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Critiques sur Le meilleur des Mondes (164)


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    • Livres 5.00/5
    Par gill le 29/06/2012


    Défi, réquisitoire, utopie, ce livre mondialement célèbre de la littérature d'anticipation, a fait d'Aldous Huxley l'un des témoins les plus lucides de notre temps.
    Cet ouvrage a fait l'objet d'un essai écrit par Huxley lui même qui revient sur les grandes idées exposées dans son oeuvre "retour sur Le Meilleur des mondes". Dans la lignée des plus grands auteurs d'anticipation sociale et politique (Orwell, Wells, London...) Huxley nous offre un roman passionnant, qui laisse à réfléchir sur l'avenir de nos sociétés.

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    • Livres 4.00/5
    Par juliette2a le 24/02/2013


    Les utopies ou au contraire les dystopies ne sont pas les romans que je préfère. Malgré tout, j'ai beaucoup aimé "Le Meilleur des mondes", très original mais qui m'a bien plu !

    Ce roman, qui connut un vive succès dès sa sortie, raconte une société "civilisée" où père et mère n'existent plus, donc où les enfants sont fabriqués et divisés, dès leur naissance, en sous-classes, allant des Alphas (+ ou -) jusqu'aux Epsilons. Chacun est donc destiné à accomplir la tâche qui lui est dûe et vit heureux dans le bonheur et la tranquillité...En outre, le "soma", une substance sans Danger, est utilisé très souvent pour "rêver, s'évader, n'être plus conscient du monde qui nous entoure"; Dieu n'est plus prononcé, désormais remplacé par Notre Ford, le tout puissant de ce Nouveau monde, et les livres de Shakespeare sont inconnus...

    Le livre prend toutefois des dimensions différentes à partir du moment où deux jeunes employés du bureau où l'on "fabrique" les bébés, Bernard Marx et Lenina Crowne, décident de voyager dans une Réserve sauvage. A partir de là, la rencontre avec un "sauvage", John, et sa mère, Linda, va changer le cours de l'histoire et John n'acceptera jamais les conditions de cette société civilisée.

    C'est une magnifique lecture, très enrichissante, qui défend des idées visionnaires, et qui reprend, de façon implicite, la vie du temps de l'auteur (Lenina = Lenine; Bernard Marx = Karl Marx, et bien d'autres...).

    A lire avec grand plaisir !!

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    • Livres 5.00/5
    Par claudia_tros_cool le 21/10/2012


    Le meilleur des mondes...une antiphrase truffée d'ironie.
    Imaginez un monde ou aucune des valeurs, des normes, des règles et tout ce qui est propre à l'humanité d'aujourd'hui a disparu.
    Imaginez un monde où féconder n'existe plus et les mères ne sont plus , les enfants sont des ovules mît dans des éprouvettes qui naissent dans des laboratoires, que l'on classe ensuite par caste. Ces enfants décantés peuvent tout aussi bien être prédisposés a être des ouvriers que des scientifiques, mais dans Le meilleur des mondes il n'y a pas d'importance, un gama, un alpha, ou un Epsilon...ils sont tous heureux.
    Imaginez un monde où la vieillesse n'existe plus et de surplus le malheur non plus : dans Le meilleur des mondes de Huxley un Soma existe. le Soma représente les drogues d'aujourd'hui auxquelles, on aura réussit demain, à ôter tous les effets secondaires et destructeurs.

    Dans les mains d'un être humain civilisé non-psychopathe ce livre ne peut être que dérangeant et fascinant. Dérangeant parce qu'on a du mal a penser qu'un monde comme celui la puisse exister, pourtant est-il réellement impossible, qu'un jour, un monde comme celui ci existe ? Tout ce qu'à inventé l'auteur dans son monde n'est pas tiré par les cheveux, c'est juste révolutionnaire donc très plausible et c'est ce qui donne froid dans le dos surtout quand on sait qu'il l'a écrit en 1932 !
    Fascinant par l'écriture qui nous donne envie de plonger dans cet horrible monde, trop curieux de découvrir ce que cette civilisation renferme, ce que vont devenir les personnages.

    Je suis contente d'avoir lu des bonnes critiques et de m'y être fiée, ainsi que d'avoir été conseillé, parce que j'ai tout simplement adoré ce livre.
    Ce livre est pour moi un chef d'œuvre qui remet en question le monde dans lequel nous vivons et celui dans lequel nous pourrions vivre un jour.
    Le passage du long dialogue entre Mustapha Menier et le Sauvage est de loin mon préférée. Il renferme pleins de philosophie, pleins de questionnements sur les hommes, la connaissance, le bonheur, la vieillesse, l'amour, qui ne peuvent que frapper et faire réfléchir.
    J'ai bien aimé le clin d'œil fait a l'importance de la lecture qui trouvera toujours un moyen de perdurer quelque part, dans les mains d'une personne rendu différente par la lecture.
    Certains passages comme celui la et la chute sont très puissant sans vouloir faire de jeux de mots : j'ai perdu pieds pendant les dernières lignes. La fin est comme le titre ; pleine d'ironie.
    Cette lecture fut pour moi une grande découverte, il n'est d'ailleurs pas des livres que l'on n'oublient mais plutôt de ceux qui marquent et qui figurent dans la liste de préférée.

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    • Livres 4.00/5
    Par peloignon le 15/11/2012


    Est-il bien pire que le notre, ce Meilleur des mondes?
    Chose certaine, il permet de répondre à plusieurs problèmes irrésolus actuellement et qui doivent de toute urgence être pris en main.
    En effet, la surpopulation et les avancées technologiques mises en marché beaucoup trop hâtivement menacent l'environnement de manière alarmante. de plus, les nouvelles technologies ont un potentiel militaire bien trop effrayant pour être jamais utilisées.
    Notre survie en tant qu'espèce va bientôt imposer la mise en place d'une instance mondiale apte à contrôler l'utilisation des ressources de plus en plus limitées de notre planète, exactement du genre ce celle que nous présente Huxley.
    D'autre part, l'eugénisme commence déjà à être pratiqué par le biais de la fécondation in vitro et l'usage de drogues et de médicaments est de plus en plus répandu. Reste à atténuer les effets nocifs des drogues et médicaments et à trouver une instance ayant la volonté et la puissance nécessaire pour la mettre en place et nous vivrons bientôt dans Le meilleur des mondes.
    Une vingtaine d'année après avoir écrit ce livre, Huxley écrivait d'ailleurs qu'il lui semblait « possible que cette horreur s'abatte sur nous dans le délai d'un siècle. du moins, si nous nous nous abstenons d'ici là de nous faire sauter en miettes... » Et honnêtement, je suis de son avis. J'ai bien l'impression que l'humanité se dirige ou bien directement vers cela...ou bien vers sa disparition...

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    • Livres 4.00/5
    Par Peggy le 22/02/2008


    Dans ce livre visionnaire écrit dès 1932, Aldous Huxley imagine une société qui utiliserait la génétique et le clonage pour le conditionnement et le contrôle des individus.

    Dans cette société future, tous les enfants sont conçus dans des éprouvettes. Ils sont génétiquement conditionnés pour appartenir à l'une des 5 catégories de population. De la plus intelligente à la plus stupide: les Alpha (l'élite), les Bétas (les exécutants), les Gammas (les employés subalternes), les Deltas et les Epsilons (destinés aux travaux pénibles).

    Le "Meilleur des mondes" décrit aussi ce que serait la dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves "auraient l'amour de leur servitude"...

    Ce livre reprend en fait les thèmes chers à Orwell dans 1984 : le totalitarisme, la manipulation des masses en vue de leur contrôle et le "grain de sable" qui fait vasciller la machine, avant de se retrouver broyé par elle... Ce qui est phénoménal ici, c'est le comparatif fait entre une société "civilisée", où la reproduction est exclusivement faite in-vitro, la sexualité n'ayant qu'une fonction récréative ("une personne appartient à toutes"), les notions de maternité et paternité étant qualifiées d'ignominieuses, et où tout sentiment est proscrit, le tout dans le but de fournir un "bonheur parfait"...

    Le livre est construit comme une belle histoire : un descriptif presque clinique de la société "civilisée", comme un tour d'horizon, ou une visite dans un musée sociologique, puis à l'occasion d'un voyage d'agrément, le contact brutal avec des individus "autres"... et la volonté de les ramener à la civilisation... une civilisation qui n'est pas la leur, et dont l'insertion finira forcément en tragédie...

    Je recommande chaudement cet ouvrage, qui vaut vraiment la peine d'être lu. Je ne suis pas seule à le dire, car cette oeuvre a été reconnue comme un des 100 chefs d'oeuvre de la SF par bon nombre de critiques...

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    • Livres 3.00/5
    Par Davalian le 12/12/2012


    Renouant avec la pratique littéraire de l'utopie, Aldous Huxley imagine un monde dans lequel la société de consommation a fini par triompher de l'humain. Quel intérêt alors qu'il suffit de suivre l'actualité pour s'en immerger au quotidien sans fournir l'effort de lecture ?
    Écrit en 1931, l'État mondial est une critique radicale qui ne s'applique que trop à notre société contemporaine. Ford y remplace toute référence religieuse, l'eugénisme et le clonage sont devenu la norme, la procréation naturelle un péché immonde et les femmes vantées pour leurs qualités "pneumatiques ". Aujourd'hui encore l'ouvrage possède une force avant-gardiste, malgré la diffusion à plus grande échelle de la science-fiction. Cet ouvrage me semble-t-il en est l'un des classiques, au même titre que les ouvrages de Emile Driant ou Jules Verne. La réflexion qui tourne autour du conditionnement ne laisse pas indifférent. Souvent cité dans les ouvrages scolaires, certains passages sont archi-connus, ils n'en interpellent pas moins le lecteur sur son propre statut de victime consentante d'une société qui lui impose ses us et coutumes.
    Bien plus qu'une fiction, qu'un pamphlet ou qu'un récit futuriste, ce roman propose une réflexion philosophique quant à la place de l'humain. Les références à Candide (l'usage maîtrisé de l'ironie mérite d'être souligné) sont tout aussi nombreuses que les clins d'œil faits au mythe du "bon sauvage ", revu selon le canon de la chapelle romantique. L'ouvrage séduira tout particulièrement les adeptes de littérature et critiques de la société de consommation. Il est d'ailleurs étonnant que l'ouvrage ne bénéficie pas d'un retour en grâce alors même que toutes les leçons qu'il professe (gentiment) sont devenus… les nouveaux présupposés tendance !


    Lien : http://kriticon.over-blog.com/article-le-meilleur-des-mondes-aldous-..

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    • Livres 4.00/5
    Par LunaZione le 13/05/2013


    Ce livre est réellement visionnaire, du genre à effrayer gentiment. Quand on le referme, on se pose plein de questions en "Et, si... ?". C'est un livre troublant, presque magique, un peu inquiétant. C'est totalement le genre de livre qu'on aime ou non, en tout cas, il ne laisse pas de glace !
    Le meilleur des mondes est totalement le genre de livre de science-fiction abordable par globalement n'importe qui, terriblement réaliste et c'est sans doute pour ça qu'il marque autant ses lecteurs ! C'est typiquement le genre de livre que j'aimerais découvrir plus souvent !



    Les personnages ne sont plus vraiment humains, bien qu'ils appartiennent à la même "race" que nous. C'est assez troublant de voir des gens qui nous ressemble mais qui ont une mentalité totalement différente de la notre et se jugent "normaux".
    Ils sont contrôlés, surveillés, on leur implante ce qu'ils doivent penser dans leur tête : ils ont atteint la perfection, et quelle perfection ! Personnellement, je suis bien contente de ne pas être parfaite après avoir lu Le meilleur des mondes !



    L'histoire bien que négative à eu un impact positif sur moi. On se rend bien compte des dangers de la manipulation et du clonage, et qu'à souvent vouloir trop bien faire, et bien, on se rate ! Ce n'est pas vraiment le thème du livre mais c'est ce que j'en découle.
    C'est un livre qui nous pousse à avoir un œil critique sur notre monde actuel, et ça, ça ne peut pas nous faire de mal !
    Lisez Le meilleur des mondes et vous verrez ;)


    Lien : http://lunazione.over-blog.com/article-le-meilleur-des-mondes-aldous..

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    • Livres 5.00/5
    Par Chiwi le 14/12/2012


    Dans un futur proche, la face de l'humanité aura changé. Les modes de procréation ont changé : l'homme vivipare n'existe plus. La société est divisée en castes plus ou moins évoluées. Celles- ci sont conditionnées dès la naissance grâce à l'hypnopédie : la répétition de phrases pendant le sommeil afin de créer des vérités dans l'esprit des gens. La nouvelle société est basée sur le principe du tout appartient à tout le monde. C'est une société fondée sur le plaisir, où la réflexion n'existe pas.
    Bien sûr au sein de cette société il existe des ratés. Ainsi un jeune homme né hors du système découvrira la civilisation. Il tentera de changer les choses mais les gens ne comprendront pas son attitude ce qui le poussera à se suicider.
     
    Ecrit au début des années 30, il est impressionnant de voir que certains aspects fictionnels sont devenus plus que réels. L'hypnopédie pourrait être rapproché du matraquage publicitaire qui existe dans nos sociétés d'aujourd'hui. Cette société a pour principe de jeter tout ce qui est usé, de ne pas chercher à réparer quand cela est possible : il faut consommer car cela est bien. Cela est proche de ce qui existe maintenant.
    Cependant je regrette que ce qui concerne la direction de cette société mondialisée et abêtie ne soit pas plus abordé. A qui cela profite-t-il ? Il doit y avoir quelqu'un qui profite de cette humanité conditionnée et obéissante. Car on n'a pas transformé l'humanité uniquement dans un souci de paix.

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    • Livres 4.00/5
    Par oops le 01/09/2013


    On est en 632 après Ford, ici les années sont comptées à partir de l'invention de la voiture à moteur ! Pas de liberté ni de Dieu, la technologie et la science les ont remplacés. On naît in vitro, la vie humaine est anesthésiée par une suite de satisfactions, tout est programmé y compris les sentiments et les émotions.
    La société de ce Meilleur des mondes est organisée, hiérarchisée et uniformisée, chaque être, rangé par catégorie, a sa vocation, ses capacités et ses envies, maîtrisées, disciplinées, accomplies. Chacun concourt à l'ordre général, c'est-à-dire travaille, consomme et meurt, sans jamais revendiquer, apprendre ou exulter. Et voilà pourtant qu'on découvre qu'un homme est né d'un père et d'une mère dans cette société, une chose tout à fait inconcevable dans ce monde, d'autant plus qu'il éprouve des sentiments et des rêves. Ce " Sauvage ", qui a lu tout Shakespeare et le cite comme une Bible, peut-il être un danger pour cette société dite civilisée ? Ecrit en 1931 ce classique de la littérature d'anticipation dans lequel A. Huxley montre non pas le progrès de la science en tant que tel, mais le progrès de la science qui avilie les individus, ce roman n'a pas pris une ride et interpelle toujours autant son lecteur !


    Lien : http://ma-bouquinerie.blogspot.fr/

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    • Livres 5.00/5
    Par ibon le 28/07/2013


    "Brave New World". le titre en anglais est extrait d'un vers shakespearien de "La Tempête" mais l'ironie de ce titre ne fait pas de doute quand on lit la fin avec le passionnant face à face entre le sauvage qui ne cite que des vers de Shakespeare (Hamlet, Tempest, Othello...) pour contredire le puissant alpha plus plus Mustapha Menier.

    Que veut dire alpha plus plus?
    Le travail sur l'embryon a permis de favoriser, à l'aide de traitements, son intelligence future pour qu'il devienne un membre éminent de la caste des alphas (alpha, pour les mieux dotés cérébralement à epsilon pour les moins bien ).

    Ces manipulations in vitro permettent aussi de limiter la population mondiale et de sélectionner des morphotypes pour répondre notamment aux besoins de l'industrie.

    Ajoutez à cela un conditionnement ( matraquage) dès le plus jeune âge (dont l'interdiction de lire des livres anciens aux idées non conformes à la politique) ainsi que la prise de "soma" (drogue) pour éviter toute déprime et vous obtiendrez un troupeau de moutons dont la devise mondiale est : "Communauté, stabilité, identité".
    Pourquoi pas, après tout, avec les problèmes de surpopulation, de chômage réglés, l'absence de vieillesse et de souffrances (grâce aux traitements sur l'embryon et au "soma" qui diminue l'espérance de vie) et la liberté sexuelle... beaucoup seraient prêts à signer ce contrat.

    Mais la contre partie est que vous n'êtes pas libres.
    Pas de conscience de soi-même, ni d'accroissement du savoir.

    Après avoir lu ce livre d'anticipation, paru en 1932, je ne vois plus les manipulations génétiques actuelles de la même manière.








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