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ISBN : 2266224115
Éditeur : Pocket (2013)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 3267 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Défi, réquisitoire, utopie, ce livre mondialement célèbre, chef-d'oeuvre de la littérature d'anticipation, a fait d'Aldous Huxley l'un des témoins les plus lucides de notre temps.
"Aujourd'hui, devait écrire l'auteur près de vingt ans après la parution de son liv... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par gill, le 29 juin 2012

    gill
    Défi, réquisitoire, utopie, ce livre mondialement célèbre de la littérature d'anticipation, a fait d'Aldous Huxley l'un des témoins les plus lucides de notre temps.
    Cet ouvrage a fait l'objet d'un essai écrit par Huxley lui même qui revient sur les grandes idées exposées dans son oeuvre "retour sur Le Meilleur des mondes". Dans la lignée des plus grands auteurs d'anticipation sociale et politique (Orwell, Wells, London...) Huxley nous offre un roman passionnant, qui laisse à réfléchir sur l'avenir de nos sociétés.
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    • Livres 5.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 21 octobre 2012

    claudia_tros_cool
    Le meilleur des mondes...une antiphrase truffée d'ironie.
    Imaginez un monde ou aucune des valeurs, des normes, des règles et tout ce qui est propre à l'humanité d'aujourd'hui a disparu.
    Imaginez un monde où féconder n'existe plus et les mères ne sont plus , les enfants sont des ovules mît dans des éprouvettes qui naissent dans des laboratoires, que l'on classe ensuite par caste. Ces enfants décantés peuvent tout aussi bien être prédisposés a être des ouvriers que des scientifiques, mais dans Le meilleur des mondes il n'y a pas d'importance, un gama, un alpha, ou un Epsilon...ils sont tous heureux.
    Imaginez un monde où la vieillesse n'existe plus et de surplus le malheur non plus : dans Le meilleur des mondes de Huxley un Soma existe. le Soma représente les drogues d'aujourd'hui auxquelles, on aura réussit demain, à ôter tous les effets secondaires et destructeurs.
    Dans les mains d'un être humain civilisé non-psychopathe ce livre ne peut être que dérangeant et fascinant. Dérangeant parce qu'on a du mal a penser qu'un monde comme celui la puisse exister, pourtant est-il réellement impossible, qu'un jour, un monde comme celui ci existe ? Tout ce qu'à inventé l'auteur dans son monde n'est pas tiré par les cheveux, c'est juste révolutionnaire donc très plausible et c'est ce qui donne froid dans le dos surtout quand on sait qu'il l'a écrit en 1932 !
    Fascinant par l'écriture qui nous donne envie de plonger dans cet horrible monde, trop curieux de découvrir ce que cette civilisation renferme, ce que vont devenir les personnages.
    Je suis contente d'avoir lu des bonnes critiques et de m'y être fiée, ainsi que d'avoir été conseillé, parce que j'ai tout simplement adoré ce livre.
    Ce livre est pour moi un chef d'œuvre qui remet en question le monde dans lequel nous vivons et celui dans lequel nous pourrions vivre un jour.
    Le passage du long dialogue entre Mustapha Menier et le Sauvage est de loin mon préférée. Il renferme pleins de philosophie, pleins de questionnements sur les hommes, la connaissance, le bonheur, la vieillesse, l'amour, qui ne peuvent que frapper et faire réfléchir.
    J'ai bien aimé le clin d'œil fait a l'importance de la lecture qui trouvera toujours un moyen de perdurer quelque part, dans les mains d'une personne rendu différente par la lecture.
    Certains passages comme celui la et la chute sont très puissant sans vouloir faire de jeux de mots : j'ai perdu pieds pendant les dernières lignes. La fin est comme le titre ; pleine d'ironie.
    Cette lecture fut pour moi une grande découverte, il n'est d'ailleurs pas des livres que l'on n'oublient mais plutôt de ceux qui marquent et qui figurent dans la liste de préférée.
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    • Livres 4.00/5
    Par juliette2a, le 24 février 2013

    juliette2a
    Les utopies ou au contraire les dystopies ne sont pas les romans que je préfère. Malgré tout, j'ai beaucoup aimé "Le Meilleur des mondes", très original mais qui m'a bien plu !
    Ce roman, qui connut un vive succès dès sa sortie, raconte une société "civilisée" où père et mère n'existent plus, donc où les enfants sont fabriqués et divisés, dès leur naissance, en sous-classes, allant des Alphas (+ ou -) jusqu'aux Epsilons. Chacun est donc destiné à accomplir la tâche qui lui est dûe et vit heureux dans le bonheur et la tranquillité...En outre, le "soma", une substance sans Danger, est utilisé très souvent pour "rêver, s'évader, n'être plus conscient du monde qui nous entoure"; Dieu n'est plus prononcé, désormais remplacé par Notre Ford, le tout puissant de ce Nouveau monde, et les livres de Shakespeare sont inconnus...
    Le livre prend toutefois des dimensions différentes à partir du moment où deux jeunes employés du bureau où l'on "fabrique" les bébés, Bernard Marx et Lenina Crowne, décident de voyager dans une Réserve sauvage. A partir de là, la rencontre avec un "sauvage", John, et sa mère, Linda, va changer le cours de l'histoire et John n'acceptera jamais les conditions de cette société civilisée.
    C'est une magnifique lecture, très enrichissante, qui défend des idées visionnaires, et qui reprend, de façon implicite, la vie du temps de l'auteur (Lenina = Lenine; Bernard Marx = Karl Marx, et bien d'autres...).
    A lire avec grand plaisir !!
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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 26 octobre 2014

    Woland
    Brave New World
    Traduction : Jules Castier
    ISBN : 9782266128568

    Oui, je sais, il est d'usage, trop souvent, de voir en "Le Meilleur des Mondes" un ouvrage de SF. Personnellement, ayant lu d'autres livres de son auteur, je préfère le placer dans notre rubrique "Littérature anglo-saxonne ..." où vous trouverez d'ailleurs également l'éblouissant "1984" de George Orwell.
    Que dire du "Meilleur des Mondes" ? Avant tout que sa construction a quelque chose d'incontestablement foutraque. James Joyce a fait mieux puisque son "Ulysses" est beaucoup plus épais et rebondi et que, pour autant que je sache, l'Irlandais ne se livrait, en le rédigeant, à aucune expérience hallucinogène. Huxley au contraire aimait ce genre de choses, habitude qui, plus tard, lui permettra de devenir l'un des maîtres à penser des premiers hippies. (Nul n'ignore que c'est dans "Les Portes de la Perception", essai fameux d'Huxley sur ses expériences, que Jim Morrison, l'emblématique chanteur des "Doors", trouvera le nom du groupe qu'il avait formé avec Ray Manzanek.)
    Foutraque, disais-je. Oui. Diablement foutraque. Parce que, dès le début - très, très lourd, même en anglais, langue plus "directe" et certainement plus pragmatique que le français - le lecteur se demande non seulement s'il aura la force de suivre - cette force, vu la théorie défendue par Huxley, on peut la trouver - mais aussi parce qu'il ne parvient pas à discerner avec netteté qui est un héros potentiel, qui ne l'est pas. Même dans les dystopies, on aime bien savoir à qui l'on a affaire. ;o)
    Huxley - et c'est tout à son honneur, car le pari était gros - a choisi d'attaquer en entraînant d'office son lecteur au Centre d'Incubation et de Conditionnement de Londres-Central, dans une visite qu'y font des étudiants sans que leur soit épargné un seul service. Conditionnement : le mot est écrit, dit et répété et là où nous sursautons avec horreur, les personnages de l'auteur anglais se pâment d'émerveillement. Peu à peu, on comprend que le mode de procréation habituel aux mammifères, avec les relations parents-enfants qu'il suppose, a été remplacé par la conception par éprouvettes et le conditionnement des enfants, dès l'éprouvette même, afin qu'ils deviennent des citoyens "heureux".
    La société idéale imaginée par Huxley repose sur cinq castes. Tout au haut de la pyramide, les plus beaux, les plus vigoureux et les plus intelligents, ceux qui peuvent prétendre à diriger, les Alpha - il y a aussi des Alpha-moins et des Alpha-plus, voire plus-plus mais, même si vous êtres un Alpha-moins, vous êtes tout de même quelqu'un qui compte. Juste au-dessous, les Bêta, "citoyens" eux aussi d'un niveau assez élevé. Puis viennent les Gamma, équivalent, en quelque sorte, de nos "classes moyennes". Mais après, ma foi, après, c'est la dégringolade des Delta et des Epsilon - parfois des Epsilon-avortons. Sachez que, pour conditionner ces derniers, on mêle, à un certain moment de leur développement en flacons, une dose excessive d'alcool au sang qui alimente leur plasma ...
    Parfois, il peut y avoir des erreurs. Ainsi, Bernard Marx, l'un des personnages principaux, un Alpha de très haut niveau, qui est pourtant très peu heureux dans sa peau, passe pour avoir reçu une dose d'alcool alors qu'il était encore dans son flacon. Ce qui expliquerait sa petite taille, sa laideur et peut-être sa façon étrange de se conduire : il a beaucoup de mal à se faire des relations sociales et regarde avec mépris, même s'il s'en défend, la prise régulière de soma, ce "médicament" qui permet à n'importe quel membre de ce monde en théorie parfait de se mettre "en congé" de tout ce qui l'entoure en se plongeant dans une léthargie quasi-absolue pendant un, deux ou trois jours, voire plus.
    Bernard n'a qu'un seul "ami", Helmholtz Watson, un Alpha lui aussi mais un Alpha physiquement dans les normes. Intérieurement, par contre, il présente toutes les caractéristiques de l'artiste et même de l'écrivain. Son rêve, d'ailleurs, c'est écrire de la poésie ... Vous imaginez l'horreur ? Côté sentiments, Bernard est amoureux fou de Lenina Crowne, une très jolie Bêta qui, selon les us et coutumes de l'époque, se fait régulièrement "prendre" (sic) par plusieurs hommes. (On notera que l'idée de l'homosexualité, du lesbianisme ou encore de la simple bisexualité est inconnue du Meilleur des Mondes.) Si le sexe a droit de cité, le sentiment exclusif, en revanche, est une déviance. Quant à l'idée de vivre en couple et d'avoir un enfant ... C'est bien simple : le mot "mère" est désormais un mot pornographique et le mot "père" - pour une raison non précisée mais qui m'a personnellement beaucoup amusée - relève pour sa part du domaine de la scatologie. (Oui, vous lisez bien et j'ignore tout des relations entretenues par Huxley avec son propre père. )
    Lors de courtes "vacances" avec Lenina, Bernard visite une "réserve de Sauvages". le couple de brillants Alpha a la stupeur d'y rencontrer John, plus tard surnommé "le Sauvage", et que Bernard tient à ramener à la "civilisation" en compagnie de sa mère, Linda, pour contrer une intrigue montée contre lui par le Directeur du Centre d'Incubation, etc, etc ...
    Evidemment, tout cela va mal se terminer. Féru de Shakespeare - le titre anglais du livre est d'ailleurs tiré de "La Tempête" - John est d'abord fasciné, puis épouvanté par la société qu'il découvre. Comme il le dira lui-même, "il y a des choses agréables" mais ...
    Le "mais" terrible qu'inspire "Le Meilleur des Mondes" ... Avec toute une foule de questions. Car, l'Administrateur Mustapha Menier, à la toute fin du roman, a beau expliquer (et il est sincère) que, au départ, ce cauchemar a été créé pour rendre les gens heureux et faire taire toutes les guerres - c'est curieux, ça me fait penser à autre chose, ce genre de raisonnements, mais à quoi, déjà ? - il n'en reste pas moins que sont devenus vérités d'Evangile une Génétique en folie qui frôle l'eugénisme pur et dur, un insoutenable contrôle physique et mental des êtres, une dictature qui ne dit pas son nom mais s'impose partout, un pseudo-progrès qui a beaucoup du Grand-Méchant Loup cherchant à dissimuler son sourire hideux sous le bonnet de nuit de la bonne Grand-Mère qu'il vient de dévorer, une mauvaise foi étatique absolue - si la société est si parfaite, pourquoi ses membres doivent-ils, sous peine de "péter les plombs", il n'y a pas d'autres termes, prendre régulièrement les doses de soma que leur distribue l'Etat ? - et bien entendu la mise au ban de la société toutes sortes de question morales et spirituelles.
    Mais ce que, faute de mieux, nous nommerons ici "le spirituel" résiste. Ainsi, Linda, pourtant conditionnée dès son flacon pour ne jamais s'occuper d'un enfant, ne peut s'empêcher, malgré tout, d'aimer John. Peut-être pas avec toute l'intensité d'une mère non conditionnée mais n'empêche : l'instinct se réveille. Et cet aspect du récit est d'ailleurs l'un des plus importants. de son côté, même s'il rit sans contrainte de "Roméo et Juliette", Helmholtz ne peut renoncer à la poésie, à la créativité débridée. Jusqu'à Mustapha Menier qui, dans sa jeunesse, s'est vu lui aussi menacer de déportation dans une île parce qu'il aimait un peu trop la physique ... et l'abstraction.
    "Le Meilleur des Mondes" est un roman qu'il faut lire. Pourtant, je le répète, il est construit à la va-comme-je-te-pousse, dans un style lourd et donne l'impression fréquente de vouloir bourgeonner dans tous les sens. le changement de "personnalité" de Bernard après son retour de la "Réserve" ne paraît pas non plus très naturel. Cela dit, je pense que ma lecture de ce livre a souffert du fait que j'ai lu "1984" en premier. Si légitimes que soient les questions soulevées par Huxley dans son "Meilleur des Mondes", sa technique et la forme d'absurdité qu'il a choisie pour traiter son récit, elles ne tiennent pas la route devant la solidité d'Orwell, sa détermination, son aisance dans la construction de son livre ainsi que la grande cohérence qu'il donne au psychisme de ses personnages.
    Mais bien sûr, ce n'est là qu'un avis personnel. ;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par Peggy, le 22 février 2008

    Peggy
    Dans ce livre visionnaire écrit dès 1932, Aldous Huxley imagine une société qui utiliserait la génétique et le clonage pour le conditionnement et le contrôle des individus.
    Dans cette société future, tous les enfants sont conçus dans des éprouvettes. Ils sont génétiquement conditionnés pour appartenir à l'une des 5 catégories de population. De la plus intelligente à la plus stupide: les Alpha (l'élite), les Bétas (les exécutants), les Gammas (les employés subalternes), les Deltas et les Epsilons (destinés aux travaux pénibles).
    Le "Meilleur des mondes" décrit aussi ce que serait la dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves "auraient l'amour de leur servitude"...
    Ce livre reprend en fait les thèmes chers à Orwell dans 1984 : le totalitarisme, la manipulation des masses en vue de leur contrôle et le "grain de sable" qui fait vasciller la machine, avant de se retrouver broyé par elle... Ce qui est phénoménal ici, c'est le comparatif fait entre une société "civilisée", où la reproduction est exclusivement faite in-vitro, la sexualité n'ayant qu'une fonction récréative ("une personne appartient à toutes"), les notions de maternité et paternité étant qualifiées d'ignominieuses, et où tout sentiment est proscrit, le tout dans le but de fournir un "bonheur parfait"...
    Le livre est construit comme une belle histoire : un descriptif presque clinique de la société "civilisée", comme un tour d'horizon, ou une visite dans un musée sociologique, puis à l'occasion d'un voyage d'agrément, le contact brutal avec des individus "autres"... et la volonté de les ramener à la civilisation... une civilisation qui n'est pas la leur, et dont l'insertion finira forcément en tragédie...
    Je recommande chaudement cet ouvrage, qui vaut vraiment la peine d'être lu. Je ne suis pas seule à le dire, car cette oeuvre a été reconnue comme un des 100 chefs d'oeuvre de la SF par bon nombre de critiques...
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Citations et extraits

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  • Par Mimimelie, le 09 janvier 2014

    ça fait froid dans le dos.....

    Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s'y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l'idée même de révolte ne viendra même plus à l'esprit des autres. L'idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.
    Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière
    drastique l'éducation, pour la ramener à une forme d'insertion professionnelle.
    Un individu inculte n'a qu'un horizon de pensée limitée, et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter.
    Il faut faire en sorte que l'accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l'information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.
    Surtout pas de philosophie. Là encore il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l'émotionnel ou l'instinctif.
    On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d'empêcher l'esprit de penser.
    On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant sociale, il n'y a rien de mieux.
    En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l'existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d'entretenir une constante apologie de la légèreté : de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain est le modèle de la liberté.
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  • Par Sachenka, le 13 mai 2012

    - Mais je n'en veux pas, du confort. Je veux Dieu, je veux de la poésie, je veux du danger véritable, je veux de la liberté, je veux de la bonté. Je veux du péché.
    - En somme, dit Mustafa Menier, vous réclamez le droit d'être malheureux.
    - Eh bien, soit, dit le Sauvage d'un ton de défi, je réclame le droit d'être malheureux.

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  • Par Kashima, le 29 août 2012

    "Le monde est stable, à présent. Les gens sont heureux ; ils obtiennent ce qu'ils veulent, ils ne veulent jamais ce qu'ils ne peuvent obtenir. Ils sont à l'aise ; ils sont en sécurité ; ils ne sont jamais malades ; ils n'ont pas peur de la mort ; ils sont dans une sereine ignorance des passions et de la vieillesse ; ils ne sont encombrés de nuls pères ni mères ; ils n'ont pas d'épouses, pas d'enfants, pas d'amants, au sujet desquels ils pourraient éprouver des émotions violentes ; ils sont conditionnés de telle sorte que, pratiquement, ils ne peuvent s'empêcher de se conduire comme ils le doivent. Et si par hasard quelque chose allait de travers, il y a le soma."
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  • Par vhannan, le 17 octobre 2012

    -- Mon cher jeune ami, dit Mustapha Menier, la civilisation n'a pas le moindre besoin de noblesse ou d'héroïsme. Ces choses-là sont des symptômes d'incapacité politique. Dans une société convenablement organisée comme la nôtre, personne n'a l'occasion d'être noble ou héroïque. Il faut que les conditions deviennent foncièrement instables avant qu'une telle occasion puisse se présenter. Là où il y a des guerres, là où il y a des serments de fidélité multiples et divisés, là où il y a des tentations auxquelles on doit résister, des objets d'amour pour lesquels il faut combattre ou qu'il faut défendre, là, manifestement, la noblesse et l'héroïsme ont un sens. Mais il n'y a pas de guerres, de nos jours. On prend le plus grand soin de vous empêcher d'aimer exagérément qui que ce soit. Il n'y a rien qui ressemble à un serment de fidélité multiple ; vous êtes conditionné de telle sorte que vous ne pouvez vous empêcher de faire ce que vous avez à faire. Et ce que vous avez à faire est, dans l'ensemble, si agréable, on laisse leur libre jeu à un si grand nombre de vos impulsions naturelles, qu'il n'y a véritablement pas de tentations auxquelles il faille résister. Et si jamais, par quelque malchance, il se produisait d'une façon ou d'une autre quelque chose de désagréable, eh bien, il y a toujours le soma qui vous permet de prendre un congé, de vous évader de la réalité. Et il y a toujours le soma pour calmer votre colère, pour vous réconcilier avec vos ennemis, pour vous rendre patient et vous aider à supporter les ennuis. Autrefois, on ne pouvait accomplir ces choses-là qu'en faisant un gros effort et après des années d'entraînement moral pénible. A présent, on avale deux ou trois comprimés d'un demi-gramme, et voilà. Tout le monde peut être vertueux, à présent.
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  • Par Meduzantic, le 17 septembre 2012

    Et il y a toujours le "soma" pour calmer votre colère, pour vous réconcilier avec vos ennemis, pour vous rendre patient et vous aider à supporter les ennuis. Autrefois, on ne pouvait accomplir ces choses-là qu'en faisant un gros effort et après des années d'entraînement moral pénible. A présent, on avale deux ou trois comprimés d'un demi-gramme, et voilà. Tout le monde peut être vertueux, à présent. On peut porter sur soi, en flacon, au moins la moitié de sa moralité. Le christianisme sans larmes, voilà ce qu'est le "soma".
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