AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2757805185
Éditeur : Points (23/08/2007)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 373 notes)
Résumé :
Ouvrir un restaurant ? Quelle idée...
C’est pourtant celle qui vient à l’esprit de Myriam, et qu’elle s’empresse de mettre à exécution. Les ennuis commencent car ce restaurant est aussi sa maison. Éviter la faillite, vivre en clandestine et garder le secret sur un itinéraire trop chaotique constitue l’exercice de jonglage auquel elle se livre chaque jour.
Qui est Myriam ? Une collectionneuse de contradictions. Un oxymore ambulant. Bannie de chez elle p... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
Lorraine47
23 avril 2015
★★★★★
★★★★★
Quelle drôle de bonne femme Myriam! A l'âge où la plupart de ses congénères sont bien installées dans la vie, elle reprend tout à zéro. Elle n'a pas la quarantaine triomphante, c'est le moins qu'on puisse dire mais comme elle n'a plus rien à perdre, elle a l'audace du désespoir. Ouvrir un restaurant, seule et y dormir parce qu'elle n'a pas d'autre solution, Myriam relève avec brio ce pari un peu fou et trouve en chemin d'autres têtes brûlées qui vont l'aider à mener à bien cette aventure de la dernière chance.
Myriam est attachante et sa conception de la restauration qui est avant tout faite de partage et d'amour ne peut que toucher le lecteur au plus profond de ses tripes. Petit à petit nous nous lions d'amitié avec elle, elle nous révèle ses failles, son bannissement de la famille après une grosse erreur dont elle se tient pour responsable. Seule, lâchée par son mari, rejetée par son fils, Myriam relève courageusement la tête et entame devant nous une symphonie sans tambours ni trompettes, mais sa musique lyrique est toute empreinte d'émotions et de saveurs suaves.
Mangez-moi est un hymne à l'amour. Mitonner pour ceux qu'on aime est un acte d'amour, certes très quotidien, parfois trivial mais je suis persuadée que pour bien cuisiner il faut aimer les autres, en tout cas être dans ce don de soi.
Je me suis personnellement régalée à la lecture des belles phrases d'Agnès Desarthe, une écriture émouvante et très "punchy", oserais-je dire épicée? Un livre que j'ai gloutonné en quelques heures, hips!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          610
rabanne
05 février 2017
★★★★★
★★★★★
"Myriam est un peu perdue, un peu fantaisiste, et un peu rêveuse" (4e de couverture). Non, elle l'est beaucoup, et tout ça à la fois !
Ce roman est un amalgame de sentiments, d'allers-retours introspectifs, un foisonnement essoufflant. J'avais déjà eu ce sentiment de vertige en lisant pour la première fois l'auteure (Ce coeur changeant). Je salue tout de même la plume d'Agnès Desarthe, affûtée et pleine de verve.
C'est l'histoire d'une femme qui décide d'ouvrir un restaurant qui lui ressemble, sans attaches ni objectifs précis, iconoclaste et bordélique. Pas d'enseigne ni publicité, un pari fou, un départ à zéro. Le "pire", c'est que cela peut fonctionner !...
Il ne s'agit pas que de gastronomie, bien qu'impulsive, bienfaitrice et réparatrice, mais aussi de la reconstruction d'une femme blessée dans son amour-propre, meurtrie affectivement, rongée de culpabilité. Un bon roman, juste un peu trop désarticulé pour moi.
Commenter  J’apprécie          354
comtesseoboulof
30 septembre 2012
★★★★★
★★★★★
Voilà un livre que j'ai mangé moi aussi , que j'ai dégusté pour être exacte , un roman succulent…
Myriam est une femme de 43 ans un peu perdue, lunaire, un peu utopiste qui monte un restaurant, ou plutôt un endroit où les gens viendront manger ses petits plats , sortis tout droit de son imagination, mélange de saveur et de simplicité. Elle débute dans un petit local , avec quelques chaises usagées, une étagère avec des livres , une banquette pour dormir, et une étroite cuisine avec un évier qui lui sert aussi de bac à douche. Cette femme au passé cabossé comme un vielle casserole, pose ces valises et s'autorise à être, tout simplement, sans formatage. Elle épluche, émince, mélange, prépare de tendres gâteaux qu'elle vend pour quelques euros , sans notion de rentabilité. Elle donne plus qu'elle ne vend, elle veut faire plaisir Myriam, elle s'oublie dans sa cuisine d'amour , mangez, mangez moi , c'est sa part d'humanité qu'elle offre et à travers la douceur de ses plats, elle prends à chaque bouchée avalée une part d'amour elle aussi.
Mais bon voilà , c'est bien beau tout ça, mais cette endroit doit devenir un commerce, et c'est Ben, le serveur tombé du ciel qui veut lui faire comprendre. Ben l'orphelin, connu dans tout le quartier, qui l'asticote, l'agace à vouloir faire évoluer les choses, à rentabiliser, à gérer l'administratif. Et voilà que Vincent aussi , le fleuriste du quartier s'y met aussi, à l'encourager vers l'extension.
C'est pas bientôt fini de l'emmerder Myriam ?????
Y'a du Anna Galvada dans ce roman. Il est temps de reconstruire mais Myriam ne veut pas se laisser faire , elle lutte, elle s'auto flagelle, elle est le monstre et compte bien le rester, mais des fois les choses ne se passent pas comme on les avait prévues. Et la vie vous pousse vers vous-même au lieu de vous en éloigner. C'est bon des livres comme ça, ça vous met la patate (c'est la cas de le dire !).
En tout cas j'aurais bien été y manger : « Chez Moi ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
tynn
17 septembre 2013
★★★★★
★★★★★
En rupture de ban avec son passé douloureux, Myriam, femme fantasque et instable tente de reconstruire sa vie en ouvrant un petit restaurant.
Malgré les difficultés de l'installation, les maigres ressources, les factures, la fatigue, le petit « Chez moi » devient vite un lieu de vie, chaleureux et convivial pour tout le quartier, à l'image de la propriétaire et de sa cuisine, simple, légère et généreuse.
L'énergie et l'inventivité de ce cordon bleu, son attention aux autres ouvrent un horizon d'espoir et d'avenir réussi.
Mais la fêlure est là, bien réelle, qui manipule la vie, malgré elle, en dépit d'elle… Myriam doit faire face aux fantômes du passé, à sa culpabilité, accepter les choix et les erreurs, ne pas être effrayée une nouvelle fois par la réussite et la stabilité.
Comment ne pas s'attacher à cette jolie figure de femme, un brin solitaire, qui désire, envers et contre tout, rester en accord avec ses idées de partage, d'amour, d'amitié, de justice et d'égalité ?
Comment rester indifférent face à la douleur maîtrisée, mais toujours tenace des secrets intimes, des regrets coupables, de l' « avant » si cruel, alors que le futur est rempli de promesses et de rencontres ?
Comment ne pas être ému par la détresse de la mère qui croyait ne pas aimer son fils, par la fragilité de la femme qui ne se savait pas douée, elle aussi, pour le bonheur?
On se sent comme dans un cocon dans le livre de Agnès Desarthe, un nid douillet d'odeurs et de saveurs, d'effluves de fleurs, de café, de desserts chocolatés. Il flotte ici comme un retour à l'enfance !
Des personnages attachants, une certaine poésie culinaire, un livre bien écrit, très agréable à lire, qui souffre un peu de sa jaquette pas à la hauteur de la profondeur du sujet.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
Cacha
14 juillet 2016
★★★★★
★★★★★
J'ai aimé ce court roman, mais, je ne sais pourquoi, j'ai trouvé l'histoire presque trop belle...
C'est pour quoi je lui met un quatre étoiles plus.
Agnès Desarthe nous raconte la vie d'une femme entre deux âges chassée de chez elle pour une faute par un mari trop dur.
Pour des raisons qu'elle ne s'explique pas toujours, elle décide d'ouvrir un petit restaurant qu'elle nomme "Chez moi".
Il est beaucoup question d'amour : amour maternel trop longtemps refoulé, amours pluriels jusqu'au grand amour.
Comme dans "Le restaurant de l'amour retrouvé" auquel ce livre m'a fait penser, cuisine et sentiments font bon ménage et sont très bien exprimés.
Commenter  J’apprécie          261
Citations & extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
rabannerabanne05 février 2017
Il devrait être interdit aux souvenirs réels de se mêler à la matière inconsistante des rêves, car la douleur qu'on en ressent est intolérable.
Commenter  J’apprécie          210
rabannerabanne05 février 2017
Je cuisine avec et par amour. Comment ferai-je pour aimer mes clients ? Le luxe de la question me fait penser aux prostituées qui, elles, justement ne l'ont pas, ce luxe.
Commenter  J’apprécie          30
Bruno_CmBruno_Cm04 février 2017
Il avait la tête en bas et marchait sur les mains, en cercle autour de moi.
- C'est difficile ?
- Quoi ?
- De marcher, comme ça, sur les mains ?
- Oui, a-t-il répondu. C'est aussi difficile que marcher sur les pieds, a-t-il précisé après un temps.
Commenter  J’apprécie          50
Bruno_CmBruno_Cm04 février 2017
J'ai l'impression de m'adresser au Sphinx. Ses réponses sont concaves, elles ouvrent la porte aux énigmes au lieu de la fermer au doute. Je suis heureuse d'entendre sa voix. Je me l'imagine, chez lui : sommet de la colline, mur de pierres envahi de ruines de Rome; carreaux givrés, croquettes de boue sur le racle-bottes en acier.
Commenter  J’apprécie          10
Bruno_CmBruno_Cm04 février 2017
Ce type a envie d'un café, me dis-je. Ce type prend des habitudes plus vite que son ombre, c'est le Lucky Luke de la routine.
Commenter  J’apprécie          10
autres livres classés : restaurantVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

ABO L'ABOMINABLE HOMME DES NEIGES

Où vit Abo?

à la plage
à la montagne
à la campagne

10 questions
1 lecteurs ont répondu
Thème : Abo, le minable homme des neiges de Agnès DesartheCréer un quiz sur ce livre
. .