ISBN : 2757805185
Éditeur : Points (2007)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 106 notes) Ajouter à mes livres
Ouvrir un restaurant ? Quelle idée...
C’est pourtant celle qui vient à l’esprit de Myriam, et qu’elle s’empresse de mettre à exécution. Les ennuis commencent car ce restaurant est aussi sa maison. Éviter la faillite, vivre en clandestine et garder le secret sur u... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Lostinmypal, le 28 janvier 2012

    Lostinmypal
    Dans ce livre subtil, généreux et humaniste, Agnès Desarthe nous présente Myriam, un personnage terriblement attachant. Cette femme est un bouquet de contradictions, à la fois forte et fragile, battante et paumée. J'ai eu beaucoup d'admiration pour elle même si, très souvent, elle se laisse porter par la vague et s'en sort grâce aux autres. Mais, justement, c'est un des points essentiels du roman : cette communauté qui se créé, presque malgré l'héroïne, presque sans qu'elle le cherche, uniquement parce que "Chez moi" est un endroit où l'on se sent bien.
    Ce sont tous ses défauts qui font le charme de Myriam, qui la rendent proche de nous. Pourtant, n'allez pas croire que ce roman est une usine à bons sentiments écœurants. Desarthe jongle très bien entre l'émotion, les accès de désespoir et l'humour.
    C'est un livre qui m'a touchée en plein cœur et je crois que c'est tout ce que j'avais à en dire, finalement. Devrait être remboursé par la Sécu...
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    • Livres 4.00/5
    Par ballad, le 04 septembre 2011

    ballad
    Il s'agit de l'histoire de Myriam, une femme excentrique ayant des talents de cuisinière et désirant ouvrir un restaurant petit et pas cher. Elle l'appelle « Chez moi ». Son but est d'en faire un endroit simple et original à la fois.
    Le livre nous narre sa progression grâce à la bienveillance de rencontres qui l'aideront à réaliser son projet. Alors que ce livre nous intéresse à la création du restaurant de Myriam, le lourd passé d'épouse et de mère de l'héroïne refait lentement surface. Un passé qui intrigue à la façon d'un suspens psychologique, et à propos duquel on s'interroge.
    Au fond, je n'ai pas trouvé le personnage féminin éminemment sympathique, mais l'histoire l'est énormément, grâce à l'humour, le charme, la poésie, l'originalité et l'écriture. Ce livre est captivant. Agnès Desarthe sait nous emmener dans son monde.
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    • Livres 3.00/5
    Par lola2lalune, le 06 février 2008

    lola2lalune
    Ouvrir un restaurant ? Quelle idée... C'est pourtant celle qui vient à l'esprit de Myriam, et qu'elle s'empresse de mettre à exécution. Les ennuis commencent car ce restaurant est aussi sa maison. Eviter la faillite, vivre en clandestine et garder le secret sur un itinéraire trop chaotique constituent l'exercice de jonglage auquel elle se livre chaque jour. Qui est Myriam ? Une collectionneuse de contradictions. Un oxymore ambulant. Bannie de chez elle pour une faute inavouable, c'est une âme errante qui n'aspire qu'à la stabilité ; une téméraire qui déteste qu'on la surprenne. Son problème, c'est le temps. Comment faire pour que l'avant et l'après coïncident à nouveau ? Que le passé cesse d'être douloureux et que l'avenir s'éclaire ? Ce livre dont le titre évoque l'Alice de Lewis Carroll est un roman d'aventures spirituelles, en même temps qu'une chronique d'un genre très particulier. Car on se bouscule dans le restaurant de Myriam. Fleuriste amoureux, jeunes filles philosophes, enfants du quartier, et jusqu'à ce cultivateur dont la science des plantes semble infinie, tous participent de la même comédie humaine, lumineuse, mystérieuse : le monde d'Agnès Desarthe. Un monde où le rêve et le réel s'entrelacent, où les disparus reviennent, où le désir voyage
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    • Livres 4.00/5
    Par PALU-FOREST, le 15 janvier 2011

    PALU-FOREST
    Une découverte fortuite offerte par mon libraire qui est agréable à lire. Je m'attendais à voir passer et découvrir une multitude de personnages dans ce restaurant de l'amour et de la vie. L'auteur a finalement limité le monde de Myriam et c'est ce qui lui correspond. En y réflechissant c'est notre quotidien qui est décrit avec le repli des familles et des personnes sur eux-même, ancrés dans leurs soucis et passant à côté de la richesse des rencontres et de l'Humanité. L'amour est-il fort et riche s'il est réduit ? Doit-on pour autant s'isoler pour se protéger ? S'ouvrir aux autres peut-être salvateur même si l'on garde tous des traces plus ou moins indélibiles de notre passé...
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  • Par livresdetrain, le 18 août 2010

    livresdetrain
    Mangez-moi est un livre qui reste caricatural sur le parcours chaotique de Myriam dont l'auteure tricote avec les blessures du passé pour faire vivre son personnage. Malgrè son passé et par magie, Myriam ouvre un restaurant, se croise alors une galerie de personnes- anges ( le fleuriste, ben le serveur parfait, les premières clientes , deux jeune- filles fétichisées par la patronne, ali slimane, l'herboriste oriental et atypique avec l'univers du cirque ). On a pourtant du mal à rentrer dans le roman, dont la construction manque d'élan. Je trouve qu'Agnès Desarthes s'est laissé piéger par Myriam qui me semble plus sage que folle; presque bourgeoise avec ses idées d'intello de gauche distillées dans son restaurant " chez nous" !! par contre j'ai aimé un détail dans ce livre c'est un restaurant où traine les livres !!
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Citations et extraits

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  • Par line70, le 19 mars 2011

    Je me demande à quel moment j'ai compris qu'il fallait faire beaucoup plus d'efforts qu'auparavant pour continuer à vivre. Simplement à vivre. Je m'étais toujours figuré, je ne sais pourquoi, que l'existence avait la forme d'une montagne. L'enfance, l'adolescence et le début de l'âge adulte correspondaient à la montée. Ensuite, arrivé à quarante ou cinquante ans, la descente s'amorçait, une descente vertigineuse, bien entendu, vers la mort. Cette idée, assez commune je crois, est fausse. Je le découvre un peu plus précisément chaque jour. C'est par la descente qu'on commence, en roue libre, sans effort. On dispose de tout son temps pour contempler le paysage et se réjouir des parfums - c'est pourquoi les odeurs d'enfance sont si tenaces.
    Ce n'est que plus tard que la véritable côte nous apparaît, et l'on met bien du temps à la reconnaître pour ce qu'elle est : une pénible ascension qui a la même issue que la folle pente sur laquelle on s'imaginait projeté à pleine vitesse.
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  • Par bibliophage, le 07 février 2011

    [...] le livre que j'ai perdu est un traité de philosophie. Mon chapitre préféré concerne le chien. L'auteur y explique que le chien n'est pas un animal. Le chien, selon lui, ou elle (de la même façon que j'ignore le nom des auteurs, j'ignore aussi leur sexe), le chien est un concept. Le doberman ressemble assez peu au cocker, qui lui-même partage peu d'attributs avec le chihuahua ; le saint-bernard peut rencontrer un pékinois, ils ont la capacité, théoriquement, de s'accoupler, mais cela arrive-t-il et cela est-il souhaitable ? Car, si d'un point de vue zoologique, ils appartiennent à la même espèce, d'un point de vue pratique, il saute aux yeux qu'ils ne sont pas faits l'un pour l'autre. L'auteur, il ou elle, s'étonnait ensuite que sa fille de trois ans (cette façon de mêler vie personnelle et rationalisation me ferait pencher pour un auteur anglo-saxon) fût capable de reconnaître à tout coup un chien quand elle en voyait un dans la rue, alors que les animaux qu'elle montrait, d'un index enthousiaste, réjouie de pouvoir étaler sa maîtrise conjuguée du langage et de la catégorisation, ne se ressemblaient pas le moins du monde entre eux. [...] Même muet, même les oreilles taillées en pointe, même sans queue, même vêtu d'un anorak miniature pour le protéger des intempéries, le chien conserve son intégrité conceptuelle. Une réflexion qui, bien qu'embrouillée, m'inquiète fort concernant l'indiscernabilité de mon établissement. Vincent ne peut pas dire que j'ai ouvert un restaurant. Il n'a pas de mot pour décrire l'endroit où nous nous trouvons et cela me donne le sentiment d'être un chien hors concept, le seul chien que les enfants de trois ans prennent parfois pour un ours, ou un chat.
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  • Par Evilysangel, le 26 novembre 2010

    Suis-je une menteuse? Oui, car au banquier, j'ai dit que j'avais fait l'école hôtelière et un stage de dix-huit mois dans les cuisines du Ritz.Je lui ai montré les diplômes et les contrats que j'avais fabriqué la veille. J'ai aussi brandi un BTS de gestion, un très joli faux. J'aime vivre dangereusement. C'est ce qui m'a perdue, autrefois, c'est ce qui me fait gagner aujourd'hui. Le banquier n'y a vu que du feu. Il a accordé l'emprunt. Je l'ai remercié sans trembler. La visite médicale? Pas de problème. Mon sang, mon précieux sang est propre, tout propre, comme si je n'avais rien vécu.

    Suis-je une menteuse? Non, car tout ce que je prétends savoir faire, je sais le faire.
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  • Par livresdetrain, le 24 août 2010

    Je m'étais toujours figuré, je ne sais pourquoi que l'existence avait la forme d'une montagne. L'enfance, l'adolescence et le début de l'âge adulte correspondaient à la montée. Ensuite, arrivé à 40 ou 50 ans, la descente s'amorçait, une descente vertigineuse, bien entendu, vers la mort.Cette idée, assez commune je crois, est fausse . Je le découvre un peu plus précisément chaque jour. C'est par la descente qu'on commence, en roue livre, sans effort. On dispose de tout son temps pour contempler le paysage et se réjouir des parfums- c'est pourquoi les odeurs d'enfance sont si tenaces.
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  • Par mandarine43, le 25 mars 2011

    [Incipit.]

    Suis-je une menteuse ? Oui, car au banquier, j'ai dit que j'avais fait l'école hôtelière et un stage de dix-huit mois dans les cuisines du Ritz. Je lui ai montré les diplômes et les contrats que j'avais fabriqués la veille. J'ai aussi brandi un BTS de gestion, un très joli faux. J'aime vivre dangereusement. C'est ce qui m'a perdue, autrefois, c'est ce qui me fait gagner à présent. Le banquier n'y a vu que du feu. Il a accordé l'emprunt. Je l'ai remercié sans trembler. La visite médicale ? Pas de problème. Mon sang, mon précieux sang est propre, tout propre, comme si je n'avais rien vécu.

    Suis-je une menteuse ? Non, car tout ce que je prétends savoir faire, je sais le faire. Je manie les spatules comme un jongleur ses massues; tel le contorsionniste, j'actionne avec souplesse, et indépendamment, les différentes parties de mon corps : d'une main je lie une sauce tandis que, de l'autre, je sépare les blancs des jaunes et noue des aumônières. Les adolescents aux lèvres duveteuses et au front constellé de boutons, le cheveu gras sous leur calot de marmiton, peuvent, il est vrai, maîtriser l'ambre d'un caramel à jamais moelleux, ils vous dressent un rouget sans perdre un milligramme de chair et tricotent la crépinette comme autant de Pénélope. Mais. MAIS ! Fourrez-les dans une cuisine avec cinq gosses qui braillent, meurent de faim, jouent dans vos pattes et doivent repartir à l'école dans la demi-heure (l'un est allergique aux produits laitiers, et l'autre n'aime rien), jetez nos braves apprentis chefs dans cette fosse aux lionceaux, avec un frigo vide, des poêles qui attachent, et le désir de servir aux bambins un repas équilibré, puis regardez-les faire.
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"Dans la nuit brune" d'Agnès Desarthe, aux Editions de l'Olivier. Rédaction et lecture de la chronique littéraire : Karine Fléjo. Ce roman a reçu le prix Renaudot des lycéens 2010








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