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Critiques sur Le meilleur des Mondes (253)
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gill
gill29 juin 2012
  • Livres 5.00/5
Défi, réquisitoire, utopie, ce livre mondialement célèbre de la littérature d'anticipation, a fait d'Aldous Huxley l'un des témoins les plus lucides de notre temps.
Cet ouvrage a fait l'objet d'un essai écrit par Huxley lui même qui revient sur les grandes idées exposées dans son oeuvre "retour sur le meilleur des mondes". Dans la lignée des plus grands auteurs d'anticipation sociale et politique (Orwell, Wells, London...) Huxley nous offre un roman passionnant, qui laisse à réfléchir sur l'avenir de nos sociétés.
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claudia_tros_cool
claudia_tros_cool21 octobre 2012
  • Livres 5.00/5
Le meilleur des mondes...une antiphrase truffée d'ironie.
Imaginez un monde ou aucune des valeurs, des normes, des règles et tout ce qui est propre à l'humanité d'aujourd'hui a disparu.
Imaginez un monde où féconder n'existe plus et les mères ne sont plus , les enfants sont des ovules mît dans des éprouvettes qui naissent dans des laboratoires, que l'on classe ensuite par caste. Ces enfants décantés peuvent tout aussi bien être prédisposés a être des ouvriers que des scientifiques, mais dans le meilleur des mondes il n'y a pas d'importance, un gama, un alpha, ou un Epsilon...ils sont tous heureux.
Imaginez un monde où la vieillesse n'existe plus et de surplus le malheur non plus : dans le meilleur des mondes de Huxley un Soma existe. le Soma représente les drogues d'aujourd'hui auxquelles, on aura réussit demain, à ôter tous les effets secondaires et destructeurs.

Dans les mains d'un être humain civilisé non-psychopathe ce livre ne peut être que dérangeant et fascinant. Dérangeant parce qu'on a du mal a penser qu'un monde comme celui la puisse exister, pourtant est-il réellement impossible, qu'un jour, un monde comme celui ci existe ? Tout ce qu'à inventé l'auteur dans son monde n'est pas tiré par les cheveux, c'est juste révolutionnaire donc très plausible et c'est ce qui donne froid dans le dos surtout quand on sait qu'il l'a écrit en 1932 !
Fascinant par l'écriture qui nous donne envie de plonger dans cet horrible monde, trop curieux de découvrir ce que cette civilisation renferme, ce que vont devenir les personnages.

Je suis contente d'avoir lu des bonnes critiques et de m'y être fiée, ainsi que d'avoir été conseillé, parce que j'ai tout simplement adoré ce livre.
Ce livre est pour moi un chef d'oeuvre qui remet en question le monde dans lequel nous vivons et celui dans lequel nous pourrions vivre un jour.
Le passage du long dialogue entre Mustapha Menier et le Sauvage est de loin mon préférée. Il renferme pleins de philosophie, pleins de questionnements sur les hommes, la connaissance, le bonheur, la vieillesse, l'amour, qui ne peuvent que frapper et faire réfléchir.
J'ai bien aimé le clin d'oeil fait a l'importance de la lecture qui trouvera toujours un moyen de perdurer quelque part, dans les mains d'une personne rendu différente par la lecture.
Certains passages comme celui la et la chute sont très puissant sans vouloir faire de jeux de mots : j'ai perdu pieds pendant les dernières lignes. La fin est comme le titre ; pleine d'ironie.
Cette lecture fut pour moi une grande découverte, il n'est d'ailleurs pas des livres que l'on n'oublient mais plutôt de ceux qui marquent et qui figurent dans la liste de préférée.
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juliette2a
juliette2a24 février 2013
  • Livres 4.00/5
Les utopies ou au contraire les dystopies ne sont pas les romans que je préfère. Malgré tout, j'ai beaucoup aimé "Le Meilleur des mondes", très original mais qui m'a bien plu !

Ce roman, qui connut un vive succès dès sa sortie, raconte une société "civilisée" où père et mère n'existent plus, donc où les enfants sont fabriqués et divisés, dès leur naissance, en sous-classes, allant des Alphas (+ ou -) jusqu'aux Epsilons. Chacun est donc destiné à accomplir la tâche qui lui est dûe et vit heureux dans le bonheur et la tranquillité...En outre, le "soma", une substance sans danger, est utilisé très souvent pour "rêver, s'évader, n'être plus conscient du monde qui nous entoure"; Dieu n'est plus prononcé, désormais remplacé par Notre Ford, le tout puissant de ce Nouveau monde, et les livres de Shakespeare sont inconnus...

Le livre prend toutefois des dimensions différentes à partir du moment où deux jeunes employés du bureau où l'on "fabrique" les bébés, Bernard Marx et Lenina Crowne, décident de voyager dans une Réserve sauvage. A partir de là, la rencontre avec un "sauvage", John, et sa mère, Linda, va changer le cours de l'histoire et John n'acceptera jamais les conditions de cette société civilisée.

C'est une magnifique lecture, très enrichissante, qui défend des idées visionnaires, et qui reprend, de façon implicite, la vie du temps de l'auteur (Lenina = Lenine; Bernard Marx = Karl Marx, et bien d'autres...).

A lire avec grand plaisir !!
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gouelan
gouelan09 mai 2016
  • Livres 4.00/5
Le meilleur des mondes ou, une illusion de bonheur pour des hommes et des femmes emprisonnés docilement dans leurs « flacons », de la conception jusqu'à la mort. La seule condition pour jouir de cette illusion, est de ne pas sortir du « flacon ».
Prédestinés à une vie de bonheur plat, fade, sans recherche, sans combat, flottant dans leur bulle de bonheur mensonger, formaté, insipide. Civilisés, parqués en castes comme des outils, dénués du sens de l'initiative, de l'imagination, de l'art et de la beauté. Pas le temps d'éprouver des sentiments, le soma est là pour assommer le moindre soupçon de solitude ou d'irritabilité. Le soma, cette drogue distribuée comme des bonbons, c'est la stabilité, l'ordre, la paix. L'hypnopédie, ces messages insensés répétés inlassablement, des vérités indiscutables, des codes de conduite irréfutables. Des cerveaux lavés, formatés, des hommes et des femmes infantilisés, robotisés. Il n'y a plus de « moi ».

À côté de cela, il y a la réserve d'indiens sauvages. Sales, mais non pollués. Intacts, beaux et complets. Ils sont violents, risibles, incompréhensibles aux yeux des civilisés, mais leur nature est humaine. Ils sont libres, d'une liberté qui leur est propre, dictée par leur sensibilité, leurs rêves.

Leur bonheur peut être grandiose car il demande des efforts, des privations, de la réflexion, de l'autonomie. S'il n'y a plus d'obstacles à franchir, le bonheur n'a plus lieu d'être. Il ne peut y avoir de jour que s'il y a la nuit.

Un roman fort qui parle du bonheur. D'un bonheur véritable, bonheur passion chez des sauvages qui sont restés des hommes, en opposition à un bonheur factice, de pacotille, écoeurant, dégoulinant.

Une utopie dérangeante qui dénonce une société cherchant à éliminer tous les obstacles pour accéder à satisfaire le moindre désir, plutôt au nom de la stabilité qu'au nom du bonheur. Aldous Huxley est un formidable visionnaire, car même si notre société n'est pas à ce point repoussante, elle est bien trop souvent manipulée par la consommation, l'achat d'un semblant de bonheur, les messages télévisés abrutissants, les codes vestimentaires. Heureusement il reste les livres, la beauté gratuite, la possibilité d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte. On n'est pas obligé d'entrer dans le moule.
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pdemweb1
pdemweb101 mai 2015
  • Livres 5.00/5
La première fois que j'ai lu " le meilleur des mondes " , juste après de l'effervescence médiatique de Amandine, premier bébé éprouvette français, mon étonnement avait été immense : comment était-il possible qu'en 1932, les concepts qu'évoquaient Aldous Huxley, seraient réalisés en 1980: les bébés éprouvettes, la télévision en continue, le téléphone automatique, l'aspirateur, l'hélicoptère, la publicité lancinante avec les slogans chocs, la libéralisation sexuelle, les vacances de masse, et donc cela allait de soi que le reste des concepts allaient se réaliser : le cinéma 3D, les soins palliatifs avec la télévision, la libéralisation du cannabis, les réserves avec des sociétés dites "primitives", les visites des enfants des écoles maternelles dans les maisons de retraites, une société qui est à l'écoute de notre bien être pour pouvoir vendre plus.. Aldous Huxley quel visionnaire ! Aldous Huxley a donné les lettres de noblesse à la science fiction. Pour moi « le meilleur des mondes » n'était déjà plus ni une utopie, ni dystopie, cela allait être la réalité...
Lors de cette nouvelle lecture, c'est l'humour du roman et les personnages m'ont plu.
Pour les concepts nouveaux, il y a eu un peu de recul depuis 1980 : la crise de l'énergie (due à Tchernobyl et Fukushima ), le SIDA, internet, et donc le meilleur des mondes ne devrait pas voir le jour :
Je me suis posé aussi la question : pourquoi de autant de références à Shakespeare : peut être Aldous Huxley a-t-il voulu tranquilliser ses lecteurs ? Les héros les moins endoctrinés, les plus libres ( le Sauvage et le Fordisisme Administrateur Mustapha Meunier .. ) sont comme les lecteurs du roman : ils sont sensibles aux vers de Shakespeare, et donc les lecteurs du roman sont placés dans la caste supérieure , ce qui fait du bien à leur ego ; peut être plus certainement et simplement Aldous Huxley était un shakespearien convaincu et souhaitait montrer que les vers de Shakespeare étaient contemporains.
La lecture du « Meilleur des mondes » dans la confrontation des mondes et des personnalités, est aussi réjouissante et intéressante que la lecture d'un roman de David Lodge !
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peloignon
peloignon15 novembre 2012
  • Livres 4.00/5
Est-il bien pire que le notre, ce meilleur des mondes?
Chose certaine, il permet de répondre à plusieurs problèmes irrésolus actuellement et qui doivent de toute urgence être pris en main.
En effet, la surpopulation et les avancées technologiques mises en marché beaucoup trop hâtivement menacent l'environnement de manière alarmante. de plus, les nouvelles technologies ont un potentiel militaire bien trop effrayant pour être jamais utilisées.
Notre survie en tant qu'espèce va bientôt imposer la mise en place d'une instance mondiale apte à contrôler l'utilisation des ressources de plus en plus limitées de notre planète, exactement du genre ce celle que nous présente Huxley.
D'autre part, l'eugénisme commence déjà à être pratiqué par le biais de la fécondation in vitro et l'usage de drogues et de médicaments est de plus en plus répandu. Reste à atténuer les effets nocifs des drogues et médicaments et à trouver une instance ayant la volonté et la puissance nécessaire pour la mettre en place et nous vivrons bientôt dans le meilleur des mondes.
Une vingtaine d'année après avoir écrit ce livre, Huxley écrivait d'ailleurs qu'il lui semblait « possible que cette horreur s'abatte sur nous dans le délai d'un siècle. du moins, si nous nous nous abstenons d'ici là de nous faire sauter en miettes... » Et honnêtement, je suis de son avis. J'ai bien l'impression que l'humanité se dirige ou bien directement vers cela...ou bien vers sa disparition...
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Peggy
Peggy22 février 2008
  • Livres 4.00/5
Dans ce livre visionnaire écrit dès 1932, Aldous Huxley imagine une société qui utiliserait la génétique et le clonage pour le conditionnement et le contrôle des individus.

Dans cette société future, tous les enfants sont conçus dans des éprouvettes. Ils sont génétiquement conditionnés pour appartenir à l'une des 5 catégories de population. de la plus intelligente à la plus stupide: les Alpha (l'élite), les Bétas (les exécutants), les Gammas (les employés subalternes), les Deltas et les Epsilons (destinés aux travaux pénibles).

Le "meilleur des mondes" décrit aussi ce que serait la dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves "auraient l'amour de leur servitude"...

Ce livre reprend en fait les thèmes chers à Orwell dans 1984 : le totalitarisme, la manipulation des masses en vue de leur contrôle et le "grain de sable" qui fait vasciller la machine, avant de se retrouver broyé par elle... Ce qui est phénoménal ici, c'est le comparatif fait entre une société "civilisée", où la reproduction est exclusivement faite in-vitro, la sexualité n'ayant qu'une fonction récréative ("une personne appartient à toutes"), les notions de maternité et paternité étant qualifiées d'ignominieuses, et où tout sentiment est proscrit, le tout dans le but de fournir un "bonheur parfait"...

Le livre est construit comme une belle histoire : un descriptif presque clinique de la société "civilisée", comme un tour d'horizon, ou une visite dans un musée sociologique, puis à l'occasion d'un voyage d'agrément, le contact brutal avec des individus "autres"... et la volonté de les ramener à la civilisation... une civilisation qui n'est pas la leur, et dont l'insertion finira forcément en tragédie...

Je recommande chaudement cet ouvrage, qui vaut vraiment la peine d'être lu. Je ne suis pas seule à le dire, car cette oeuvre a été reconnue comme un des 100 chefs d'oeuvre de la SF par bon nombre de critiques...

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Gwen21
Gwen2120 août 2015
  • Livres 2.00/5
Deux étoiles pour saluer l'esprit visionnaire de ce roman qui, comme "1984", a dû paraître extraordinairement perturbant, voire flippant, à sa publication. Les premiers chapitres du récit, qui plantent le décor, sont ceux qui m'ont le plus intéressée ; la suite fut beaucoup plus laborieuse et ennuyeuse et si Aldous Huxley fut certainement un esprit précurseur, je me permets de douter que le talent d'écriture ait compté parmi ses qualités innées. le style est très moyen voire décousu et si l'un de ses objectifs étaient d'annihiler tout sentiment dans la société futuriste qu'il a imaginée, alors c'est pleinement réussi, vu qu'il est absolument impossible de s'attacher à aucun de ses personnages.

Oui, sans conteste, au moment de sa parution, ce roman a dû agir comme un raz-de-marée. Mais pour le lecteur d'aujourd'hui, pour qui l'hégémonie de la société de consommation n'est plus une vision dystopique mais bien, hélas, une réalité, dans laquelle le clonage existe, dans laquelle on recourt à des mères-porteuses, dans laquelle les sentiments pèsent bien peu face aux enjeux économiques et individuels, dans laquelle le sexe tient déjà une place prépondérante dans les relations sociales, et enfin, pour faire bref, dans laquelle il est déjà tellement difficile de s'épanouir et d'être heureux sans lutter journellement dans ce but, et bien, et bien, « le meilleur des mondes » laisse un goût assez fade une fois sa lecture achevée.

Avant qu'on ne tire à boulets rouges sur ce modeste avis, je tiens à préciser une énième fois que ma notation ne reflète que mon ressenti de lecture, proche ici de l'encéphalogramme plat.


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Davalian
Davalian12 décembre 2012
  • Livres 3.00/5
Renouant avec la pratique littéraire de l'utopie, Aldous Huxley imagine un monde dans lequel la société de consommation a fini par triompher de l'humain. Quel intérêt alors qu'il suffit de suivre l'actualité pour s'en immerger au quotidien sans fournir l'effort de lecture ?
Écrit en 1931, l'État mondial est une critique radicale qui ne s'applique que trop à notre société contemporaine. Ford y remplace toute référence religieuse, l'eugénisme et le clonage sont devenu la norme, la procréation naturelle un péché immonde et les femmes vantées pour leurs qualités "pneumatiques ". Aujourd'hui encore l'ouvrage possède une force avant-gardiste, malgré la diffusion à plus grande échelle de la science-fiction. Cet ouvrage me semble-t-il en est l'un des classiques, au même titre que les ouvrages de Emile Driant ou Jules Verne. La réflexion qui tourne autour du conditionnement ne laisse pas indifférent. Souvent cité dans les ouvrages scolaires, certains passages sont archi-connus, ils n'en interpellent pas moins le lecteur sur son propre statut de victime consentante d'une société qui lui impose ses us et coutumes.
Bien plus qu'une fiction, qu'un pamphlet ou qu'un récit futuriste, ce roman propose une réflexion philosophique quant à la place de l'humain. Les références à Candide (l'usage maîtrisé de l'ironie mérite d'être souligné) sont tout aussi nombreuses que les clins d'oeil faits au mythe du "bon sauvage ", revu selon le canon de la chapelle romantique. L'ouvrage séduira tout particulièrement les adeptes de littérature et critiques de la société de consommation. Il est d'ailleurs étonnant que l'ouvrage ne bénéficie pas d'un retour en grâce alors même que toutes les leçons qu'il professe (gentiment) sont devenus… les nouveaux présupposés tendance !
Lien : http://kriticon.over-blog.com/article-le-meilleu..
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Fx1
Fx125 avril 2014
  • Livres 5.00/5
Que ceux qui doutent de la folie de l'homme découvrent ce livre. Ici c'est une charge contre les dérives des sociétés parfaites que vendent les totalitarismes . Et cela fait froid dans le dos. Huxley a écrit le grand roman de l'aliénation humaine , et l'un des ouvrages parmi les plus importants de l'histoire .
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