Paulina Pandolfini. Née à Milan le 14 juin 1849. Fille cadette de Mario Giuseppe Pandolfini et de Lucia Carolina son épouse. Célibataire sans profession. A séjourné comme novice dans le couvent de la Visitation à Mantoue de 1877 à 1879. A tué à Florence, le 28 août 1880... > voir plus
Une lecture en demi-teintes : elle avait assez mal commencé avec la description d'une chambre bleue, qui m'a fait penser à une didascalie théâtrale, mais s'arrêtait là, ne faisant intervenir qu'au second chapitre un fantôme. Cette entrée en matière, qui jouait sans doute sur l'énigmatique, n'a pas suscité mon intérêt du tout. Heureusement, dès la deuxième partie, un retour dans le passé est opéré et est contée l'histoire de Paulina Pandolfini, jeune fille passionnée, partagée entre amour de Dieu et d'un homme jusqu'à la folie. J'ai trouvé le récit, ainsi que son dénouement, très beau. le délire croissant du personnage est très bien exprimé, par des phrases de plus en plus incohérentes et différentes voix qui s'expriment : cela crée parfois un texte assez confus et difficile à bien saisir pour le lecteur, mais assez réussi. de même, des passages à la première personne s'intercalent entre d'autres à la troisième, de manière parfois déroutante, mais bien menée par l'auteur.
A la fois intringuante et légèrement fastidieuse, une lecture qui ne laisse pas indifférent !
L'histoire en elle-même : une jeune femme tiraillée entre sa passion consommée et adultère pour un homme plus âgé qu'elle, et la religion, où elle se noie pour expier ses fautes. On est touché par Paulina, on voudrait la consoler, la remettre sur la bonne voie, celle où il n'y a pas autant de souffrance.
Le style quant à lui, est difficile. Beaucoup de poésie et de magnifiques tournures et images, mais le mélange des discours, s'il met en valeur la confusion de Paulina, embrouille le lecteur.