ISBN : 2917745185
Éditeur : Brumerge (2009)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par becdanlo, le 09 juin 2009

    becdanlo
    Un livre attachant par l'histoire de Zorah et d'Omar Khayyâm, mais aussi par le contexte historique : la montée du chiisme fondamentaliste dans la Perse du XVIème siècle alors que prônait un Islam orthodoxe avec les sunnites et les branches dissidentes de l'Islam : les baha'istes, les nicolaïtes, les ismaélites...
    La vie romancée d'un des plus fascinants poètes du monde Perse nous aide à nous imprégner du climat de cette époque qui a connu un Islam à visage ouvert. Les quatrains de Khayyâm, comme les Contes de Mille et Une Nuits, participent à cette image d'un Islam qui est très éloignée de celle que donnent les intégristes et les fondamentalistes qui en font souvent aujourd'hui une religion rigide et extrême.
    J'ai beaucoup aimé la relation amoureuse du couple… comme si elle était le ferment de l'œuvre du poète : Zorah est aussi porteuse d'un souffle de liberté, de sensualité… voire de "transgression spirituelle"...
    Tillia Tépé est présente comme un symbole, elle ne prend pas part directement à l'histoire : "Auprès d'elle repose un véritable trésor mais aussi les « écrits sacrés de la foi baha'ie"
    Le roman de Carine Geerts est à multiples facettes : historique et romanesque... Un « assemblage » (en référence au monde du « vin » dont Khayyâm était tellement épris) qu'elle a fort bien réussi.

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Citations et extraits

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  • Par becdanlo, le 03 octobre 2009

    Allongée contre lui, elle a la peau douce et sent le miel. Il déplace son corps et la place sous lui pour qu’elle reçoive toute sa virilité.
    Bouleversée, elle sent la braise qui pénètre le secret de sa chair, enflammant son ventre. Elle ferme les yeux, ses lèvres murmurent des mots qu’il ne comprend pas.
    Alors les premières vagues de plaisir succèdent à la morsure qui avait jusque-là tourmenté sa chair.

    Au moment où la jouissance déferle, Zorah pousse un cri, le corps secoué de soubresauts. Elle ferme les yeux, éperdue, chavirée. Et quand il s’écroule sur elle, il entend qu’elle pleure.
    — Je t’aime Zorah. Je t’aime comme on aime le Bonheur et le soleil.
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  • Par becdanlo, le 03 octobre 2009

    C’est toujours vers le milieu de la nuit qu’Omar pose son calame et range ses feuilles. Il se lève et respire une bouffée d’air pur à la fenêtre. Les jardins de Ridvan embaument la nuit de roses et de jasmins.
    Tout est figé dans la sérénité nocturne.
    Il s’approche du lit où dort Zorah, se penche vers elle et s’attarde à la contempler. Elle est l’image de l’innocence.

    Omar la secoue légèrement pour la réveiller. Il dit à Zorah :

    — Je viens de terminer mes Roubaïyâtes. Qu’en dis-tu mon Aimée ?
    — Omar ! fait Zorah d’une voix endormie. Est-ce si urgent ? Je suis rompue.
    Sans répondre, Omar prend place au bord du lit et rapproche le petit meuble sur lequel est posé un chandelier.
    — Mon Ange ! Pardonne mon interruption dans ton sommeil mais je crois que lorsque tu auras lu mes
    Roubaïyâtes, tu oublieras surement les désagréments causés par ton réveil.
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