ISBN : 2352120292
Éditeur : Au Diable Vauvert
(2007)
Note moyenne : 4.5/5 (sur 8 notes)
Femmes de réconfort : Esclaves sexuelles de l'armée japonaise3Ajouter à mes livres
Enfin, la guerre est finie. Kidnappées, violées, battues, usées, victimes de maladies, assassinées, abandonnées et rejetées... parmi elles, seules quelques survivantes sont finalement revenues, épuisées et malades. Sont-elles vraiment libérées ?
Esclaves sexuelles de l'armée japonaise, elles étaient chinoises, coréennes, philippines, hollandaises, japonaises... Considérées comme du matériel militaire, leur vie a été détruite. Lorsqu'elles ne sont pas mortes des suites de maladies vénériennes, elles ont été tuées au moment de la libération comme pour nier leur existence. Honteuses et meurtries, les survivantes ont gardé le silence, un long moment, craignant de perdre leur famille, d'être montrées du doigt et de devoir face au déni de l'état japonais. Combien de temps a-t-il fallu pour que ce scandale soit connu des autres nations ? Ces victimes de viols devaient continuer à vivre avec leur secret, sans même pouvoir le partager avec leurs proches jusqu'au jour où l'une d'elle a brisé le silence.
Ce livre ne ressemble à aucun autre, tant par son format, l'histoire qu'il raconte, son aspect pédagogique et ses dessins épurés mais qui n'en disent pas moins. A découvrir, pour connaitre ce terrible épisode de l'histoire du 20ème siècle, où des femmes furent abusées par l'armée japonaise, dans de terribles conditions, pendant plusieurs décennies.
Lorsque la bande dessinée se met au service de l'Histoire, souvent elle réussit à évoquer avec force la misère et la vulnérabilité de l'homme. Après "MAUS","Gen d'Hiroshima", "Deogratias", la bande dessinée fait à nouveau acte de témoignage.
Sous la forme d'un manwha, l'auteure Jung Kyung-a raconte l'histoire de ces "femmes de réconfort", envoyées dans les camps de l'armée japonaise pour y servir d'esclaves sexuelles.