Aborder le bouddhisme avec un oeil philosophique, telle est l'expérience que tente cet essai.
Pour y parvenir, il faut savoir que le Bouddha parle en thérapeute et non en théoricien, mais ne pas se contenter d'une telle réponse. Il devient alors nécessaire de che... > voir plus
Le Bouddha (...) a beaucoup parlé, il a prêché plus de quarante années, parcourant en tous sens le bassin moyen du Gange, s'adressant à des interlocuteurs innombrables et divers(...)
Pourtant, le Bouddha s'est beaucoup tu. L'un de ses surnoms et Cakyamuni, l'ascète silencieux (muni) du clan des Cakya. Cependant, son silence ne se réduit pas au mutisme de celui qui est absorbé par la méditation. C'est fréquemment une "réponse" à des questions. Ce silence est essentiel à son enseignement.
Le bouddhisme (...) est avant tout une thérapeutique, une "doctrine-médecine" qui conduit à la délivrance, cessation de la souffrance. Cette cessation résulte de l'extinction de la "soif", c'est-à-dire du désir, provoquée par l'ignorance. (...) Faire silence face aux interrogations angoissées et angoissantes constitue donc un geste cathartique. En s'abstenant de répondre, le Bouddha tend à ôter le questionnement.
Ce qu'on ne sait pas, il n'y a pas à se le demander. les silence est bien, ici, un jeûne thérapeuthique. En se taisant (...), le médecin-Bouddha prescrit, par son mutisme, l'abstinence du tourment métaphysique...