ISBN : 2846812691
Éditeur : Les Solitaires Intempestifs (2009)


Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Guillaume Gallienne aime les personnages, tous les personnages, ceux qui s'emboîtent les uns les autres, à la manière des poupées russes, pour finir par ne faire plus qu'un. Dans 'Les Garçons et Guillaume, à table !', le sociétaire de la Comédie-Française se lance, pour... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par InColdBlog, le 11 septembre 2010

    InColdBlog
    Dans ce texte à haute teneur autobiographique, suite (cohérente) de sketches, Guillaume Galienne revient sur le « drame » de sa vie : sa relation ambiguë avec sa mère, cette mère qu'il aime follement et qui se comporte avec lui si différemment qu'avec ses deux frères qu'il s'imagine qu'il est une fille !
    De l'enfance à l'adolescence, les malentendus de ce genre se multiplient. Si Guillaume danse admirablement bien la sévillane, il la danse comme le lui a appris son amie Paqui lors de son séjour linguistique en Espagne : comme une femme ! Ce qui lui vaut bien des railleries de la part des ibères hilares.
    Plus tard, il sera souvent en décalage par rapport à ses camarades de classe en raison, par exemple, de son rapport, disons difficile, avec le sport.
    Guillaume trace son chemin sous le regard de ses proches, de ses amis qui, tous, donneraient leur tête à couper qu'il est homo.
    Puis, un jour, Guillaume tombe amoureux… d'Amandine, et les choses rentrent d'elles-mêmes dans l'ordre. Enfin presque !
    Qu'on le veuille ou non, le regard de ceux qu'on aime et l'image qu'ils nous renvoient de nous influe sur notre comportement.
    Dès son plus jeune âge, Guillaume Gallienne "« s'est vu étiqueté d'une sexualité avant de la découvrir »" et a eu à cœur de se conformer à l'image qu'avait de lui cette mère qu'il admire tant. Au fond, cela les arrangeait tous les deux : "« elle pour avoir une fille, et (lui) pour (se) différencier de (ses) frères… pour (se) distinguer ! »"
    A partir de cette méprise qui aurait pu virer en véritable drame intime, Guillaume Gallienne a composé un texte jouissivement drôle. Habilement croqués, les différents personnages prennent vie en quelques mots. Avec un sens irrésistible de la dérision, il fait rire de situations émotionnellement difficiles, parfois même tragiques, sans jamais se départir d'une pudeur et d'une élégance… folles !

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?post/2010/09/01/L%E2%80%99homme-qui-aimait..
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    • Livres 5.00/5
    Par lilyetseslivres, le 15 mai 2010

    lilyetseslivres
    A défaut d'avoir pu retenir une place pour ce spectacle, ou plutôt, tel que le définit lui-même Guillaume Gallienne, ce « stand up » - long monologue composé de sketchs - je me suis consolée en lisant le texte, fort heureusement publié par les éditions des "Solitaires intempestifs".
    Inutile de présenter Guillaume Gallienne, quoique, au cas où, en un clic, sur Wikipédia...
    Bien sûr, « Les bonus de Guillaume » du Grand Journal de Canal +, c'est lui..
    Mais qu'en est-il de la pièce ?
    Tout est dans le titre et tout a commencé par un malentendu, réciproque et cruel. L'idée de départ est bien sûr autobiographique. Comment des relations « mère-fils » peuvent engendrer le doute et la confusion dans l'esprit d'un enfant au point de lui faire croire que de toute évidence, puisqu'elle le distingue de ses autres fils à tout propos et à tout bout de champs, il ne peut être que différent d'eux, il ne peut être... qu'une fille...
    « C'est l'histoire d'un petit garçon dont la mère dit : « Les garçons et Guillaume, à table ! » Cet enfant se dit, si je ne suis pas un garçon, donc je suis une fille. C'est l'histoire d'un enfant qui a toujours fait bien ce que l'on attendait de lui. C'est un spectacle sur les étiquettes que l'on colle et qui ne laissent pas le temps de découvrir par soi-même ce que l'on est vraiment. Cela a donné une quête haute en couleurs. (…)
    Pour moi, quand on parle de Sophie, ce n'est pas la girafe en plastique, mais l'archiduchesse dans « Sissi ». Pour me distinguer, j'ai joué de tous les clichés qui donnaient l'impression de l'homosexualité, alors que je pensais qu'il fallait que je sois une fille. « Faut ce qu'il faut pour comprendre », d'où tout ce que j'ai vécu ensuite. C'est une aventure très drôle. » (Source interview, Première)
    Suite ci-dessous

    Lien : http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2009/11/les-garcons-et-guilla..
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Citations et extraits

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  • Par InColdBlog, le 11 septembre 2010

    Ah, et puis le sport… j’ai essayé… non, vraiment. Bon, déjà en Angleterre, ils ont voulu me faire jouer au rugby…
    La première fois qu’un mec m’a plaqué au sol, je suis tombé dans les pommes. Terminé le rugby.
    Alors du coup j’ai tenté la natation. Le premier jour, je sors de l’eau violet, les lèvres bleues, en slip de bain, et là, je tombe sur un connard que je n’avais pas vu depuis des siècles et qui du haut de son mètre quatre-vingt-dix me tape sur l’épaule, tout ce que j’aime, et me dit :
    - Guillaume ? Mais qu’est-ce que tu fais là ?
    - Je… je fais de la natation.
    - Mais je ne savais pas que tu nageais ?
    - Ben si, je nage… enfin comme tout le monde quoi.
    - Et tu fais de la muscu aussi ?
    - Euh… non.
    - Tu devrais, c’est bon pour la natation.
    Et là, je m’entends lui répondre cette phrase de teckel :
    - Non, mais je ne peux pas, j’ai des problèmes de dos.
    Tu parles… j’ai jamais eu de problèmes de dos… c’est seulement que je n’avais pas les couilles de lui dire, à ce connard, que je préfèrerais crever la bouche ouverte que de faire de la muscu…
    C’est comme le foot… quelle angoisse ! Commencer à jouer au foot à 17 ans ! Les mecs, ils savent dribbler à l’âge de 4 ans. En plus, à 17 ans, il n’y a pas une équipe qui vous prend. Non, et puis moi en train de jouer au foot… je vous laisse cinq secondes pour visualiser la scène…
    Voilà ! C’est ridicule !
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  • Par InColdBlog, le 11 septembre 2010

    L’autre soir, j’étais en train de jouer à Sissi et sa belle-mère, l’archiduchesse Sophie… C’est marrant, il y a des enfants pour qui Sophie c’est une girafe en plastique, pour moi ça a toujours été l’archiduchesse dans Sissi ! Elle est sublime l’archiduchesse, elle est à cheval sur l’étiquette… Bon, elle est un peu sévère, un peu dure parfois, mais tellement élégante, et elle a un tel sens du devoir…c’est difficile pour elle aussi. Enfin bref, j’étais dans l’antichambre de Sissi, en pleine audience privée :
    - Mon enfant, il faut que je te parle. Approche que je t’examine ! Je te trouve une très mauvaise mine, tu es pâle, tu es verte ! Tu devrais prendre l’air, faire du cheval !
    - Ma mère, je veux quitter Vienne et la cour, je ne supporte plus le poids de l’étiquette, je n’y trouve pas l’amour et la tendresse dont j’ai besoin !
    - Cesse de t’apitoyer sur toi-même. Tu es impératrice d’Autriche, il est bien question de tendresse. Je n’aime pas ta façon de parler, quel langage !
    - Mais ma mère…
    - Ne m’interromps pas quand je parle ! La cour d’Autriche suit une étiquette très stricte qui nous vient d’Espagne, c’est le cérémonial de Charles Quint, nul ne peut s’y soustraire…
    Et là, mon père est entré dans ma chambre sans frapper, alors du coup je lui ai sauté au cou en disant :
    - Oh mon Papilly, emmène-moi dans la forêt !
    Il a fait un de ces têtes !!!
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  • Par lilyetseslivres, le 15 mai 2010

    En fait, la grande différence des femmes, c'est leur souffle. Il est plus doux, plus variable aussi, moins linéaire, moins homogène, voilà ! Le souffle d'une femme varie tout le temps selon qu'elle est émue ou concentrée, séductrice ou charmée. Les hommes, ils n'ont que deux manières de respirer, pas plus, selon qu'ils sont calmes ou excités. C'est simple, c'est comme les clebs ! Leur souffle n'est relié à rien, si ce n'est le petit soldat qui est en eux et qui doit surtout ne rien montrer de ses émotions. Tandis que les femmes, c'est incroyable, leur souffle est relié à leurs plus profondes émotions, à ce qu'elles ont de plus intime. Bon, bien sûr, elles savent en jouer, et elles ne s'en privent pas d'ailleurs. Mais ça aussi j'ai appris à le reconnaître, et à le reproduire... Ainsi, je les ai tous appris... tous les souffles, toutes ces respirations qui faisaient battre mon coeur à l'unisson avec les femmes...
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  • Par InColdBlog, le 11 septembre 2010

    Mes tantes ! Oh ouais, elles sont géniales mes tantes. Elles sont hyper féminines. Il y en a une qui est sublime ! Un peu ivre morte du matin au soir mais sublime. Elle vit à Los Angeles. Un jour elle m’a dit : « Les mecs, c’est très simple ! Au début, tu leur donnes beaucoup, mais vraiment beaucoup, et quand ils s’attachent, tu serres, tu ne donnes plus rien, et là tu les tiens par les couilles ! » Elle n’arrête pas de parler de la Gay Pride en Californie et dit toujours qu’ils sont soit antiquaires soit fleuristes.
    - Et toi, Guillaume, que veux-tu faire plus tard ?
    - Euh, je ne sais pas, journaliste !
    - Ah, tu ne veux pas être antiquaire ?
    - Non.
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  • Par InColdBlog, le 11 septembre 2010

    Maman, j’ai deux choses à t’annoncer. La première c’est que j’ai décidé d’écrire un spectacle sur un garçon qui doit assumer son hétérosexualité dans une famille qui a décrété qu’il était homosexuel.
    (…) la deuxième chose que je voulais t’annoncer, c’est qu’Amandine et moi avons décidé de nous marier.
    - Avec qui ?
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Vidéo de Guillaume Gallienne

Manuscrit.com - Vidéo Prix du Roman en ligne 2010 .
http://www.manuscrit.com Les éditions le Manuscrit ont attribué deux prix littéraires le 22 mars 2010. le Prix du Premier Roman en Ligne, pour sa 7ème édition, couronne Isabelle Richet, avec Logan Rock, épopée d'une jeunesse marginale en quête d'un art sans contrainte et d'une vie sans entrave dans le Londres des années soixante. le jury était composé de personnalités de la culture et des médias, dont Guillaume Gallienne, sociétaire de la Comédie Française, était le parrain et qui analyse ainsi ce roman : « Isabelle Richet décrit la peinture, la lumière, les couleurs, de façon impressionnante. D'une poésie et d'une finesse rares, Logan Rock est empreint de l'Angleterre : Harold Pinter ou les grands romantiques s'y retrouvent en filigrane, sans clichés, sans folklore ». le Prix du Roman en Ligne, créé cette année, s'est prononcé pour Dominique Chryssoulis et ses Fantaisies d'été, déjà récompensée en 2008, variation amoureuse et tragique, rythmée par la musique de Robert Schumann.








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