Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2277211818
Éditeur : J'ai Lu (2001)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Les terres sans fin et sans soleil de la Laponie, ses rudes nomades, sa toundra où semble régner une paix séculaire que seul anime le lent mouvement des troupeaux de rennes… Et pourtant, quand Paavi le Finnois pénètre dans la hutte de Simon Sokki, chef de village, chacu... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

Critiques, analyses et avis (2)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par patricebellocq, le 14 mars 2014

    patricebellocq
    Scandinavie du nord,pays des Lapons, les Samisk ( hommes des rennes), aux confins de la Norvège et de la Finlande. Roger Frison Roche nous fait partager la vie d'un clan lapon (une cita), celui de Simon Sokki et sa vie rude dans la nuit hivernale sans fin, sous les tempêtes glaciales de neige et sous la lumière magique des aurores boréales, riche de ses rennes, seule valeur sure aux yeux des lapons. L'arrivée de Paavi, le jeune chasseur finnois, lié à la famille Sokki, va semer le trouble dans la cita. Il annonce l'assassinat de son oncle par un clan adverse. Il vient le remplacer et chercher l'appuis du clan Sokki pour le venger; Il annonce aussi qu'une menace pèse sur la clan et son troupeau. Mais sa venu réveille de vieilles rancoeurs et jalousies entre clans rivaux, datant de la seconde guerre mondiale.
    Kristina, la fille de Simon Sokki, jeune sauvageonne farouche et éprise de liberté, est charchée de surveiller le finnois que le clan met à l'épreuve. Un autre danger guette Kristina: la civilisation norvégienne représentée par Fru Tidemann, l'assistante sociale et le docteur Olafsen, qui cherche à assimiler les Samisks. Ils viennent au clan Sokki pour emmener Kristina en pension, lui apprendre à lire, à compter, à devenir une bonne norvégienne et une bonne chrétienne.
    A travers ce récit d'aventure à frissonner sous la couette, c'est aussi un témoignage éthnologique sur les derniers lapons nomades et le choc entre une culture millénaire et la civilisation européenne, chrétienne et matérialiste des années 60. C'est un témoignage sans préjugés qui montre le désaccord entre l'assistante sociale qui veut le bien des Lapons malgrés eux, sure de la supériorité de sa culture et avec l'appuis du pasteur et le docteur partisan de laisser les Lapons vivrent leur vie et garder leur dignité. Les Lapons eux mêmes, sont partagés sur l'avenir de leur peuple. Ils sentent que le monde changera malgrés eux, les emportant malgés eux etque l'instruction des jeunes et donc de Kristina peut être une chance pour elle et pour le clan. Mais Kristina s'adaptera t-elle à sa nouvelle vie en pension? Paavi qui a promis de l'aider, viendra t-il à son secour? Les menaces qui pèsent sur le clan Sokki, vont elles se réaliser?
    J'avais lu ce livre à 15-16 ans passionné alors par le récit d'aventure dans le grand nord et son coté exotique. Je l'ai relu récement et je l'ai trouvé toujours aussi palpitant mais plus profond, comme un témoignage sur la disparition des peuples nomades et un prélude à la mondialisation. Ce livre a été écrit en 1962 où l'on ne parlait pas encore des droits des minorités et de la diversité culturelle.
    A lire par tout ceux qui sont des passionnés du grand nord et Roger Frison Roche est un grand auteur un peu oublié à redécouvrir par les jeunes générations.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par gill, le 05 juillet 2012

    gill
    Dans la péninsule scandinave les Samisks mènent la même vie nomade d'il y a 30 000 ans, ils sont appelés ''les hommes du Renne''.
    Le romancier et montagnard Roger Frison Roche nous offre une peinture de ce peuple et de sa vie nomade tout en s'interrogeant sur les inter-actions de la vie moderne sur les moeurs de ce peuple ancien.
    Ce livre est une évocation saisissante où le don des images et de l'action s'associent pour recréer la vie et l'aventure.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la critique

> voir toutes (5)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par patricebellocq, le 26 mars 2014

    "Où donc est Kristina, demanda tout à coup Fru Tideman, inquiète de ne plus voir la jeune fille.
    - Elle est allée donner à manger aux chiens, répondit Ellena.
    -Ah!" fit-elle rassurée. Elle avait craint que la jeune fille fût partie retrouver le trappeur finnois.
    "Simon Soki, je ne repartirai pas d'ici sans emmener Kristina !
    -Qui nourrira les chiens, Fru Tideman ? Qui portera le ravitaillement aux bergers du grand troupeau ? Qui relèvera les c ollets et les pièges ? répondit vivement le Lapon.
    -Est- ce là le travail d'une fillette de quatorze ans, qui ne sait encore ni lire ni écrire ?
    -Kristina est une femme à présent, trancha Simon, elle sait couper du bois, tirer de l'eau à la rivière gelée, tuer un renne et le dépecer, nourrir les chiens, atteler et conduire un traîneau, mâcher les tendons pour faire du fil, tanner les peaux avec l'écorce du bouleau, les tailler pour en faire des cuissards ou des mocassins... Elle sait même broder les kouftes et les bonnets, et aussi lire les traces sur la neige, ramasser les baies sauvages et les touffes de senna. A quoi sert lui servira le reste ?... ajouta-t-il en se redressant avec fierté. Une vrai Lapone ne doit penser qu'à ses rennes..."
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par patricebellocq, le 20 mars 2014

    Thor Risak se figea dans une immobilité de statue, le vent, qui soufflait à ras de la neige, le recouvrait peu à peu d'une mince couche de cristaux et son corps n'était plus qu'une ondulation de la neige. Ainsi caché, il voyait tout et n'était vu de personne. Sa veille au grand troupeau commençait et s'achèverait quand là-bas, dans la tente, Pier ou Andis jugerait bon de venir le remplacer. A ses cotés les chiens dormaient, exténués d'avoir couru pendant des heures pour rassembler les bêtes dans cette combe propice à la surveillance mais d'où les rennes s'évaderaient sitôt le temps du repos et de la rumination terminé. Eux aussi se laisser voluptueusement recouvrir de neige et formaient autant de petits monticules entourant le berger: immobiles comme leur maître, ils étaient comme lui prêts à bondir au moindre signe de danger.....
    Il semblait au lapon qu'il avait toujours été là, veillant dans la nuit arctique, incorporé à la taïga, protégeant des milliers de rennes à demi sauvages, dont il connaissait chaque silhouette et, et par la marque des oreilles, le nom du propriétaire.
    Insensible au froid, Thor Risak vivait avec béatitude ces heures de veille qui auraient éprouvé à mort plus d'un Norvégien robuste, entraîné au froid polaire.
    Il était le maître suprême de ces rennes qui maintenant dormaient, rêvaient ou ruminaient sous sa seule protection. il en ressentait une fierté étrange, grisante, voluptueuse, et bénissait son destin.
    En ces heures nocturnes où, seul dans les solitudes de la taïga, il lui semblait protéger le repos de la terre endormie, remontait en lui l'instinct primitif de sa race, la plus ancienne du monde
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par gill, le 11 janvier 2013

    L'homme et son renne s'immobilisèrent sur le point culminant. L'inconnu venait du sud. Peut-être de Finlande, peut-être de Norvège. Il s'était arrêté au sommet de la colline dénudée où les vents avaient ciselé la neige en vagues courtes et brisées. Son attelage soufflait et le grand renne gris, assoiffé, broutait tête basse la neige poudreuse. Il avait les flancs couverts de sueur. La fatigue avait eu raison de sa combativité naturelle et il ne cherchait plus à s'échapper des traits souples qui le retenaient au long traîneau, lourdement chargé ; sa soif étanchée, l'animal releva l'encolure et ses bois magnifiques se découpèrent sur le fond lumineux de la nuit arctique...
    (extrait du volume de poche paru en 1975)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par patricebellocq, le 17 mars 2014

    Ils débouchèrent enfin, hors des taillis, dans une zone dégagée. Olafsen observa sa compagne qui s'était tassée sans mot dire dans l'autre coin de la cabine, supportant vaillamment les cahots et le tangage du petit véhicule, sur ce parcours accidenté. Il regrettait d'avoir taquiné Fru Tideman. N'eût été leurs divergences de vue sur la question lapone, il l'eût admiré sans réserves. Elle était sincère, et son attitude intraitable n'était au fond que le signe, l'expression de son amour exclusif pour les lapons. Elle était de celle qui veulent à tout prix faire le bonheur des gens. Mais contrairement à beaucoup de fonctionnaires elle n'attendait aucune récompense officielle de son dévouement. Arrivée toute jeune fille à Hammerfest, d'une lointaine province du sud, pour y travailler dans un comptoir de poissons, elle s'était immédiatement intéressée au sort des nomades. Elle s'était fait affecter à Viddakaïno, comme assistante sociale, par le gouvernement norvégien. Et le pasteur Brombdal avait trouvé aussitôt en elle une alliée dans sa lutte contre l'irréligiosité.
    " Il faut détruire le nomadisme,disait le pasteur, le nomadisme qui maintient les vieilles croyances, qui disperse les populations hors de notre contrôle pendant la majeure partie de l'année...Tout lapon que nous auront affranchi du nomadisme deviendra forcément un bon Norvégien..." Et il ajoutait: "Et un bon chrétien..."
    Olafsen, qui avait les pieds sur terre et qui de par de sa profession médicale, était à même de suivre la lente agonie du peuple samisk, était d'une opinion contraire. Ils avaient parfois de longues discutions à Viddakaïno, et à diverses reprises, le pasteur Brombdal, accoutumé à régner sans partage sur sa paroisse, avait cherché à éloigner le médecin. Mais le rapport du lennsmann Petersen avait évité le drame. "Car, disait-il, ce serait un drame: les lapons n'admettraient pas le départ de leur médecin."
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par patricebellocq, le 20 mars 2014

    Que signifiait pour Thor et les siens cette division du temps en vingt quatre heures égales ? Le temps de veille, Thor le divisait en périodes alternées qui lui suffisaient pour organiser ses gardes; la période où les rennes mangeaient et se déplaçaient lentement le long des collines, et celle où ils ruminaient ou somnolaient, immobiles, comme en l'heure présente. Qu'importaient les notions d'heures, de secondes, de minutes, de jours et de nuits,enseignées à l'école! Le temps des lapons n'est pas celui des autres hommes, pour eux il y a le temps des ténèbres et celui de la lumière permanente. Sa nuit à lui durait trois mois et son prochain jour serait interminable! Et cela s'accordait parfaitement avec les idées d'éternité , de durée qui étaient propres à sa race et immuable et éternelle.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

> voir toutes (9)

Video de Roger Frison-Roche

>Ajouter une vidéo

Le petit lapon illustré
Interviews croisées de Roger FRISON ROCHE, écrivain et explorateur, de ses cousins monsieur et madame Bouchage (?), qui font partie des derniers agriculteurs montagnards, de leur fils, Roger, devenu moniteur de ski à la station de Courchevel. Ils évoquent, chacun dans leur univers, leur vie quotidienne et leur amour de la Montagne, ils saluent la réussite et les voyages du cousin, avec...








Sur Amazon
à partir de :

1,17 € (occasion)

   

Faire découvrir Le rapt par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz