ISBN : 2266168134
Éditeur : Pocket (2007)


Note moyenne : 3.64/5 (sur 42 notes) Ajouter à mes livres
Qu'en est-il du jeune auteur dont on a dit, à la sortie de son premier roman, Récit d'un branleur, qu'il " était à la littérature ce que les Sex Pistols ont été au rock "?
Samuel Benchetrit ne s'est pas calmé. Après des aventures au cinéma (lacis et John) et au t... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 22 février 2012

    le_Bison
    Une autobiographie à 30 ans ? Surprenant, est-ce que la jeunesse et l'adolescence de Samuel Benchetrit sont si passionnantes que cela mérite d'en écrire un roman ? En 5 tomes, en plus... En fait, il faut considérer ce roman comme avant tout une étude sociale sur notre monde, sur son monde, celui d'une banlieue parisienne des années 80-90.
    Samuel B., au diminutif attendrissant de Bench, nous peint avec précision sa vision de la société du bas de sa tour du Val-de-Marne par des scénettes, à la fois drôles et émouvantes. Mais aussi, il nous montre la cruauté, et le manque d'espoir que l'on peut rencontrer dans un tel cadre de vie : tous les clichés actuels de la banlieue y sont présents : drogue, racisme, échec scolaire, sexe, espoir et désespoir... Mais est-ce vraiment des « clichés » ? N'est-ce pas simplement une réalité ? Quand des jeunes de banlieue se retrouvent dans une cage d'escalier pour refaire leur monde... Une visite guidée des tours de Bench, de la cave au toit en s'arrêtant sur tous les paliers via l'ascenseur (quand il n'est pas en panne), orchestrée par la plume simple mais véridique de Samuel Benchetrit.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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  • Par InColdBlog, le 04 septembre 2010

    InColdBlog
    Le petit Nicolas a grandi.
    Ado, il vit dans une “téci” de la banlieue parisienne. Il a déserté la cour de son école pour zoner au pied de son immeuble, avec ses potes Dédé, Kamel et Daniel.
    Sauf que dans Chroniques de l'asphalte, Nicolas ne s'appelle pas Nicolas mais Bench
    L'ascenseur de la tour est le fil rouge de ce recueil.
    On passe d'étage en étage ; à chaque étage son histoire. On intègre alors la communauté de l'immeuble, ces personnages hauts en couleur. On s'amuse avec ce groupe de sympathiques branleurs que forment Bench et ses amis. Ça fanfaronne et ça frime, pour mieux cacher la pudeur et la tendresse de leur amitié.
    Ce premier tome, le Temps des Tours, se termine le jour où Bench quitte son immeuble pour aller s'installer à Paris, où il vient de trouver son premier boulot. La sortie du tome deux de cette série qui devrait en contenir cinq, est annoncée pour bientôt.

    Tours du monde. A travers sa galerie de portraits, brossés dans un langage parlé vivant, Samuel Benchetrit raconte une réalité des quartiers et des tours autre que celle assénée par les journaux télévisés de 20 heures.
    Plutôt que s'appesantir sur l'âpreté de la vie (drogue, chômage, échec scolaire…), Benchetrit préfère montrer son humanité. Résultat, ce livre est tendre, drôle, touchant.
    Un vrai bol d'air frais pour moi qui sort tout juste de Dans la foule de Mauvignier.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?post/2006/12/07/Les-aventures-du-petit-Sam..
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    • Livres 3.00/5
    Par zelig, le 15 juillet 2008

    zelig
    A peine terminée la lecture de son très bon premier roman, Récit d'un branleur, vous pouvez vous attaquer sans haine et sans crainte au 1er opus de Chroniques de l'asphalte. Ambitieux, l'auteur inaugure ici...
    Si vous voulez en savoir plus, c'est là : http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/02/chroniques-de-lasphalte-15-le-temps-des.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Yspaddaden, le 15 mars 2008

    Yspaddaden
    Un gosse de banlieue
    http://yspaddadenpenkawr.over-blog.com/article-17455659.html
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Citations et extraits

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  • Par InColdBlog, le 04 septembre 2010

    Une fois, j’ai rencontré Doudou dans l’ascenseur.
    - Salut Doudou.
    - Salut.
    Alors que je l’avais appelé un million de fois Doudou, je ne sais pas pourquoi, cette fois-ci, c’était étrange.
    Je lui ai demandé son vrai prénom.
    - Ben Doudou !
    - Mais non, c’est un diminutif, comme Dédé, Mimi ou Youyou.
    - Comment ça ?
    - Ben, c’est pas leurs vrais prénoms quoi !
    - Ben merde… Mais alors c’est quoi leurs vrais prénoms ?
    - André, Michel et Youssef.
    - Ben merde… Les pauvres vieux… Moi j’aimerais pas qu’on m’appelle autrement que comme j’m’appelle.
    - On t’appelle déjà autrement… Doudou !
    - J’te dis que c’est mon vrai prénom, tiens regarde.
    Il a sorti son passeport de la poche arrière de son jean, et me l’a tendu.
    Doudou s’appelait vraiment Doudou.
    - Ben merde, tu t’appelles vraiment Doudou !
    - C’est ce que j’te dis.
    - Remarque, j’comprends que t’aies pas de diminutif.
    - Comment ça ?
    - Ben, comment tu veux réduire Doudou ?
    Ça a eu l’air de le contrarier.
    - Putain c’est vrai… Comment ça se fait que j’peux pas avoir de diminutif moi ?
    - Parce que tes parents t’ont déjà donné un diminutif comme prénom.
    - Merde.
    - Toi, faudrait que tu fasses le contraire… Faudrait que tu te trouves un vrai prénom.
    - Ouais, t’as raison.
    - Y a un prénom qui te plaît ?
    Doudou a immédiatement lâché :
    - Johnny !
    - Pourquoi Johnny ?
    - C’est mon prénom en cours d’anglais… J’aime bien.
    - Bon OK, alors Johnny, ça fait… Jojo.
    Doudou s’est rappelé Jojo dans sa tête.
    - Ça fait con Jojo.
    - Alors… Nini.
    Là, il a même pas cherché.
    - C’est encore plus con Nini… On peut pas garder Johnny ?
    - Ben non, c’est un diminutif qu’on te cherche, pas un prénom.
    - Merde.
    Finalement, Doudou est resté Doudou.
    Et nous sommes arrivés au rez-de-chaussée.
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  • Par le_Bison, le 22 février 2012

    Une nuit que j’étais à traîner dans le hall, deux types sont arrivés et m’ont demandé comment je m’appelais.

    - Samuel
    Ensuite, l’un des deux m’a demandé mes origines.
    Juif par mon père. Gitane par ma mère.
    Là-dessus, le premier m’a empoigné par les bras, et en un rien, je me suis retrouvé par terre. Le deuxième gars m’a attrapé par les cheveux et a tapé une dizaine de fois ma tête contre le sol carrelé pendant que son copain m’envoyait des coups de pied un peu partout dans le ventre et le dos. [...]

    Quand je me suis réveillé, j’étais toujours étendu, apparemment personne n’était passé dans le hall, ou bien des gens qui avaient dû me prendre pour un camé.
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  • Par le_Bison, le 22 février 2012

    Le lendemain soir, en fumant ma cigarette, je regardais le terrain vague, et deux gamins qui essayaient de faire rouler un vélo abandonné à une seule roue. Je me dis que les terrains vagues étaient des sortes de théâtres à représentation unique et aux spectacles parfois étonnants.
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  • Par Yspaddaden, le 15 mars 2008

    A cette époque, il restait encore trois ou quatre étoiles visibles dans notre ciel de banlieue. Elles ont filé depuis.
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