ISBN : 2253123889
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.33/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Partir avec sa mère. Quelle drôle d'idée. Clara voyageait toujours seule. Une interview. Une valise. Une chambre d'hôtel. Partir avec sa mère. Redevenir l'enfant qu'on n'en finit jamais d'être aux yeux de celle qui vous a mise au monde et admettre qu'il en sera ainsi po... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par moustafette, le 02 janvier 2011

    moustafette
    Si vous souhaitez découvrir comment s'est construite la légende des fameux cafés viennois...
    Si vous voulez savoir d'où vient votre croissant, qui a peut-être accompagné votre café en ce dimanche, et qui fut créé à Vienne par les boulangers pour immortaliser la victoire de l'Empire sur les Turcs en 1683...
    Si vous ne savez pas ce qui différencie un café Shwarzer, d'un Kleiner, d'un Verkehrt, ou encore d'un Einspänner, et j'en passe car il y en a une sacrée collection et ce n'est pas simple de commander juste "kaffee bitte" (moi, j'avoue avoir une préférence pour le Maria Theresa !)...
    Si vous rêver de déguster la seule et unique Sachertorte, et non pas ses avatars que l'on trouve sous la même appelation mais avec une minuscule différence d'importance, Sacher torte...
    Et enfin, si vous êtes une nostalgique de Sissi et du style rococo...
    Ce livre est pour vous !
    Si de plus, vous n'êtes pas contre un petit saut dans l'Histoire, alors laissez-vous entraîner par Frieda qui revient dans sa ville natale cinquante-quatre ans après l'avoir quittée lors de l'Anschluss. Elle est accompagnée de sa fille Clara.
    Donc, une très sympathique et instructive balade, une douce relation mère-fille et une réflexion sur l'identité et le sentiment d'appartenance.
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  • Par sylvie, le 09 mars 2009

    sylvie
    C'est avec un grand plaisir que j'ai lu ce livre qui nous amène par deux fois à Vienne.
    Ces deux voyages sont des temps qu'une femme s'accorde alors qu'elle cherche à reprendre pied dans la vie. On apprend au fil du récit ce qui l'a amenée à perdre son goût de la vie.
    Son premier voyage à Vienne, elle le fait en compagnie de sa mère, qu'elle admire, notamment pour sa force de vie et sa gaité, malgré son passé dramatique de viennoise chassée de sa ville par les nazis, en 1938.
    C'est donc une occasion pour elle de tenter de connaitre mieux le passé douloureux de sa mère. Elle la prend pour guide dans cette ville qui l'effraie et la ravie à la fois.
    Le second voyage à Vienne que fait la jeune femme est empreint de solitude et de travail.
    Cette fois nous découvrons la ville en suivant les plans du film "le Troisième homme" de Carol Reed.
    Mais c'est en décidant de la parcourir en empruntant tous les endroits où sa mère a vécu que l'héroïne décide de continuer son séjour.
    Le taxi qui la mène dans ce pèlerinage insolite finit par lui proposer la visite du plus vieux cimetière juif de Vienne. La jeune femme accepte.
    Le lendemain, elle se réveille au plus mal et se retrouve seule face à l'évènement qui a bouleversé le cours de sa vie.
    Ce roman très bien construit, nous promène dans Vienne au passé et au présent, en mêlant avec justesse et émotion les parcours dramatiques d'une mère et de sa fille.
    Il parle aussi des silences et de l'intransmissible des expériences douloureuses.
    des liens et une vidéo sur le blog :

    Lien : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2009/03/javais-note-ce-titre-che..
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    • Livres 4.00/5
    Par Lali, le 07 septembre 2011

    Lali
    Que vous préfériez un « Schwarzer » (café noir simple ou double), un « Kleiner Brauner » (littéralement un « petit brun », lequel est servi avec une petite cruche de crème), un « Verlängerter », un « Franziskaner » (servi avec de la crème chantilly), un « Kaffee verkehrt », un « Wiener Eiskaffee » (café avec de la glace à la vanille et de la chantilly), un « Einspänner » ou un « Kapuziner », c'est à Vienne que vous trouverez chacune de ces spécialités que Michèle Halberstadt présente dans son roman Café viennois, où il est bien évidemment question de Vienne.
    En fait, la capitale autrichienne est plus qu'une toile de fond : c'est le personnage principal de ce roman qui met en scène les retrouvailles entre une femme et sa ville natale qu'elle a quittée, ou plutôt fuie, en 1938. Des retrouvailles en quelque sorte « préparées » par sa fille, journaliste, qu'on a envoyée à Vienne pour un reportage sur cette ville, laquelle demande à sa mère de l'accompagner. Ce sera l'occasion pour Frieda, qui n'a pas mis les pieds à Vienne depuis 1938, d'habitude taiseuse surtout lorsqu'il s'agit de son passé, de parler à sa fille, de se raconter, de livrer par bribes sa propre histoires, ses souvenirs, de lui raconter les siens, les disparus.
    Pour Clara, ce voyage avec sa mère sera marquant, déterminant. Au point que quand elle retournera quelque temps plus tard à Vienne, ce sera pour se réapproprier sa propre vie, et non plus pour que sa mère lui donne des racines. Un roman d'atmosphère sur le passé, sur ce qui nous porte, sur ce que nous taisons et sur ce qu'il nous faut parfois dire pour que se déploient nos ailes engluées dans des secrets qui nous retiennent au sol. À ajouter à votre pile sans hésitation.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/cafe-viennois/
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    • Livres 4.00/5
    Par antigoneCH, le 10 mai 2009

    antigoneCH
    Clara part en voyage avec sa mère Frieda, mais pas n'importe où, à Vienne.
    Leur séjour est un retour vers l'enfance de cette dernière, vers le passé, un avant-guerre enchanteur où petite fille juive elle parcourait les rues de la ville. C'est également un moment de reconstruction pour les deux femmes. Clara est venue pour ne pas laisser sa mère seule, mais on ne sait pas réellement qui est là pour soutenir l'autre, quel bras est le plus fort...
    Vienne, accueillante et froide, Vienne versatile et grande, Vienne et ses cafés protecteurs...conduira chacune à la rencontre d'elle-même.
    Café viennois est un roman qui chemine tout doucement entre des éclats de souvenirs... La fuite de Vienne de Frieda et des siens, l'extermination des juifs, tout est évoqué sans pathos.
    Le présent panse un passé où se mêlent mélancolie et amour des siens. le passé panse des blessures à vif, plus récentes, en les placant en perspective...
    J'ai aimé l'atmosphère de ce livre, ses personnages, la manière très prosaïque de Frieda de vivre les grands moments de l'Histoire. J'ai aimé partager la douleur de Clara et la manière profonde dont elle arrive à l'annihiler, la transcender.
    Michèle Halberstadt a une jolie écriture, érudite et simple, sans grands effets de style, pleine de charme. Un roman qui ne laisse pas indifférent et qui, mine de rien, inscrit des traces en soi...


    Lien : http://antigonehc.canalblog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par Nanne, le 31 janvier 2009

    Nanne
    Frieda est tout à son bonheur de pouvoir accompagner Clara pour un séjour mère - fille à Vienne, en Autriche. Des vacances entre elles seules, sans homme et sans enfant. Frieda est la gaieté incarnée. Drôle et avenante, elle charme tout le monde, et donne même de l'élan à sa fille dans son quotidien de femme, de mère et de journaliste ; elle qui en possède de moins en moins. Elles sont si différentes, mais semblables, parce que du même sang. Vienne, la ville d'origine de Frieda, née Hartmann. Vienne, que Frieda n'a plus revu depuis cinquante-quatre ans.

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2009/01/vienne-entre-memoi..
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Citations et extraits

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  • Par Lencreuse, le 21 juillet 2010

    Elle avait le sentiment de ne l’avoir jamais suffisamment bien regardée. En fermant les yeux, elle reconstituait aisément le nez bien droit, la bouche charnue mais petite, les sourcils à l’arcade étrangement courte, les cheveux auburn, les lunettes carrées, les oreilles toujours égayées de boucles d’oreilles, mais le tracé des rides, l’expression du plaisir, le masque de la solitude, la personne derrière sa mère, elle n’aurait pas pu la décrire. […] A presque quarante ans, il avait suffi de quelques heures à Vienne pour que Clara s’aperçoive qu’elle ignorait tout de ce qui avait durci, embelli, creusé le visage de sa mère. Une mère, ça va de soi. On peut la remettre en question, jamais en cause. Elle est le garant de la certitude qu’il y a eu sur terre une personne, au moins une, qui vous a désiré, fabriqué, accepté, aimé, un être qui a toujours été là pour vous. Alors sa vie de chair, quelle importance, puisque c’était avant sa vie à elle, Clara. On connaît la mère, mais on ne veut surtout pas s’imaginer la femme qui l’a précédée, encore moins la jeune fille.
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  • Par sylvie, le 09 mars 2009

    .il y avait la tombe d'un enfant. Il suffisait de lire les dates gravées dans la pierre tombale pour s'en rendre compte. Celui là était mort l'année de ses cinq ans.
    Clara tremblait dans son lit.
    Sa tombe à elle indiquait deux mois et demi. Même si l'on comptait son temps en secondes, il était dérisoire. Deux mois et demi de souvenirs, c'était assez pour bouleverser le cours d'une vie.
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  • Par Nanne, le 31 janvier 2009

    Elle qui venait de laisser derrière elle la ville la plus fascinante, la plus cultivée d'Europe, refusait d'être une réfugiée, ce mot atroce qui signifiait qu'on n'était plus chez soi nulle part. Puisqu'elle ne pouvait être viennoise, alors elle serait parisienne, c'est-à-dire nonchalante, assurée, naturellement élégante, à l'image de ces femmes dont elle passait des heures en terrasse à détailler inlassablement la silhouette et la mise.
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  • Par Nanne, le 31 janvier 2009

    Partir avec sa mère. Quelle drôle d'idée. Clara voyageait toujours seule. Une interview. Une valise. Une chambre d'hôtel. Un entretien à faire, un papier à écrire. Une journée à passer pour se sentir en vie. partir avec sa mère. Faire l'égoïste. Se comporter comme si elle était seule, célibataire. Oublier mari et enfant. Essayer de trouver les mots. Avoir le courage de se mettre à nu devant le seul être au monde qui ne la jugera pas.
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  • Par line70, le 21 mars 2011

    Tu sais, vivre, c'est très simple. Il suffit de mettre un pied devant l'autre. Et ne jamais s'arrêter. Même si la vie te fiche par terre.
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