> Pierre Guglielmina (Traducteur)

ISBN : 2264031913
Éditeur : 10-18 (2001)


Note moyenne : 3.45/5 (sur 106 notes) Ajouter à mes livres
L'ennemi numéro un des partisans du "politiquement correct" a encore frappé. Après avoir révélé, dans American Psycho, la face obscure des yuppies, Bret Easton Ellis noue ensemble la dictature de l'apparence et la brutalité aveugle du ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Aline1102, le 16 octobre 2011

    Aline1102
    Ce livre était très spécial, avec des points positifs, et des choses plus négatives, qui m'ont assez énervée.
    Commençons par les points négatifs.

    Tout le monde, dans ce roman, appelle les autres baby. Même les hommes entre eux s'appellent baby. Ce qui fait que ce mot, déjà très agaçant en lui-même, revient à peu près 55 fois par page (j'exagère à peine!). En particulier quand Victor voit Chloé, sa petite-amie, vu qu'il a alors tendance à l'appeler :"baby, baby, baby". Ce qui rend ce petit surnom encore plus agaçant!
    Certains dialogues entre personnages sont aussi assez énervants. Dans les toutes premières pages du roman, par exemple, alors que Victor prépare l'ouverture de la fameuse boîte de nuit, un certain dialogue m'a donné envie de jeter le livre à travers la pièce. Victor explique à JD, un type qui l'aide à préparer la grande ouverture de la boîte, que ce qui est à la mode est dépassé et que ce qui est dépassé est à la mode. Comme JD ne comprend pas, il répète cette phrase à Victor, qui la répète à JD, qui la répète à Victor,...comme ça jusqu'à ce que la fameuse phrase apparaisse environ 15 fois sur la page. Comme tous les personnages fument des joints et qu'ils prennent tous des drogues dures, je suppose que leurs neurones ne sont plus tout à fait en état de comprendre une phrase énoncée une seule fois, et qu'il faut donc la répéter encore et encore pour qu'elle se fixe dans leur cerveau. En attendant, cela a tendance à énerver la lectrice ou le lecteur normal(e) dont les neurones se portent très bien, merci pour elle/lui!

    Par contre, Glamorama a aussi un énorme point positif (encore heureux!): la réflexion sur la superficialité et l'apparence.
    Dans ce roman, Bret Easton Ellis met en scène des personnages qui veulent être célèbres. Ils sont prêts à faire quasiment n'importe quoi pour le devenir. Ainsi, toujours au début de l'ouvrage, on apprend que Victor a passé trois fois le casting pour une émission de télé-réalité de MTV (et qu'il a échoué les trois fois...). Je n'ai rien contre les gens qui veulent participer à ce genre d'émission, mais je pense quand même qu'il faut vraiment être désespéré pour vouloir être filmé quasiment 24h/24.
    On assiste donc à une ronde de personnages presque ridicules, qui se rendent encore plus ridicules dans l'espoir de devenir célèbre et adulé: c'est à qui écrira le scénario de l'année, à qui portera le mieux les robes des créateurs, à qui gagnera le plus d'argent en posant pour Playboy. Au final, on se rend compte que les objectifs de tous ces personnages sont particulièrement malsains et, surtout, totalement déconnectés de la réalité. Pas étonnant qu'ils se sentent très mal quand leurs rêves ne se réalisent pas...
    Je pense que cette réflexion est très actuelle, et c'est pour cela que j'ai choisi Bret Easton Ellis comme futur classique du XXIe siècle. Cet écrivain est particulièrement en phase avec les névroses de notre société, avec cette envie de s'exhiber à tout instant et à tout propos, avec cette tendance à croire que le moindre geste que l'on fait dans une journée intéresse tout le monde. Pour donner un exemple, je connais plein de gens qui racontent leur vie sur Facebook et je n'ai jamais compris l'intérêt de communiquer le menu de son déjeûner à ses 3.250 amis. Franchement, qui s'en soucie?
    Victor et les autres semblent donc cristalliser les problèmes de notre époque, où chacun veut le quart d'heure de célébrité promis par Andy Warhol. Et si cela ne dure vraiment qu'un quart d'heure, ça fait très mal!
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Woland, le 19 octobre 2008

    Woland
    On ne peut pas dire que c'est la suite d'American Psycho même si Patrick Bateman y fait, au tout début, une très brève apparition de figurant.
    Le roman est aussi moins violent en dépit de certaines scènes sanglantes. Rien de comparable pourtant avec les horreurs d'American Psycho.
    Alors, voyons maintenant l'histoire. Touffue, très touffue et, comme d'habitude, on est pris à la gorge par la superficialité inouïe du monde (new-yorkais, si j'ai bien compris) que nous présente Brett Easton Ellis. Forcément, me direz-vous, le héros est un mannequin qui joue en fait les utilités au milieu de célébrités véritables. Mannequin bisexuel, acteur occasionnel dans des pubs ou des films de sous-série et, de façon générale, homme à tout faire pour ses riches amis. Il est aussi pas mal gigolo, j'ai trouvé.
    En gros, Victor Johnson est devenu Victor Ward en devenant mannequin. Son père est en effet un sénateur très connu à Washington et susceptible de postuler à un rang politique plus important (ce qu'il fera d'ailleurs à la fin du roman.) C'est un beau gosse, pas trop bête d'ailleurs. Mais le genre de vie qu'il a choisi l'a fait s'orienter vers l'alcool, les drogues diverses (même s'il n'a pas sombré dans l'héroïne) et bien sûr les petites pilules genre Xanax. Ce que ce type avale comme Xanax quand il se retrouve à Paris, le tout arrosé d'alcool, c'est incroyable ! On se demande comment il fait pour tenir debout ! ... Une fois de plus, on retrouve l'habileté de l'auteur à nous suggérer que ce que voit et entend son personnage ne pourrait être qu'hallucinations ...
    Victor vit avec un top-model, Chloé Byrnes. Mais, à la suite d'une coucherie de Victor, elle rompt avec lui. Victor ayant été contacté entretemps par un certain Palakhon pour aller retrouver en Europe l'une de ses anciennes camarades d'université, Jamie Fields. Trois cents mille dollars à la clef, ça ne se refuse pas, surtout quand on est, comme Victor, aussi assoiffé de luxe et de célébrité.
    Malheureusement pour lui, les retrouvailles avec Jamie vont tourner au cauchemar. Un cauchemar que n'aurait pas renié Patrick Bateman : terroristes utilisant le statut de certains people pour faire sauter des bombes à Paris (on est en 1995) et enlever des fils de dirigeants, meurtres tous azimuts, complots par ci, complots par là ... A la fin, Victor ne sait plus qui il est et le lecteur se demande si l'auteur ne lui a pas fait voir l'action par les yeux de Victor et de sa doublure.
    Un peu étouffant au début avec cette avalanche de noms à la mode et d'attitudes trop branchées pour être intéressantes, Glamorama prend son rythme après la rencontre avec Palakhon. Après ça, on ne lâche plus le bouquin.
    Une question me trotte par la tête pourtant : Brett Easton Ellis inventera-t-il un jour des personnages évoluant dans un milieu autre que celui-là ? ;o)
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par colimasson, le 19 août 2011

    colimasson
    Alors que Bret Easton Ellis s'attaque, dans Glamorama, aux mêmes thèmes que dans American Psycho -le règne de l'apparence, la superficialité des relations humaines, la célébrité et tout ce qu'elle a d'inhumain- le traitement n'est pas le même.
    Dans American Psycho, les conséquences d'un mode de vie individualiste à l'extrême débordaient sous forme d'agressivité mais la violence restait toutefois confinée au microcosme des personnages. Dans Glamorama, la violence s'est fait terrorisme. Personne n'est épargné. de la minute à l'autre, les campus remplis d'étudiants joviaux se transforment en champ de guerre, les passagers d'un avion –mode de transport représentatif de la classe jeune et dynamique des Etats-Unis- révèlent tout ce qu'ils ont de plus larvaire, de plus méprisant, lorsqu'ils se battent contre la mort alors que leur avion s'écrase au sol.
    Que ce soit dans les grandes catastrophes ou dans les évènements les plus anodins d'une vie, la menace gronde toujours…
    « Je fonce au premier étage de nouveau, à une vitesse inquiétante, me débattant dans la foule, trop de gens qui passent, trop de visages indistincts, que des profils, des gens qui me tendent des fleurs, des gens en train de parler sur leur portable, tous formant une masse ivre en mouvement, et je traverse l'obscurité complètement éveillé et les gens ne font que défiler dans la pénombre, constamment en route vers autre chose. »
    Il en résulte une ambiance de malaise plus diffuse que dans American Psycho. En tant que lecteur, on se sent soi-même pris au piège. Cela ressemble à une conspiration. C'est finalement très actuel…
    « […] il y a des plateaux de minuscules crackers tartinés d'autruche, de l'opossum sur des brochettes en bambou, des têtes de crevettes enroulées dans de la vigne, d'énormes assiettes de tentacules disposées sur des bouquets de persil, mais je ne peux rien avaler et je suis à la recherche d'un sofa en cuir sur lequel m'effondrer parce que je suis incapable de dire si les gens ne s'intéressent vraiment à rien comme ils en ont l'air ou s'ils s'ennuient à mort tout simplement. Quoiqu'il en soit –c'est contagieux. Les gens passent leur temps à chasser les mouches quand ils ne sont pas trop occupés à murmurer ou à se cacher. Je me contente de dire « Hi ». Je suis les instructions. C'est vraiment une fête alarmante et chaque invité est un monstre. C'est aussi un miroir. »
    Le dégoût de l'humanité transparaît derrière chaque page écrite par Bret Easton Ellis. Un tel mépris, une telle joie à détruire les hommes, pourraient finir par lasser. Mais ici ce n'est pas le cas. L'humanité est décrite dans son aspect le plus répugnant. Rien n'est bon à en tirer. le nihilisme de Bret Easton Ellis est dangereusement contagieux, et les scènes d'hécatombe deviennent une victoire du bien sur le mal. Qui aurait envie de laisser vivre une humanité telle que celle décrite dans Glamorama ?
    Autre particularité de Glamorama : les comportements de chacun semblent être ordonnés par un grand maître ultime. Figure divine ? Peu probable, à moins que les réalisateurs, metteurs en scène et autres techniciens du spectacle ne soient les incarnations d'une nouvelle religion polythéiste qui s'empare des hommes comme des comédiens d'un nouveau film. Leurs bouches prononcent des répliques dont ils ont à peine conscience, leurs gestes sont écrits à l'avance, rien n'est laissé au hasard. Complètement lobotomisés, les personnages agissent, courent, parlent, se déplacent, dans une absurdité d'autant plus criante qu'ils n'en comprennent pas le sens.
    Là encore, le malaise s'accentue.

    « Ce n'est que beaucoup plus tard que j'ai remarqué la présence de l'équipe de cinéma, y compris celle de Felix, le directeur de la photographie, bien qu'aucun d'entre eux n'ait semblé bouleversé, et puis un petit pan de brouillard a commencé à s'éloigner et j'ai compris que peut-être aucun d'entre eux ne savait rien à propos de Sam Ho et de ce qui lui était arrivé, la façon monstrueuse dont il était mort, comment sa main s'était contractée misérablement, le tatouage du mot ESCLAVE devenant flou à cause de l'intensité du tremblement de tout son corps. […]
    Quelqu'un m'avait donné un autre verre de champagne et quelqu'un d'autre avait allumé ma cigarette qui pendait à mes lèvres depuis une demi-heure et je m'étais aperçu que ce que je pensais de moins en moins, c'était « Mais peut-être que c'est moi qui ai raison et eux qui ont tort » parce que j'étais docile, docile. »
    Pour apprécier Glamorama, il faut apprécier le style de Bret Easton Ellis. Encore une fois, il s'agit d'un roman long, qui prend son temps pour planter le décor et pour laisser les personnages se mouvoir dans le vide sur quelques dizaines/centaines de pages.
    On retrouve toujours les mêmes énumérations de noms, de prénoms, de marques, de vêtements, d'objets de décoration, passages d'une futilité d'autant plus criante qu'ils sont souvent accolés à des paragraphes d'une cruauté froide. Que l'on passe du rire jaune à la terreur la plus glaciale, le malaise ne disparaît jamais.

    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-glamorama-1998-de-bret-easto..
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    • Livres 5.00/5
    Par XoArum, le 15 décembre 2010

    XoArum
    Glamorama c'est une fois encore une énorme claque de la part de ce génie de Bret Easton Ellis. C'est l'histoire d'un type Victor Ward, parce que Victor Johnson son vrai nom le rapprocherait trop de son sénateur de père, qui vit une première semaine terrible : il doit ouvrir une boite, il jongle entre sa petite amie, Chloé, sa maitresse Alison, son coup de foudre du moment Lauren, il doit cacher à son employeur Damien qu'il ouvre une autre boite à son compte, il se fait discret sur son porte feuille qui se vide de plus en plus et il doit surtout trouver un DJ à la dernière minute pour sa soirée ou cela va virer au cauchemar. Et puis vient La crise, cette crise si chère aux yeux de l'auteur qui embarque son personnage dans une folie monstrueuse.
    Ici, Ellis ne fait pas tuer la totalité des prostitués par Patrick, il fait accepter à Victor de partir retrouver une ancienne petite amie, Jamie Fields et qu'il doit la ramener en échange d'une belle somme d'argent.
    Quand Victor rencontre Jamie, c'est le début d'un tournage irréel et absurde sur des complots, des tortures, des poseurs de bombes, des photos et des vidéos truquées et sur des imposteurs.
    L'histoire n'est pas aussi crue et décharnée qu'à pu l'être American Psycho malgré quelques scènes toutes aussi macabres. Toutefois, Ellis garde son style à lui, le seul qui réussisse à nous embarquer dans une histoire proche de l'imaginaire, du sadisme ou l'absurdité totale est de rigueur.
    À apprécier à sa juste et grande valeur
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  • Par Bunee, le 19 octobre 2008

    Bunee
    Victor Ward est un jeune modèle américain, fils d'un homme riche, capricieux, ultra people, qui tente d'entamer une carrière dans l'évènementiel en organisant l'inauguration d'une boite de nuit très tendance sur NYC, avec comme ambition de lancer la sienne. Amitiés, infidélités, tout le monde couche avec tout le monde et celà donne des situations plutot amusantes.
    Sa vie pleine de paillettes et de tranquillisants est tracée de façon très mordante par la première partie du livre.
    Chose amusante, on croise Patrick Bateman, le psychopathe d'American Psycho.
    La vie de Victor bascule lorsqu'un mystérieux homme lui propose de retrouver une jeune femme qu'il aurait connu au cours de ses études, en europe, moyennant finances.
    Il va se retrouver embringué dans une histoire qui le dépasse, au coeur d'un milieu à la limite de la faille.
    Ici comme dans American Psycho on a affaire à un basculement quasi psychotique dans l'horreur. du coup le livre a exactement les même travers.
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Citations et extraits

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  • Par colimasson, le 19 août 2011

    […] il y a des plateaux de minuscules crackers tartinés d’autruche, de l’opossum sur des brochettes en bambou, des têtes de crevettes enroulées dans de la vigne, d’énormes assiettes de tentacules disposées sur des bouquets de persil, mais je ne peux rien avaler et je suis à la recherche d’un sofa en cuir sur lequel m’effondrer parce que je suis incapable de dire si les gens ne s’intéressent vraiment à rien comme ils en ont l’air ou s’ils s’ennuient à mort tout simplement. Quoiqu’il en soit –c’est contagieux. Les gens passent leur temps à chasser les mouches quand ils ne sont pas trop occupés à murmurer ou à se cacher. Je me contente de dire « Hi ». Je suis les instructions. C’est vraiment une fête alarmante et chaque invité est un monstre. C’est aussi un miroir.
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  • Par Mirabeelle, le 19 août 2011

    - Alison, dis je en me redressant un peu, Ils veulent aussi protéger les fruits et les légumes, OK ?
    - Et alors ? C'est ça, protéger l'environnement !
    - Baby, les pêches n'ont pas de mère.
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  • Par colimasson, le 19 août 2011

    Nous commandons au room service du café qu’elle boit pas, une bouteille de vin rouge dont elle ne boit qu’un demi-verre, un paquet de cigarettes qu’elle ne fume pas. Une heure passe, puis une autre. Des fleurs envoyées par différents designers remplissent la suite, elles ont des formes et des couleurs suffisamment voyantes pour que nous puissions nous concentrer sur elles quand nous ne nous parlons pas. Un pigeon est posé sur le rebord de la fenêtre à l’extérieur et roucoule.
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  • Par colimasson, le 19 août 2011

    Au début, j’étais troublé par ce qui passait pour être de l’amour dans ce monde : on se débarrassait des gens parce qu’ils étaient trop vieux ou trop gros ou trop pauvres ou parce qu’ils avaient trop de cheveux, ou pas assez, parce qu’ils avaient des rides, parce qu’ils étaient à mille lieues d’être célèbres. C’était comme ça qu’on choisissait les amants. C’était ça qui décidait des amitiés. Et il fallait que je l’accepte si je voulais arriver quelque part.
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  • Par colimasson, le 19 août 2011

    Je fonce au premier étage de nouveau, à une vitesse inquiétante, me débattant dans la foule, trop de gens qui passent, trop de visages indistincts, que des profils, des gens qui me tendent des fleurs, des gens en train de parler sur leur portable, tous formant une masse ivre en mouvement, et je traverse l’obscurité complètement éveillé et les gens ne font que défiler dans la pénombre, constamment en route vers autre chose.
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