ISBN : 2914370989
Éditeur : Bragelonne (2004)


Note moyenne : 3.05/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Lorsqu'on a onze ans, le monde est un endroit étrange... Et quand ce monde se compose d'un ours, de singes savants et de serpents, l'étrange devient le quotidien. Car Arlis est un forain, et sa maison est la route. II vit heureux en compagnie d'Emmett et de Lindy, qui d... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(5)

> Ajouter une critique

    • Livres 2.00/5
    Par Annaelle, le 06 avril 2011

    Annaelle
    J'ai été franchement déçue par ce livre, je me suis laissé abuser par un résumé alléchant qui ne reflète pas du tout le contenu du livre.
    Ça commençais pourtant plutôt bien, cette petite communauté de forain avait l'air sympathique, et au début, le petit duo m'a fait penser à celui du film « le grand chemin » (un petit gars largué et influençable et une fille qui prend les choses en main avec son caractère bien trempé), malheureusement, à celui-ci il manque l'essentiel : il n'est pas du tout attachant.
    Ici, les personnages sont au mieux sans intérêt ou pénible, quand ils ne sont pas carrément désagréable…
    En plus, je trouve qu'il n'y a rien de pire que des personnages qui n'ont aucunes nuances et ne se définissent que par une seule attitude (le mou et la chieuse en l'occurrence…).
    D'un côté, on a Faith, qui est vraiment une sale môme insupportable et méprisante envers tous ceux qui l'entourent. Malheureusement, on a oublié de lui ajouter un petit quelque chose de sympathique, ou faute de mieux, une raison valable à ses comportements.
    De l'autre, on trouve Arlis, le petit tout mou qui se laisse indéfiniment marcher sur les pieds par la première. Pour lui, je vous laisse deviner ce qu'on a oublié de lui ajouter… Ses actes sont en complète incohérence avec ses pensées, ses réflexions montrent clairement qu'il ne supporte pas Faith et qu'il n'est pas dupe de ses manipulations, pourtant, il la suit comme un bon chien-chien à sa mémère, sans avoir jamais un mot qui soit en rapport avec ce qu'il ressent.
    Pour finir en beauté, on le voit d'un coup devenir un autre,
    [spoiler] un enfant méchant et sans aucun scrupule, qui par pur plaisir de « vengeance » rue de coups un homme à demi-mort, simplement parce qu'il n'a pas assez rendu heureuse sa mère adoptive à son goût… Geste pour lequel il n'a bien sûr aucun regret (il regrette seulement de l'avoir tué accidentellement avec le lance-pierre, mais pas de l'avoir achevé alors qu'il était à terre…), [/spoiler]
    ce qui ne correspond pas du tout au personnage.
    Rien de tout ça n'a de sens.
    On ne croit pas du tout à ce gosse de forain qui se laisse impressionner par cette petite peste bourgeoise.
    Qu'il soit attiré par le mode extérieur en raison de ses origines et de l'attrait de la différence, c'est tout-à-fait logique, mais pourquoi choisirait-il une personne comme celle-là pour l'y accompagner ? Un gosse de forain vivant au milieu de personnalité aussi fortes que celles qui l'entourent aurait forcément plus de caractère que ça…
    Et même en admettant que ce soit un parti-pris de l'auteure (inverser les rôles pour nous offrir autre chose que ce à quoi on se serait attendu), apporter quelques nuances à ses personnages n'était quand même pas incompatible…

    L'histoire ne vaut guère mieux que ses personnages, elle est quasi inexistante. de plus, c'est vraiment du vol, parce que la 4ième de couverture nous vend une histoire fantastique dans le monde des forains, alors qu'en réalité, il n'y a que les premières pages (et un passage vers la fin) qui s'y situent, ensuite, on retombe dans un monde tout ce qu'il y a de plus banal et sans intérêt. Et en guise de magie, il faudra pendant la plus grande partie du livre se contenter des jeux vaudou de la princesse Faith…
    De plus, qu'on ne nous explique rien sur la raison des évènements « fantastiques », passe encore, mais que le personnage principal ne se pose aucune question (à part une fois vers la fin…), ce n'est pas logique, n'importe qui vivant ce genre de choses se poserait légitimement un milliard de questions…
    Le dernier tiers du livre est un poil moins ennuyeux, mais tellement bourré d'incohérence qu'on y prend pas plus de plaisir, et la fin n'offre pas vraiment de surprise non plus.
    Alors oui, l'écrivain a un style plutôt agréable à lire, il est tout en douceur, avec quelques pincées de poésie. Mais franchement, malgré 1 ou 2 passage qui aurait pu être sympa, l'histoire n'a absolument aucun intérêt (et surtout, ce n'est pas le genre de littérature qu'on veut nous faire croire) et les seuls personnages qui ne sont pas tout-à-fait insupportables, sont les secondaires, ceux qu'ont ne voit presque pas (remarquez, si on nous en avait laissé le temps, on les aurait peut-être détesté autant que les personnages principaux !), ce qui ne les rend pas forcément captivant pour autant...
    C'est dommage, il y avait pourtant là une belle occasion de confronter ces deux univers si différents et peut-être même de les rapprocher en nous parlant de ces gens qu'ont trouve si peu dans les livres en temps normal, mais l'auteure est passée complètement à côté…

    PS : C'est fou le nombre de truc qui se passe à la lisière du champ de vision d'Arlis … Elle doit bien l'aimer cette phrase…


    Lien : http://l-imaginarium.forumactif.net/t177-arlis-des-forains-melanie-f..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Efery, le 08 novembre 2011

    Efery
    Il est rare que je prenne la plume – façon de parler – pour dénigrer un livre que j'ai pris la peine d'acheter, et d'achever. Pourtant, la lecture d'Arlis des forains m'a été bel et bien pénible.
    J'ai acquis ce roman après avoir lu les deux recueils de nouvelles de Mélanie Fazi, qui s'avère être une jeune auteure reconnue et appréciée. Ses compères ne tarissent pas d'éloges à son sujet, et je ne nie pas avoir été envoûtée par Serpentine, voire d'avantage par Notre-Dame-aux-Ecailles. Mais là n'est pas la question. « Arlis des forains est un petit bijou. » me chuchotait la quatrième de couverture, or mon esprit critique me crie désormais tout le contraire.
    Déçue par l'intrigue, par les personnages et par la Chute. le style de l'auteur, qui a su m'emballer lors de mes précédentes lectures, n'a fait ici que m'effleurer, sans réussir à m'enthousiasmer. J'avais, au contraire, l'impression de m'enliser dans la narration à mesure que je lisais. Pour un ouvrage au format de poche de 300 pages, le résultat s'avère quelque peu décevant.
    Les personnages, quoique dépeints minutieusement, n'ont pas su éveiller ma sympathie : que ce soit la troupe de forains ou les deux jeunes héros. Ces deux derniers m'ont particulièrement frustrée. Arlis incarne l'orphelin par excellence. Agé d'une dizaine d'année, ce héros-là est réservé, tiraillé par son absence de repères, et une perpétuelle quête identitaire. Faith, la fille du pasteur de Bailey Creek, où se déroule l'histoire, est présentée comme une petite effrontée, qui n'a pas froid aux yeux et qui s'enivre de rites insolites au nez et à la barbe de son père.
    Seulement voilà, la sauce ne prend pas. le personnage de l'orphelin est trop focalisé sur lui-même. La troupe des forains, qui est présentée comme sa seule famille, se délite au fur et à mesure, et les rares individus qu'Arlis apprécie sont décrits continuellement. Cela alourdit le récit, ralentit l'intrigue – et la lecture. Les personnages, à force de répétitions, deviennent inintéressants. L'auteur ne lésine pourtant pas sur le suspense, mais à force de trop tirer sur le fil narratif, celui-ci se détend. Et les évènements qui finissent par arriver ne comblent pas l'attente provoquée.
    Le récit est mené à la première personne du singulier, à travers le point de vue d'un garçon de onze ans, et perd de sa force. de sa crédibilité. Ce n'est là qu'un point de vue subjectif, bien entendu mais Arlis, dont le nom m'avait charmée, n'a pas su me convaincre. Je suis restée sur ma fin, avec un goût d'inachevé.
    L'histoire, malgré sa galerie de personnages, me paraît donc trop ambitieuse et inaboutie.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Arlis est un gamin de onze ans recueilli par une bande de forains qui zigzaguent au coeur de l'Amérique. le récit ne précise pas l'époque, mais la présence de piles électriques et d'un frigo laisse à penser que c'est au siècle dernier. La caravane s'arrête dans un bled de l'Arkansas et pour chasser l'ennui, Arlis se lie plus ou moins d'amitié avec Faith, la fille du révérend local. Par jeu, Faith entraîne Arlis dans une étrange parodie paganiste. Cette histoire de faux-semblant va être l'occasion pour Arlis de se poser des questions sur l'identité de ses parents biologiques tandis que les forains s'engueulent à mesure que la vérité refait surface.
    Difficile de ne pas penser à la série télé Carnivàle quand on aborde Arlis des forains. le roman porte moins l'empreinte de David Lynch que la série, mais on retrouve une thématique commune : les forains et le mystère. Mélanie Fazi est toutefois beaucoup plus subtile en n'abusant pas du surnaturel. Elle le laisse en périphérie et c'est tant mieux. On retrouve également une ambiance à la Sleepy Hollow par Tim Burton, notamment quand des arbres mystérieux s'invitent dans l'histoire. Et puis il y a cette couverture magnifique qui résume parfaitement l'atmosphère du livre (signée par un énigmatique Bastien L. dont je n'arrive pas à retrouver la trace via mon Google-fu, ce qui est dommage).
    Maintenant, ces 307 pages ont quelques défauts. Déjà, j'ai eu l'impression que la caravane était vide. On croise une poignée de personnages iconoclastes, mais on peine à croire qu'ils constituent à eux seuls une caravane de forains. C'est dommage car j'aurais bien repris une bonne part de vie nomade mettant en scène cet univers. Car paradoxalement, la caravane est très statique dans ce roman car elle se fixe plusieurs jours dans une petite ville (sans que la longue durée du séjour soit expliquée, soit dit en passant). Mais surtout, toute la narration est basée sur le point de vue d'Arlis, un gamin de 11 ans, qui parle tout du long à la première personne du singulier. Or l'écriture est bien trop mature pour que ça soit crédible deux secondes. Arlis a des réflexions et des commentaires d'adulte. Certes, c'est un gamin un peu spécial, mais ça n'explique pas qu'il ait cette maturité avancée à son age. du coup j'ai eu du mal à croire au récit.
    Au final, une demi-réussite pour moi mais je vais continuer de découvrir l'univers de Mélanie Fazi car c'est très prometteur comme première rencontre.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2010/10/arlis-des-forains.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par shaya, le 17 mars 2011

    shaya
    C'est un roman de fantastique, qui prend son temps pour en paraître vraiment un.
    Rapidement, on apprend à connaître les personnages qu'on va côtoyer le temps du roman. Arlis bien sûr, qui raconte l'histoire, Lindy, sa mère adoptive, Emmett, l'amant de Lindy, et le reste de la troupe. Chaque membre de la troupe a sa petite histoire, son caractère, et il est très aisé de se les représenter mentalement, et d'en avoir l'idée d'une troupe de forains. On fait aussi la connaissance de Faith, qui m'a parue plutôt antipathique, enfant trop gâtée qui prétend connaître un tas de choses.

    Lien : http://parchmentsha.blogspot.com/2010/10/arlis-des-forains-de-melani..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par BlackWolf, le 28 janvier 2011

    BlackWolf
    En Résumé : Un livre fantastique qui risque de vous faire rêver à travers la quête d'identité d'un enfant de onze ans avec des personnages vraiment captivants, humains et parfaitement bien retranscris et surtout une plume magnifique et poétique qui vous entraînera à travers un voyage d'une grande finesse.
    Chronique complète sur mon blog.

    Lien : http://blog-o-livre.over-blog.com/article-arlis-des-forains-melanie-..
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Nibinbaliel, le 10 novembre 2010

    Elle avait sans doute raison. Il fallait appartenir à la nature depuis longtemps pour apprendre à respirer comme le vent. Il devait savoir des choses que les hommes avaient désapprises avec le temps. Comme faire partie du grand tout sans chercher à y laisser sa marque. Du haut de la maison Quinlan, je voyais soudain la nature telle que lui devait la connaître : immuable, indivisible, une entité en soi. Lui savait qu'il ne fallait pas déranger l'ordre des choses. Et de comprendre sa vision du monde, de faire comme si c'était la mienne, il me semblait que le monde m'appartenait un peu. Un monde dans lequel tout devenait possible, simplement parce que la loi des humains n'était pas sa seule règle. Ce monde-là vivait différemment, et j'avais le pouvoir de choisir sa loi ou celle des miens.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par BlackWolf, le 28 janvier 2011

    J'ai suivi des yeux son bras tendu vers l'horizon, vers le ciel étoilé, vers les champs de blé. Je n'aurais jamais cru que le toit d'une maison si peu élevée puisse offrir une telle vue, Bailey Creek n'existait plus: vu d'ici, le monde commençait là où s'étendaient les champs. Ils semblaient cerner la ville tout entière. Des champs de blé et le ciel dégagé à perte de vue.

    La lune paraissait tellement proche que j'aurais juré pouvoir l'atteindre. Il suffisait de tendre la main. On pouvait même deviner sa texture, froide et un peu rugueuse au toucher. Elle semblait tellement concrète, grosse boule suspendue en l'air, caillou phosphorescent. On ne regarde pas la lune: c'est elle qui vous regarde. Elle est toute proche et elle vous regarde. Pas comme le soleil qui vous force à baisser les yeux.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Nibinbaliel, le 10 novembre 2010

    J'ai tendu l'oreille pour capter le bruit des champs sous la lune. Je distinguais le souffle du vent, reconnaissable entre tous. Et ces petits bruits mystérieux dont est tissée la nuit, tous ces sons venus on ne sait d'où et que la lumière du jour suffit à effacer. Seule la nuit permet de vraiment prêter l'oreille et comprendre que le silence n'existe pas. Il y a toujours quelque chose, quelque part.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Arlis des forains par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (42)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz