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ISBN : 2264034076
Éditeur : 10-18 (2001)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 88 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Par l'ingestion de mescaline, Aldous Huxley rejoint à son tour le paradis artificiel de Nerval et Baudelaire. Mais l'originalité de cette expérience tient à la volonté scientifique qui l'anime: en 1954, c'est sous contrôle médical que le romancier absorbe la drogue dans... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par gill, le 29 juin 2012

    gill
    C'est la relation d'une expérience à laquelle s'est prêtée Aldous Huxley, par l'ingestion de mescaline, alcaloïde actif qui provoque des hallucinations colorées ainsi que troubles psychologiques qu'on trouvera décrits ici par l'auteur du Meilleur des mondes.
    Ce livre est intrigant et ouvre les portes d'une introduction à la vie mystique.
    Cet ouvrage d'un grand auteur, poète, journaliste et romancier est assez difficile à ouvrir mais l'est encore plus à refermer, et sa lecture est accessible à tous.
    Il se révèle au fil des pages passionnant.
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    • Livres 4.00/5
    Par TristanPichard, le 30 octobre 2014

    TristanPichard
    Outre le célèbre texte qui donne son nom à l'ouvrage, se retrouve réunis ici une vingtaine d'essais sur divers questions liées à la mystique, à la méditation, au pouvoir des mots, au progrès, bref à la philosophie de Huxley. Et même quelques poèmes. Tous sont des années 40 et montrent les préoccupations de l'auteur à cette période. On y découvre un homme d'une grande culture, au style remarquable et aux idées pour le moins novatrices cherchant à faire le lien entre orient et occident, bouddhisme zen et tradition chrétienne.
    Certains textes sont passionnants, d'autres mes sont passés au-dessus de la tête ! Soit que le thème abordé ne m'ait pas fait frétiller plus que ça, soit qu'il nécessite la maîtrise de concepts religieux et philosophiques que je ne possède pas.
    Les portes de la perception, d'une soixantaine de page, est le plus abordable des textes mais reste assez peu représentatif du reste. Ceux qui cherche des délires psychédéliques en seront pour leur frais et abandonneront sans doute leur lecture très rapidement...
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    • Livres 1.00/5
    Par Bunee, le 30 mai 2008

    Bunee
    (...)
    En matière de littérature c'est un peu comme au cinéma: on est toujours un peu déçu par ce dont on attend beaucoup. le livre se divise en un peu plus d'une vingtaine de chapitres. le premier d'entre eux "Les portes de la perception", s'attache à une analyse descriptive des effets liés à une ingestion de mescaline. N'imaginez pas une débauche de visualisations chaotiques et trash ou un trip du même acabit que Las Vagas Parano: plutôt qu'à un délire coloré, le lecteur assiste à l'épluchage lucide de l'intensité accrue de la perception induite par l'usage des psychotropes (l'auteur y aborde notamment la notion d'Istigkeit). Selon Huxley, qui reprend à son compte les écrits de Blake, la conscience humaine agit de façon systématique comme un filtre, ne laissant passer que les informations utiles. La mescaline est un moyen idéal d'éliminer la fonction filtre dans la mesure où son usage comporte le moins d'effets secondaires si on le compare avec les autres psychotropes.
    J'ai décroché au fur et à mesure: le début était vraiment prenant, instructif, presque fascinant. Mais, à mon goût, le reste de l'essai l'était bien moins. Les tentatives d'Huxley visant à expliquer les phénomènes religieux et méditatifs en les mettant en parrallèle avec les mécanismes psychiques humains sont intéressantes mais pas franchement convaincantes.
    (...)
    http://lelabo.blogspot.com/2005/11/les-portes-de-la-perception-aldous.html
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    • Livres 5.00/5
    Par galinka, le 21 avril 2013

    galinka
    Huxley est un visionnaire, ce livre est indispensable.

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    • Livres 2.00/5
    Par Mar-Khe, le 21 juillet 2014

    Mar-Khe
    Très difficile à lire. Autant j'adore Huxley, autant là je ne suis pas parvenue à aller au bout du roman. Dommage...

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Citations et extraits

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  • Par Sly, le 16 novembre 2014

    Des champs nouveaux ont été ouverts aux labours, produisent des récoltes qui permettent une expansion de la population, et puis, presque soudainement, se transforment en "bols de poussière" et en coteaux érodés. Des produits chimiques nouveaux pour maîtriser les insectes, des virus et des champignons, semblent opérer quasi miraculeusement, mais seulement jusqu'à ce que la mutation et la sélection naturelle aient produit des lignées nouvelles et résistantes des anciens ennemis. Les engrais artificiels produisent des récoltes magnifiques; mais entre temps, ils tuent l'indispensable ver de terre et, de l'avis d'un nombre croissant d'autorités en la matière, tendent, à longue échéance, à réduire la fertilité du sol et à nuire aux qualités nutritives des plantes qui y poussent. Au nom de l' "efficience", nous troublons l'équilibre délicat de la nature; en éliminant l'un des facteurs de la mosaïque écologique, ou en augmentant artificiellement un autre, nous obtenons notre production accrue, mais au bout de quelques années, la nature outragée prend sa revanche, de la façon la plus inattendue et la plus déconcertante.
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  • Par Sly, le 30 octobre 2014

    Nous vivons ensemble, nous agissons et réagissons les uns sur les autres; mais toujours, et en toutes circonstances, nous sommes seuls. Les martyrs entrent, la main dans la main, dans l'arène; ils sont crucifiés seuls. Embrassés, les amants essayent désespérément de fondre leurs extases isolées en une transcendance unique; en vain. Par sa nature même, chaque esprit incarné est condamné à souffrir et à jouir en solitude. les sensations, les sentiments, les intuitions, les imaginations - tout cela est privé, et, sauf au moyen de symboles, et de seconde-main, incommunicable. Nous pouvons mettre en commun des renseignements sur des expériences éprouvées , mais jamais les expériences elle-mêmes. Depuis la famille jusqu'à la nation, chaque groupe humain est une société d'univers-îles.
    La plupart des univers-îles se ressemblent suffisamment pour permettre une compréhension par inférence, ou même une "empathie" naturelle ou pénétration par le sentiment. C'est ainsi que, nous souvenant de nos propres pertes et humiliations, nous pouvons prendre part à la douleur des autres en des circonstances analogues, nous pouvons (toujours, bien entendu, dans un sens légèrement pickwickien, nous mettre à leur place.
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  • Par nikiteam, le 18 juillet 2013

    Même dans les conditions politiques et économiques existantes, il y a une minorité de personnes dont la vie est prospère, assurée et sans inquiétudes. Et pourtant, de ces rares fortunés, combien y en a-t-il qui sont activement ou passivement mauvais ! Dans de larges limites, le bien et le bonheur sont presque indépendant des circonstances extérieures. Certes, un enfant qui meurt de faim ne saurait être heureux ; et il y a peu de chances pour qu’un enfant élevé parmi des criminels soit bon. Mais ce sont là des cas extrêmes. Les grandes masses de la population vivent dans une région moyenne, intermédiaire entre les extrêmes de la sainteté et de la dépravation, de la richesse et de l’indigence. Pourvu qu’ils demeurent dans cette région moyenne d’expériences, les individus peuvent subir des variations de fortune considérables sans subir des variations correspondantes dans la direction du vice ou de la vertu, de la misère ou du bonheur. La vie privée est, dans une large mesure, indépendante de la vie publique, et même, à un certain degré, des circonstances privées. Certaines classes de bonheur, et même un certain genre de bien, sont les fruits du tempérament et de la constitution.
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  • Par nikiteam, le 18 juillet 2013

    Néanmoins, en dépit de tous ces dangers inhérents au fait de parler de l’expérience religieuse, il est du devoir de quiconque a éprouvé une telle expérience, de l’expliquer diligemment à autrui, pourvus toujours que deux conditions soient remplies.
    Primo, il ne doit pas s’imaginer pouvoir faire autre chose qu’indiquer indirectement la nature de la réalité connue intuitivement ; il doit prendre soin de ne pas se laisser induire dans l’erreur de croire qu’il possède un système de doctrine qui est la vérité, ou qui exprime d’une façon complète la vérité. Secundo, il doit parler dans l’esprit qui convient et pour les raisons qui conviennent : l’esprit en repos parfait, et afin que la vérité soit connue et glorifiée. Même ainsi, il est possible que ses paroles conservées servent tôt ou tard a « attirer les aveugles et à emplir le monde de ronces enchevêtrées ». Mais ce risque doit être couru ; car, à moins qu’il ne le soit, ceux qui sont capable de se former une idée correcte de la vérité n’auront jamais l’occasion d’en entendre parler et d’avancer vers l’illumination.
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  • Par nikiteam, le 18 juillet 2013

    Le temps détruit tout ce qu’il crée, et la fin de toute séquence temporelle est, pour l’entité qui y est impliquée, la mort, sous une forme ou une autre. La mort n’est entièrement transcendée que lorsque le temps est transcendé ; l’immortalité est pour le conscient qui s’est évadé hors du temporel jusque dans l’intemporel. Pour tous les autres conscients, il y a tout au plus survie ou naissance nouvelle ; et celle-ci entraînent de nouvelles séquences temporelles et la récurrence périodique morts et de nouvelles dissolutions. Dans toutes les philosophies et religions traditionnelles du monde, le temps est considéré comme le trompeur, la prison, et la chambre de torture. C’est seulement en qualité d’instrument, de moyen pour parvenir à autre chose, qu’il possède une valeur positive ; car le temps fournit à l’âme incarnée des occasions de transcender le temps ; chaque instant de chaque séquence temporelle est, en puissance, la porte par laquelle nous pouvons, si nous le désirons, nous échapper dans l’éternel. Tous les biens temporels sont des moyens en vue d’une fin qui les dépasse ; ils ne doivent pas être traités comme des fins en soi. Les biens matériels doivent être prisés parce qu’ils soutiennent le corps qui, dans notre existence présente, est nécessaire à la réalisation de la fin ultime de l’homme. Les biens moraux ont de nombreuses valeurs utilitaires fort évidentes ; mais leur valeur la plus élevé, leur valeur ultime, réside en ce fait qu’ils sont des moyens en vue de cette absence du moi, qui est la condition préalable de la conscience de éternel.
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