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Critiques sur Moins que zéro (28)


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    • Livres 5.00/5
    Par Dasazi le 14/07/2008


    Peut-on aimer un livre décrivant le vide existentiel de ces personnages ? Peut-on apprécier un livre qui vous vide de toutes vos forces jusqu'à vous sentir mal ?
    Ma réponse est oui : lire « Moins que zéro » installe un mal être qui devient une jouissance presque masochiste. Contempler un néant si parfaitement exprimé est fascinant.

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Aaliz le 07/01/2012


    Beaucoup de personnes n'ont pas aimé ce livre. Et c'est vrai qu'avec Bret Easton Ellis, on aime ou on déteste, difficile d'avoir un avis mitigé. En ce qui me concerne j'ai aimé. J'ai aimé car ce livre m'a conforté dans ma conviction que l'argent ne fait pas le bonheur. J'ai aimé car, tout au long de ma lecture, je me suis rendue compte que ma vie à moi, aussi plate et insignifiante soit-elle, est tout simplement géniale et que je suis une grande chanceuse.

    Clay est ce que l'on appelle un « gosse de riche », ses parents sont extrêmement fortunés, il ne manque de rien. Il a 18 ans, il a tout, peut tout faire, et pourtant il ne vit pas.
    Son monde se résume aux sorties, en boîte, au cinéma, dans des bars, à des soirées people. Son entourage se compose de parents divorcés, de deux sœurs frivoles, et de ses amis. Enfin … peut-on vraiment parler d'amis ? Ils sont bien sûr du même milieu que Clay, sont livrés à eux-mêmes par des parents absents qui les ignorent, passent leur temps aux mêmes activités, se droguent, dealent et s'envoient en l'air avec tout ce qui bouge.

    Tous les personnages que l'on croise dans ce roman se ressemblent : cheveux blonds coupés court, bronzage. Il y a beaucoup de personnages et j'ai eu parfois des difficultés à me remémorer qui était qui. Et puis il y a cette atmosphère lourde, pesante et malsaine. Il fait chaud en Californie, Clay souffre de cette chaleur, BEE insiste beaucoup sur ce détail et fait de nombreuses allusions au feu ou à des incendies faisant ainsi rapprocher le décor qu'il construit à l'Enfer lui-même : les petits-anges blonds qui ont tout pour réussir se retrouvent déchus et se débattent dans les flammes de la géhenne. Et le pire c'est que Clay a parfaitement conscience de tout ça, il l'avoue lui-même, il ne souhaite plus rien, ne s'intéresse à rien, n'a envie de rien, comme s'il avait baissé les bras et ne pouvait plus que se contenter de subir et de rester passif.

    Certaines scènes sont un peu dures et choquantes, d'autres assez étranges. BEE parvient avec talent à décrire et à transmettre au lecteur ce désarroi et ce mal-être. Je me suis sentie aussi mal que Clay à certains endroits et j'avoue avoir ressenti de la pitié pour lui même si je me suis parfois interrogée à son sujet, notamment sur sa manie qu'il avait, plus jeune, de collectionner les articles de faits divers violents et sanglants. Je m'attendais alors à chaque instant à un dérapage, à ce qu'il franchisse la ligne mais au contraire, quand l'occasion se présente il refuse. J'ai donc eu tendance à mettre ça sur le compte de l'adolescence et de l'inévitable attrait que constitue parfois ce genre de choses pour les ados.

    Ne lisez pas ce livre si vous voulez de l'aventure et des tas de rebondissements. Non, ce n'est pas ce genre de romans là. Certains se sont ennuyés, je peux les comprendre. Mais c'est justement l'axe de ce roman : l'ennui. Clay s'ennuie, ne trouve aucun sens à sa vie. Je l'ai déjà dit , il peut tout avoir et tout faire sauf qu'il ne peut pas rêver, il ne peut pas avoir d'objectifs, de projets, il sait d'avance qu'il lui suffit de s'y mettre pour réussir. Comment concevoir son existence sans lui donner un sens ? Ce qui finalement nous fait avancer et lever chaque matin n'est-il justement pas le fait que l'on a des défis à relever, des buts à atteindre ?
    Mais à ces jeunes-là, ces anges blonds, que leur reste-t-il ? Si ce n'est la découverte de sensations fortes : la drogue d'abord, le sexe jusqu'au viol et la prostitution, la fascination pour un cadavre trouvé dans une ruelle …
    Moins que zéro : en-dessous du niveau zéro le monde des enfers.
    Moins que zéro : la température dans l'espace, dans le vide interstellaire.
    Moins que zéro : le récit du vide de l'existence et de l'enfer sur Terre.

    Quelques mots sur le style : un style clair, précis, efficace parfois cru. BEE donne dans le détail c'est-à-dire qu'il raconte chaque geste que fait Clay (pas systématiquement non plus je vous rassure) mais à certains passages ça m'a marqué. Comme si BEE voulait ainsi combler le vide de l'existence de Clay. Les dialogues aussi m'ont surprise. Là où on pourrait voir des répliques inutiles, j'ai trouvé qu'au contraire BEE parvenait à nous retranscrire les dialogues tels qu'ils auraient réellement pu avoir lieu. Des platitudes, là encore pour combler le silence, le vide.

    Aussitôt après avoir terminé ma lecture de ce livre, j'ai couru à la librairie me procurer la suite : Suite(s) impériale(s). J'ai hâte de voir ce qu'est devenu Clay.


    Lien : http://booksandfruits.over-blog.com/article-moins-que-zero-bret-east..

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir le 25/03/2010


    Dès les premières pages, j'ai tout de suite remarqué que Bret Easton Ellis avait un style particulier, un style bien à lui. En le lisant, lors des premières pages, j'avais l'impression d'être dans un tourbillon. Les mots, les images défilaient devant moi sans que je puisse les arrêter. Comme quand vous avez l'impression que tout va à une vitesse folle alors que vous êtes tranquillement assis en train de lire.
    Cependant, j'ai rapidement été déçue mais cela se faisait par intermittence. Tout d'abord, lorsque Clay, le personnage principal rencontre une personne, cette personne est toujours décrite comme blonde et bronzée. Cela vous apparaîtra peut-être comme un détail mais au bout de la dixième fois, cela a commencé tout de même à me fatiguer. Sûrement parce que malheureusement, c'est souvent les seuls détails qu'il nous donne sur ces personnes.
    Ce qui m'a également dérangé c'est ce côté "je me drogue avec n'importe quoi et je couche avec n'importe qui". le sujet en lui-même ne me dérange pas mais ici il semble survolé. Ce n'est ni trash, ni doux, à vrai dire tout paraît vide dans ce livre, tout paraît anesthésié. Les personnages ne semblent pas avoir de sentiments ou plutôt ils ont décidé de tellement les enfouir qu'ils ne savent plus vraiment ce que c'est.
    Pourtant, monsieur Bret Easton Ellis semble tout de même savoir comment choquer les gens. Il y a deux scènes dont je me serais bien passée. Elles sont glauques, sordides. Elles font ressortir le mauvais de la nature humaine, celle qui regarde mais qui ne dit rien.
    Cependant, j'ai trouvé tout de même deux-trois passages dans ce livre qui m'ont vraiment plu, ce sont des passages où certains personnages sont devenus humains. Même si souvent les causes étaient tristes, ils ont montré qu'ils avaient des sentiments. Il y avait une ambiance particulière à ce moment là et j'aurais aimé la retrouver plus souvent lors de ma lecture.

    Même si je n'ai pas vraiment accroché avec ce livre, je ne regrette pas d'avoir lu cet auteur dont j'entendais tant parler. Je pense même que je lirais un autre de ses livres un jour ou l'autre.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par matrobicheaux le 05/12/2010


    Je trouve que le titre choisi par l'auteur convient à merveille à son livre qui est d'un ennui mortel !!! Après avoir adoré "American Psycho", "Lunar Park" et "Zombies", j'avoue avoir été énormement déçu par cette lecture mais surtout ne pas comprendre l'engouement qu'il suscite encore aujourd'hui. Mais bon pour Bret Easton Ellis, il s'agissait d'un échauffement avant l'écriture de chefs d'oeuvre!! On ne lui en voudra pas !! Toutefois, je le déconseille aux lecteurs qui souhaitent découvrir ce formidable bargeot !! quant à ceux qui l'ont déjà lu, à eux de voir !! et à ceux qui sont fermement décidés à se lancer: bon courage !!

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Luniver le 01/09/2011


    En parcourant Moins que Zéro, on a l'impression de lire de l'ouate : Clay rentre chez lui pour les vacances de Noël, mais rien ne semble avoir d'importance pour lui : il couche sans savoir vraiment avec qui, il se drogue sans savoir vraiment avec quoi. La découverte d'un cadavre, sa petite amie qui rompt, son ami qui se prostitue pour payer ses doses, rien ne semble avoir prise sur lui. On sort de cette lecture aussi anesthésié que le personnage principal.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par manray le 05/02/2011


    Passé l'effet de surprise, ce livre dérange. On entre dans un univers très noir : les excès d'une jeunesse de LA dans les 80's jusqu'à l'écœurement. le style est nerveux : caméra à l'épaule !! Les dialogues sont courts, les mêmes scènes se répètent jusqu'à lasser et il n'y a aucune analyse mais on ressent le malaise et les sentiments du personnage principal avec beaucoup de force.
    A lire impérativement avant la suite ... Suites Impériales qui est paru en 2010.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par sgmaster le 27/07/2010


    Cela faisait longtemps que j'entendais parler de Bret Easton Ellis. Beaucoup de gens m'en disaient le plus grand bien. De plus, son actualité récente (la sortie prochaine de son nouveau roman tant attendu) font que je me suis décidé à découvrir cet auteur. C'est en septembre que paraîtra "Suites Impériales", la suite de "Moins Que Zero". Quoi de plus logique de commencer avec ce livre qui est aussi son premier roman.

    Toutefois, une appréhension: Certains comparent Moins Que Zero avec L'Attrape-Coeurs. Or, j'ai détesté le livre de Salinger. Et ce style argotique... Bref! Faisant fi de ces craintes, je me lance dans la découverte d'un Los Angeles d'une autre époque pour suivre les errances de la jeunesse dorée californienne à travers les yeux du personnage principal, Clay, revenu chez lui à l'occasion des vacances de Noël.

    Le style d'Ellis est très particulier. Pas de temps à perdre en fioritures et description. C'est très minimaliste dans le texte, avec quelques répétitions, comme une retranscription orale. Même si c'est concis, tout est pratiquement concentré en une phrase. A l'issue des cinq premières pages, je connaissais pratiquement tout de la vie de Clay. Une vie ennuyeuse, où les jeunes ne pensent qu'à sortir, prendre de la drogue, et de nombreuses autres choses que la morale réprouve. Au fur et à mesure, Clay se dégoute de cette vie. Sa relation compliquée avec Blair, ces étranges soirées avec drogue, sexe et alcool, le fait que son meilleur ami se prostitue pour se payer sa dope... Tout cela est une incitation à la fuite. Mais partir pour aller où? Car après tout, que veut on vraiment? Aucun des protagonistes ne sait ce qu'il souhaite. Pas de solutions. Il faut être condamné à vivre dans la richesse, dans l'ennui, dans un monde où il n'y a pas de sentiments, où l'émotion que l'on a le droit de ressentir et celle des paradis artificiels. Un triste destin en somme. Quelques souvenirs d'enfance s'immiscent dans l'histoire, en italique, juste pour rappeler que Clay est un être humain. Peut être...

    Bizarrement, la lecture de ce roman ne m'a fait ni chaud, ni froid. Quelques longueurs toutefois, les dialogues ne sont pas très élaborés. Mais malgré tout, j'avais envie de continuer à le lire, ne serait-ce que pour connaître la fin. A en croire certaines critiques, il s'agit d'un premier roman, et donc il y a quelques défauts. Je me réserve "American Psycho" pour plus tard. En définitive, "Moins Que Zero" est... ni bon, ni mauvais.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par m75000 le 23/01/2012


    un des premiers Easton Ellis que j'ai eu l'occasion de découvrir il y a une quinzaine d'années ; j'ai été séduit par cet univers particulier d'adolescents fortunés en mal de vivre et par la suite apprécié de plus en plus l'auteur avec American Psycho , Zombies entre autres

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Lulu_Off_The_Bridge le 13/04/2011


    Moins verbeux et plus désespéré que American Psycho, ce premier roman de Brett Easton Ellis est un chef d'oeuvre. Des personnages atones et interchangeables, pas d'ambitions, pas de désirs sinon de se sentir vivant en se faisant croire que tout est permis. Et partout l'ennui, contre lequel Clay lutte vainement avec des images: images du désert, images du passé auquel il se raccroche pour avoir l'impression d'avoir perdu quelque chose, images de sang et de mort qu'il découpe et compile pour se convaincre...
    Le style BEA peut agacer, d'autant qu'il ne se "passe" pas grand-chose en termes d'action, il a des tics et des trucs. Mais également un rythme particulier, et une obscurité particulière malgré les paysages radieux de la Californie.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par salamandre2lyon le 06/09/2010


    Un portrait au vitriol de la génération X. Les années 80 dépeintes sans concession et sans tabou.
    A relire ou découvrir

    critique de qualité ? (3 votes positifs)






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