> Gilles Berton (Traducteur)

ISBN : 2702424260
Éditeur : Le Masque (1994)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres

Septembre 1938. Tandis que la ville croule sous la chaleur, les Berlinois attendent avec anxiété l'issue de la conférence de Munich. Engagé par une riche veuve pour retrouver l'individu qui la fait chanter, le détective privé Ber... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par Bigmammy, le 04 avril 2012

    Bigmammy
    Deuxième épisode des faits d'armes de Bernhardt Gunther, détective privé, travaillant à Berlin, avec pour associé un de ses anciens collègues de l'Alex (la police criminelle, installée Alexander Platz) : Bruno Stahlecker.
    L'histoire commence le vendredi 26 août 1938. Alors qu'un black-out total a été fait sur une série de meurtres de jeunes filles, Bernie est sollicité au plus haut niveau de la hiérarchie nazie pour reprendre du service à la Kripo (police criminelle) afin de résoudre cette énigme.
    Les pauvres petites sont enlevées sans apparente brutalité, puis violées, égorgées après avoir été pendues par les pieds, complètement vidées de leur sang. Elles sont enfin retrouvées dans des lieux très difficile à perquisitionner : sous une pile de vieux pneus, dans un tonneau au fond d'une brasserie, dans une malle de belle facture laissée en souffrance à la consigne. Toutes ont un point commun : environ quinze ans, blondes, typiquement aryennes. Quelques unes sont membres de la BdM (Ligue des Femmes allemandes)
    Le roman prend fin le 10 novembre, après la Nuit de Cristal, où des émeutes contre les Juifs, leurs établissements commerciaux et religieux et leurs biens, ont été orchestrées après le meurtre à Paris du diplomate allemand von Neurath par un jeune juif réfugié en France.
    Ce qui me plait, dans ce roman, outre la reconstitution minutieuse du contexte historique, c'est l'humour décapant du héros, et ses comparaisons désopilantes. Un peu moins, sa quête incessante des belles filles qui ne lui réussit pas toujours, à elles non plus, comme on le voit aussi). Pourtant, il n'y a pas de quoi rire dans cette ambiance où tout le monde, y compris et peut-être surtout au plus haut niveau, s'épie, se hait, cherche à s'évincer pour être au plus près du Führer. Là, on nous plonge dans l'univers des psychothérapeutes, adeptes ou opposants aux théories de Freud – puisqu'il est juif – au mieux inspirés de Carl Jung, homosexuels non avoués, manipulateurs de parents des petites victimes, amateurs de pseudo sciences occultes, runes et religion germanique mal digérée.
    Les cadavres pleuvent, de manière un peu excessive, mais là, à la différence du premier épisode, le héros s'en tire plutôt mieux : ni tabassage en règle, ni incarcération par la Gestapo, ni séjour en KZ. Et il a en outre le privilège de se voir offrir des excuses de la part de Himmler, auquel il a gâchée une partie bien organisée … Enfin, pour un cout laps de temps.
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    • Livres 4.00/5
    Par argali, le 02 janvier 2011

    argali
    On retrouve ici le héros de L'Eté de cristal deux ans plus tard. Nous sommes en 1938 et la situation politique et sociale de l'Allemagne ne fait que se dégrader. Alors que Bernie avait quitté la police au début du nazisme, dégouté par les méthodes et la pensée unique qui s'installaient, il est contraint d'y revenir pour traquer un violeur et tueur en série. Ayant jadis connu son heure de gloire avec le même genre d'affaire, il semble être la personne idéale pour débusquer l'assassin. Même si sa liberté de pensée et d'action ne plaisent pas à beaucoup.
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Citations et extraits

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  • Par bibliame, le 19 mai 2011

    Cinq années s’étaient écoulées depuis le jour de juin 1933 où, incapable de tolérer plus longtemps les purges qu’opérait Goering au sein de la police, j’avais renoncé à mon titre de Kriminalinspecktor pour devenir le détective de l’hôtel Adlon. Quelques mois de plus et ma hiérarchie m’aurait, de toute façon, renvoyé. Si quelqu’un à l’époque m’avait dit que je reviendrais à l’Alex sous une casquette d’officier supérieur de la Kripo alors qu’un gouvernement national-socialiste était toujours en place, je l’aurais traité de fou.
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  • Par bibliame, le 19 mai 2011

    - Grâce à Streicher et à son torchon antisémite, ça serait facile de coller ça sur le dos des juifs, dit Nebe.
    - Justement, reprit Heydrich. Je veux éviter à tout prix une émeute anti-juive dans cette ville. Elle offenserait mon sens de l’ordre public. Elle m’offenserait en tant que policier. Le jour où nous déciderons de nous débarrasser des juifs, ce sera fait avec méthode, non en faisant appel à la populace. Il ne faut pas perdre de vue les implications commerciales. IL y a deux ou trois semaines, quelques abrutis ont décidé de saccager une synagogue à Nuremberg. Une synagogue qui était assure auprès d’une bonne compagnie allemande. La compagnie à dû débourser des milliers de marks de dédommagement. Croyez-moi, les émeutes raciales ne sont pas bonnes pour les affaires.
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  • Par bibliame, le 19 mai 2011

    En ces temps difficiles, le simple fait de survivre était une sorte d’exploit. Ca n’était pas quelque chose qui arrivait tout seul. Vivre en Allemagne nazie demandait un effort constant. Et encore vous restait-il, si vous parveniez à surnager, à trouver un but à votre vie. Car à quoi bon jouir de la santé et la sécurité si votre vie n’a aucun sens ?
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  • Par bibliame, le 19 mai 2011

    Parce qu’en plus de la différence de salaire, lui fit remarquer Heydrich, Herr Gunther ne veut pas voir des officiers supérieurs lui mettre des bâtons dans les roues. Et il a parfaitement raison. Ce grade lui sera indispensable pour affronter les grincements de dents que suscitera son retour dans les rangs de la Kripo. J’aurais dû y penser moi-même.
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  • Par bibliame, le 16 mai 2011

    Je secouai la tête et m’entendis soupirer. Comment en était-on arrivé là ? Comment un monstre sadique comme Streicher avait-il pu parvenir à une position de pouvoir presque absolu ? Combien y en avait-l d’autres comme lui ? Mais au fond, le plus surprenant dans tout ceci était ma capacité à être encore surpris par ce qui se passait en Allemagne.
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La chronique de Gérard Collard - Hôtel Adlon
Pour bien commencer le week-end, notre chroniqueur libraire Gérard Collard vous propose aujourd'hui le dernier livre de Philip Kerr : "Hôtel Adlon" (éditions du masque) qui n'est autre que la suite de La trilogie berlinoise... Regardez l'avis de Gérard Collard... La présentation du livre "La trilogie Berlinoire" par l'éditeur : Publiés pour la première fois entre 1989 et 1991, L'Eté de cristal, La pâle figure et Un requiem allemand ont pour toile de fond le IIIe Reich à son apogée et, après la défaite, l'Allemagne en ruine de 1947. Bernie Gunther, ex-commissaire de la police berlinoise, est devenu détective privé. Désabusé et courageux, perspicace et insolent, Bernie est à l'Allemagne nazie ce que Philip Marlowe est à la Californie de la fin des années 1930 : un homme solitaire, témoin de son époque. Des rues de Berlin "nettoyées" pour offrir une image idyllique aux visiteurs des Jeux olympiques à celles de Vienne la corrompue, Bernie enquête au milieu d'actrices et de prostituées, de psychiatres et de banquiers, de producteurs de cinéma et de publicitaires. La différence avec un film noir d'Hollywood, c'est que les principaux protagonistes s'appellent Heydrich, Himmler et Goering.... La présentation du livre "Hôtel Adlon" par l'éditeur : Dans ce sixième épisode, retour aux sources. Berlin, 1934 : le monde est aveugle. Mais Bernie Gunther, lui, ne l'est pas. Après avoir quitté la police de plus en plus nazifiée, il est chargé de la sécurité des résidents du célèbre hôtel ...








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