ISBN : 9782226229717
Éditeur : Albin Michel (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.29/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Il faut se méfier des enfants sages. Ils portent parfois en eux des océans de désespoir.

Une fillette, qui semble avoir vécu l’enfance ordinaire des années 1960, cache secrets et blessures.
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par yv1, le 25 août 2011

    yv1
    Le roman est court (148 pages) et ne tombe pas dans la psychologie de comptoir -merci, merci. Il est bien écrit : les extraits que je cite sont assez représentatifs du style de l'auteure : clair, net, rapide, franc et direct. J'aime bien lorsque les écrivains vont au coeur des choses et de leurs personnages rapidement, sans tergiverser, même si parfois tergiverser n'est pas mal non plus.
    A la lecture, j'ai eu l'impression du regard d'une adulte sur ce qu'elle eut pu être et ce qu'elle eut pu faire adolescente. Une sorte de mise au point sur une idée -ou un passage à l'acte- des années plus tôt. Pas forcément une autobiographie, mais une vieille pulsion enfouie depuis des années qui remonte à l'esprit, et qui loin d'inciter au passage à l'acte fatal, incite à l'acte de création artistique, littéraire pour le coup. (Ouah ! Là, je crois que je suis super bon sur ces dernières phrases, peut-être totalement à côté de la plaque -mais seule Michèle Halberstadt peut me contredire ou au contraire me dire que j'ai raison-, mais mon analyse -qui se rapproche très dangereusement de la psychologie de comptoir que je dénonçais juste au-dessus- me plait bien. Alors je la garde.)
    Roman pas révolutionnaire mais sensible, juste, touchant avec une petite héroïne attachante à qui l'on aimerait dire qu'elle a encore plein de choses à dire et à accomplir et que la solution qu'elle choisit nous privera de sa charmante compagnie.
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    • Livres 3.00/5
    Par Sando, le 30 août 2011

    Sando
    Elle n'a que douze ans et pourtant, celle que l'on surnomme « La petite », est résolue à mettre fin à ses jours. Oh, il ne s'agit pas là d'un simple coup de tête, encore moins d'un geste, certes stupide mais efficace, pour attirer l'attention sur elle. Non, bien au contraire. « La petite » a tout organisé pour sauver les apparences…
    Elle commence sa journée d'école presque normalement, seule sa pâleur inhabituelle inquiète son professeur et lui vaut un passage à l'infirmerie. Mais, même là, elle ne dit rien du mal qui la ronge. Elle l'accepte, sereine, presque pressée. Face à la froideur de sa mère, elle se tait toujours. du haut de ses douze ans, la jeune adolescente est déterminée.
    Qu'est-ce qui peut pousser une enfant si jeune à vouloir mettre fin à ses jours ? Est-ce la mort prématurée d'un grand-père tant aimé ? le poids d'un vide indicible qui la ronge ? Peut-être est-ce l'indifférence générale avec laquelle on la traite, simplement parce qu'elle n'est que « La petite » ? Ou encore l'ombre oppressante d'une sœur adulée mais impossible à égaler et l'impression d'être toujours celle qui déçoit ? Et si c'était l'implacable solitude qui étreint ceux et celles qui sont un peu différents ?
    La voix de « La petite » est un savoureux mélange de fragilité et de force. Déterminée, elle nous fait partager un regard mature sur son monde, mais aussi très naïf. Son interprétation des choses reste celle d'une enfant de douze ans et ne correspond pas toujours à la réalité. Il y a donc énormément de tendresse à suivre cette petite fille qui, malgré un acte désespéré, s'avère pleine de fraîcheur et de vie. L'écriture de Michèle Halberstadt est très agréable, à la fois juste et intelligente et m'a offert un bon moment de lecture.
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    • Livres 5.00/5
    Par tigrou4145, le 01 novembre 2011

    tigrou4145
    "J'ai douze ans et ce soir je serai morte". Voilà la seule phrase inscrite sur la quatrième de couverture. Rien de tel pour attiser ma curiosité et me faire ouvrir ce court roman... et le lire d'une seule traite. Bien écrit, peu être un peu trop bien même, si l'on considère que le narrateur est une petite fille d'une dizaine d'années, ce roman est un témoignage bouleversant de ce que peut ressentir et vivre un enfant , à l'insu de ses parents. C'est un récit bien construit qui entraîne le lecteur aux cotés de cette petite fille de 9 ans dont la vie va lentement s'effriter et la plonger dans un terrible mal-être qui la conduira à commettre ce geste incompréhensible de la part d'une petite fille. Ce roman est la preuve qu'il ne faut absolument pas se fier aux apparences et savoir écouter ses enfants. C'est un vrai coup de cœur, car le sujet est triste et effrayant mais l'auteur a su lui donner une certaine légèreté par des scènes plutôt amusantes qui arrachent au lecteur un sourire parmi les larmes. Bref, un roman à découvrir sans tarder!!!
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    • Livres 2.00/5
    Par trust_me, le 09 octobre 2011

    trust_me
    « A quoi bon vivre quand on craint à ce point d'être soi-même ? » C'est pace qu'elle n'a pas su répondre à cette question qu'une gamine de 12 décide d'en finir une bonne fois pour toute et avale tous les médicaments de la pharmacie familiale. Nous sommes en 1968. Pour La petite collégienne vivant en plein cœur de Paris, l'existence est devenue trop difficile depuis la mort soudaine et inattendue de son grand père adoré. Élève médiocre au physique peu avenant, en conflit avec sa mère et souffrant de la comparaison avec une grande sœur brillante, l'ado en souffrance ne peut trouver aucun réconfort auprès de qui que ce soit. Seule solution, aussi abrupte que définitive : en finir une bonne fois pour toute. Mais si, finalement, cette tentative de suicide était le premier pas vers une rédemption aussi inattendue que salutaire ?
    Bon, comment dire cela gentiment ? Ce roman cucul la praline au possible enfonce des portes déjà ouvertes des centaines de fois. Tous les clichés s'empilent avec une confondante naïveté : La petite est moche, mal dans sa peau, confrontée au décès d'un proche, en conflit ouvert avec sa mère, sans aucun ami et incomprise par ses enseignants. Rajoutez un oncle juif cupide et sans cœur et le tableau sera complet. Et encore, je ne vous parle pas de la conclusion, par trop idyllique. Un point positif tout de même, l'écriture est fluide et plutôt agréable, même si les mots de l'enfant ressemble trop souvent à des mots d'auteur.
    Bref, tout ça pour dire que je n'ai pas trouvé grand-chose à sauver de cette guimauve bien fade. A peine 150 pages, aussi vite lues qu'oubliées. Candidat suivant !

    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2011/10/rentree-litteraire-20..
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    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 06 septembre 2011

    mimipinson
    Encore merci à ma libraire, la même, pour son enthousiasme communicatif.
    Elle a douze ans, son grand –père vient de mourir, et ce jour là elle a décidé de mourir…
    Avec une sensibilité extrême, Michèle Halberstadt se met dans la peau d'une adolescente qui un beau matin a décidé d'en finir avec la vie. Cela pourrait être larmoyant, mélodramatique à souhait….C'est d'une finesse infinie, cousu point par point, et délicatement construit pour finir….lisez et vous saurez !!!
    Le prologue est abrupt : « J'ai 12 ans et ce soir je serai morte. »
    Le fil du roman retourne dans le passé au cours duquel La petite (on ne connaît pas prénom, c'est ainsi que ses parents l'appellent…. Un signe….) se livre au lecteur à une confession intimiste. Peu à peu nous faisons route avec elle, nous vivons avec elle, et prenons part à son mal être grandissant. « Une vie qui en vaille la peine, qu'est-ce qui fait qu'on la mérite ? »
    Nous rentrons à petits pas dans cette famille où cette petite n'est guère regardée, où l'on s'perçoit à peine qu'elle existe. Elle grandit à l'ombre d'une grande sœur que la famille idolâtre. « La reine et la naine. C'est ainsi que je nous voyais. Comment se faire aimer de la Reine quand on est que la naine ? J'y épuisais mes nerfs. J'en oubliais de grandir. »
    « Mourir d'ennui à l'école, pour ensuite se faire toute petite, s'enfermer dans sa tête et ses pensées à la maison, cela ne s'appelait pas vivre. Dépérir plutôt. »
    « de toute façon, comment aurais-je pu dire à mon père que je me sentais étrangère à tous, même lui ? »
    Michèle Halberstadt aborde ici avec délicatesse un sujet douloureux, celui de notre jeunesse qui ne veut plus vivre.
    Difficile d'en dire plus sans déflorer l'histoire.
    Difficile de retranscrire la finesse avec laquelle la maturité de cette petite, et la qualité de sa réflexion sont écrites.
    Difficile de formuler davantage une lecture toute en sensibilité dégustée avec bonheur au milieu des bruyères et avec pour seule compagnie les oiseaux du large, le soleil (un peu traitre), et la musique de l'océan……


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/09/la-petite.html
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 12 septembre 2011
    Michèle Halberstadt signe un roman sur la fin de l'enfance, raconté par une enfant de 12 ans sans pour autant tomber dans la caricature.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par yv1, le 25 août 2011

    A quoi bon vivre quand on craint à ce point d'être soi-même ?
    J'avais peur de tout. Des baisers des garçons, du jugement de ma tante, du rire de ma soeur, du regard de ma mère.
    Il n'y avait qu'avec mon grand-père que je n'avais peur de rien.
    Ce soir-là, en éteignant la lumière, j'ai pensé pour la première fois qu'il serait doux de le rejoindre. (p.92)
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  • Par yv1, le 25 août 2011

    J'ai douze ans, et ce soir, je serai morte.
    Ce matin, j'ai vidé les tubes de somnifères et tous les médicaments que Maman range en haut du placard de la salle de bains pour éviter qu'on y touche. Il m'a fallu cinq grands verres d'eau pour tout avaler. Ensuite, j'ai mangé une tartine, bu mon jus d'orange, et je suis partie à l'école.
    Je n'ai rien dit à personne. Je ne suis ni abattue ni surexcitée. Je me sens sereine, comme on l'est quand on fait ce qu'on a vraiment envie de faire. Et moi, j'ai envie de disparaître. (p.11)
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  • Par yv1, le 25 août 2011

    Il était facétieux, impérial. Il comprenait tout et je pouvais lui confier des secrets effrayants dont il n'aurait pas songé à se moquer. Il ne jugeait pas, ne condamnait jamais et, mis à part les bonnes manières sur lesquelles il était intransigeant, il avait la pardon facile (p.37)
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  • Par petitours, le 21 juillet 2011

    J'ai douze ans, et ce soir, je serai morte. Ce matin, j'ai vidé les tubes de somnifères et tous les médicaments que Maman range en haut du placard de la salle de bains pour éviter qu'on y touche. Il m'a fallu cinq grands verres d'eau pour tout avaler. Ensuite, j'ai mangé une tartine, bu mon jus d'orange, et je suis partie à l'école. Je n'ai rien dit à personne. Je ne suis ni abattue ni surexcitée. Je me sens sereine, comme on l'est quand on fait ce qu'on a vraiment envie de faire. Et moi, j'ai envie de disparaître.
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  • Par mimipinson, le 06 septembre 2011

    Mourir d’ennui à l’école, pour ensuite se faire toute petite, s’enfermer dans sa tête et ses pensées à la maison, cela ne s’appelait pas vivre. Dépérir plutôt.
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