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> Pascal Loubet (Traducteur)

ISBN : 2360510339
Éditeur : Orbit (2011)


Note moyenne : 4.01/5 (sur 380 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Diana Bishop a renoncé depuis longtemps à un héritage familial compliqué pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l’Ashmole 782.

Elle ignore alors qu’elle vient ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par lehane-fan, le 26 décembre 2012

    lehane-fan
    A y ai ! I did it !
    28 jours que je m'accroche , lutte et résiste à l'envie de refermer ce bouquin pour , enfin , passer à autre chose . de pavé dans la mare , il fut plutôt question de " ce pavé y en a marre " .
    Et voici son histoire...
    Jeudi 29 Novembre de l'an de grâce de nos jours , réception dudit pavé . Super youpie , vraiment hâte de m'y mettre aux vues des notes lui étant communément attribuées . Mais peu n'importe , 1 mois pour en venir à bout , tranquillou , serein le gars !
    Le début est prenant . L'histoire bien posée . Je déroule . Une bonne centaine de pages de claquées .
    L'on y découvre les principaux protagonistes : Diana Bishop , jeune historienne issue d'une longue lignée de sorcières qui , étonnamment , décida de ne jamais recourir à ses nombreux pouvoirs . Gachis .
    Matthew Clairmont , vampire possédant beaucoup de mordant , soudainement subjugué par la présence magnétique de Lady Diana - que nous n'appellerons jamais Lady di afin d'éviter tout procès avec la reine mère - mais surtout par sa possible main mise sur LE livre recherché depuis des millénaires , je vous le donne en mille , le fameux " Promis , j'arrête la langue de bois "  du joyeux troubadour JF Coppé ! Nan , je déconne , il s'agit , bien sûr , du mythique livre perdu des sortilèges ! Ça commence à foutre les jetons hein ?
    Ashmole 782 : livre convoité par tout ce qu'il existe d'inhumain : Vampire , Démon , Sorcière...
    A ne surtout pas confondre avec le Schmoll 1942 , surnom attribué à un chanteur français semblant préférer de loin la dernière séance à la bibliothèque .
    Vendredi 30 Novembre , fébrile , j'assiste à LA rencontre . Celle qui vous émeut au plus profond tout en vous interpellant sur une possible idylle entre ces deux mondes antagonistes que sont celui des sorciers et celui des vampires . Mon ventricule gauche bat la chamade . le coeur empli d'un espoir fou , je referme posément ce joli conte en devenir , fort de mes 150 nouvelles pages absorbées , égrenant déjà les heures me séparant de ces deux possibles tourtereaux roucoulant alors à n'en plus finir ! Meuuuh , meuuuuh...
    Samedi 1er , 2 , 3...25 Décembre , OUI , j'ai la réponse , un rapprochement est largement envisageable , l'achat de nouvelles rames également ! Près de 600 pages de je t'aime moi non plus agrémentées de c'est moi que je t'aime plus que tu ne m'aimes d'amour et inversement ! Stop , la coupe est pleine ! Premier opus en appelant d'autres , de par le fait , il se suffira largement à lui-même , n'étant pas un fan de la première heure du sadomasochisme .
    Au commencement était l'intérêt auquel succédèrent rapidement l'ennui , la lassitude et l'abattement ! Rageant car Harkness possédait véritablement le matériau pour en faire un récit ultra accrocheur ! Trois mondes hostiles - Démon , Vampire , Sorcier – en quête du livre mystique par excellence . L'on s'attend alors à un monde de chaos , les guerres se succédant à n'en plus finir à coups de sorts , de morsures et autres enchantements dévastateurs ! Que nenni , le lecteur en mal de biceps atrophiés va , dès lors , pouvoir se réjouir car il va ramer le gars ! Et sec encore !
    Une amourette qui se concrétise , il n'est question que de cela . Foin de combats épiques , tout n'est que guimauve , p'tits bisous dans l'cou et détresse anticipée à l'idée de perdre l'être aimé...
    Le Publishers Weekly titrait : " Un monde vibrant d'émotion ". Si le bâillement était une émotion alors force est de constater qu'effectivement , je vibrais comme un fou !
    Une littérature jeunesse , soit , qui ne doit nullement masquer pour autant le monstrueux vide ressenti à sa lecture . Je conçois que l'on pose les bases d'un récit bipartite mais il y a un moment ou il faut quand même rentrer dans le vif du sujet ! Car si l'écriture n'est pas déplaisante , elle ne masque en rien un cruel manque de rythme ! A ce livre perdu – mais hélas retrouvé – des sortilèges , je préfèrerai désormais les Feux de l'Amour qui auront au moins le mérite de me tirer quelques sourires...Oui , Brian qui aime Jennifer qui aime Brandon qui aime Jane qui...j'arrive...
    Merci , néanmoins , à Babélio et aux éditions le Livre de Poche pour cette découverte étonnante à défaut d'être détonnante .
    Le Livre perdu des sortilèges : pas envouté pour un rond !
    http://www.youtube.com/watch?v=DDfWsbdJpe0
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    • Livres 4.00/5
    Par missmolko1, le 05 décembre 2012

    missmolko1
    Tout d'abord je remercie chaleureusement babelio pour son opération masse critique et livre de poche pour l'envoi très rapide de ce roman.
    Je n'ai pas vraiment lu les critiques des autres lecteurs pour ne pas être influencée et pouvoir vraiment rédiger une critique vraiment fidèle a ce que j'ai ressenti durant ma lecture.
    Mais avant tout, je voudrais vraiment dire que j'adore la couverture, le noir et blanc et le mystère qu'elle évoque. Et puis cette phrase : "Au commencement étaient la peur et le désir", rien de plus intriguant!
    Maintenant parlons contenu : Deborah Harkness signe ici un roman très documenté et très riche. de nombreuses références historiques et scientifiques sont présentes et enrichissent le roman mais parfois aussi l'alourdissent. Tantôt j'étais passionnée (nottament par les références historiques) tantôt je me lassais des longues discussions et/ou descriptions a n'en plus finir (discussions scientifiques un peu poussées).
    Ensuite sur la quatrième de couverture, on nous parle de ce vieux manuscrit l'Ashmole 782 mais celui ci est vite oublié et mis au second plan pour cause d'histoire d'amour naissante autour de Diana et Matthew, les deux personnages principaux du roman.
    C'est deux personnages parlons-en : Diana a changé du tout a tout entre le début du roman (a cause de l'amour?) au début elle m'a paru forte, indépendante, déterminée et puis au fur a mesure elle est devenue fragile, dépendante de son mari, ayant toujours se besoin d'être protégée.
    Diana n'est pas la seule a avoir changé car Matthew est aussi devenu très différent. Au début du livre, on parle de lui comme un vampire très dangereux or je l'ai trouvé plutôt inoffensif.
    C'est deux là, on décidé de braver les interdit et de vivre leur amour mais j'ai trouvé leur histoire un peu mièvre par moment. Matthew ne pouvant pas être dans une autre pièce que sa bien-aimée, la protégeant a chaque instant, ne voulant pas consommé leur mariage et vouloir prendre son temps. Alors je sais bien que des adolescentes vont sans doute lire ce livre et vont sans doute être très déçues quand elles vont découvrir que dans la réalité, non les hommes ne sont pas comme ça. Et je leur répondrais qu'heureusement!
    Malgré ça je dois dire que j'ai passé un excellent moment, ce roman m'a transporté a différentes époques, l'évocation des sorcières dans les romans et quelques chose que j'aime beaucoup, les références historiques et les passages ou sont évoqués le passé de Matthew ou la longue ligné des sorcières de la famille de Diana sont vraiment très intéressants.
    Et puis j'ai adoré la fin, j'entends déjà certains lecteurs dire qu'elle a été expédiés trop vite mais moi je l'ai vraiment beaucoup apprécié. En un chapitre elle est bouclée et ensuite on tourne la page et non plus rien, il faut attendre le prochain tome. Et comme ce voyage dans le passé m'intrigue, je lirai avec grand plaisir cette suite pour découvrir ce que sont devenus nos deux tourtereaux.
    En bref une belle découverte, merci livre de poche, merci babelio!
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    • Livres 5.00/5
    Par Melisende, le 13 octobre 2012

    Melisende
    Le Livre perdu des sortilèges (et non le Livre des choses perdues de John Connolly), est une bonne grosse brique qui m'a été offerte il y a de cela un an par Tsuki qui l'avait adorée ! J'étais un peu anxieuse à l'idée de faire cette lecture car, à côté des nombreux coups de cœur vus sur la toile, j'ai aussi vu des lecteurs très déçus… J'avoue également que la densité et l'épaisseur de ce pavé me faisaient un peu peur, c'est donc une lecture commune organisée sur Livraddict qui m'a enfin décidée à me lancer !
    Et j'ai bien fait car ce fut une excellente surprise et j'envisage très sérieusement de lire la suite dès que possible ! Je mets un petit cœur en haut de cette chronique car cela faisait très longtemps que je n'avais pas été autant happée par un univers… et la richesse de celui-ci mérite bien un signe pour le distinguer des autres bonnes lectures.
    Alors oui, impossible de cacher ce fait : c'est dense. Très dense même et ça peut en rebuter plus d'un. Ce n'est pas le genre de livres qui se lit en deux heures mais c'est plutôt le genre d'ouvrages qui demande de prendre son temps sur chaque page pour bien entrer dans l'univers présenté. Alors préparez-vous, les descriptions sont nombreuses et ultra précises mais à mon sens, elles permettent une bonne immersion dans le contexte. C'est très important de réussir à s'imaginer chaque détail d'une histoire et pour moi, c'est ce qui sépare les bons livres bien écrits des livres trop superficiels. Plusieurs fois, j'ai complètement oublié que j'étais dans mon appartement pour me retrouver auprès de l'héroïne empruntant des manuscrits dans la belle bibliothèque d'Oxford ou dans le château familial de Matthew en Auvergne… J'ai particulièrement apprécié ce côté très immersif et je félicite Deborah Harkness d'avoir su me happer comme elle l'a fait.
    Si je ne me trompe pas, il s'agit d'un premier roman. Et pour un premier livre de cette ampleur, c'est travaillé, recherché, contrôlé. Bravo ! L'auteure maîtrise son univers, historiquement et scientifiquement parlant. On sent un vrai travail de recherches derrière tout ça (beaucoup de références bibliographiques et d'extraits de manuscrits anciens), notamment du côté de l'alchimie. J'ai trouvé toutes ces références passionnantes ! J'ai eu l'impression de lire quelque chose « d'intelligent ». Deborah Harkness ne prend pas ses lecteurs pour des truffes au cerveau limité et ça fait plaisir !
    On sent qu'il y a encore plein de choses cachées au sujet des sorcières, des vampires et des démons… Je sens beaucoup de matière et de potentiel et je suis sûre que nous ne sommes pas au bout de nos surprises !
    Le Livre perdu des sortilèges n'est pas un livre superficiel qui reste en surface, mais un texte mature ; et ça me plait beaucoup.
    Outre l'univers, les personnages et leurs relations m'ont paru également très matures. En effet, Diana est une héroïne trentenaire et une scientifique universitaire. On est loin des héroïnes adolescentes aveugles et qui ne comprennent rien à rien. Diana a du vécu et un cerveau. J'ai beaucoup apprécié sa personnalité de chercheuse (ça me rappelle quelques bons souvenirs de l'université) et le parallèle fait à Diane la Chasseresse. Je suis très contente de voir ENFIN une auteure qui va aux origines de la Wicca/sorcellerie en mentionnant une des déesses patronnes et en le faisant bien (la Déesse n'est pas uniquement bienveillante et l'auteure le souligne parfaitement bien). Voilà une preuve supplémentaire de la qualité des recherches faites pour la rédaction de cette histoire. En plus d'être universitaire, Diana est aussi et surtout une sorcière, mais une sorcière qui s'ignore depuis plus de 20 ans. Elle ne sait pas grand-chose sur les capacités de son « clan », ni sur les autres d'ailleurs (vampires et démons). le lecteur découvre donc ses pouvoirs et l'Histoire des sorcières en même temps que l'héroïne. L'immersion est encore plus complète !
    C'est également à cause (ou grâce ?) à sa méconnaissance des autres créatures, que le lecteur reçoit des informations sur celles-ci, toujours aux côtés de Diana. On découvre avec plaisir Matthew, des bribes de son histoire et sa famille de vampires. Pour une fois, j'ai vraiment beaucoup aimé les caractéristiques que Deborah Harkness a offert aux « sang-froid », je trouve l'ensemble peut-être pas « réaliste » mais au moins très vraisemblable. C'est très proche de ce que je m'imagine lorsque je pense aux vampires.
    Pour le moment, on ne sait pas grand-chose des démons, mais avec l'arrivée d'un nouveau couple dans les derniers chapitres, je pense que l'auteure nous réserve quelques surprises… En tout cas, j'ai hâte d'en apprendre plus sur ces « artistes » bouillonnants !
    En fait, pour résumer plus simplement, j'ai adoré tous les personnages, qu'ils soient principaux ou secondaires. Ils m'ont tous paru avoir une personnalité complexe et unique. Je n'ai eu aucun mal à me les imaginer, à apprendre à les connaître et à les aimer/détester. J'apprécie tout particulièrement l'un d'eux : Ysabeau, la mère vampire de Matthew. Femme charismatique et peu commode, elle se révèle au fil des pages et j'ai vraiment eu un gros coup de cœur pour cette figure. J'espère la revoir dans le tome suivant !
    Vous vous en doutez, la relation amicale puis amoureuse entre Diana et Matthew est un élément important de l'intrigue. C'est vrai qu'elle prend un peu de place mais je l'ai trouvée mature (merci de ne pas nous avoir offert une énième amourette niaiseuse) et intimement liée à l'ensemble de l'histoire, donc à mon goût, elle n'empiète pas sur le reste et est bien dosée. J'émets tout de même une petite réserve avec l'utilisation du vouvoiement entre les deux héros sur 99% du texte. Je veux bien que Matthew soit un vampire millénaire donc forcément un peu vieux jeu, mais quand même, quand tu passes certaines étapes dans l'intimité, y a un moment où le « vous » n'est plus d'actualité… mais c'est peut-être moi qui ne suis pas assez vieux jeu, pour le coup !
    Juste un dernier petit mot au sujet de la forme : c'est simple, j'ai adoré ! La grande majorité des chapitres sont écrits du point de vue de Diana (un joli petit « je » qui accentue le côté immersif déjà bien présent), je regrette simplement qu'il n'y en ait pas eu plus du côté de Matthew (seulement deux ou trois lui sont consacrés, et encore, pour lui, Deborah Harkness prend un peu de distance et utilise la troisième personne du singulier). Peut-être le deuxième tome est-il plus équilibré de ce côté-là ?
    Inutile de répéter que de mon côté, les longues descriptions très détaillées, pouvant paraître inutiles, m'ont beaucoup plu et me semblent, au contraire, très importantes pour bien mettre en place un univers complet et précis. C'est grâce à elles que, je pense, j'ai pris autant de plaisir à suivre les aventures de Diana qui est devenue, au fil des pages, une héroïne amie.

    Le Livre perdu des sortilèges est un texte dense et riche, aussi bien dans le fond que dans la forme. L'auteure offre un premier tome intelligent, va assez loin dans ses explications/théories/hypothèses fantastiques et ne prend pas ses lecteurs pour des abrutis ; merci ! de l'imaginaire comme je l'aime. Je conseille donc fortement et lirai sans aucun doute le tome suivant (et les autres titres de Deborah Harkness, une auteure à suivre) !

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/le-livre-perdu-des-sortile..
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    • Livres 3.00/5
    Par Ellane92, le 25 novembre 2013

    Ellane92
    Diana Bishop est une historienne de renom, spécialiste des manuscrits alchimiques. Ses recherches la conduisent à fréquenter assidument la bibliothèque d'Oxford. Mais cette jeune trentenaire est également une sorcière, issue d'une longue lignée de sorciers et sorcières puissants. Sans l'avoir voulu, elle désamorce le sortilège empêchant quiconque de retrouver et de consulter l'Ashmole 782, un livre d'alchimie qui semble être bien plus que cela. Mais Diana a renoncé à l'utilisation de la magie à la mort de ses parents, au grand désespoir de sa tante Sarah qui l'a élevée depuis ses 7 ans. Elle rend donc sans le consulter le manuscrit et s'empresse d'oublier toute cette histoire.
    Sauf que cette histoire ne se laisse pas oublier : dès le lendemain, la bibliothèque d'Oxford comprend un nombre invraisemblable de sorcières, vampires et démons, les 3 races qui se partagent le monde avec les humains qui ignorent jusqu'à leur existence. Dont un certain Matthew Clairmont, chercheur renommé en biologie et génétique depuis quelques années et vampire depuis bien plus longtemps. La tradition veut que les créatures ne se mélangent pas entre elles et que chacun trouve appui et favorise sa race d'origine. Oui mais voilà : les sorciers semblent bien menaçants, cherchant des secrets que Diana ne connait pas, tandis que Clairmont, avec son charme énigmatique bien français et son machisme d'un autre temps, parait prêt à soutenir Diana dans sa quête.
    Cette histoire fantaisiste est plutôt bien menée. Elle est racontée par Diana, à la première personne, invitant le lecteur à s'immerger dans son monde. Il y a peu de temps morts (mais beaucoup de répétitions) : entre actions et découvertes, la quête de ce qu'est l'Ashmole nous entraine en Angleterre, en France et aux Etats-Unis. Les vampires s'occupent d'ADN et de génétique, cherchant à découvrir le secret de leur origine tout en sauvant le « fantastique » de ce monde, et les sorcières font du Yoga entre 2 potions magiques. L'auteure nous réserve des surprises, ses personnages secondaires sont réussis, et les dialogues ou situations ne sont pas dénués d'humour (j'ai personnellement adoré la maison des sorcières, avec ses capacités à changer de forme, à garder les secrets et à abriter les fantômes !). le récit nous transporte facilement et on ne voit pas passer le temps.
    Je dois quand même avouer que j'ai acheté ce livre pour de mauvaises raisons. J'avais envie d'un livre fantastique agréable et simple à lire, qui ne s'étire pas dans des suites sans fin (et donc en un seul volume), et qui laisse de côté vampires, loups garous et autres joyeusetés des triangles amoureux adolescents (je n'ai rien contre, je n'en ai pas lu, je n'ai juste pas envie de m'y plonger… préférant rester sur les bons souvenirs que je dois à Bram Stocker et Anne Rice!). J'étais de plus séduite par l'accroche du livre : « au commencement étaient la peur et le désir », association d'émotions qui paraissait ma foi plutôt intéressante. Mais si le personnage principal a passé le cap des 30 ans, je me suis plantée sur le reste : Le Livre perdu des sortilèges semble être, après vérification, le premier tome d'une trilogie dont le dernier tome n'est pas encore écrit, et il était évident, au bout de quelques pages, que je n'allais pas échapper aux clichés habituels du ténébreux vampire romantique.
    Ensuite, j'ai lu ce livre pour de mauvaises raisons, m'attendant à tout instant à une rouerie bien méchante du vampire qui partage la vedette de l'histoire avec la sorcière, quelque chose qui mette du piment « psychologique » dans l'histoire. J'attends encore. Finalement, ce livre combinait tous les ingrédients pour me déplaire (je n'ai pas encore parlé de l'histoire d'amour gnan gnan).
    Et bien, malgré tout ça, j'ai quand même passé un agréable moment de lecture qui, s'il ne sera pas inoubliable, a finalement atteint, à ma grande surprise, mon but premier : me distraire avec une histoire fantaisiste entre deux livres plus sérieux (même si je suis incapable de dire pourquoi). Et je ne lui en demandais pas plus !
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    • Livres 4.00/5
    Par ChristopheM, le 01 novembre 2012

    ChristopheM
    Le Livre perdu des sortilèges (2012 Poche)
    A discovery of witches (2011)
    Un étonnant cadeau LDP dédicacé. Immense Merci !
    Pour qui que ce soit, garder la magie à distance ne donne rien, un monde sans magie n'existe pas. C'est ce que Diana Bishop découvrira. Elle est une charmante femme brillante, mais aussi effrayée et triste qui refoule son don de sorcellerie. Par crainte de la facilité, et ce, depuis la mort de ses parents quand elle avait 7 ans. Elle se défend bec et ongles contre le mystère de la magie afin de vivre normalement. Comme un humain. Elle est devenue chercheuse à l'université d'Oxford en histoire des sciences avec une spécialisation touchant à l'alchimie. À la bibliothèque du Campus, elle s'attarde sur l'Ashmol 782. Un manuscrit alchimique ensorcelé qui date de plusieurs siècles. Une connexion l'ébranle, tout se bouscule en elle. Et autour également. Les créatures l'approchant deviennent plus nombreuses, s'intéressent à elle, l'épient. Tous, aussi bien les démons criminels instables, que les vampires séducteurs et enfin les sorcières jalouses. Tous la titillent, la menacent, la questionnent, sa vie change brutalement. Sa tranquillité paisible est mise à mal. Un Nouveau Monde s'ouvre à elle. Hostile. Tout le monde prétend être le destinataire de ce livre… Une espèce de bible de l'origine et peut-être de la fin des espèces, des créatures : humains, démons, sorcière, vampire ? le secret des quatre races qui habitent le monde.
    Diana a beau se méfier. Et, malgré elle, craindre l'étrange. Les sentiments ne se commandent plus à un moment donné. le combat entre la raison et le cœur devient insoutenable. Surtout quand le mélange des races est interdit selon le pacte ancestral contrôlé de très près par une congrégation. Un principe de base qui, une fois la limite franchie, entraîne des sanctions impartiales et brutales. Il est capital de maintenir la discrétion pour ne pas alarmer les humains. Cette règle majeure nourrit la méfiance, la suspicion, les tensions entre individus. L'amour, la haine, la tristesse, les rancœurs constituent l'atmosphère électrique de l'opus.
    Diana est charmée par Matthew Clairmont, un vampire chercheur possessif et attentif, beau, un scientifique dont les recherches dans leurs ensembles sont orientées sur l'évolution des espèces. Petit à petit des sentiments réciproques d'affections, le désir, le rejet, l'instinct de protection, la découverte de l'autre vont naître. La méfiance et l'attirance les submergent, tous les deux restent focalisés sur ce manuscrit qui semble représenter bien plus qu'il n'y paraît. La relation entre les individus. La différence qui donne du mal à s'accepter et accepter les autres. Diana veut être une autre, une humaine. V.p.135
    « Une vie où il n'y a ni mort, ni danger, ni peur d'être découverte » (Diana)
    À quoi son galant répondra :
    « La normalité c'est une fable que les humains se racontent pour se réconforter, quand ils sont confrontés à la preuve que presque tout ce qui les entoure est tout sauf normal » (Matthew).
    « La peur et le déni sont ce que souvent les humains savent faire le mieux. Diana. Mais ce n'est pas une possibilité pour une sorcière » (p138)
    Rien à ajouter. La normalité est le poison de l'être pensant. de tout le monde. Quel que soit l'âge, la couleur ou la richesse.
    Les thèmes proposés sont vastes. Exploiter la connaissance, croire en ce qui n'est pas visible. Les forces invisibles d'évolution et de transformation, celles qui ont mené Newton à la théorie universelle et Einstein à la théorie de la relativité. Une grosse démonstration de savoir.
    Des questions surgissent au fil de la lecture. Je vais encore m'éparpiller. En voilà un sort de jeté, une magie bien opérée finalement. J'en viens à me demander. D'où vient le manque de confiance en soi ? Pourquoi freiner l'élan de l'un et pousser la catatonie de l'autre ? Pourquoi est-ce qu'on nous demande d'être uniquement jusqu'à un certain point ? Pourquoi vouloir être autre plus tôt que soi ? Faut-il renoncer à la normalité pour s'auto réaliser ? Est-ce que l'impossible est impossible ? Ce doute qui freine le nombre comme Diana est la semence du gouvernant sur le gouverné. La croyance populaire manipulée pour mieux user de l'innocence des foules. Cultiver la différence pour incruster l'indifférence et la haine de l'autre. La différence, le manque de connaissance d'autrui qui est l'apanage des planteurs de graines théoriques orientées vers des applications, des inventions, que les ramasseurs ou testeurs ingurgitent et/ou utilisent aveuglément. C'est le sentiment que me laisse la congrégation. Une extrapolation pour me permettre de lier l'histoire du livre à notre société. le conventicule, ce regroupement de neuf individus d'espèces différentes est une conséquence courante qui s'apparente très bien à un mouvement contestataire levant le poing contre la puissance en place qui maintient la conservation des différences et ce que cela engendre…
    C'est un beau roman, c'est une belle histoire… Un genre de Roméo & Juliette en somme. Une relation hétérogène vue d'un mauvais œil. La convoitise pour le manuscrit et la condition particulière, voire exceptionnelle, de Diana. Puis c'est le calme plat, c'est une très longue prise de contact, le livre Ashmol 782 reste en retrait, il devient le sujet de conversation sans être présent, disparu à nouveau. Une intrigue de départ mise en suspens quelque part, pour laisser place à un long questionnement, un dilemme.
    La cause de la longueur, paradoxalement, est la découverte d'une nouvelle approche intelligente et extrêmement fouillée de la condition des créatures de fictions vampiriques, démoniaques, de sorcellerie, humaines. Cette proposition forme l'atout du livre. Son sujet. L'idée plus que la fluidité de l'histoire. le principal qui pousse le lecteur à aller de l'avant dans l'aventure de cette œuvre très dense. Il y a un trop long passage théorique avec une mise en avant insistante de la théorie de l'évolution de Darwin, citant en plus Lamarck et Newton. le lien proposé entre l'alchimie et l'évolution des créatures est surprenant. Jusqu'à l'ADN qui rejoint la cause. L'extinction envisageable des espèces, ou leur mutation vers une nouvelle espèce adaptée, moins sujette aux pouvoirs, à force de moins les utilisés… L'altération diminue… Très fort. Malgré l'interdiction de mélanger les espèces, que donnerait le métissage ? Une nouvelle forme de créature plus aptes ? La sauvegarde des races, de leurs dons ?

    Jusqu'à la moitié du livre, à près de 400 pages, les neurones bouillonnent, le temps s'étire, l'intrigue de départ est étouffée par le désir de faire comprendre au lecteur la logique d'une idée brillante. Simplifiée, elle n'aurait rien perdu de son charme. À trop insister, ça ressemble plus à un travail de mémoire que l'écrit d'une histoire qui laisse le témoin sans voix. Pousser dans le détail ne facilite pas spécialement la compréhension pour le lecteur, cela risque de provoquer l'ennui. Il est difficile de faire simple et pourtant c'est ce qui est magique quand c'est appliqué… La pluie de référence de personnages historiques n'était pas nécessaire pour nourrir l'histoire, en tout cas en bloc et dans les conversations aussi. le petit défaut de l'historien passionné, subjugué par les aventures, les découvertes qu'il veut partager et transmettre. le texte était suffisamment nourri en rebondissement, et le saut dans le temps aurait permis/permettra d'introduire les personnages historiques et la surprise au moment opportun…
    Après coup, forcer la lecture et passer la première moitié fut un effort très récompensé. Les personnages s'ajoutent, l'action, le mystère, l'intrigue gonfle, les stratégies s'imposent, des complots, des alliances, un ensemble judicieux, la préparation d'une guerre, d'une rébellion, la découverte de l'autre, les pouvoirs… Une fuite s'impose. Un voyage dans le temps pour que Diana puisse découvrir, s'approprier, maîtriser, ses nouvelles capacités qui sont d'une intensité jusque-là insoupçonnée. L'issue de ce premier tome génère une attente importante pour la suite. Une promesse pour une continuité fulgurante, pleine de surprises, de combats inévitables et un final étonnant. C'est un grand risque au vu de la masse d'éléments jetés dans ce premier « grimoire »… Tout y est pour vous ensorceler. La magie prendra-t-elle après coup ?
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Critiques presse (1)


  • Elbakin.net , le 14 juin 2011
    Pour peu que l’auteur tienne compte de ses faiblesses et sache relever le défi qu’elle s’est elle-même imposée avec cette suite (on ne peut guère en dire plus sans dévoiler l’intrigue), nul doute que l’on pourra s’offrir un nouveau petit plaisir. Parfois sans doute un peu trop sucré, un peu trop chaud, mais non sans saveur.
    Lire la critique sur le site : Elbakin.net

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Citations et extraits

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  • Par ricou, le 21 août 2012

    P 26
    La simple pensée de ses dent me fit battre le coeur et fourmiller le bout des doigts. Soudain je n'eus qu'une pensée : File d'ici tout de suite.
    Les quatre pas menant à l'escalier me parurent le bout du monde. Je devalai les marches, trébuchai sur la dernière et tombai droit dans les bras du vampire.
    Evidement, il était arrivé avant moi au bas de l'escalier.
    Ses doigts étaient froids et ses bras me parurent fait d'acier plus que de chair. Une odeur de girofle, de cannelle et d'encens remplit l'air. Il me redressa, ramassa mon livre et me le rendit en s'inclinant légèrement.
    - Docteur Bishop, je présume ?
    Tremblant de la tête aux pieds, j'acquiesçais.
    Les londs doigts pâles se glissèrent dans une poche et en sortirent une carte de visite bleu et blanc qu'il me tendit.
    - Matthew Clairmont.

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  • Par CamKessler, le 31 août 2012

    ''Celui qui ne peut plus s'émerveiller ne vaut pas mieux qu'un mort.''

    ''Je ne meurs ni ne vis ni ne guérit, et si grand soit mon mal, je ne le sens point, car je ne suis point séparé de son amour. Je ne sais si je le gagnerais jamais, car en elle est toute la grâce qui peut m'élever ou m'abaisser.''

    ''Vous dites que vous m'aimez depuis que vous vous êtes retenue de me donner un coup de rame. Mais je vous aime depuis plus longtemps encore. ''

    ''Elle écartera les pierres de mon tombeau et me donnera les ailes d'une colombe afin que je puisse voler avec elle au firmament pour y vivre éternellement dans le repos.''
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  • Par LittleJohn, le 10 avril 2011

    - Matthew, l'avertit le démon. Laisse la sorcière et le manuscrit en paix.
    Le vampire posa délicatement son verre sur le manteau de la cheminée et se détourna.
    - Je ne crois pas en être capable, Hamish. J'ai... envie d'elle.
    Rien que prononcer ce mot lui donna faim. Quand la faim était insistante comme maintenant, un sang quelconque ne suffisait pas. Son corps exigeait quelque chose de précis. Si seulement il pouvait y goûter - goûter à Diana - il serait satisfait et ce désir douloureux disparaîtrait.
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  • Par dbreit, le 04 février 2013

    -"Ce n'est pas seulement votre odeur qui me plait. J'entends votre sang de sorcière couler dans vos veines, murmura-t-il à mon oreille. Saviez-vous que le sang des sorcières fait de la musique ? Comme une sirène qui enchante le marin, l'enjoint à virer de bord vers son rocher, l'appel de votre sang pourrait être fatal, à moi comme à vous".

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  • Par LittleJohn, le 13 avril 2011

    Le vampire était assis dans l'ombre au-dessus de la passerelle couverte qui enjambait New College Lane et reliait les deux bâtiments d'Hertford College, adossé aux pierres usées et les pieds posés sur le toit.
    La sorcière fit son apparition, avançant d'un pas étonnamment assuré sur les pavés inégaux longeant la Bodléienne. Elle passa sous lui en pressant l'allure. Son inquiétude lui donnait un air plus jeune et soulignait sa vulnérabilité.
    Ainsi, c'est donc la redoutable historienne, songea-t-il ironiquement.
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L'adaptation cinématographique du Livre perdu des sortilèges .
Rencontre à la Sorbonne avec Deborah Harkness autour du Livre perdu des Sortilèges.Interview de l'auteur à propos de l'adaptation possible du Livre perdu des sortilèges au cinéma : projet, casting...








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