Éditeur : (2011)

Note moyenne : 1.5/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
À la faveur de sa rencontre avec Alexandre Bouglione, la jeune Lydie bascule dans un univers totalement étranger au sien, celui du cirque. Fille d’une mère comédienne flamboyante et d’un père organiste à Notre-Dame rien ne la prédestinait à connaître ce monde où l’on ne... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 1.00/5
    Par melusine1701, le 15 janvier 2011

    melusine1701
    Je l'avoue, le résumé m'a fait envie. Mais dès l'ouverture du livre, j'ai ressenti comme une asphyxie. J'ai eu besoin de relire trois fois chaque phrase pour m'assurer de son sens. De mots inhabituels en métaphores et périphrases alambiquées, la langue de l'auteure, très lourde à lire, nous perd dans un vertige poétique qui peine à réellement retranscrire le sens. Les trois premiers chapitres ont longtemps été un mystère: où est-on? qui sont ces gens? sont-ce réellement des gens? des animaux? des entités? parle-t-on toujours du même personnage? est-ce un autre? Ce n'est qu'au bout d'une cinquantaine de page que j'ai compris que le nom de Rimbaud ne désignait pas le célèbre poète mais une famille de gitans. Là est probablement la clé de cette langue alambiquée: une volonté de faire un parallèle permanent entre la triviale réalité où se croise dépression, violence conjugale et autres bassesses, et le monde onirique des livres, des mots et de l'art. Ainsi on ne se prive pas de référence à l'enfant poète prodige ou encore à la tragique Médée. L'auteure se plaît à associer les volutes verbales les plus ciselées avec l'évocation d'une réalité basse, souillée, limite scatologique, à l'image de la société gitane dans laquelle elle est introduite, qui mélange le rêve du costume de lumière avec la violence d'une boucherie. Faire du réel une œuvre d'art, soit. Mais ici, cela ressemble davantage à un exercice de grammaire poétique, à un concours à quelle phrase sera la plus imagée, la plus obscure, la plus profonde, la plus riche de sens figurée. Comme si le fait d'arriver à comprendre qu'il y avait une histoire derrière les mots était un rite de passage destiné à sélectionner les lecteurs. En un mot, j'ai eu la sensation d'un livre profondément élitiste, tant par la culture à laquelle il fait référence qu'à la compétence qu'il exige pour arriver à entrer dedans. Et cela me déplaît profondément.
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    • Livres 1.00/5
    Par Griotte, le 22 janvier 2011

    Griotte
    Rien ne prédestinait Lydie à devenir un jour artiste de cirque. Il a suffit que sa route croise celle d'Alexandre Bouglione pour qu'elle entre dans l'univers circassien. Mariée à cet homme qui lui servit également de mentor, Lydie apprend les rudiments du métier.
    Mon avis:
    le cirque, la vie nomade… des thèmes qui ne pouvaient que me plaire ! Et bien tel n'est pas le cas après avoir lu ce roman. On découvre l'enfance, l'adolescence, la vie de la narratrice. Elle se livre sur ses parents, sa difficile intégration dans la troupe, son penchant pour l'écriture… Mais l'écriture se veut complexe pour décrire des choses simples. J'ai trouvé la lecture difficile et sans en retenir grand chose.
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Citations et extraits

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  • Par gteisseire2, le 09 décembre 2010

    Alexandre entra dans ma vie comme une boule de feu par la fenêtre d'un couvent. Il portait une veste framboise, un nœud papillon noir et des bretelles brodées d'oiseaux. Je marchais rue de Crussol quand sa beauté m'empêcha de passer. La nuit tombait mais nos sourires étaient si jeunes que nous nous reconnûmes comme si nous avions couché ensemble au paradis. Chacun ayant flairé en l'autre la part divine qui lui manquait, nous détonâmes comme la poudre. La première fois, dans le couloir à l'odeur d'ammoniaque de la ménagerie, le gitan me roula un baiser de tigre royal. Sa veste rouge avait la divine puanteur des bêtes.

    Au second rendez-vous, il ôta de sa main pensive aux ongles rongés le diamant multicolore qu'il portait et me le donna.
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