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ISBN : 2221195566
Éditeur : Robert Laffont (2016)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 413 notes)
Résumé :
Le roman le moins connu de B.E. Ellis est peut-être le meilleur – sinon le plus hypnotique. La précision stylistique plus aboutie que dans Moins que zéro se love dans une méthode narrative mûrie : faire se fondre les personnages dans la chimère de ce qu'ils veulent se croire. Croisant les existences fantomatiques d'étudiants pendant l'année universitaire 1985/86, Ellis en étale cliniquement les aventures, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
meeva
meeva10 mars 2015
  • Livres 3.00/5
Après avoir lu « Les hirondelles de Kaboul » de Yasmina Khadra, besoin de me rassurer sur le genre humain.
Je choisis à la bibliothèque de ma petite ville « Les lois de l'attraction ». Parce que c'est le seul. de Bret Easton Ellis

Quelques dizaines de pages avec paupières lourdes, esprit qui divague, il faut s'y faire. A l'écriture, au rythme, avec tous ces narrateurs qui alternent, au phrasé particulier de journal de bord, de colportage de discussions.
Puis embarquée par la vie de ces jeunes à l'université.

C'est ça l'élite de notre occident…
Ça boit, ça se drogue, ça baise, ça se branle, ça écoute de la musique, ça passe son temps à pas se rappeler être allé en cours, à même pas se rappeler des profs, à penser aux ex, déjà baisé(e), ou pas, même pas sûr(e).

A la lecture de tout ce vide, impossible de pas se demander où ça va mener. Fébrilement, j'ai tourné les pages, happée par un suspense grandissant et angoissant : sont-ils vraiment dépourvus de toute conscience, de toute pensée intelligente ?
Toute cette absence confère parfois à l'absurde, avec ironie sous-jacente, drôlerie explorant les registres de situation, de répétition, de quiproquos.
Un truc vraiment intimiste, pour passer quelques temps en compagnie des autres, je rabâche assez mes pensées, faut explorer un peu. Et puis c'est trop tard maintenant. Tant pis. Tant mieux.

- Ça te rappelle la fac ?
- La baise en moins. La came en moins. La gerbe en moins.
- Qu'est-ce t'as branlé alors à la fac ?
- Calcul différentiel. Algèbre linéaire. Probabilités. Analyse complexe…
- Tu veux dire qu'avant d'être vieille prof aigri, t'étais jeune étudiante aigrie ?
- Voilà. Pis quand on est con, on est con. Tu le savais déjà ça…
Bon, ben, j'vais conclure.
Bonne bourre alors…
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Sabrinaaydora
Sabrinaaydora05 juin 2015
  • Livres 4.00/5
Ce livre commence au plein milieu d'un phrase, ce qui donne au lecteur une impression différente d'une lecture classique : on rentre dans le vif du sujet, dans une atmosphère volatile et en perpétuelle mouvement. Dés le début, on est transporté : le style littéraire est cru, choquant, et s'imprègne en même temps d'une réalité : cela se passe durant les années 80, mais on pourrait transposer ce livre à n'importe quelle période tant les sujet traités restent actuels. Chronique difficile tant ce livre laisse une trace plus sensitive que mnésique.
Les personnages :
On va suivre trois protagonistes : Lauren, Sean et Paul. Ils prendront la parole l'un après l'autre, abordant des thèmes semblables mais de leur point de vue. Ils sont à la fois perdus et très réalistes, voire défaitistes sur leur propre vie.
Abordant tantôt les sujets de sexe, drogue et de l'alcool, ils sont désabusés, ne croyant ni n'espérant rien de plus que ce qu'il ont devant eux.
Lauren aime Victor, mais sort avec plusieurs garçons, et enfin avec Sean qui lui l'aime profondément, malgré les tromperies. Il a eu une relation avec Paul, homosexuel qui aime Sean et qui finit par se rapprocher d'autres garçons. Ce "triangle amoureux" est compliqué par les protagonistes eux mêmes qui sont dans des univers et réalités différentes. Sans discussions à coeur ouvert, les non dits font foi et les relations difficiles.
Le style :
Brut, ne prenant ni détour ni métaphores, le livre est raconté par les trois personnages principaux, et entrecoupés par des moments racontés par des personnages proches de ceux ci. le ton est pour la quasi totalité de l'oeuvre très monocorde, mêlant un style frisant l'obscénité, et le familier.
L'ambiance générale est difficile à expliquer, à la fois troublante et persuasive, mêlant un imbroglio de sentiments basé sur les non dits et les mensonges. Les personnages sont dans une autre réalité, sans normes ni règles. Dépeignant une jeunesse américaine désabusée et perdue, l'auteur laisse peu de place aux espérances pendant une période politique aux Etats Unis marqué par des dissensions importantes avec le bloc Soviétique.
Portrait d'une jeunesse américaine, ce livre dresse, à travers la vie quotidienne d'une bande d'étudiants sur le campus universitaire de Camden, les dérives liés au sexe, à l'alcool et à la drogue.
Les premières pages de se livre sont d'ailleurs très "perverses" : entre obscénité et vulgarité, Bret Easton Ellis ne laisse rien passr au lecteur, l'empoignant dans ses tripes à donner parfois des nausées dans les descriptions de scènes de viol ou de prise de drogue. Passer ces quelques pages, on s'habitue non sans malaise au style de l'auteur : cette vulgarité, cette prise de position sert parfaitement le livre et montre en fin de compte les sentiments des protagonistes.
Le corps et l'esprit réagissent face à la drogue et il est intéressant de voir comment l'auteur parvient à nous en montrer les affres et conséquences avec des conversations auto centrés sur les sentiments et besoins des personnages.
Déroutant par les scènes de crise d'identité, le quotidien banal faisant place aux scènes de fêtes bouillonnantes, le livre est extraordinaire par un suspens pesant : sont ils à ce point dévorés par l'inconscience et sont ils vraiment dépourvus de toute pincée d'intelligence? C'est justement intéressant de voir à quel point on ressent un vide à la fin de la lecture, et je me rassure en lisant diverses avis que je ne suis pas la seule à le ressentir : ces étudiants sont tellement acharnés à vivre de façon superficielle, en aimant le beau et l'attirant, sans creuser davantage, une vie dont les principes se tiennent au plaisir immédiat que l'on ressent sans entrer en profondeur dans les problèmes soulevés afin de les résoudre. le mal être est évoqué sans même le cerner et l'approfondir.
Et cette impression de vacuité, l'auteur parvient parfaitement à nous la faire ressentir par cette écriture hypnotique. Un livre à lire pour l'innovation littéraire et surtout ne pas s'arrêter aux textes sans doute très crus, mais recelant une véritable réflexion sur une époque ou le slogan était : Sex Drug &rock'n roll !

Lien : http://lecturedaydora.blogsp..
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Shrulk
Shrulk21 mars 2015
  • Livres 3.00/5
Cocaïne.
Cigarettes.
Baise.
Soirée du Jeudivrogne.
Branlette.
Joint.
Vomi.
Bières.
Baise.
Cigarettes.
Fête du Prêt à baiser.
Whisky.
Ecstasy
Vomi.
Joint.
Branlette.
Joint.
Cigarettes.
Champi.
Baise.
Bloody Mary.
Ecstasy.
Vomi.

Etats-Unis, années 80, un campus, une fac pour étudiants friqués.
Paul a baisé avec Sean, Mitchell, Lauren.
Lauren a baisé avec Victor, Paul, Sean. Paul est plutôt homo, mais bon… Lauren se demande s'il ne serait pas le père de l'enfant qu'elle porte. Comment savoir ?
Et Roxanne, elle a baisé avec qui déjà ? Je sais plus trop là… de toute façon, eux non plus ne savent plus trop, pas sûrs d'avoir baisé ou pas avec untel, ou sûrs d'avoir baisé untel mais impossible de se souvenir de son prénom, ni des circonstances, ni si c'était bien ou pas…
Ces enfants de bonne famille passent leur temps à boire, à se droguer, à baiser avec tout le monde, à ne pas se souvenir de quoi que ce soit.
Les cours ? Ils semblent assez peu fréquentés, du moins par les quelques étudiants dont nous suivons les frasques. On sait simplement qu'ils étudient la poésie, le théâtre, ou encore la peinture. Certains semblent se croire artistes mais sont seulement paumés
Beaucoup ont plusieurs dissertations de retard, l'un d'eux peint, mais seulement des autoportraits de son pénis.
Ce livre se lit bien, on ne s'ennuie pas vraiment, mais on en sort avec une impression de vide. Finalement il n'a rien à dire. Mais il le dit bien puisque tous ces jeunes sont vides, leurs préoccupations sont uniquement matérielles, leurs attirances sont exclusivement basées sur le physique. le mal-être de quelques-uns est évoqué mais il s'agit plus d'un constat que d'une réflexion. Logique puisque ces étudiants sont mal mais n'en ont que peu la conscience.
Une forme tout à fait en accord avec le fond, donc.
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Fx1
Fx116 septembre 2014
  • Livres 5.00/5
Ellis c'est trés spécial . le monsieur ne fait pas dans la dentelle et cet opus le confirme encore une fois . Il dresse de romans en romans une radiographie de la société nantie américaine ,et cela fait trés mal . Ellis n'hésite pas à mettre du poivre sur la plaie et la lecture de cet opus s'avére ardue . Dans le méme temps de sa part on sait à quoi s'attendre . Son crédo c'est tomber les tabous pour que la socièté américaine se dévoile sous son vrai visage . Oui ici l'on parle de sexe , de drogue , oui ici le ton est méchant , sans pitié , peut ètre un peu dans l'excés , mais au fond quand on s'attaque à un Ellis c'est qu'on éspére ètre un peu malmené . C'est grand , c'est fort , c'est choquant , c'est du Ellis.
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Diegocuesta
Diegocuesta23 septembre 2015
  • Livres 5.00/5
Plus je lis du B.E.E., plus je me dis que cet auteur est certainement un de mes auteurs préférés. Je m'attendais à une redite de "Moins que zéro", j'ai trouvé un livre encore plus brillant.
Déjà la forme, que dire de la forme? Il s'agit peut-être du livre d'Ellis que je trouve le mieux écrit. C'est la perfection de son style : phrases courtes, parfois même sans sujet ("Vais prendre une bière."), une succession d'éléments factuels. Puis les multiples narrateurs évidemment, qui donnent tout le charme et l'intérêt du roman grâce aux mêmes scènes décrites de manière différente. La première et la dernière phrase évidemment, qui donnent l'impression de s'être incrustés dans leur vie durant 350 pages, comme un voyeur, comme un ami ?
Puis dans le fond, une analyse encore plus violente que dans Moins que zéro du vide de la jeunesse occidentale. Ils ne ressentent presque plus d'émotion, ils s'aiment, ne s'aiment plus, ils baisent, avec qui encore ?, ils oublient, ils rebaisent, ils boivent, ils prennent un peu de coke, un peu de beuh, ils reboivent, ils sortent, ils baisent, avec qui cette fois ? Rien n'atteint personne. Ils n'étudient pas, ou peu, se croient artistes pour éviter de se forcer, ils veulent que rien ne se passe, et rien ne se passe.
Je pensais qu'Ellis avait tout dit dans le premier, celui-ci enfonce le clou, il ne laisse plus aucun doute, il crée des personnages désagréables et pathétique auxquels on s'attache sans comprendre pourquoi. Mention spéciale pour Paul, qui m'a scotché. Puis toujours ces personnages qui reviennent entre ses livres (Clay de Moins que zéro, Victor et Lauren de Glamorama, Patrick de American Psycho) qui donnent l'impression que ce monde existe, qu'ils ont une vie à part, une vie littéraire, qu'ils feront leurs conneries, qu'ils traineront leur mal-être sans fin.
Bret Easton Ellis, un grand monsieur, et ce livre, sûrement un de mes préférés.
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Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
strummerstrummer17 juin 2013
"T'es catholique ? " je lui ai demandé.
Nous avons marché un peu avant qu'il ne réponde :
"Je me souviens plus."
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ReaderReader29 mars 2013
"Je veux te connaitre" pleurniche Sean.
"Quoi ?"
"Te connaitre. Je veux te connaitre. Suppliant.
"Qu'est-ce que ca veut dire ?Me connaitre ?" Je lui demande. "Me connaitre ? Personne ne connait jamais personne. Jamais. Tu ne me connaitras jamais."
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yugsyugs31 mai 2011
Alors elle a commencé de me raconter sa vie, ce qui n'avait rien de très passionant, et quand Rockpile s'est mis à chanter "Heart" j'ai augmenté le volume pour couvrir la voix de la fille, mais je me suis quand même tourné vers elle en hochant la tête avec un regard intéressé et un sourire sérieux, ma main a serré son genou, et elle...
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lilimarylenelilimarylene04 octobre 2010
et c'est une histoire qui va peut-être t'ennuyer mais tu n'es pas obligé d'écouter, elle m'a dit, parce qu'elle avait toujours su que ça se passerait comme ça
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DexteretteDexterette01 juin 2012
SEAN - La soirée est sur le déclin et je l'ai entièrement consacrée à mater Candice. Mais le moment arrive où elle s'en va avec Mitch, et je suis moins surpris ou bouleversé que je ne m'y attendais. Ce qui s'explique aussi par tout l'alcool que j'ai bu.
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