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Critiques sur Impardonnables (22)


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    • Livres 3.00/5
    Par carre le 12/05/2012


    Francis, la soixantaine vit au pays basque avec sa compagne Judith agent immobilier. Après avoir connu un certain succès comme écrivain sa carrière est en stand by. Il vit dans la douleur d'avoir perdu sa femme et l'une de ces filles dans un effroyable accident. Sa vie se résume à tenter de s'occuper de sa deuxième fille Alice jeune actrice en devenir et de ces deux petites filles. Mais, un jour Alice disparait.
    J'ai le sentiment que pour Djian, l'intrigue est un prétexte pour brosser le portrait d'un homme à la fois attachant par certains côtés, mais aussi extrèmement puéril et irritant par d'autre. Alors bien sur, l'écriture de Djian est plutôt incisive, l'humour parfois méchant, la mélancolie présente mais je trouve que le roman perd toute sa force par sa forme narrative, comme si Djian nous permettait de rentrer dans son bureau , en nous disant regardez comment je sais bien écrire. Djian nous parle de filiation, de pardon mais s'emmêle les pinceaux en croisant ces histoires, d'autant plus que la fin est franchement déroutante. de plus, ces disgressions sur l'écriture et le statut de l'écrivain m'ont paru vaines et hors propos. Pas inintéressant mais pas n'ont plus le grand roman annoncé.

    critique de qualité ? (18 votes positifs)



  • Par sylvie le 06/04/2009


    mpardonnables, tous, pas un des personnages n'est là pour rattraper l'autre.
    Une panoplie complète d'anti-héros tous plus englués les uns que les autres dans leur souffrance :
    La fille, qui fait croire qu'elle a disparue entre autres tourments qu'elle fait endurer à son père.
    Le gendre, complice du mensonge ordurier, qui a brisé deux phalanges à son bébé alors qu'il était défoncé.
    L'ancienne amie du narrateur qui refuse de filer sa femme.
    Cette femme, soupçonnée d'adultère, qui couche avec le délinquant qui Lui a été envoyé en filature.
    Enfin, le narrateur, Francis, ancien écrivain à succès, terrassé par la perte de sa première épouse et d'une de ses filles, qui écrit par delà le gouffre : " Perdre un lecteur est pire que de recevoir cent coups de fouet. Perdre un lecteur est une terrible sanction. »
    Il a aussi trompé sa femme avant de la perdre pour toujours, et il n'a pas eu le temps de s'en expliquer, de se faire pardonner...
    Il devient impardonnable pour l'éternité...
    Sa fille justifie le fait qu'elle ne l'appelle qu"espèce de salaud"en brandissant le journal de la défunte, et les passages ayant trait à la faute irréparable.
    N'est-il pas impardonnable, cet écrivain en souffrance, quand il oublie sa fille qui se tue de drogues et de froid ? Quand il ne trouve qu'à Lui confier ses pannes d'écrivain pour renouer le dialogue avec elle?
    Le roman tourne autour du pardon et de la rancune.
    De la culpabilité des uns et des autres face aux évènements douloureux qui jalonnent leurs vies.
    Une pirouette semble proposée : tous Impardonnables ! et hop, le tour est joué !
    Tous des victimes qui se croisent et se font mal sans forcément s'en rendre compte...

    Je dois dire que j'ai lu il y a très longtemps, je ne sais plus quand... "Bleu comme l'enfer" et "37°2 le matin".
    Ces livres ne sont pas devenus pour moi des livres totem, comme certaines œuvres de cet auteur le sont devenues pour bon nombre de lecteurs.
    Les livres de Djian m'ont toujours été conseillés par des gens que j'aime bien. C'est déjà un bon point.
    J'ai lu ces livres avec un certain plaisir. CeLui là fait partie du lot.
    Mais je me suis quand même accrochée pour aller jusqu'au bout : à quelle ficelle ?
    -à ce que l'auteur dit de la place de l'écriture dans la vie d'un écrivain, (un entretien très bien fait publié sur médiapart en parle dans le détail )
    -et aux réflexions sur le pardon dans les relations familiales et amoureuses.

    Il me vient à l'esprit, en pensant à ce livre et à son narrateur, l'image des duellistes de Bilal dans "Animal'z" (j'ai lu ces livres au même moment).
    Ce sont deux êtres opposés, des inverses en miroir qui se tiennent à bonne distance l'un de l'autre quand ils ne se tirent pas dessus : "CeLui qui me suit est un nihiliste duelliste, comme moi. Notre art de survivre, au bout des trois premiers duels, aura consisté à ce que nos balles se neutralisent mutuellement au milieu de leur trajet... Tout ça, bien évidemment, va au-delà de la précision..."
    J'ai l'impression que l'auteur Philippe Djian et le Francis écrivain de son roman sont un peu dans ce rapport, l'un et l'autre.
    Une manière élégante et esthète de donner une forme au désespoir. La vie est toujours là, mais il faudrait toujours essayer de tenir la bonne distance au risque d'en finir une bonne fois pour toute...L'écriture serait un moyen...
    Philippe Djian parle dans ses interview "de tenir la note", "le diapason"... C'est donc sans doute d'autre chose qu'il s'agit...
    Comme je le disais, j'ai quand même un peu de mal à suivre avec cet auteur là...
    des vidéos et des liens sur le blog


    Lien : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2009/04/impardonnables-philippe-..

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par kathel le 28/03/2012


    Mon avis : Lectrice « de la première heure » de Philippe Djian, avec 37°2 le matin bien sûr et aussi bleu comme l'enfer, deux livres qui m'ont forcément marquée car ils étaient plutôt originaux pour l'époque (ciel, on croirait que cela remonte à un siècle !), j'ai retrouvé aussi dans mes rayonnages Echine et Assassins, qui, eux ne m'ont laissé pratiquement aucun souvenir. Je crains que ce dernier roman, ouvert par curiosité, ne me laisse guère d'impression durable non plus.
    Le narrateur est un écrivain de soixante ans, quelque peu en panne d'inspiration, dont la vie personnelle est marquée irrémédiablement par la perte de sa femme et de sa fille aînée dans un accident de voiture. Lorsque sa deuxième fille, avec laquelle il a des relations plus que compliquées, disparaît, il ne sait où ni comment la chercher : est-ce un enlèvement, une sorte de fugue, est-elle vivante ? Autour de ce noyau familial perturbé gravitent Judith, nouvelle compagne de notre écrivain, Roger, le mari de sa fille, et d'autres personnages décrits finement par la plume de Philippe Djian. C'est avec plaisir que j'ai entamé cette histoire familiale plutôt complexe, découvert les personnages, apprécié l'habileté de l'auteur à ne dévoiler les points cruciaux de ce psychodrame qu'au détour d'une phrase, après qu'on les ait deviné depuis un moment… Mais le procédé a ses limites et pourrait lasser si le livre ne se lisait pas aussi rapidement.
    L'autodérision est aussi un des moteurs de ce roman, et l'écriture est sans doute plus travaillée que son apparente simplicité ne le laisse croire. Les phrases courtes font souvent mouche, que ce soit dans la dérision ou dans l'émotion. Les thèmes du mal que l'on fait aux autres sans le vouloir ou en plein conscience, et de l'irréversibilité de nos actes, ne m'ont pas laissée indifférente. Les paysages du pays Basque forment une belle toile de fond à l'intrigue. Je me suis laissé emporter et n'ai été légèrement déçue que par la fin, pas tout à fait à la hauteur du reste, à mon avis.


    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-33155182.html

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par ph_hugot le 08/05/2012


    ela dit, modérons mes propos : je dois reconnaitre que le premier de ces deux romans, Impardonnables, dont André Techiné en a tiré un film sorti l'été dernier, fut quand même pour moi un très bon moment de lecture. Cette histoire d'écrivain qui a perdu sa femme et l'une de ses deux filles, tuées sous yeux dans un accident d'automobile, et dont la seconde fille disparait, reste assez intriguante, et surtout, Djian nous montre qu'il reste quand même un styliste hors pair: des phrases courtes, un ton sec et tendu, un phrasincidencesé à la fois épuré et lyrique,


    Lien : http://www.baz-art.org/archives/2012/05/08/24112302.html

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par clamy le 21/02/2012


    J'ai été un admirateur de Philippe Djian de 1986 à 1990, mais depuis "Crocodiles", roman paru justement en 1990, j'avais un peu laissé de côté cet auteur qui ne me faisait plus vibrer. J'avais l'impression qu'il écrivait plusieurs fois le même ouvrage.
    Et puis, contrairement à ce qui se passe habituellement entre littérature et cinéma, je suis allé voir le film d'André Téchiné, basé sur le roman de Philippe Djian avant de lire le roman. Et contrairement à ce qui se passe habituellement, j'aurais dû en rester là. Soit l'adaptation du roman est très bien faite, soit elle se suffit à elle-même, soit les deux.
    Je pense que j'aurais pu faire la démarche inverse, à savoir lire le roman avant, mais les programmations cinématographiques étant ce qu'elles sont, il n'en va pas toujours comme on le souhaite.
    Cela dit, j'ai été trop collé au film en lisant le roman, et les différences entre l'adaptation et le roman Lui-même m'ont perturbé.
    Expérience donc à ne pas renouveler : lire les romans ou bien voir les films, ou bien les deux mais dans l'autre sens. Tant pis pour moi.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par bvb09 le 08/11/2011


    La construction du livre permet l'installation d'un climat d'interrogations, de suppositions très agréable. Je me suis laissé prendre par ce roman qui mêle le drame au quotidien d'un écrivain tourmenté.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par ph_hugot le 07/05/2012


    j'ai voulu enchainer avec un autre de ses romans publié récemment en poche, Incidences, et là, j'ai senti un peu trop fortement la redite. Dans Incidences, on suit à la trace Marc, un écrivain prof de fac, qui découvre un matin que Barbara, l'étudiante avec qui il vient de passer la nuit, est morte. Il se débarasse du corps dans un gouffre et poursuit sa vie de prof friand de jeunes élèves, et vivant avec sa soeur. Bientôt, la belle-mère de la disparue Barbara souhaite le rencontrer pour qu'il Lui parle de la Barbara. A son grand étonnement, il tombe amoureux de cette femme d'âge mûr, et s'engage dans cette relation quelque peu sordide...

    Ici, malgré son talent stylistique et la persistance de ses phrases choc (CeLui qui n'attendait rien n'était jamais déçu.CeLui qui ne péchait pas par optimisme ne tombait jamais de haut) toujours bien présent, je n'ai pas mordu à l'hameçon. La faute sans doute à une histoire vraiment trop peu crédible (ce n'est vraiment que dans les romans qu'on cache un corps d'une femme morte, dans la vraie vie quiconque irait à la police, non?) et, surtout dont Djian semble s'en contrefoutre assez royalement.

    Bon, au début de mon billet, je disais que Djian s'est toujours senti plus concerné par le style que l'histoire, donc, soit je me suis lassé du style Djian qui n'arrive plus à cacher la vacuité de son intrigue, soit, c'est moi qui suis plus attentif au fond d'une oeuvre, et moins à la forme, mais, quoiqu'il en soit, ses prochains romans méritent encore qu'on y jette un oeil, ne serait ce qu'un distrait...


    Lien : http://www.baz-art.org/archives/2012/05/07/24148585.html

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



  • Par InColdBlog le 08/09/2010


    Comme beaucoup de gens de ma génération, c'est dans les années 80 que j'ai ouvert mon premier Philippe Djian, en l'occurrence 37°2, le matin, découvrant un style et un univers novateurs pour l'époque, une étape dans une vie de lecteur dont on se souvient comme de sa première cigarette ou de son premier baiser.
    Au cours de ces vingt dernières années, certains Lui sont restés fidèles, d'autres, comme moi, l'ont déserté.
    Et voilà qu'avec Impardonnables, les médias claironnent haut et fort le grand retour aux sources du romancier, revenu à son meilleur niveau, ceLui auquel il doit sa notoriété et cette étiquette (forcément réductrice) d'écrivain-rock, snobé par le sérail.
    La tentation de “retomber en jeunesse”, l'envie de revivre les mêmes sensations qu'à l'époque, la curiosité de savoir si le miracle se répèterait étaient trop fortes. J'ai donc lu Impardonnables.

    Et alors, si on oublie tout le tintouin marketo-médiatique, il est comment le dernier Djian ? Elles se sont passé comment ces retrouvailles ?
    Le plaisir, car plaisir indéniablement il y a eu, a été paradoxal : pour toutes les raisons qui ont fait que ce roman m'a plu, d'autres ont gâché mon plaisir.
    De Philippe Djian, j'avais gardé le souvenir d'une écriture syncopée. Dans Impardonnables, l'écriture est fLuide, dépouillée de toute fioriture stylistique. Cette sobriété de l'écriture évite au récit de sombrer dans un pathos de bazar.
    Il y aurait pourtant matière : Francis, écrivain à succès en panne d'inspiration, a vu sa femme et une de ses filles brûler vives dans un accident de voiture dix ans plus tôt. Rescapée, sa fille cadette, après un parcours chaotique lourdement saupoudré de drogues en tout genre, devenue star de cinéma en vue, a disparu. Fugue, enlèvement ? Rongé par l'angoisse, Francis doit dans le même temps gérer la crise qu'il traverse avec sa nouvelle épouse, Judith.
    Mais ce côté faussement “brut” du texte, derrière lequel on devine le travail nécessaire pour atteindre un tel niveau de simplicité apparente, a tendance à créer entre le lecteur et les personnages une distance comparable à celle que le narrateur, Francis, entretient avec ses semblables et la vie en général. Malgré tout, ce regard sans aménité que Francis porte sur Lui-même et sur les autres n'est pas dénué d'une certaine tendresse qui empêche de rester totalement “à côté”.

    Faite d'allers-retours entre présent et passé, déstructurant la chronologie du récit, la composition du roman peut sembler plus complexe par comparaison. De fait, chaque fois qu'est donnée une information, le lecteur est obligé d'adapter et de corriger le regard qu'il portait jusque-là sur les personnages. L'usage fréquent d'ellipses par Djian met également le lecteur est à contribution. Certains peuvent s'en trouver gênés ou considérer ce choix comme une facilité de la part de l'auteur. Personnellement, j'aime qu'on ne me donne pas tout mâché et qu'on me laisse tout loisir à “remplir les cases”.

    Second paradoxe, si j'ai trouvé l'histoire d'Impardonnables quelconque, sans réel attrait (les moments de suspens sont vite éventés, les rebondissements sont attendus…), j'ai beaucoup aimé les thématiques qui y sont développées, et la manière dont elles sont développées, ce qui semblera certainement une évidence aux fans de Philippe Djian. Lors d'un récent tchat sur L'Express.fr, ne réitérait-il pas sa conviction que le style en littérature est « Vraiment tout. Il n'y a rien d'autre. Rien ne sert de remâcher le reste » et qu'il n'y est plus question d'histoire ou de personnages « depuis Shakespeare »? Impardonnables est là pour prouver qu'il reste fidèle à ses principes.

    Bien entendu, comme son nom l'indique, Impardonnables traite du pardon. Ils sont nombreux les personnages Impardonnables dans ce roman, à commencer par le narrateur qui, suite à son adultère, n'a pas réussi à gagner le pardon de sa femme, morte prématurément. Francis Lui-même réussira-t-il à pardonner à sa fille Alice, à sa nouvelle femme, Judith ?
    Doit-on pardonner ? Peut-on tout pardonner ? Peut-on accorder son pardon à tout le monde ? Autant de questionnements qui ne manqueront pas de poursuivre le lecteur pendant, et à après, avoir lu ce livre.
    « le pardon existe-t-il dans ta religion ? demanda-t-elle en observant les rideaux de pLuie fumante qui dansaient dans le jardin, se disloquaient contre les baies.
    "- Ça dépend pour quoi. Vivre ensemble signifie partager certaines valeurs. S'entendre sur les points au-delà desquels on ne peut pas aller. Dans ce cadre, le pardon existe. »


    Même si, autre paradoxe, j'ai regretté qu'à ces occasions le personnage de Francis soit phagocyté par ceLui de Djian l'auteur, j'ai aussi beaucoup aimé la réflexion sur l'écrivain, son travail, son rapport à la vie. A mille lieues de l'image d'Epinal, Djian montre la fragilité du romancier, la difficulté de son travail…, mais aussi comment il se sert de l'écriture pour se couper du monde réel, et ce que tout cela implique comme sacrifices vis-à-vis de soi et de ses proches.

    (...) Au final, ces retrouvailles me laissent donc un goût d'incomplétude. Car si j'ai effectivement beaucoup aimé les thèmes abordés et leur traitement, je ne suis pas comme Philippe Djian, le style seul ne suffit pas à mon plaisir de lecteur. Pour que mon bonheur soit complet, j'aurais apprécié que l'histoire me tienne en haleine.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Corboland78 le 28/03/2012


    Il fût un temps où j'attendais un nouveau roman de Philippe Djian avec autant d'impatience que le Beaujolais Nouveau ou le dernier disque des Stones, vous voyez à quel niveau je le plaçais dans la liste des évènements qui attisaient mon impatience. J'ai lu toute sa production mais j'avais abandonné au tome 2 sa série des Doggy bag, dernières œuvres connues de l'écrivain. Néanmoins à chaque fois qu'un nouveau bouquin paraît je me sens irrémédiablement attiré et cette fois encore j'ai cédé à la tentation.
    Francis, écrivain, a perdu sa femme et l'une de ses deux filles, tuées sous yeux dans un accident d'automobile. Depuis il s'est remarié mais sa vie va se compliquer quand sa seconde fille va disparaître. Est-elle morte ou enlevée ? Sa femme s'éloigne de Lui, accaparée par son métier d'agent immobilier, d'ailleurs peut-être a-t-elle un amant ? Pour la première interrogation il engage une détective, une ex du temps de son adolescence et pour la seconde, il demande au fils de la détective, adolescent à problèmes à peine sorti de prison de la filer. Comme toujours dans les romans de Djian, les hommes et les femmes ont toujours du mal à cohabiter et le sexe semble leur seul point d'accord, les ennuis des uns retombent toujours en cascade sur les autres et principalement sur le héros de l'histoire, qu'on imagine toujours être le double de l'auteur.
    Le style est épuré, sans gras, les phrases assez courtes. Il y a toujours une ou deux références musicales rock pointues ce qui n'étonne personne car on sait l'écrivain amateur du genre, d'ailleurs il a écrit des textes pour Stéphane Eicher à une époque. Un bon roman à mon avis, mais avec Djian je ne sais pas être objectif, il faut bien l'avouer.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe le 20/05/2011


    Que l'équilibre est donc fragile lorsque les chocs psychologiques s'en mêlent, coups de butoir sur la conscience humaine qui l'entrainent au bord du gouffre de la dépression.
    Après le décés de sa femme et de l'une de ses filles, un écrivain la soixantaine, apprend la disparition de sa deuxième fille. Des problèmes avec sa nouvelle épouse, la peur de vieillir,la perte de sa virilité sont autant de manques de repères qui le déboussolent.
    Mais heureusement il y a ....l'écriture...exutoire béni des dieux qui permet de se sortir de tous les impasses.
    Serait ce l'ultime pardon?

    critique de qualité ? (1 votes positifs)






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