ISBN : 2246771811
Éditeur : Grasset (2011)


Note moyenne : 2.93/5 (sur 56 notes) Ajouter à mes livres
PRIX FEMINA 2011

« Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967 sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à la Nouvelle Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle. »Dan... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 03 novembre 2011

    Malaura
    Avec quelle constance, quelle insensibilité malsaine « Los Angeles » broie les anges qu'elle glorifie, brûle leurs ailes sur l'autel de la renommée et après les avoir montés au pinacle, les enterre dans les affres de l'oubli !
    En 1967, au moment de sa mort à 34 ans, Jayne Mansfield, dernière « movie star » de l'âge d'or du cinéma hollywoodien, était depuis longtemps déjà une « has been », tout juste bonne à alimenter la presse à scandale et à se produire dans des night-clubs de seconde zone où elle s'effeuillait devant un public de lourdauds en mal de sensations fortes.
    La jolie «pin-up cheesecake » était devenue un de ces « monstres de foire » dont on se sert pour faire de la publicité, une « freak » dont les travers, le ridicule, le pathétique, la vie dissolue et la déchéance, maintenaient l'attention de médias médisants toujours à l'affût de ragots et de secrets d'alcôve.
    Il faut dire qu'elle donnait volontiers dans la surenchère, agençant dans de grands cahiers, avec un « sens méticuleux du scandale et un mépris byronien pour sa réputation », tous les articles la concernant :
    Relations amoureuses houleuses, abus d'alcool et de psychotropes, conduites indécentes, ennuis de justice, fréquentation de sectes satanistes…Sa fin tragique dans un accident de voiture une nuit du 29 juin 1967 est à l'image de ce que furent les dernières années de son existence, excessives, mouvementées, dramatiques.
    Jayne Mansfield était pourtant un être beaucoup plus complexe et intrigant que ce personnage de bimbo qu'elle a endossé comme une seconde peau tout au long de sa vie.
    Sous les perruques-poufs et les robes à paillettes, la blonde peroxydée affichait tout de même un QI de 163, parlait 5 langues, jouait du violon, possédait une « intrépidité de caractère, une impudeur joyeuse » propres au natures entières.
    Mais « les époques de décadence n'aiment pas forcément les gens décadents et Hollywood redoute l'intelligence ». Les starlettes paient souvent de leur vie le prix de leur gloire éphémère…
    Dans une forme d'hommage crépusculaire à l'ange déchu, Simon Liberati retrace les dernières années de la « sex blond » transformée en attraction foraine.
    Caméra au poing, comme un cinéaste underground, l'auteur de « L'Hyper Justine » (Prix de Flore 2009), prend comme point de départ la collision brutale entre la Buick Electra bleu métallisé et le semi-remorque 18 roues, sur la route US 90.
    Séquence serrée, zoom en contre-plongée, plein feu sur la voiture encastrée, amas de tôles et de chairs enchevêtrées dont la description crue et sauvage, d'une précision chirurgicale dans l'énumération des détails, projettent le lecteur, dès les premières lignes, dans un redoutable « scary movie » qui font de lui le spectateur-voyeur d'une scène de carnage.
    Puis le champ s'élargit dans un travelling arrière, le geste s'affine, devient plus nuancé, le montage prend forme, l'auteur remonte le temps et fait jaillir en plans-séquences le portrait sans fard d'une reine en fin de règne : la passion amoureuse, destructrice, délétère avec Sam Brody - un avocat ayant abandonné pour elle femme, enfants et carrière - les membres, comme celui d'un ocelot, mouchetés d'hématomes sous les coups répétés de cet amant violent, les relations avec le fondateur de « L'Eglise de Satan », les représentations minables dans des endroits glauques, les expulsions des festivals, les problèmes de justice avec les ex-maris, avec les enfants…et puis le corps grossi et boudiné dans des robes trop moulantes, le visage ravagé par les psychotropes, la chair devenue flasque…la chute, la chute, la chute…
    Simon Liberati n'a que faire de linéarité. Son tableau, fragmenté, éclaté, découpé en plans serrés, juxtaposé au drame de l'accident et comme en surimpression, révèle aussi la fin d'une époque, celui de l'âge d'or du cinéma hollywoodien dans lequel Jayne Mansfield joue le rôle de la victime expiatoire.
    Alors faut-il être un peu voyeur pour apprécier une telle œuvre ? Peut-être un peu…peut-être pas…car en écrivant sur « le dernier des diplodocus de la période Dumb Blonde du cinéma des années 50 », avec ce ton à la fois désabusé et poétique, cette nonchalance désenchantée, ce flegme faussement détaché, Simon Liberati a su magnifiquement donner à cette actrice en mal de reconnaissance son plus beau rôle, le rôle tragique qu'elle rêvait d'interpréter lorsqu'elle déclamait pour elle-même des Sonnets de Shakespeare sous le ciel violacé de Sunset Beach.
    Avec la collection « ceci n'est pas un fait divers » où les auteurs écrivent de manière romancée sur les faits divers qui les ont marqués, les éditions Grasset offrent encore une fois un très beau livre.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 27 octobre 2011

    brigittelascombe
    "Comment une voiture s'était-elle encastrée sous son camion?"
    29 juin 1967. Deux heures trente du matin. Route US 90 entre Biloxi et Nouvelles Orléans. Richard Rambo s'interroge.
    Cette Buick Electra 225 bleu métallisé, déchirée,froissée,empalée, une rage folle, on avait du la pousser à des vitesses incontrolables pour un tel gachis!
    Chair humaine.
    Rambo panique.
    Cheveux de poupée?
    "Quadragénaire prostré en état de choc", Rambo laisse les conducteurs, arrivés dans ce décor théatral du jour naissant, appeler les secours.
    "Popsicle", chihuahua, minuscule crevette sanglante, l'une des stars les plus flashées au monde,l'un des deux (sur les quatre) roquets survivants se faufile et se sauve.
    Des têtes enfantines émergent aussitôt.
    Désincarcération.
    Leur mère,trente quatre ans, l'actrice "la plus photographiée au monde", Jayne Mansfield "la reine du sexe la plus médiatique" selon le prospectus hot de sa boite à gants, est morte.
    C'est sur ce triste fait divers,digne des tragédies de James Dean, Grace et Lady Diana, que va enquêter avec une précision toute journalistique, Simon Libérati ( auteur entre autres de L'Hyper Justine:prix de Flore 2009).
    Un portrait choc vitriolé de la déchéance faite femme!
    "Whisky,champagne américain,LSD et cachets bleus et blanc de Dexédrine".Conduites scandaleuses, en tenue de strip-teaseuse, appréciées de la presse à scandale. Que de dérives!
    Ecchymoses de femme battue par son amant Samuel Brody (mort lui aussi dans l'accident).
    Remontée dans un passé récent où la télévision détrone le cinéma.
    Tour d'horizon d'un "symbole de l'ancien Hollywood", d'une excentrique ( sur un déclin du aux excés en tous genres) aux flancs obscènes, à la perruque platine, d'une Lilith aux amants multiples (du "gigolo argentin de dix neuf ans", à l'amant vénézuélien accro à la cocaïne,au jaloux Sam Brody, avocat ambitieux, "petit juif aux yeux bleus de certains dogues" qui a tout abandonné pour elle et au fondateur diabolique de la "Church of Satan" Anton Szandor La Vey).
    Malédiction? "Romantisme rose et noir" d'un destin tragique? Fait divers spectaculaire médiatisé à répétition après "l'affaire du zoo Jungleland" et les expulsions en fanfare de festivals? Troubles mentaux dus à un état schizoïde, "exacerbé par l'alcool et le narcissisme", où "la ménagère ultrabriquée des années 50" rentre parfois en conflit avec "l'artiste de cabaret mal soignée"?
    Simon Libérati émet plusieurs hypothèses.
    Jayne Mansfield fait encore parler d'elle, a fait couler beaucoup d'encre et de la belle encre puisque Jayne Mansfield 1967 de Simon Libérati a été sélectionné, même s'il n'est plus en course au jour d'aujourd'hui, pour le prix Goncourt 2011.
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    • Livres 2.00/5
    Par lacazavent, le 06 mai 2012

    lacazavent
    Et dire que je me faisais une joie de lire ce livre, j'aurais du me méfier des critiques professionnelles si élogieuse un peu plus de 200 pages pour un livre qui se veut évoquer la vie de cette actrice des années 50 et d'après la quatrième de couverture « ressusciter Jayne Mansfield» (pour ressusciter on a déjà fait mieux) ça semble assez bref... Bref et pourtant j'ai trouvé ce livre incroyablement long et ennuyeux au possible.
    Sur les 200 pages, le premier quart est entièrement consacré à nous décrire minutieusement l'accident de voiture qui lui coutât la vie, les quelques minutes précédant la collision, l'arrivée des premiers témoins, des premières voitures de secours.
    Tenir 50 pages en ne parlant uniquement de l'instant de l'accident, c'est long alors tout y passe, du petit chien survivant couvert de sang errant sur la chaussée, aux enfants de Jayne Mansfield, de leurs blessures des jouets récupérés dans la carcasse de la voiture par les secours qui les leur redonne, espérants ainsi les distraire, en passant par les corps encastrés certaines des images qu' il évoque alors sont d'un goût assez moyens; certaines scènes et descriptions nous sont d'ailleurs resservit plusieurs fois.
    J'avais espéré que la suite raviverait mon intérêt, que nenni ! Jayne Mansfield n' y est évoqué que par petite touche, avec une certaine fascination dans l'écriture, les pages restantes étant consacré uniquement à sa consommation de drogue, d'alcool, aux dérives que cela inspire dans le comportement de cette femme.
    C'est rare que je m'ennuie à ce point en lisant un livre, heureusement qu' il était assez court autrement je l'aurais abandonné sans aucun regret.
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    • Livres 3.00/5
    Par brusc, le 05 février 2012

    brusc
    « I believe in flashy entrances » dit Jayne Mansfield en 1956 à une journaliste du Los Angeles Examiner. Et aux sorties de même, nous suggère Simon Liberati dans son récit « Jayne Mansfield, 1967 ». Car, « Fidèle à sa stratégie du crescendo, elle sut soutirer au diable la sortie la plus spectaculaire des années bitume, douze ans après James Dean. Ensuite, jusqu'aux princesses sanglantes (Grace et Diana), on ne parlerait plus que d'overdoses et de meurtres ».
    Ces phrases qui clôturent le premier chapitre du livre donnent la clé du projet que s'est fixé ici Simon Liberati. Objet et profession de foi, car l'auteur se convainc et veut nous convaincre, sous les dessous sordides des dernières années de sa vie – il ne raconte que celles-là - de la grandeur dans la décadence de l'icône blonde américaine des années 1950. de ses perruques platine époustouflantes, de ses chiwawas qui l'accompagnent jusque dans la mort, de ses shoots aux amphétamines, au LSD et à l'alcool, de la couleur rose qui partout l'entoure, de son amant cogneur mais follement épris, de ses enfants dont elle ne veut se séparer, de ses flirts avec le satanisme, de ses albums dans lesquels elle recueille pieusement tous les articles de presse qui la concernent, bons ou mauvais, Simon Liberati ne voit que des preuves à décharge… Jayne Mansfield, est une déesse déchue, mais grandiose.
    En 1967, Jayne meurt dans un accident de voiture sur une route du sud des États-Unis. Simon Liberati commence son récit par là. 50 pages de description détaillée et froide que sert une écriture élégante et travaillée. Mais tout ça pourquoi ? Malgré toutes les qualités du texte, un petit arrière-goût désagréable n'a pas cessé de se maintenir tout le long de cette lecture. L'objet n'est-il pas trop trop chic, trop travaillé, trop, trop… En fait, au bout du compte, un récit tellement à l'opposé de la vie que l'héroïne n'a cessé de brûler par les deux bouts, qu'il en devient un peu suspect.
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    • Livres 3.00/5
    Par comtesseoboulof, le 30 janvier 2012

    comtesseoboulof
    Toutes les télés ont parlé de ce livre, et pourtant j'ai l'intime conviction que certains chroniqueurs ne l'ont pas lu, s'attardant sur des anecdoctes qui ne font pas l'essence du livre. L'essence c'est l'écriture, métallique, photographique, presque dérangante tant elle est descriptive tel un rapport de police, sur l'accident de voiture,notamment.
    Jayne Mansfield, mauvaise actrice, pin up grotesque, abimée par la drogue, s'exhibant dans des clubs miteux, trimballant sa tribu, chiens, enfants, amants glauques, dans un décor qu'elle veut rose bonbon. Simon Liberati la passe aux rayons x, en fait un animal de laboratoire sous son écriture aussi froide qu'une table de dissection.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Cécile Guilbert pour le Magazine Littéraire

    Simon Liberati sculpte un reliquaire pour Jayne Mansfield, la star de cinéma disparue dans un accident de voiture à l'âge de 34 ans. Héraut un brin sadique des rich and famous,... > lire la suite

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Critiques presse (8)


  • Actualitte , le 22 novembre 2011
    A la manière d'un Bret Easton Ellis, Simon Liberati retrace une déchéance. Il est difficile de définir un genre à ce livre qui prend la forme d'une vaste réflexion sur des années soixante à la fois dangereuses et fascinantes. Roman sous certains aspects, il ne s'agit ni d'une biographie ni d'un essai. L'auteur se concentre sur les derniers instants de vie de la star, et l'on en sait d'ailleurs peu sur l'enfance et l'adolescence de Vera Jane Palmer avant qu'elle ne devienne Jayne.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • LesEchos , le 28 septembre 2011
    Un roman écrit au scalpel, documenté et distancié, ironique sans être jamais cynique, sauf à l'égard des médiocres. Ils l'ont bien cherché.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Cyberpresse , le 19 septembre 2011
    L'écrivain voit presque en Mansfield la figure sacrificielle d'une époque révolue et c'est cette réflexion particulière qui fait de son livre un roman plutôt qu'une biographie, dont le style est un hommage évident à Kenneth Anger, auteur du sulfureux Hollywood Babylon, qui se lit avec la même coupable jouissance.
    Lire la critique sur le site : Cyberpresse
  • LeMonde , le 02 septembre 2011
    En un flash-back savoureux, à travers sept chapitres, l'auteur nous apprend les différentes vies de Jayne Mansfield, se dévoilant et s'entremêlant entre poésie noire et anecdotes préréalistes.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • LaLibreBelgique , le 02 septembre 2011
    Avec "Jayne Mansfield 1967", Simon Liberati nous livre à son tour un tombeau : celui qu’il érige à la mémoire d’une créature sculpturale.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • LePoint , le 29 août 2011
    Loin d'être une simple récréation biographique, l'envoûtant Jayne Mansfield 1967 prolonge ainsi une oeuvre obsessionnelle et singulière, hantée par les archanges corrompus et les destins aimantés par le cloaque. Fétichiste des décadences, Simon Liberati fouille méticuleusement parmi les clichés, les articles de presse, les perruques blondes, les mini-robes western qui, bien plus que ses (mauvais) films, représentent les véritables reliques de cette icône damnée.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Telerama , le 24 août 2011
    Une méditation […], intense et désenchantée, sur le basculement des sixties, la perte de l'innocence, le vertige obscène des apparences et de la gloire.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Lexpress , le 24 août 2011
    Jayne Mansfield 1967 n'est donc pas seulement un grand roman, c'est aussi le superbe cadeau d'un fils sur les traces de Truman Capote.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 26 octobre 2011

    Elle avait choisi le rose,le bleu fut sa dernière couleur.Bleu gazeux des gyrophares qui éclairaient par flashes toute la scénographie de l'accident;bleu réglementaire des uniformes;bleu métal de la Buick;bleu lagon des garnitures intérieures.Bleu pâle, d'un azur tempétueux, d'une minirobe Barbie à col froncé cordon,boutonnage tissus et manches sequins en broderie lacée,qu'elle portait jambes nues sur une paire de bottes cosmonaute à fermeture Eclair latérale en simili-agneau laqué bleu outremer. Bleu des ecchymoses qui étoilaient son corps depuis sa rencontre avec Samuel Brody,moins d'un an plus tôt,en septembre 1966.
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  • Par comtesseoboulof, le 29 janvier 2012

    Posant la croupe sur le plateau de la table à maquillage, elle fixa Sam d'un air de mégère shakespearienne, sans mot dire. Elle se trouvait en pleine scoosa hour. Depuis sa courte et mauvaise prestation, il était clair qu'elle s'en voulait. Elle avait chanté et dansé (ou selon ses propres termes "montré son cul") douze minutes seulement au lieu des trentes prévues par le contrat. Le Grec allait encore fulminer et elle regrettait d'avoir abandonné la scène et le public pour contempler un défoncé qui jouait avec une panthère rose. Les peluches, les chiens et les enfants appartenaient à sa sphère personnelle, soumise à une loi d'interdiction aux autres et surtout à ces amants. Le LSD avalé sans mesure depuis des mois rendait les sautes plus difficiles à contenir. Un simple scoosa hour d'antan avait tendance à s'étaler. Scoosa 24 hours. Elle haissait les hallucinogènes qui avaient accéléré sa chute et , contre toute honnêteté, elle en tenait Sam pour responsable. Les sucres infectés ayant traîné partout chez elle (jusque que dans le sucrier) il n'était pas rare que toute la maisonnée rechute en même temps, Jayne Marie ou Linda, la femme de chambre, s'étaient plaintes d'hallucinations. La rebellion recente de Jayne Marie était une conséquence des psychotropes. La faute de Sam aussi, qui avait battu l'adolescente à coups de ceinture. Sam n'avait pas l'excuse de la drogue pour mal agir, il était tout simplement mauvais. Le malheur incarné. Monsieur LaVey l'avait bien dit.
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  • Par brigittelascombe, le 26 octobre 2011

    D'après ce que l'on sait des habitudes de la maison à l'époque de l'accident,la morte aimait avoir deux ou trois chiens en permanence dans son giron.Ces petites présences tièdes collées contre son sein la rassuraient mieux que le whisky,le champagne américain,le LSD et les cachets bleu et blanc de Dexedrine contre les menaces occultes ou réelles qui la cernaient.
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  • Par pilyen, le 29 novembre 2011

    Jayne Mansfield, symbole de l'ancien Hollywood, créature de Frankenstein lancée par la régie publicitaire de la Fox contre Marilyn Monroe, un simple buste, une paire de seins qui poussait l'arrogance jusqu'à n'avoir jamais tourné de film correct, un monstre engendré par la presse poubelle et le néant des vieux studios poussiéreux, allait retourner dans le chaudron d'où tout le cinéma d'antan était sorti.
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  • Par babchic, le 27 décembre 2011

    " aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967 sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à la Nouvelles-Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle . "
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La chronique de Gérard Collard - Jane Mansfield
On ne peut pas dire que Gérard Collard apprécie vraiment les livres de Simon Liberati... Notre libraire trouve le style de ses oeuvrages "pompeux"... Pourtant le thème abordé de son dernier livre a attiré l'attention de Gérard. Avec "Jayne Mansfield 1967" (éditions Grasset), l'auteur dresse le portrait et le destin tragique de l'actrice américaine... Regardez... La présentation du livre "Jayne Mansfield 1967" par l'éditeur : « Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967 sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à la Nouvelle Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle. » Dans cette Buick broyée se trouvait une femme, une "Hollywood movie star" de trente-quatre ans, danseuse nue à Las Vegas, célébrissime sex-symbol des années 50. Simon Liberait ressuscite Jayne Mansfield, l'actrice méconnue la plus photographiée au monde, fouille amoureusement dans les recoins les plus ténébreux de sa vie, retrace ses dernières heures en plein été hippie, qui disent aussi le crépuscule de l'âge d'or hollywoodien. Au programme : perruques-pouf, LSD 26, satanisme, chihuahuas, amants cogneurs, vie desaxée, mort à la James Dean, cinq enfants orphelins et saut de l'ange dans l'underground. Une oraison funèbre et morbid chic dans la droite ligne de Truman Capote et Kenneth Anger. Vous pouvez commander "Jayne Mansfield 1967" sur le site de la librarie en ligne www.lagriffenoire.com








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