ISBN : 2211089992
Éditeur : L'Ecole des loisirs (2007)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 65 notes) Ajouter à mes livres
A onze ans. la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu'elle veut être quelqu'un de normal et se marier. Elle semble aussi s'intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu'elle voit mijoter un br... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par jeromfan, le 20 avril 2008

    jeromfan
    Elle aurait pu s'appeler Rose, comme son père l'aurait voulu, ou bien à la rigueur Violette. Mais sa mère, Ursule, en a décidé autrement et l'a prénommée Verte.
    Verte à 11 ans, ne souhaite qu'une seule chose: se fondre dans la masse et, comme les autres, avoir une vie ordinaire, un mari, des enfants. Mais c'est compliqué dans une famille où l'on est sorcière de mère en fille.
    Pour Ursule, la maman, transmettre son don est pourtant essentiel et elle ne comprend guère les aspirations de sa fille à tant de banalité. Un peu dépassée, elle la confie un mercredi par semaine à sa grand-mère qui va se faire une joie de lui transmettre les rudiments du métier. Et découvrir que passées ses réticences, Verte est une élève très douée. Trop peut-être?
    J'avais lu "Trop sensibles", roman pour adultes de Marie Depleschin et l'avait beaucoup apprécié. C'est pourquoi je me suis jetée sur "Verte", dont la couverture, ornée d'une image de "Ratata la sorcière" ne pouvait que m'emballer...
    De fait, je n'ai pas été déçue. "Verte" est un roman pour les enfants à partir de 9 ou 10 ans...mais qui peut plaire aux adultes, évidemment! le style est simple et fluide, le procédé narratif original puisque l'histoire est racontée à 4 voix, sans que l'on éprouve la moindre sensation de lassitude ou de redite puisque l'histoire progresse aux rythmes du vécu de 4 narrateurs successifs.
    On y parle de transmission, de rapports de filiation, de recherche d'identité, de peur de la marginalité, de la différence... Beaucoup d'humour, de la complicité, un poil de dérision, un zeste de mandragore... C'est Verte! (et on est loin de la littérature fantastique enfantine en vogue depuis Harry Potter).
    http://jeromfan.over-blog.com/article-1251428.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Lencreuse, le 21 juillet 2010

    Lencreuse
    Ursule est au désespoir : sa fille Verte ne semble trouver d'intérêt qu'aux garçons de sa classe et n'aspirer qu'à une vie normale. Pourtant, elle n'a pas vraiment le choix. Elle est fille de sorcière et doit apprendre le métier. Mais Verte exècre les bouillons infâmes que prépare sa mère dans ses grandes marmites. Anastabotte, la grand-mère de la jeune fille, propose de la prendre un jour par semaine pour lui enseigner les rudiments de la vie de sorcière. Réticente, Verte découvre rapidement que les pouvoirs magiques pourraient bien servir ses intérêts.
    Drôle et sensible, au-delà d'une simple et loufoque histoire de sorcières, ce petit roman aborde divers thèmes : le passage à l'adolescence, les rapports mère-fille, la recherche des origines indispensable à la construction de soi. La narration est elle aussi originale : chaque chapitre est la vision des événements par l'un des personnages. Chacun y livre ainsi un peu de lui-même. Une bien agréable lecture à partager avec petits et grands.
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  • Par luthien, le 04 novembre 2011

    luthien
    Ce livre est découpé en cinq parties. La narration est originale puisqu'il s'agit d'un livre à quatre voix. Dans la première partie, nous faisons connaissance avec la mère, Ursule. Elle est peinte comme ayant un mauvais caractère et peu aimable avec sa fille. Elle souhaite initier cette dernière à la sorcellerie mais Verte ne semble pas vouloir être une sorcière. Faute de pouvoir la convaincre, elle la confie à sa mère, Anastabotte. La deuxième partie laisse la parole à cette grand-mère. Sa fille tient d'elle puisqu'Anastabotte était très sévère avec Ursule quand celle-ci était plus jeune. Mais ayant vieillie, elle se montre plus douce et compréhensive avec sa petite-fille. Elle ne la bouscule pas mais lui montre quelques tours de sorcellerie. Dans la troisième partie, Verte prend la parole. Elle accepte peu à peu la sorcellerie mais préfèrerait être normale et pouvoir se marier. Dans la quatrième partie, place à Soufi, camarade de classe de Verte. Celui-ci se retrouve malgré lui embarqué dans les aventures de la famille mais aura une importance capitale. Et finalement, la cinquième partie apporte une conclusion avec la voix d'Ursule.
    Chronique entière sur mon blog.
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    • Livres 3.00/5
    Par elo2u, le 11 avril 2008

    elo2u
    Ce roman sur les relations complexes entre mère et fille, les grand-parents, l'affirmation de soi et de le désir d'indépendance des enfants se lit d'une traite. Trois générations s'expriment tour à tour et livrent leurs pensées, sous forme de roman à quatre voix. De quoi percevoir les difficultés que rencontrent mère, fille et grand-mère !
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    • Livres 4.00/5
    Par Biname, le 24 mai 2011

    Biname
    Voici un adorable livre de sorcières peu communes pour nos jeunes têtes blondes.
    Je craque pour l'humour, pour le franc parler de la maman mais surtout j'apprécie les thèmes aborder: la maman qui élève seule son enfant, qui souhaite le meilleur pour elle et parfois le meilleur c'est celui que la maman veut et non celui de l'enfant.
    Eh oui, nous n'avons pas toujours envie de ressembler à nos parents et nous voulons tous à un moment vivre notre propre histoire.
    Le premier tome est un roman à 4 voix: une situation va être vue par 4 personnages.
    Vite lire la suite
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Citations et extraits

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  • Par VanessaV, le 23 juin 2010

    - Qu’est-ce que tu lui as fait, à Mme Arsène ? a demandé Verte avec une pointe d’inquiétude dans la voix.
    - Un tas de choses. Des crèmes et des lotions pour la peau et les cheveux, une potion pour la digestion, une autre pour le moral, des abonnements d’un an à des magazines distrayants.
    - Il n’y a pas un gramme de sorcellerie dans tout ça, a protesté Verte. C’est à la portée de n’importe quel pharmacien ou de n’importe quel libraire !
    - Ksss, ksss, petite ignorante. Je suis mille fois plus mystérieuse et mille fois plus efficace que tous les pharmaciens et tous les libraires du monde. En prime, j’ai envoyé quelques sorts désopilants sur sa maison, si bien que sa vie est devenue pendant quelques semaines une suite ininterrompue de joyeuses surprises, musique brésilienne au réveil, envol d’oiseaux multicolores sous ses fenêtres, escorte d’admirateurs devant sa porte, frigo fournisseur de menus diététiques et tutti quanti.
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  • Par Acr0, le 08 octobre 2009


    _ Qu’est ce que c’est que CA ? A-t-elle fini par demander d’un ton accusateur en tendant le doigt vers un mur.
    _ Eh bien, ce sont de petites chauves-souris. On les ouvre en deux et on les met à sécher pour les conserver. N’est-ce pas mignon, ces bestioles éventrées ? On dirait de petits manteaux taillés pour des gnomes.
    _ Et ces trucs, là-bas, dans les bocaux posés sur l’étagère ?
    _ Hum, ce sont des mandragores dans du formol.
    _ Mais c’est dégueulasse, on dirait de monstrueux petits hommes avec des racines.
    J’ai toussoté, un peu gênée.
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  • Par Acr0, le 08 octobre 2009

    Les sorcières ne peuvent passer leur pouvoir qu’à l’aînée de leurs filles. Voilà pourquoi la plupart d’entre nous se contentent de donner le jour à une seule gamine. C’est bien assez de souci. Franchement, quand on n’aime pas beaucoup les enfants, pourquoi s’encombrer de toute une tripotée de braillards sans le moindre avenir dans la profession ?
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  • Par Acr0, le 08 octobre 2009

    Sorcières : je n’aime pas le mot. Il sent le château fort et le bûcher, le bonnet pointu et le manche à balai, j’en passe et des meilleures. Tout un folklore désuet qui date du Moyen-âge.
    Moi, de ma vie, je n’ai jamais porté de chapeau, et encore moins de chapeau pointu. Pointu pour pointu, je préfère les escarpins à très hauts talons. Quant au balai volant, laissez-moi rire. Quand je veux voler, je prends l’avion comme tout le monde.
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  • Par Acr0, le 08 octobre 2009

    _ Si tu veux, je peux t’apprendre quelques tours. Pour commencer, je peux t’enseigner celui de l’ombre bleue. A moins que tu n’aies une meilleure idée.
    _ Justement, j’ai une idée. Voilà ce que je voulais te demander…
    _ Pas question de revenir dans le passé, ni d’autres blagues de ce type. Nous sommes des sorcières, pas des écrivains de science-fiction. D’accord ?
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