ISBN : 2213630321
Éditeur : Fayard (2008)


Note moyenne : 2.86/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
La statue et la gloire de Voltaire cachent l'homme de chair. C'est celui-là que Max Gallo veut ranimer dans cette Vie de Voltaire. De sa naissance à sa mort, à 84 ans, à une décennie de la Révolution, on voit surgir un homme décidé à forger son destin jour après jour, m... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 09 janvier 2009

    Lune
    Livre lu dans le cadre de "Masse critique".
    Merci à Babelio et aux Editions Fayard pour cette opportunité.

    François-Marie Arouet dit Voltaire (1694-1778)

    "Quoi de plus vivant que cet homme
    Qui se déclarant "né tué"
    Passa sa vie en pieds de nez
    Ne supportant pas qu'on l'assomme.

    D'un pair, hommage lui est rendu,
    Philosophie, esprit, idées
    Viennent remuer nos pensées
    Grâce à Dieu, il ne s'est pas tu..." (MD)

    Ne recherchons pas dans cet ouvrage un mémoire universitaire destiné aux "savants austères". Max Gallo dans le choix du temps présent, d'un style sans fioritures inutiles, par des mots simples, met Voltaire à portée de tous. La biographie qu'il nous offre montre certes un philosophe mais également un homme dans tous les sens du terme. On découvre ses qualités, ses défauts. Voltaire redevient "humain" pour nous qui le connaissons à travers textes d'anthologie, rumeurs et prises de position tranchées selon qu'on l'apprécie ou pas. N'oublions pas qu'il n'y a pas si longtemps, cet auteur, dans certains milieux, dans certaines écoles, était encore à l'index. Son "Ecrasons l'Infâme" peut toujours déranger, il suffit de regarder ce qui se passe dans le monde... En cela, il fait partie des modernes et l'on regrette qu'une telle voix ne se fasse plus entendre. Car elle fut écoutée, cette parole qui défendit Calas, La Barre, Sirven, Lally-Tollendal, qui s'éleva contre la torture, éclaira la tolérance, poursuivit la liberté... Comme d'autres, il ne fut pas dupe des "défauts éternels" des hommes et les vit tels qu'ils étaient. Ce livre restitue parfaitement les manigances, les duperies, la courtisanerie, le despotisme royal d'un XVIIIè siècle où l'on ressent progressivement la fin d'une époque et l'arrivée d'une autre tant sur le plan des idées que sur le plan sociétal. Qu'ils ont donc dû être inquiets ces détenteurs aristocratiques du pouvoir lorsque les libelles de Voltaire inondaient la place publique et que la "bourgeoisie" montante donnait une nouvelle impulsion à la pensée humaine. Que de louvoiements pour la liberté chérie n'a-t-il pas commis? L'homme parfois déplaît : courtisan par ambition et nécessité, amour de la richesse, dédain, souffrances psychosomatiques dont il joue... Mais en se projettant dans cette société implacable, on tente de comprendre et d'accepter. Y avait-il un autre moyen d'être? Je le crois difficilement. 'S'adapter" était une des clefs de la liberté. Il peut aussi plaire : la fidélité en amitié (souvent trahie), les femmes de sa vie, les convictions, les apitoiements, les jeux, l' ironie... Une vie hors du commun : des compromis, des contradictions, des reniements, des coups de gueule, des fuites obligées (l'épisode prussien est éloquent), des exils consentis, le rejet et la reconnaissance... Une ignominie (typique de l'époque et... de la nôtre...) : une forme de racisme... Une oeuvre exceptionnelle : des opéras, des tragédies, des contes, des milliers de vers... Un pari gagné : l'envie de retourner à la source, de découvrir ou de redécouvrir l'oeuvre ne peut que s'imposer à nous après la lecture (ou grâce à) des 500 pages documentées écrites par Max Gallo. Puisque comme le dit magnifiquement la dernière phrase de la 4ème de couverture :
    "Voltaire, éblouissant de vie, notre contemporain nécessaire".
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    • Livres 2.00/5
    Par Patricia_bs, le 22 janvier 2009

    Patricia_bs
    Il se trouve que (par le plus grand des hasards et surtout celui de la nécessité), je me trouve plongée (entre autres) dans l'œuvre de VOLTAIRE. Donc, soyons logique, ce livre aurait pu, aurait dû même, me plaire. Mais non, ça n'a pas marché. La raison première en est que je n'ai jamais pu adhérer au style de Max GALLO et, partant, m'intéresser à ce qu'il racontait. La côté "narration in vivo", pris sur le vif, m'a prodigieusement ennuyé. Raconter une vie au présent afin de la rendre plus proche, ça ne fonctionne pas avec moi. Ensuite, il faut bien le reconnaître, et c'est la raison pour laquelle les biographies m'ennuient, c'est que je n'ai pas trop envie de connaître le pire des grands hommes, qui plus est lorsqu'ils sont grand écrivains. Leurs petites mesquineries m'ennuient, et ce livre en est truffé.
    Enfin j'ai regretté le peu de place accordé aux oeuvres de Voltaire. Vous me direz, ce n'est pas ce que les lecteurs recherchent... Mais je vous répondrai : à quoi bon savoir que VOLTAIRE avait des problèmes gastriques, quand on sait que c'est l'homme qui a écrit :
    Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères ! Qu'ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, comme ils ont en exécration le brigandage qui ravit par la force le fruit du travail et de l'industrie paisible ! Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la paix, et employons l'instant de notre existence à bénir également en mille langage divers, depuis Siam jusqu'à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant.
    VOLTAIRE, "Prière à Dieu", Traité sur la Tolérance, 1763.
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    • Livres 3.00/5
    Par claudia, le 15 janvier 2009

    claudia
    Livre lu dans le cadre de "Masse critique".
    Merci à Babelio et aux Editions Fayard
    « Moi, j'écris pour agir »
    vie de Voltaire
    de Max Gallo
    François Marie Arouet devient Voltaire
    Arouet, qui en Poitevin signifie « Brûler ».
    M. Volaire est du Haut Poitou, pour ceux qui connaissent Loudun.
    Il est né le 20 février 1694
    A 10 ans, alors qu'il est à l'école chez les jésuites, il apprend, la vie des hommes, leurs mensonges, leurs hypocrisies.
    Il dit alors: « le ciel n'est pas le paradis, mais le grand dortoir du monde »
    Malgré cette enfance malmenée, il apprend beaucoup « C'est être un monstre que ne pas aimer ceux qui ont cultivé notre âme »
    A 22 ans, il est déjà connu et mis en scène.
    Il aime le luxe, l'argent et les jolies femmes. Mais surtout il devient le « grand philosophe »
    Ce qui ne l'empêche pas d'effectuer plusieurs séjours à la bastille, suivant le bon vouloir du roi et de la cour.
    « voici ces murs de dix pieds d'épaisseur. Me voici donc en ce lieu de détresse. Embastillé, logé fort à l'étroit. Ne dormant point, buvant chaud, mangeant froid » trahi de tous, même de sa maîtresse.
    Il veut seulement contenir « l'église dans ses bornes » ce qui lui amène bon nombre d'ennemis parmi les religieux et amis philosophes, athées.
    Voltaire, volcanique, calculateur, riche, très riche, vieux très vieux, n'en reste pas moins le plus grand philosophe du siècle.
    Il devient le défenseur des pauvres gens accusés à tord par une église despotique
    La vie de Voltaire est bien intéressante et les 503 pages sont là pour le démontrer.
    J'ai aimé le côté historique de ce livre, moins le style littéraire. Il faut dire que je venais de lire
    la vie de Molière de Mikhaïl Boulgakov

    Bonne lecture


    Lien : http://liberta-revolutiona.over-blog.com
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    • Livres 5.00/5
    Par aur4li4, le 03 octobre 2010

    aur4li4
    Sans omettre de souligner l'ambition et l'orgueil de Voltaire, Max Gallo rend hommage à la perspicacité, l'audace et l'intense créativité du philosophe. Richement documenté, le récit est toujours illustré de citations, issues des multiples écrits de Voltaire, ce qui donne au lecteur l'impression de se tenir assis sur un fauteuil, face au philosophe racontant sa propre vie. Une rencontre mémorable!
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Citations et extraits

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  • Par Patricia_bs, le 22 janvier 2009

    Il a de la peine à se lever. Son bas-ventre est plein d'un feu ardent qui le dévore. Mais il veut contenir et dominer la douleur, oublier ses entrailles purulentes, ces glaires jaunâtres, pus mêlé à des filets de sang que, lorsqu'il peut enfin uriner, il considère avec effroi.

    La mort est en lui, si présente que, la souffrance devenue forte, il en oublie les heures de bonheur et de gloire qu'il vient de vivre.

    C'est comme si la maladie de son corps gangrenait non seulement sa vessie, son ventre, mais Paris et Versailles. (chapitre 55)
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  • Par aur4li4, le 23 septembre 2010

    Il se souvient que dans le chaton d'une bague de cornaline sertie de diamants, Emilie avait glissé son portrait. Il ne faut pas que le marquis du Châtelet le trouve. Mme de Boufflers a déjà pensé à le retirer. Mais le portrait qu'elle a enlevé de la bague est celui de Saint Lambert.
    "Ô ciel, voilà bien les femmes! J'en avais ôté Richelieu, Saint Lambert m'en a expulsé ; cela est dans l'ordre : un clou chasse l'autre. Ainsi vont les choses de ce monde."
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Vidéo de Max Gallo

Max GALLO - La Révolution française .
1774. Sous les acclamations, un jeune roi monte sur le trône. « Louis XVI semble promettre à la nation le règne le plus doux et le plus fortuné », lit-on dans les gazettes. Moins de vingt ans après, il est condamné à mort et guillotiné.Longtemps, Louis XVI, sincèrement attentif au bonheur de ses sujets, oscille entre fermeté et faiblesse devant le vent de liberté qui souffle sur le royaume. Et le peuple l'aime, mais il a très faim, est écrasé d'impôts, ne supporte plus l'arbitraire royal, ni les caprices, bals et folies de la jeune reine Marie-Antoinette. Chaque écu dépensé par frivolité creuse le fossé entre le peuple et le roi.Face à eux, Voltaire, Mirabeau, Danton, Marat, Robespierre appellent à la justice, à la liberté, puis à l'action et à la révolte s'il le faut. Ils insufflent de l'espoir et se retrouvent bientôt à la tête de la tempête...








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