avant.
Un jour, un moine alla rendre visite à un maître et lui dit : "Je suis venu sans rien sur moi." Sais-tu ce que le maître répondit ? "Alors posez-le".
- Mais puisqu'il n'avait rien !
- Si, justement. Venir sans rien sur soi, c'est avoir l'idée qu'on pourrait avoir quelque chose. Le moine n'a rien compris. Il s'est mis en colère. Alors calmement le maître lui a dit : "Je vous en prie, reprenez-le et rentez chez vous." Pose ton rien d'aujourd'hui, mon Théo. Car tu n'a rien perdu.
- Si, les cerisiers, murmura-t-il. Cette fois, j'ai compris le sens de la chute des pétales.
Je ne suis pas de ceux qui veulent interdire aux voitures de rouler le samedi, mais je connais le sens du septième jour.
- Moi aussi. Il faut se reposer, voilà !
- Non, mon petit, reprit-il doucement. Le septième jour est celui du vide. Tu t'arrêtes enfin. Tu ne fais rien. Ensuite seulement tu peux recommencer à faire. Car si tu fais tout le temps, dis-moi, est-ce une vie ? Le septième jour n'est pas le repos, c'est la fête du silence. L'alternance entre le monde et toi. Un creux nécessaire.
Il y a deux manières de faire connaissance avec les religions. La première consiste à s'arrêter à ce que l'on voit de ses yeux. Alors on voit le pire et l'on est dégoûté. L'autre manière consiste à essayer d'en savoir davantage, pour comprendre le grain de vérité qui se cache sous les excès comme un bijour sous un tas de paille.
La force du divin, je l'ai sentie, je t'assure ! Simplement je l'ai trouvée un peu partout, voilà. Ce sont les racines qui parlent à travers les branches. Mais s'il faut choisir une branche, alors là, je suis bien embêté !
La grande librairie 10/05/2012 sur France 5, François Busnel reçoit Catherine Clement pour "La reine des Cipayes" (Seuil) Catherine Clément est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages, romans, essais, mémoires ou poésies. Outre Le Voyage de Théo, publié aux éditions du Seuil en 1998, son plus gros succès fut Pour l’amour de l’Inde, paru chez Flammarion en 1994. Elle connaît bien ce pays où elle a vécu une dizaine d’années.