ISBN : B0000DSJ9Z
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.4/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
A lire les aventures de Sherlock Holmes racontées par son ami le docteur Watson, ne prendrait-on pas l'illustre détective pour une froide machine à penser, tout en cerveau et sans cœur ? Mais peut-être est-ce parce que Watson a laissé de côté certains épisodes, estimant... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 11 mars 2012

    belette2911
    Imaginez ma tête lorsque je tombai sur ce pastiche, dans une bouquinerie, et lorsque mes yeux se posèrent sur la couverture des Éditions Néo avec la femme aux seins nus, aux seins lourds et aux seins blancs (Sardou, sors de ma tête)... Nous n'étions pas encore en 1990 (si j'me souviens bien), j'étais toujours mineure et je n'avais jamais vu le film de Billy Wilder. (Internet n'existait pas pour le commun des mortels que nous étions, les enfants !). Ma question était : pouvais-je acheter ce livre ? Était-il porno ou juste pour moi ?
    Une fois mon achat terminé, je rentrai à la maison toute guillerette – dans un dessin animé, j'aurais sautillé de bonheur et chantonné. Ce fut avec voracité que je me jetai sur le livre afin de découvrir ce que j'imaginais sur mon détective préféré.
    Je manquai de m'étrangler quand Holmes avoua que lui et Watson étaient ensemble... juste pour éviter de devoir jouer à l'étalon reproducteur avec la danseuse russe. Déjà à l'époque, cela me crispait pareille relation. Cela énerva Watson aussi. Non mais !
    Le livre me laissa tout de même un goût amer, l'auteur s'évertuant à arrêter le récit juste au moment où cela devenait intéressant dans la chambre de Holmes avec Gabrielle (désolé, Johnny Hallyday chante sa chanson dans ma tête). J'aurais bien hurlé de frustration, tiens, quand le récit fut coupé, me laissant imaginer ce que je voulais, alors que je désirais le lire, moi. Je ne saurai jamais s'ils ont fait plus... le genre de question existentielle qui me pourrit la vie.
    Critique aussi pour notre Watson qui avait plus l'air d'un nigaud que d'un homme à l'intelligence normale. Mycroft en sorte de comploteur me fit bien rire, surtout pour les réparties entre l'aîné et le cadet, bien qu'à la fin, je mélange le film et le livre.
    La petite révélation sur le mariage avorté de Holmes à cause de sa fiancée qui était morte, lui faisant dire de manière cynique que l'on ne pouvait pas faire confiance aux femmes, me fit hésiter entre le rire jaune et le rire franc. Vingt ans après, j'hésite toujours et je passe successivement de l'un à l'autre.
    La fin de l'enquête me laissa sur la partie charnue de mon anatomie : révélations ! Mince alors, je ne l'avais pas vue venir, celle là. Himmel gott !!
    Même si ce n'était pas « mourir d'amour enchaîné », les chaînes des menottes restant dans les poches de Mycroft, cela y ressemblait très fort. Auf wiedersehen, Gabrielle...
    La fin me laissa la larme à l'oeil, Watson lisant les nouvelles et Holmes lui demandant son flacon de cocaïne. Snif.
    Quelques temps après avoir lu le livre, le film passait à la télévision, me remplissant de bonheur. Je l'ai encore regardé en février. Watson est toujours aussi nigaud, mais je ne regrette pas d'avoir lu le livre. Par contre, je me demande ce que j'en penserais en le relisant avec vingt ans de plus...
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Eric75019, le 29 janvier 2011

    Eric75019
    Les Hardwick sont un couple d'écrivains anglais qui a repris très fidèlement sous forme de roman l'excellent film parodique de Billy Wilder (tous deux sortis en 1970). Ce principe de base génère à mon avis les principales faiblesses du roman. Les petits efforts de style littéraire que l'on pourrait attendre d'un pastiche de Conan Doyle sont totalement évacués. le livre suggère fortement les images du film, mais le comique de situation, excellent dans le film, devient très lourd sur papier. le Dr Watson, caricaturé à l'extrême, est particulièrement nigaud. Seul le scénario, totalement calqué sur celui du Billy Wilder, tient la route, mais les coups de théâtre potentiel perdent leur efficacité pour tous ceux qui ont encore en mémoire les images du film.
    A noter un chapitre d'introduction, coupé au montage du film sorti en salle, qui présente à notre époque un héritier du Dr Watson récupérant le manuscrit et les objets cultes de Sherlock Holmes, conservés à la banque dans la fameuse cantine en métal.
    Ce roman est une fois de plus à réserver aux amateurs du genre, les livres qui s'inspirent d'un film sont souvent moins bons que les livres qui inspirent des films, c'est le cas ici.
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