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ISBN : 2757805185
Éditeur : Points (2007)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 182 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ouvrir un restaurant ? Quelle idée...
C’est pourtant celle qui vient à l’esprit de Myriam, et qu’elle s’empresse de mettre à exécution. Les ennuis commencent car ce restaurant est aussi sa maison. Éviter la faillite, vivre en clandestine et garder le secret sur u... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par comtesseoboulof, le 30 septembre 2012

    comtesseoboulof
    Voilà un livre que j'ai mangé moi aussi , que j'ai dégusté pour être exacte , un roman succulent…
    Myriam est une femme de 43 ans un peu perdue, lunaire, un peu utopiste qui monte un restaurant, ou plutôt un endroit où les gens viendront manger ses petits plats , sortis tout droit de son imagination, mélange de saveur et de simplicité. Elle débute dans un petit local , avec quelques chaises usagées, une étagère avec des livres , une banquette pour dormir, et une étroite cuisine avec un évier qui lui sert aussi de bac à douche. Cette femme au passé cabossé comme un vielle casserole, pose ces valises et s'autorise à être, tout simplement, sans formatage. Elle épluche, émince, mélange, prépare de tendres gâteaux qu'elle vend pour quelques euros , sans notion de rentabilité. Elle donne plus qu'elle ne vend, elle veut faire plaisir Myriam, elle s'oublie dans sa cuisine d'amour , mangez, mangez moi , c'est sa part d'humanité qu'elle offre et à travers la douceur de ses plats, elle prends à chaque bouchée avalée une part d'amour elle aussi.
    Mais bon voilà , c'est bien beau tout ça, mais cette endroit doit devenir un commerce, et c'est Ben, le serveur tombé du ciel qui veut lui faire comprendre. Ben l'orphelin, connu dans tout le quartier, qui l'asticote, l'agace à vouloir faire évoluer les choses, à rentabiliser, à gérer l'administratif. Et voilà que Vincent aussi , le fleuriste du quartier s'y met aussi, à l'encourager vers l'extension.
    C'est pas bientôt fini de l'emmerder Myriam ?????
    Y'a du Anna Galvada dans ce roman. Il est temps de reconstruire mais Myriam ne veut pas se laisser faire , elle lutte, elle s'auto flagelle, elle est le monstre et compte bien le rester, mais des fois les choses ne se passent pas comme on les avait prévues. Et la vie vous pousse vers vous-même au lieu de vous en éloigner. C'est bon des livres comme ça, ça vous met la patate (c'est la cas de le dire !).
    En tout cas j'aurais bien été y manger : « Chez Moi ».
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    • Livres 4.00/5
    Par MissSugarTown, le 25 novembre 2012

    MissSugarTown
    Un livre qui m'a été offert par la librairie il y a un bon moment déjà, à l'achat de deux livres. Je ne connaissais ni le livre ni l'auteur, mais la couverture et le titre me semblaient très originaux !
    En rentrant chez moi, je vérifie la note sur livraddict, pas terrible... ça me refroidit, je le mets de côté pour plus tard.
    Ce livre devait être ma lecture secondaire de la semaine, vu que je ne pouvais pas emmener un grand format dans mon sac en partant au boulot, j'ai choisi ce poche dans ma PAL, vu que je ne l'avais encore programmé pour aucun mois précis et qu'à ce moment là devant ma bibliothèque, il me tentait bien.
    Je l'ai commencé durant ma pause déjeuner, j'ai dévoré le premier tiers d'une traite. le livre se lit bien, mais je sens que je dois ralentir mon rythme de lecture pour mieux le savourer.
    Comme par hasard, le jour même je regarde un épisode de La Grande Librairie sur le net et qui est parmi les invités ? Agnès Desarthe. ça tombait bien, j'allais en savoir plus sur cette auteur et me faire une idée plus claire sur sa personne et ses idées. On est toujours curieux de voir à quoi ressemble les auteurs, non ? En tout cas, j'ai été servie ! Les vidéos sont ici et là.
    J'ai adoré Agnès Desarthe dans cette émission, j'ai adoré ses idées, je sentais bien qu'elle était philosophe, mais en plus une philosophe qui s'amusait, ça m'a encore plus donné envie de poursuivre ma lecture mais cette fois-ci en la savourant plus longuement.
    L'histoire : Myriam est une femme âgée de 43 ans, qui décide d'ouvrir un restaurant. Elle a toujours raté sa vie, son passé est plein d'échecs et d'ailleurs pour ce nouveau projet, elle a falsifié ses diplômes, a menti au banquier et a réussi à décrocher cet emprunt pour ouvrir ce restaurant qu'elle appellera Chez moi. Mais Myriam, est aussi une femme hors du commun, c'est une mère qui n'a jamais réussi à aimer son fils, et une épouse malgré elle, vu que les relations amoureuses l'irritent...
    J'ai adoré ce roman ! J'ai adoré la plume d'Agnès Desarthe, c'est un roman philosophique ou une philosophie romancée, et j'ai l'impression que c'est le cas pour ses autres livres, en tout cas son dernier "Une partie de chasse".
    Ce roman est plein de métaphores, en fait elles sont présentes dans chacune de ses phrases il me semble, c'est très poétique, Myriam (et Agnès) est une personne qui réfléchit beaucoup, tout le temps, et elle nous fait part de ses pensées au fur et à mesure. Elle a beaucoup d'imagination, j'ai adoré.
    Agnès Desarthe est une personne intelligente, je me ferai un plaisir de savourer ses autres romans !

    Lien : http://laculturehajarienne.blogspot.com/2012/11/mangez-moi-agnes-des..
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    • Livres 4.00/5
    Par argali, le 16 janvier 2013

    argali
    Quelle jolie parabole que ce récit !

    A travers la création d'un restaurant de quartier atypique, Myriam, qui a eu jusqu'ici une vie instable faite de fuites et de déceptions, va s'ancrer dans un lieu et se construire une identité, surmontant lentement la culpabilité qui la taraude. Pour la première fois, elle a enfin l'impression d'être elle-même. Elle se prend en main, plus ou moins bien, et décide de mener à bien son grand rêve : ouvrir un restaurant qui lui ressemble et faire du bien autour d'elle.

    Mais Myriam est une rêveuse un peu menteuse, et les réalités financières quotidiennes d'un commerce lui échappent. Heureusement, elle sera aidée par un ange, engagé chez elle comme serveur. Un autre utopiste mais plus au fait de la gestion d'entreprise. Entre eux se nouera une relation maternelle protectrice où Myriam retrouvera l'amour et l'affection qu'elle a si mal donné à son propre fils.

    L'histoire de ce roman c'est aussi, et surtout, une histoire d'amour avortée, autodestructrice, entre une mère et son fils. Un fils parfait, brillant, gentil comme toutes les mères en rêveraient mais pour lequel Myriam a éprouvé si peu d'amour. Sa clientèle va pallier ce manque, pour un temps. Elle est enfin reconnue, aimée et revit peu à peu. Elle comprend alors qu'il n'est pas besoin d'être parfait pour être aimé ou être aimable. Et une digue lâche enfin.

    Agnès Desarthe a su donner à son personnage le brin de folie et les fêlures qui la rendent unique et intéressante. Ses pensées nous permettent de mieux appréhender sa personnalité et sa souffrance et au fil des pages, elle devient de plus en plus attachante. La langue est belle, drôle, sensuelle aussi

    Ce récit plein de saveurs nous relate finalement une quête initiatique originale où la tolérance et l'accueil de l'autre permettront à tous, et pas seulement à Myriam, de se construire une identité.

    Un petit coup de fraicheur et d'optimisme bienvenu en ces temps difficiles.


    Lien : http://argali.eklablog.fr
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    • Livres 4.00/5
    Par ballad, le 04 septembre 2011

    ballad
    Il s'agit de l'histoire de Myriam, une femme excentrique ayant des talents de cuisinière et désirant ouvrir un restaurant petit et pas cher. Elle l'appelle « Chez moi ». Son but est d'en faire un endroit simple et original à la fois.
    Le livre nous narre sa progression grâce à la bienveillance de rencontres qui l'aideront à réaliser son projet. Alors que ce livre nous intéresse à la création du restaurant de Myriam, le lourd passé d'épouse et de mère de l'héroïne refait lentement surface. Un passé qui intrigue à la façon d'un suspens psychologique, et à propos duquel on s'interroge.
    Au fond, je n'ai pas trouvé le personnage féminin éminemment sympathique, mais l'histoire l'est énormément, grâce à l'humour, le charme, la poésie, l'originalité et l'écriture. Ce livre est captivant. Agnès Desarthe sait nous emmener dans son monde.
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    • Livres 3.00/5
    Par Laurkri, le 14 mai 2013

    Laurkri
    Je suis assez partagée sur ce livre.
    C'est une lecture reposante, amusante parfois. Et ennuyeuse de temps en temps également. Cependant, jamais au point de décider d'en abandonner la lecture. On ne peut cependant pas dire qu'on termine ce livre pour en découvrir le dénouement, non. Car c'est l"histoire de la vie d'une jeune femme, des épreuves qu'elles a subies ou provoquées, et de son lent parcours vers la réconciliation avec elle même. Donc, aucun suspens là dedans. En fait, on se laisse porter par les mots, telle une barque à la dérive. Ce n'est pas si désagréable que cela en fait...
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Citations et extraits

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  • Par line70, le 19 mars 2011

    Je me demande à quel moment j'ai compris qu'il fallait faire beaucoup plus d'efforts qu'auparavant pour continuer à vivre. Simplement à vivre. Je m'étais toujours figuré, je ne sais pourquoi, que l'existence avait la forme d'une montagne. L'enfance, l'adolescence et le début de l'âge adulte correspondaient à la montée. Ensuite, arrivé à quarante ou cinquante ans, la descente s'amorçait, une descente vertigineuse, bien entendu, vers la mort. Cette idée, assez commune je crois, est fausse. Je le découvre un peu plus précisément chaque jour. C'est par la descente qu'on commence, en roue libre, sans effort. On dispose de tout son temps pour contempler le paysage et se réjouir des parfums - c'est pourquoi les odeurs d'enfance sont si tenaces.
    Ce n'est que plus tard que la véritable côte nous apparaît, et l'on met bien du temps à la reconnaître pour ce qu'elle est : une pénible ascension qui a la même issue que la folle pente sur laquelle on s'imaginait projeté à pleine vitesse.
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  • Par Evilysangel, le 26 novembre 2010

    Suis-je une menteuse? Oui, car au banquier, j'ai dit que j'avais fait l'école hôtelière et un stage de dix-huit mois dans les cuisines du Ritz.Je lui ai montré les diplômes et les contrats que j'avais fabriqué la veille. J'ai aussi brandi un BTS de gestion, un très joli faux. J'aime vivre dangereusement. C'est ce qui m'a perdue, autrefois, c'est ce qui me fait gagner aujourd'hui. Le banquier n'y a vu que du feu. Il a accordé l'emprunt. Je l'ai remercié sans trembler. La visite médicale? Pas de problème. Mon sang, mon précieux sang est propre, tout propre, comme si je n'avais rien vécu.

    Suis-je une menteuse? Non, car tout ce que je prétends savoir faire, je sais le faire.
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  • Par livresdetrain, le 24 août 2010

    Je m'étais toujours figuré, je ne sais pourquoi que l'existence avait la forme d'une montagne. L'enfance, l'adolescence et le début de l'âge adulte correspondaient à la montée. Ensuite, arrivé à 40 ou 50 ans, la descente s'amorçait, une descente vertigineuse, bien entendu, vers la mort.Cette idée, assez commune je crois, est fausse . Je le découvre un peu plus précisément chaque jour. C'est par la descente qu'on commence, en roue libre, sans effort. On dispose de tout son temps pour contempler le paysage et se réjouir des parfums- c'est pourquoi les odeurs d'enfance sont si tenaces.
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  • Par bibliophage, le 07 février 2011

    [...] le livre que j'ai perdu est un traité de philosophie. Mon chapitre préféré concerne le chien. L'auteur y explique que le chien n'est pas un animal. Le chien, selon lui, ou elle (de la même façon que j'ignore le nom des auteurs, j'ignore aussi leur sexe), le chien est un concept. Le doberman ressemble assez peu au cocker, qui lui-même partage peu d'attributs avec le chihuahua ; le saint-bernard peut rencontrer un pékinois, ils ont la capacité, théoriquement, de s'accoupler, mais cela arrive-t-il et cela est-il souhaitable ? Car, si d'un point de vue zoologique, ils appartiennent à la même espèce, d'un point de vue pratique, il saute aux yeux qu'ils ne sont pas faits l'un pour l'autre. L'auteur, il ou elle, s'étonnait ensuite que sa fille de trois ans (cette façon de mêler vie personnelle et rationalisation me ferait pencher pour un auteur anglo-saxon) fût capable de reconnaître à tout coup un chien quand elle en voyait un dans la rue, alors que les animaux qu'elle montrait, d'un index enthousiaste, réjouie de pouvoir étaler sa maîtrise conjuguée du langage et de la catégorisation, ne se ressemblaient pas le moins du monde entre eux. [...] Même muet, même les oreilles taillées en pointe, même sans queue, même vêtu d'un anorak miniature pour le protéger des intempéries, le chien conserve son intégrité conceptuelle. Une réflexion qui, bien qu'embrouillée, m'inquiète fort concernant l'indiscernabilité de mon établissement. Vincent ne peut pas dire que j'ai ouvert un restaurant. Il n'a pas de mot pour décrire l'endroit où nous nous trouvons et cela me donne le sentiment d'être un chien hors concept, le seul chien que les enfants de trois ans prennent parfois pour un ours, ou un chat.
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  • Par mandarine43, le 25 mars 2011

    [Incipit.]

    Suis-je une menteuse ? Oui, car au banquier, j'ai dit que j'avais fait l'école hôtelière et un stage de dix-huit mois dans les cuisines du Ritz. Je lui ai montré les diplômes et les contrats que j'avais fabriqués la veille. J'ai aussi brandi un BTS de gestion, un très joli faux. J'aime vivre dangereusement. C'est ce qui m'a perdue, autrefois, c'est ce qui me fait gagner à présent. Le banquier n'y a vu que du feu. Il a accordé l'emprunt. Je l'ai remercié sans trembler. La visite médicale ? Pas de problème. Mon sang, mon précieux sang est propre, tout propre, comme si je n'avais rien vécu.

    Suis-je une menteuse ? Non, car tout ce que je prétends savoir faire, je sais le faire. Je manie les spatules comme un jongleur ses massues; tel le contorsionniste, j'actionne avec souplesse, et indépendamment, les différentes parties de mon corps : d'une main je lie une sauce tandis que, de l'autre, je sépare les blancs des jaunes et noue des aumônières. Les adolescents aux lèvres duveteuses et au front constellé de boutons, le cheveu gras sous leur calot de marmiton, peuvent, il est vrai, maîtriser l'ambre d'un caramel à jamais moelleux, ils vous dressent un rouget sans perdre un milligramme de chair et tricotent la crépinette comme autant de Pénélope. Mais. MAIS ! Fourrez-les dans une cuisine avec cinq gosses qui braillent, meurent de faim, jouent dans vos pattes et doivent repartir à l'école dans la demi-heure (l'un est allergique aux produits laitiers, et l'autre n'aime rien), jetez nos braves apprentis chefs dans cette fosse aux lionceaux, avec un frigo vide, des poêles qui attachent, et le désir de servir aux bambins un repas équilibré, puis regardez-les faire.
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