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ISBN : 2757805185
Éditeur : Points (2007)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 351 notes)
Résumé :
Ouvrir un restaurant ? Quelle idée...
C’est pourtant celle qui vient à l’esprit de Myriam, et qu’elle s’empresse de mettre à exécution. Les ennuis commencent car ce restaurant est aussi sa maison. Éviter la faillite, vivre en clandestine et garder le secret sur un itinéraire trop chaotique constitue l’exercice de jonglage auquel elle se livre chaque jour.
Qui est Myriam ? Une collectionneuse de contradictions. Un oxymore ambulant. Bannie de chez elle p... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
Lorraine47
Lorraine4723 avril 2015
  • Livres 5.00/5
Quelle drôle de bonne femme Myriam! A l'âge où la plupart de ses congénères sont bien installées dans la vie, elle reprend tout à zéro. Elle n'a pas la quarantaine triomphante, c'est le moins qu'on puisse dire mais comme elle n'a plus rien à perdre, elle a l'audace du désespoir. Ouvrir un restaurant, seule et y dormir parce qu'elle n'a pas d'autre solution, Myriam relève avec brio ce pari un peu fou et trouve en chemin d'autres têtes brûlées qui vont l'aider à mener à bien cette aventure de la dernière chance.
Myriam est attachante et sa conception de la restauration qui est avant tout faite de partage et d'amour ne peut que toucher le lecteur au plus profond de ses tripes. Petit à petit nous nous lions d'amitié avec elle, elle nous révèle ses failles, son bannissement de la famille après une grosse erreur dont elle se tient pour responsable. Seule, lâchée par son mari, rejetée par son fils, Myriam relève courageusement la tête et entame devant nous une symphonie sans tambours ni trompettes, mais sa musique lyrique est toute empreinte d'émotions et de saveurs suaves.
Mangez-moi est un hymne à l'amour. Mitonner pour ceux qu'on aime est un acte d'amour, certes très quotidien, parfois trivial mais je suis persuadée que pour bien cuisiner il faut aimer les autres, en tout cas être dans ce don de soi.
Je me suis personnellement régalée à la lecture des belles phrases d'Agnès Desarthe, une écriture émouvante et très "punchy", oserais-je dire épicée? Un livre que j'ai gloutonné en quelques heures, hips!
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comtesseoboulof
comtesseoboulof30 septembre 2012
  • Livres 3.00/5
Voilà un livre que j'ai mangé moi aussi , que j'ai dégusté pour être exacte , un roman succulent…
Myriam est une femme de 43 ans un peu perdue, lunaire, un peu utopiste qui monte un restaurant, ou plutôt un endroit où les gens viendront manger ses petits plats , sortis tout droit de son imagination, mélange de saveur et de simplicité. Elle débute dans un petit local , avec quelques chaises usagées, une étagère avec des livres , une banquette pour dormir, et une étroite cuisine avec un évier qui lui sert aussi de bac à douche. Cette femme au passé cabossé comme un vielle casserole, pose ces valises et s'autorise à être, tout simplement, sans formatage. Elle épluche, émince, mélange, prépare de tendres gâteaux qu'elle vend pour quelques euros , sans notion de rentabilité. Elle donne plus qu'elle ne vend, elle veut faire plaisir Myriam, elle s'oublie dans sa cuisine d'amour , mangez, mangez moi , c'est sa part d'humanité qu'elle offre et à travers la douceur de ses plats, elle prends à chaque bouchée avalée une part d'amour elle aussi.
Mais bon voilà , c'est bien beau tout ça, mais cette endroit doit devenir un commerce, et c'est Ben, le serveur tombé du ciel qui veut lui faire comprendre. Ben l'orphelin, connu dans tout le quartier, qui l'asticote, l'agace à vouloir faire évoluer les choses, à rentabiliser, à gérer l'administratif. Et voilà que Vincent aussi , le fleuriste du quartier s'y met aussi, à l'encourager vers l'extension.
C'est pas bientôt fini de l'emmerder Myriam ?????
Y'a du Anna Galvada dans ce roman. Il est temps de reconstruire mais Myriam ne veut pas se laisser faire , elle lutte, elle s'auto flagelle, elle est le monstre et compte bien le rester, mais des fois les choses ne se passent pas comme on les avait prévues. Et la vie vous pousse vers vous-même au lieu de vous en éloigner. C'est bon des livres comme ça, ça vous met la patate (c'est la cas de le dire !).
En tout cas j'aurais bien été y manger : « Chez Moi ».
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Cacha
Cacha14 juillet 2016
  • Livres 4.00/5
J'ai aimé ce court roman, mais, je ne sais pourquoi, j'ai trouvé l'histoire presque trop belle...
C'est pour quoi je lui met un quatre étoiles plus.
Agnès Desarthe nous raconte la vie d'une femme entre deux âges chassée de chez elle pour une faute par un mari trop dur.
Pour des raisons qu'elle ne s'explique pas toujours, elle décide d'ouvrir un petit restaurant qu'elle nomme "Chez moi".
Il est beaucoup question d'amour : amour maternel trop longtemps refoulé, amours pluriels jusqu'au grand amour.
Comme dans "Le restaurant de l'amour retrouvé" auquel ce livre m'a fait penser, cuisine et sentiments font bon ménage et sont très bien exprimés.
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tynn
tynn17 septembre 2013
  • Livres 3.00/5
En rupture de ban avec son passé douloureux, Myriam, femme fantasque et instable tente de reconstruire sa vie en ouvrant un petit restaurant.
Malgré les difficultés de l'installation, les maigres ressources, les factures, la fatigue, le petit « Chez moi » devient vite un lieu de vie, chaleureux et convivial pour tout le quartier, à l'image de la propriétaire et de sa cuisine, simple, légère et généreuse.
L'énergie et l'inventivité de ce cordon bleu, son attention aux autres ouvrent un horizon d'espoir et d'avenir réussi.
Mais la fêlure est là, bien réelle, qui manipule la vie, malgré elle, en dépit d'elle… Myriam doit faire face aux fantômes du passé, à sa culpabilité, accepter les choix et les erreurs, ne pas être effrayée une nouvelle fois par la réussite et la stabilité.
Comment ne pas s'attacher à cette jolie figure de femme, un brin solitaire, qui désire, envers et contre tout, rester en accord avec ses idées de partage, d'amour, d'amitié, de justice et d'égalité ?
Comment rester indifférent face à la douleur maîtrisée, mais toujours tenace des secrets intimes, des regrets coupables, de l' « avant » si cruel, alors que le futur est rempli de promesses et de rencontres ?
Comment ne pas être ému par la détresse de la mère qui croyait ne pas aimer son fils, par la fragilité de la femme qui ne se savait pas douée, elle aussi, pour le bonheur?
On se sent comme dans un cocon dans le livre de Agnès Desarthe, un nid douillet d'odeurs et de saveurs, d'effluves de fleurs, de café, de desserts chocolatés. Il flotte ici comme un retour à l'enfance !
Des personnages attachants, une certaine poésie culinaire, un livre bien écrit, très agréable à lire, qui souffre un peu de sa jaquette pas à la hauteur de la profondeur du sujet.
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mollymoon
mollymoon23 janvier 2016
  • Livres 3.00/5
Après quelques années de passage à vide, une femme décide de reprendre sa vie en main. En créant une petite affaire, un restaurant, Myriam sort de la parenthèse en s'affrontant à elle même et à son passé pour enfin pouvoir se pardonner l'erreur monumentale d'avoir fait un mauvais choix , de se débarrasser de la culpabilité qui la ronge et de guérir de ses blessures qui se révèlent au fil de la lecture.
Entre gravité et légèreté le récit déroule l'histoire pas bien passionnante de ce qui d'un défi personnel se transforme en phalanstère idéal.
En choisissant le mode du roman culinaire Agnès Desarthe a pris un sacré risque, celui de voir son roman relégué au rang de ces romans qui fleurent avant tout le rata et les bons sentiments. Certes, du sentiment il y en a, mais au travers ce portrait de femme, le roman explore la complexité non seulement du sentiment d'amour maternel mais de l'amour en général.
Mangez- moi est une histoire de résilience illustrant parfaitement le propos de Boris Cyrulnik qui suggère que de la souffrance la plus pénible peut naître le meilleur.
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Citations & extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
line70line7019 mars 2011
Je me demande à quel moment j'ai compris qu'il fallait faire beaucoup plus d'efforts qu'auparavant pour continuer à vivre. Simplement à vivre. Je m'étais toujours figuré, je ne sais pourquoi, que l'existence avait la forme d'une montagne. L'enfance, l'adolescence et le début de l'âge adulte correspondaient à la montée. Ensuite, arrivé à quarante ou cinquante ans, la descente s'amorçait, une descente vertigineuse, bien entendu, vers la mort. Cette idée, assez commune je crois, est fausse. Je le découvre un peu plus précisément chaque jour. C'est par la descente qu'on commence, en roue libre, sans effort. On dispose de tout son temps pour contempler le paysage et se réjouir des parfums - c'est pourquoi les odeurs d'enfance sont si tenaces.
Ce n'est que plus tard que la véritable côte nous apparaît, et l'on met bien du temps à la reconnaître pour ce qu'elle est : une pénible ascension qui a la même issue que la folle pente sur laquelle on s'imaginait projeté à pleine vitesse.
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EvilysangelEvilysangel26 novembre 2010
Suis-je une menteuse? Oui, car au banquier, j'ai dit que j'avais fait l'école hôtelière et un stage de dix-huit mois dans les cuisines du Ritz.Je lui ai montré les diplômes et les contrats que j'avais fabriqué la veille. J'ai aussi brandi un BTS de gestion, un très joli faux. J'aime vivre dangereusement. C'est ce qui m'a perdue, autrefois, c'est ce qui me fait gagner aujourd'hui. Le banquier n'y a vu que du feu. Il a accordé l'emprunt. Je l'ai remercié sans trembler. La visite médicale? Pas de problème. Mon sang, mon précieux sang est propre, tout propre, comme si je n'avais rien vécu.

Suis-je une menteuse? Non, car tout ce que je prétends savoir faire, je sais le faire.
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livresdetrainlivresdetrain24 août 2010
Je m'étais toujours figuré, je ne sais pourquoi que l'existence avait la forme d'une montagne. L'enfance, l'adolescence et le début de l'âge adulte correspondaient à la montée. Ensuite, arrivé à 40 ou 50 ans, la descente s'amorçait, une descente vertigineuse, bien entendu, vers la mort.Cette idée, assez commune je crois, est fausse . Je le découvre un peu plus précisément chaque jour. C'est par la descente qu'on commence, en roue libre, sans effort. On dispose de tout son temps pour contempler le paysage et se réjouir des parfums- c'est pourquoi les odeurs d'enfance sont si tenaces.
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bibliophagebibliophage07 février 2011
[...] le livre que j'ai perdu est un traité de philosophie. Mon chapitre préféré concerne le chien. L'auteur y explique que le chien n'est pas un animal. Le chien, selon lui, ou elle (de la même façon que j'ignore le nom des auteurs, j'ignore aussi leur sexe), le chien est un concept. Le doberman ressemble assez peu au cocker, qui lui-même partage peu d'attributs avec le chihuahua ; le saint-bernard peut rencontrer un pékinois, ils ont la capacité, théoriquement, de s'accoupler, mais cela arrive-t-il et cela est-il souhaitable ? Car, si d'un point de vue zoologique, ils appartiennent à la même espèce, d'un point de vue pratique, il saute aux yeux qu'ils ne sont pas faits l'un pour l'autre. L'auteur, il ou elle, s'étonnait ensuite que sa fille de trois ans (cette façon de mêler vie personnelle et rationalisation me ferait pencher pour un auteur anglo-saxon) fût capable de reconnaître à tout coup un chien quand elle en voyait un dans la rue, alors que les animaux qu'elle montrait, d'un index enthousiaste, réjouie de pouvoir étaler sa maîtrise conjuguée du langage et de la catégorisation, ne se ressemblaient pas le moins du monde entre eux. [...] Même muet, même les oreilles taillées en pointe, même sans queue, même vêtu d'un anorak miniature pour le protéger des intempéries, le chien conserve son intégrité conceptuelle. Une réflexion qui, bien qu'embrouillée, m'inquiète fort concernant l'indiscernabilité de mon établissement. Vincent ne peut pas dire que j'ai ouvert un restaurant. Il n'a pas de mot pour décrire l'endroit où nous nous trouvons et cela me donne le sentiment d'être un chien hors concept, le seul chien que les enfants de trois ans prennent parfois pour un ours, ou un chat.
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sosotesssosotess20 juin 2015
Ben m'explique très simplement, sans que j'aie besoin de l'interroger davantage, sans me faire porter la responsabilité de l'enquête, qu'il n'a pas de vie amoureuse.
- Mais sexuelle, oui?, je demande, un espoir niais dans la voix.
-Non, répond-il sans tristesse et sans joie.
-Comme un curé, alors? Comme une nonne?
-Pas vraiment, dit-il après un temps. Pour moi, ce n'est pas une contrainte, ni une obligation. Ce n'est pas un sacrifice.
Il hésite un temps.
-Ce n'est pas par manque de goût, non plus, ajoute-t-il. C'est ainsi.
-Comme une malformation, alors?
J'ai beaucoup trop bu. Je dis n'importe quoi. Grossière et agressive. Mais il éclate de rire. Il est hilare, plié en deux. La délicatesse de Ben, me dis-je, est une forme de magie. Il se calme et, pédagogue, reprend son exposé.
-Je suis normal. Il n'y a pas de sexe dans ma vie, comme chez certains, il n'y a pas de littérature, ni de musique. Ces gens vivent aussi, comme nous. Ils apprécient d'autres choses, ont d'autres plaisirs. Il ne leur manque rien, puisque cette chose, pour eux, n'existe pas.
Un soulagement violent, comme après un effort interrompu sur un tempo inhumain, me dessoude et je pense : ne pas désirer, dans ce monde si contraire et si hostile, voilà la vraie liberté. Finies les attentes, finies les trahisons, les coeurs souillés, les corps coupables. Terminé le tourment et les heures gâchées dans la fabrication de pitoyables stratégies. [...]
-Mais cela, reprend Ben, [...], ne veut pas dire que je ne sache pas aimer, aimer d'un autre genre d'amour."

"-Tu ne vas pas rester toujours comme ça, lui dis-je. Ca va changer.
[...]
-Non, je ne crois pas. Je ne vais pas changer. Et je ne veux pas changer. Je ne suis pas seul. Il y en a d'autres comme moi. Plein de jeunes. Il y en a toujours eu, sauf qu'avant ça se voyait moins. Avant on n'en parlait pas, mais parce que avant, on ne parlait de rien. La proportion de puceaux sur une population adulte est constante. A quoi vous l'attribuez, vous? A la timidité? Alors c'est vrai, sur la quantité, il y a les infirmes, les fous, les malades, et puis il y a nous.
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Vidéo de Agnès Desarthe
Agnès Desarthe publie le Roi René (Odile Jacob), sur la vie et l'oeuvre de René Urtreger.
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