> Jean Esch (Traducteur)

ISBN : 2020321025
Éditeur : Editions du Seuil (1998)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.71/5 (sur 109 notes) Ajouter à mes livres

L'inspecteur Harry Bosch en est persuadé : Church, l'homme qu'il a abattu quatre ans plus tôt était bien le Dollmaker, le tueur en série de blondes qu'il maquillait après les avoir assassinées. Le procès intenté par la veuve de Church échoue et l'inspecteur est ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 20 décembre 2011

    lehane-fan
    Bosch is back !!!
    Enfin , quand je dis de retour... Il s'agit quand meme du troisieme roman dédié à Hieronymus " Harry " Bosh , paru en 1996 donc pour la fraicheur , on repassera ! L'avantage de ne pas lire chronologiquement une série , c'est le fait de pouvoir passer du dernier écrit en date aussi excitant qu'une Bachelot affublée en cheerleader ( Les Neufs Dragons ) à une Boutin des grands soirs , robe fourreau de sortie , moulant son corps de déesse ( de DS ? ) à la cambrure aguicheuse ! Huuuuum , mauvais exemple , au temps pour moi ! le gros point noir , c'est évidemment le fait de ne pouvoir accompagner l'évolution du héros récurrent et , ainsi , prendre le risque de se retrouver largué pour peu que l'auteur ait décidé d'entremeler régulierement passé et présent ! Chronologie ou pas , choisis ton camp camarade ! Il n'en reste pas moins que sans avoir respecté scrupuleusement la série Bosh , La Blonde se lit tres facilement pour offrir un plaisir du meme matériau : en béton ! !
    Bosch a mis fin aux exactions du Dollmaker ( Norman Church , petit artisan scrupuleux et besogneux versant dans l'extinction de masse , boulot ingrat s'il en est bien trop souvent injustement décrié... L'on notera l'ironie du patronyme ! ) quatre ans auparavant . Il se retrouve néanmoins sur le banc des accusés , la veuve éplorée ayant décidé de porter l'affaire devant la justice afin de prouver la violence illégitime et injustifiée portée à l'encontre de son defunt mari . Accessoirement , certaines mauvaises langues accréditeront la these du pactole se profilant en cas de condamnation...Allons , allons , et l'amour dans tout ça...
    Bosch a deux problemes : l'avocat de la défense et celui de la partie civile ! Pas de bol ! le sien semble aussi à l'aise qu'un morceau de barback sanguinolent au milieu d'un banc de requins ! Alors que Maitre Honey Chandler ( l'on notera l'ironie du prénom ) , avocate dévolue à la veuve Church ( l'on notera l'ironie..ok , j'arrete... ) , s'avere etre d'une pugnacité et d'une férocité à toute épreuve !
    Et là , le gars , il doute , il s'interroge en se posant des questions ! Boulette , bavure : l'acide le ronge désormais ! D'autant qu'un nouveau corps vient d'etre découvert , le Dollmaker s'en réclamant !
    On va pas se mentir ! C'est pas le thriller le plus décoiffant de l'année niveau action . Mais Connelly excelle lorsqu'il s'agit de ferrer le lecteur , puis de le harponner ! Une psychologie tout en finesse qui peut paraitre rébarbative alors qu'elle s'avere tres rapidement addictive .
    La premiere partie du bouquin est presque exclusivement axée sur le proces et pourrait en rebuter plus d'un . Là , j'ai envie de te dire : tut , tut , tut ami lecteur , ce proces est grandiose . La tension est palpable , les joutes verbales se succedent avec frénésie , les saillies oratoires sont nerveuses et n'entrainent ni monotonie , ni bitonie ce qui ne veut rien dire , on est d'accord ! Bosch surnage , épaulé , cependant , par sa compagne Sylvia qu'il voit entre deux séances au tribunal et une enquete qui piétine . Elle est veuve d'un ancien flic et connait donc la chanson . Leurs rapports sont fluctuants : d'amoureux transis , ils passent à conflictuels . Leur vie n'est pas un long fleuve tranquille...Connelly décortique , avec un talent certain , le déroulement d'un proces à l'américaine et ce qui s'y joue en coulisse ! Etonnant de constater qu'un prévenu en passe d'etre condamné peut encore enqueter sur sa propre affaire ?!?! Trop forts ces ricains...
    Deuxieme partie du bouquin beaucoup plus enlevée . Connelly passe la surmultipliée ! Alors que Bosch attend sa condamnation presque résigné , victime expiatoire d'une police à la brutalité excessive , il reste , malgré tout , sur la breche et bien décidé à éclaircir le mystere que représente cette nouvelle victime . le proces s'éfface au profit du thriller pur ! Les codes sont tous respectés . Les fausses pistes , l'espoir succédant aux désillusions , le coupable plus que surprenant . Connelly assure avec une enquete ultra maitrisée ! Il se fait l'avocat du diable en pointant du doigt les dysfonctionnements de la justice Américaine ou les avocats sont plus avides de renommée et d'argent que de vérité ! L'auteur déroule sereinement sa trame . Il est sur de son coup le bougre et prend un malin plaisir à nous perdre pour mieux nous surprendre ! Tout est cohérent , aucune grosse ficelle à l'horizon car Connelly est un bosseur ! Son passé de journaliste tendant à expliquer cela...
    Bref , du tres bon Connelly que cette blonde en béton qui ne vous laissera pas de marbre !!!
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par SebastienFritsch, le 17 avril 2012

    SebastienFritsch
    Première rencontre avec cet auteur... qui se solde par l'envie d'en faire d'autres.
    C'est un peu au hasard que j'ai choisi ce roman. Il n'est ni le premier ni le dernier dans lequel apparait l'inspecteur Harry Bosch, mais ce flic m'a bien plu. Et l'univers dépeint par Michael Connelly aussi.
    Pourtant, l'ambiance n'est pas tellement joyeuse, ici. On commence par l'évocation d'une série de meurtres sadiques, survenus quatre ans plus tôt ; on continue par un procès un peu surréaliste dans lequel Bosch est mis en cause pour avoir joué les "cow boys" en descendant le principal suspect sans suivre la procédure officielle ; et on continue par la découverte de la brigade des moeurs de Los Angeles et du milieu sordide du X et de la prostitution, du fait que, malgré la mort certaine du coupable, les meurtres semblent reprendre... et ne touchent que des femmes de ce monde-là.
    En assemblant tout cela, on réalise bien vite que Michael Connelly ne nous propose pas une gentillette promenade pour touristes dans la Cité des Anges.
    Pourtant, en suivant quelques jours de la vie d'Harry Bosch, on en apprend sans doute beaucoup plus sur la réalité californienne qu'en lisant le guide du Routard. Par ailleurs, outre son côté "instructif", ce roman propose un suspens parfaitement bien agencé, mêlant une facette juridique (avec le procès de Bosch) à une enquête policière (puisque les meurtres ont repris, il faut bien trouver un autre coupable, non ?). Et d'un côté comme de l'autre, l'auteur n'est pas avare en rebondissements, en surprises et en fausses pistes (destinées à nous faire croire qu'on est suprêmement intelligents parce qu'on pense avoir tout compris... et en fait, pas du tout). Finalement, les pages tournent toutes seules, on s'interroge et on s'inquiète, on veut savoir le fin mot de l'histoire et, une fois qu'on le connait... on en redemande !

    Lien : http://sebastienfritsch.canalblog.com/archives/2009/11/06/15631712.h..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par jibe52, le 16 janvier 2011

    jibe52
    Dans ce roman, où l'on retrouve l'inspecteur Harry Bosch, il me semble que l'on retrouve l'absurdité du système judiciaire américain, avec ses nombreuses contradictions, pour nous autres européens, aussi bien anglais que continentaux.
    En effet, un accusé, en l'occurrence Bosch, peut, à la fois, témoigner et enquêter sur la même affaire !
    Mais ne boudons pas notre plaisir car l'auteur, M. Connelly, sait y faire.
    Par un renversement, entremêlé de considérations amoureuses et de révélations sur l'enfance d'Harry, il va nous entrainer sur une fausse piste, tellement évidente depuis le début, qu'elle se révélera fausse, justement.
    Cependant, la fin est un peu en queue de poisson ...
    Ceux qui l'ont lu et qui, comme moi, l'ont apprécié pourront me donner leur avis ici, sur Babelio et pas ailleurs (pas de blog, merci)
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    • Livres 5.00/5
    Par miss2red, le 20 octobre 2010

    miss2red
    L'inspecteur Harry Bosch est aux prises avec la justice dans ce tome.
    La veuve du Dollmaker porte plainte contre Harry et ceci avec l'aide de la plus féroce des avocates Honey Chandler.
    Le dollmaker était ce tueur de prostituées qui avait sévi quelques années plus tôt, on lui avait donné ce nom car il avait pour habitude de maquiller ces victimes telles des poupées.
    Les enquêteurs piétinnaient jusqu'au soir ou Harry reçut un appel d'une prostituée.
    C'est ce soir là que notre inspecteur rendu seul sur les lieux a sous le coup de la légitimé défense avait tué le sérial-killer.
    Alors que le procès s'ouvre, une lettre signée du Dollmaker ainsi qu'une nouvelle victime apparaissent.
    Harry était pourtant certain d'avoir abattu le coupable et ce nouveau meurtre pourrait bien compromettre son procès.
    Autant pour les livres précédents je n'avais pas été totalement emballée autant celui-ci m'a plu. Quelle idée géniale que d'incorporer ce procès dans ce livre ! On en apprend un peu plus sur Harry et l'on angoisse avec lui. Un bon suspense.


    Lien : http://miss2red.skynetblogs.be/
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    • Livres 5.00/5
    Par MissAlfie, le 17 décembre 2010

    MissAlfie
    [...] "La blonde en béton" nous offre un double récit, celui de l'enquête que va mener Bosch avec ses collègues afin de découvrir si le Dollmaker est réellement mort, et celui de son procès. Si la partie relative à l'enquête est très bien construite, au point que je n'ai pu lâcher les cent dernières pages, persuadée d'avoir trouvé la solution, pour au final me rendre compte que je m'étais trompée en beauté (Ah ! J'aime me faire avoir comme ça par des auteurs ! L'autre option aurait été trop simple !!!), j'ai apprécié celle concernant le procès car elle n'occupe pas à elle seule l'intégralité du roman. [...]
    Au final, un roman parfaitement maitrisé qui confirme le talent de Michael Connelly pour construire des intrigues policières cohérentes et surprenantes.

    Lien : http://croqlivres.canalblog.com/archives/2010/12/10/19826257.html
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Citations et extraits

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  • Par lehane-fan, le 18 décembre 2011

    - Je vais te confier un secret , Harry...Sur cette terre , personne n'est ce qu'il prétend etre . Personne . Des qu'on se retrouve seul chez soi , derriere la porte fermée et vérrouillée...Et , quoi qu'on en pense , personne ne connait personne . Dans le meilleur des cas , on peut seulement esperer se connaitre soi-meme . Et parfois , quand on y parvient , quand on découvre sa vraie nature , on est obligé de détourner le regard...
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  • Par vlg0901, le 01 septembre 2011

    - Et vous venez me parler de vérité ? Depuis quand avez-vous vu un rapport de police qui la respecte ? A quand remonte la dernière fois où vous avez dit la vérité pure et simple pour solliciter un mandat de perquisition ? Ne me parlez pas de la vérité, Bosch ! Vous cherchez la vérité ? Allez voir un prêtre ou je ne sais qui. Allez où vous voulez, mais ne venez pas ici. Après 20 ans passés dans la police, vous devriez savoir que la vérité n'a rien à voir avec ce qui se passe ici. Pas plus que la justice. Tout ça, ce sont des mots dans un bouquin de droit que j'ai lu dans une vie antérieure.
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  • Par line70, le 19 mars 2011

    C'était la première fois qu'il lui disait ces mots. C'était même la première fois qu'il les disait à quelqu'un, pour autant qu'il s'en souvienne. Peut-être ne les avait-il jamais prononcés. Ils lui procuraient une sensation agréable, presque comme une présence palpable, une fleur chaude d'un rouge intense qui s'ouvrait dans sa poitrine. Il s'aperçut alors que c'était lui qui avait peur. Comme si, en disant simplement ces mots, il avait assumé une lourde responsabilité. C'était effrayant, mais excitant en même temps.
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  • Par luluberlu75, le 01 février 2008

    Il se demanda ce qu'elle avait pensé de la justice au tout dernier instant, lorsqu'elle allait mourir.Il savait qu'il n'y avait pas de justice sans espoir.
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  • Par C-Liner, le 28 juin 2011

    Les filtres jaunes des cigarettes semblaient pousser dans le sable du cendrier comme des racines de cancer.
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