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ISBN : 2266224115
Éditeur : Pocket (2013)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 3228 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Défi, réquisitoire, utopie, ce livre mondialement célèbre, chef-d'oeuvre de la littérature d'anticipation, a fait d'Aldous Huxley l'un des témoins les plus lucides de notre temps.
"Aujourd'hui, devait écrire l'auteur près de vingt ans après la parution de son liv... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 21 octobre 2012

    claudia_tros_cool
    Le meilleur des mondes...une antiphrase truffée d'ironie.
    Imaginez un monde ou aucune des valeurs, des normes, des règles et tout ce qui est propre à l'humanité d'aujourd'hui a disparu.
    Imaginez un monde où féconder n'existe plus et les mères ne sont plus , les enfants sont des ovules mît dans des éprouvettes qui naissent dans des laboratoires, que l'on classe ensuite par caste. Ces enfants décantés peuvent tout aussi bien être prédisposés a être des ouvriers que des scientifiques, mais dans Le meilleur des mondes il n'y a pas d'importance, un gama, un alpha, ou un Epsilon...ils sont tous heureux.
    Imaginez un monde où la vieillesse n'existe plus et de surplus le malheur non plus : dans Le meilleur des mondes de Huxley un Soma existe. le Soma représente les drogues d'aujourd'hui auxquelles, on aura réussit demain, à ôter tous les effets secondaires et destructeurs.
    Dans les mains d'un être humain civilisé non-psychopathe ce livre ne peut être que dérangeant et fascinant. Dérangeant parce qu'on a du mal a penser qu'un monde comme celui la puisse exister, pourtant est-il réellement impossible, qu'un jour, un monde comme celui ci existe ? Tout ce qu'à inventé l'auteur dans son monde n'est pas tiré par les cheveux, c'est juste révolutionnaire donc très plausible et c'est ce qui donne froid dans le dos surtout quand on sait qu'il l'a écrit en 1932 !
    Fascinant par l'écriture qui nous donne envie de plonger dans cet horrible monde, trop curieux de découvrir ce que cette civilisation renferme, ce que vont devenir les personnages.
    Je suis contente d'avoir lu des bonnes critiques et de m'y être fiée, ainsi que d'avoir été conseillé, parce que j'ai tout simplement adoré ce livre.
    Ce livre est pour moi un chef d'œuvre qui remet en question le monde dans lequel nous vivons et celui dans lequel nous pourrions vivre un jour.
    Le passage du long dialogue entre Mustapha Menier et le Sauvage est de loin mon préférée. Il renferme pleins de philosophie, pleins de questionnements sur les hommes, la connaissance, le bonheur, la vieillesse, l'amour, qui ne peuvent que frapper et faire réfléchir.
    J'ai bien aimé le clin d'œil fait a l'importance de la lecture qui trouvera toujours un moyen de perdurer quelque part, dans les mains d'une personne rendu différente par la lecture.
    Certains passages comme celui la et la chute sont très puissant sans vouloir faire de jeux de mots : j'ai perdu pieds pendant les dernières lignes. La fin est comme le titre ; pleine d'ironie.
    Cette lecture fut pour moi une grande découverte, il n'est d'ailleurs pas des livres que l'on n'oublient mais plutôt de ceux qui marquent et qui figurent dans la liste de préférée.
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    • Livres 5.00/5
    Par gill, le 29 juin 2012

    gill
    Défi, réquisitoire, utopie, ce livre mondialement célèbre de la littérature d'anticipation, a fait d'Aldous Huxley l'un des témoins les plus lucides de notre temps.
    Cet ouvrage a fait l'objet d'un essai écrit par Huxley lui même qui revient sur les grandes idées exposées dans son oeuvre "retour sur Le Meilleur des mondes". Dans la lignée des plus grands auteurs d'anticipation sociale et politique (Orwell, Wells, London...) Huxley nous offre un roman passionnant, qui laisse à réfléchir sur l'avenir de nos sociétés.
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    • Livres 4.00/5
    Par juliette2a, le 24 février 2013

    juliette2a
    Les utopies ou au contraire les dystopies ne sont pas les romans que je préfère. Malgré tout, j'ai beaucoup aimé "Le Meilleur des mondes", très original mais qui m'a bien plu !
    Ce roman, qui connut un vive succès dès sa sortie, raconte une société "civilisée" où père et mère n'existent plus, donc où les enfants sont fabriqués et divisés, dès leur naissance, en sous-classes, allant des Alphas (+ ou -) jusqu'aux Epsilons. Chacun est donc destiné à accomplir la tâche qui lui est dûe et vit heureux dans le bonheur et la tranquillité...En outre, le "soma", une substance sans Danger, est utilisé très souvent pour "rêver, s'évader, n'être plus conscient du monde qui nous entoure"; Dieu n'est plus prononcé, désormais remplacé par Notre Ford, le tout puissant de ce Nouveau monde, et les livres de Shakespeare sont inconnus...
    Le livre prend toutefois des dimensions différentes à partir du moment où deux jeunes employés du bureau où l'on "fabrique" les bébés, Bernard Marx et Lenina Crowne, décident de voyager dans une Réserve sauvage. A partir de là, la rencontre avec un "sauvage", John, et sa mère, Linda, va changer le cours de l'histoire et John n'acceptera jamais les conditions de cette société civilisée.
    C'est une magnifique lecture, très enrichissante, qui défend des idées visionnaires, et qui reprend, de façon implicite, la vie du temps de l'auteur (Lenina = Lenine; Bernard Marx = Karl Marx, et bien d'autres...).
    A lire avec grand plaisir !!
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    • Livres 4.00/5
    Par Peggy, le 22 février 2008

    Peggy
    Dans ce livre visionnaire écrit dès 1932, Aldous Huxley imagine une société qui utiliserait la génétique et le clonage pour le conditionnement et le contrôle des individus.
    Dans cette société future, tous les enfants sont conçus dans des éprouvettes. Ils sont génétiquement conditionnés pour appartenir à l'une des 5 catégories de population. De la plus intelligente à la plus stupide: les Alpha (l'élite), les Bétas (les exécutants), les Gammas (les employés subalternes), les Deltas et les Epsilons (destinés aux travaux pénibles).
    Le "Meilleur des mondes" décrit aussi ce que serait la dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves "auraient l'amour de leur servitude"...
    Ce livre reprend en fait les thèmes chers à Orwell dans 1984 : le totalitarisme, la manipulation des masses en vue de leur contrôle et le "grain de sable" qui fait vasciller la machine, avant de se retrouver broyé par elle... Ce qui est phénoménal ici, c'est le comparatif fait entre une société "civilisée", où la reproduction est exclusivement faite in-vitro, la sexualité n'ayant qu'une fonction récréative ("une personne appartient à toutes"), les notions de maternité et paternité étant qualifiées d'ignominieuses, et où tout sentiment est proscrit, le tout dans le but de fournir un "bonheur parfait"...
    Le livre est construit comme une belle histoire : un descriptif presque clinique de la société "civilisée", comme un tour d'horizon, ou une visite dans un musée sociologique, puis à l'occasion d'un voyage d'agrément, le contact brutal avec des individus "autres"... et la volonté de les ramener à la civilisation... une civilisation qui n'est pas la leur, et dont l'insertion finira forcément en tragédie...
    Je recommande chaudement cet ouvrage, qui vaut vraiment la peine d'être lu. Je ne suis pas seule à le dire, car cette oeuvre a été reconnue comme un des 100 chefs d'oeuvre de la SF par bon nombre de critiques...
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    • Livres 4.00/5
    Par peloignon, le 15 novembre 2012

    peloignon
    Est-il bien pire que le notre, ce Meilleur des mondes?
    Chose certaine, il permet de répondre à plusieurs problèmes irrésolus actuellement et qui doivent de toute urgence être pris en main.
    En effet, la surpopulation et les avancées technologiques mises en marché beaucoup trop hâtivement menacent l'environnement de manière alarmante. de plus, les nouvelles technologies ont un potentiel militaire bien trop effrayant pour être jamais utilisées.
    Notre survie en tant qu'espèce va bientôt imposer la mise en place d'une instance mondiale apte à contrôler l'utilisation des ressources de plus en plus limitées de notre planète, exactement du genre ce celle que nous présente Huxley.
    D'autre part, l'eugénisme commence déjà à être pratiqué par le biais de la fécondation in vitro et l'usage de drogues et de médicaments est de plus en plus répandu. Reste à atténuer les effets nocifs des drogues et médicaments et à trouver une instance ayant la volonté et la puissance nécessaire pour la mettre en place et nous vivrons bientôt dans Le meilleur des mondes.
    Une vingtaine d'année après avoir écrit ce livre, Huxley écrivait d'ailleurs qu'il lui semblait « possible que cette horreur s'abatte sur nous dans le délai d'un siècle. du moins, si nous nous nous abstenons d'ici là de nous faire sauter en miettes... » Et honnêtement, je suis de son avis. J'ai bien l'impression que l'humanité se dirige ou bien directement vers cela...ou bien vers sa disparition...
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Citations et extraits

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  • Par Mimimelie, le 09 janvier 2014

    ça fait froid dans le dos.....

    Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s'y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l'idée même de révolte ne viendra même plus à l'esprit des autres. L'idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.
    Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière
    drastique l'éducation, pour la ramener à une forme d'insertion professionnelle.
    Un individu inculte n'a qu'un horizon de pensée limitée, et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter.
    Il faut faire en sorte que l'accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l'information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.
    Surtout pas de philosophie. Là encore il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l'émotionnel ou l'instinctif.
    On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d'empêcher l'esprit de penser.
    On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant sociale, il n'y a rien de mieux.
    En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l'existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d'entretenir une constante apologie de la légèreté : de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain est le modèle de la liberté.
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  • Par Sachenka, le 13 mai 2012

    - Mais je n'en veux pas, du confort. Je veux Dieu, je veux de la poésie, je veux du danger véritable, je veux de la liberté, je veux de la bonté. Je veux du péché.
    - En somme, dit Mustafa Menier, vous réclamez le droit d'être malheureux.
    - Eh bien, soit, dit le Sauvage d'un ton de défi, je réclame le droit d'être malheureux.

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  • Par Kashima, le 29 août 2012

    "Le monde est stable, à présent. Les gens sont heureux ; ils obtiennent ce qu'ils veulent, ils ne veulent jamais ce qu'ils ne peuvent obtenir. Ils sont à l'aise ; ils sont en sécurité ; ils ne sont jamais malades ; ils n'ont pas peur de la mort ; ils sont dans une sereine ignorance des passions et de la vieillesse ; ils ne sont encombrés de nuls pères ni mères ; ils n'ont pas d'épouses, pas d'enfants, pas d'amants, au sujet desquels ils pourraient éprouver des émotions violentes ; ils sont conditionnés de telle sorte que, pratiquement, ils ne peuvent s'empêcher de se conduire comme ils le doivent. Et si par hasard quelque chose allait de travers, il y a le soma."
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  • Par vhannan, le 17 octobre 2012

    -- Mon cher jeune ami, dit Mustapha Menier, la civilisation n'a pas le moindre besoin de noblesse ou d'héroïsme. Ces choses-là sont des symptômes d'incapacité politique. Dans une société convenablement organisée comme la nôtre, personne n'a l'occasion d'être noble ou héroïque. Il faut que les conditions deviennent foncièrement instables avant qu'une telle occasion puisse se présenter. Là où il y a des guerres, là où il y a des serments de fidélité multiples et divisés, là où il y a des tentations auxquelles on doit résister, des objets d'amour pour lesquels il faut combattre ou qu'il faut défendre, là, manifestement, la noblesse et l'héroïsme ont un sens. Mais il n'y a pas de guerres, de nos jours. On prend le plus grand soin de vous empêcher d'aimer exagérément qui que ce soit. Il n'y a rien qui ressemble à un serment de fidélité multiple ; vous êtes conditionné de telle sorte que vous ne pouvez vous empêcher de faire ce que vous avez à faire. Et ce que vous avez à faire est, dans l'ensemble, si agréable, on laisse leur libre jeu à un si grand nombre de vos impulsions naturelles, qu'il n'y a véritablement pas de tentations auxquelles il faille résister. Et si jamais, par quelque malchance, il se produisait d'une façon ou d'une autre quelque chose de désagréable, eh bien, il y a toujours le soma qui vous permet de prendre un congé, de vous évader de la réalité. Et il y a toujours le soma pour calmer votre colère, pour vous réconcilier avec vos ennemis, pour vous rendre patient et vous aider à supporter les ennuis. Autrefois, on ne pouvait accomplir ces choses-là qu'en faisant un gros effort et après des années d'entraînement moral pénible. A présent, on avale deux ou trois comprimés d'un demi-gramme, et voilà. Tout le monde peut être vertueux, à présent.
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  • Par Meduzantic, le 17 septembre 2012

    Et il y a toujours le "soma" pour calmer votre colère, pour vous réconcilier avec vos ennemis, pour vous rendre patient et vous aider à supporter les ennuis. Autrefois, on ne pouvait accomplir ces choses-là qu'en faisant un gros effort et après des années d'entraînement moral pénible. A présent, on avale deux ou trois comprimés d'un demi-gramme, et voilà. Tout le monde peut être vertueux, à présent. On peut porter sur soi, en flacon, au moins la moitié de sa moralité. Le christianisme sans larmes, voilà ce qu'est le "soma".
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