ISBN : 2819500323
Éditeur : Les Nouveaux Auteurs (2010)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
L'histoire racontée dans ces pages, avec une sensibilité à fleur de peau, est celle d'une jeune Hmong du Laos. Depuis son enfance auprès d'un père général allié des Occidentaux, jusqu'à son exil en France, en passant par les terribles camps de la jungle thaïlandaise, mo... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par mutinelle, le 12 avril 2011

    mutinelle
    J'aime beaucoup lire des livres relatant des histoires vraies. Connaître la vie des gens. J'ai peut-être un petit côté voyeur… J'aime d'autant plus ça, quand ces livres parlent de pays et de civilisations que je connais peu, j'aime découvrir de nouveaux horizons.
    Le Journal d'une enfant survivante conte l'histoire d'une jeune laotienne au lendemain de la victoire des communistes en 1975. On y voit l'exile des populations et leur survie dans des camps thaïlandais, et plus précisément la vie de la famille de Maykam, tout juste 5 ans, et leur exile en France dès 1979.
    Je connais peu cette partie de l'histoire du monde et encore moins l'histoire du Laos, j'ai donc découvert pas mal de chose sur le pays, ces ethnies, ces coutumes… mais surtout sur la dignité d'un peuple même dans la misère.
    Ce livre est très poignant, certaines scènes ne sont pas tendres, mais il ne tombe jamais dans le mélodrame au rabais, l'émotion est présente mais l'auteure ne fait rien pour se victimiser. Elle nous raconte juste son histoire, le plus fidèlement possible à ce qu'elle a ressenti.
    Maykham est une enfant très intelligente, précoce pour son âge. À 5 ans elle a déjà des réflexions d'adulte et une vision non édulcorée sur le monde qui l'entoure. Elle ne mâche pas ses mots pour nous faire découvrir avec ses yeux ce qu'elle a vécu, depuis sa vie de fille de générale aisé, de son exil , à ses études dans une fac parisienne en passant par la vie dans une cité HLM d'Avignon. Après la réalité des camps de réfugiés, nous est relaté la vie quotidienne du famille d'émigrés fraichement débarquée en France.
    J'ai adoré ce livre que j'ai lu en 2 jours à peine. le style fluide permet une lecture rapide et l'histoire de l'auteure racontée sans chichi est vraiment passionnante. Je le conseille vivement, pour découvrir ce qu'est la vie de tous ces réfugiés et surtout pour s'apercevoir que la France n'est pas toujours le pays d'accueil qu'il se dit être.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 26 décembre 2010

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    L'histoire débute dans un camp de réfugiés. Maykham nous raconte sa vie ainsi que celles de ses proches dans ce camp et toutes les difficultés qu'ils peuvent endurer. Nous avons très peu d'informations sur sa vie d'avant. On sait seulement qu'elle vient d'une famille aisée mais malheureusement quand la guerre éclate, personne n'est à l'abri.
    Le livre suit un ordre chronologique mais l'auteur alterne souvent entre le passé et le présent, sans que cela soit gênant pour le lecteur. le passé est plutôt évoqué comme un souvenir que l'on raconterait. Cependant, ces souvenirs sont ceux d'une petite fille et parfois on peut être étonnés de la maturité avec laquelle elle voit la vie. Paraît-il que les traumatismes font grandir plus vite. Tout est raconté avec une certaine retenue, une certaine distance mais avec tout de même beaucoup d'émotion. Car comment ne pas être sensible à cette petite fille qui subit déjà tant de choses alors qu'elle n'est encore qu'une enfant ?
    Passé le camp, nous retrouvons la famille lors de son installation en France. Et bizarrement, c'est à ce moment que j'ai trouvé que l'histoire était la plus dure. Dans le camp, les conditions étaient effroyables mais ils étaient ensemble, étaient de la même culture, parlaient la même langue. Arrivés en France, tout est différent et les gens ne se gênent pas pour le faire comprendre. S'en suit le racisme, la violence.
    La violence ne venant pas toujours de l'extérieur mais parfois de cette famille qui souffre de cet exil, qui ne sait pas comment s'intégrer, qui voudrait que tout soit différent.
    Ce livre montre à quel point la frontière entre deux cultures peut paraître infranchissable.
    La fin, quant à elle se porte sur le présent de Maykham (même si cela se passe il y a vingt ans) et une question se dessine. Est-ce un témoignage ou un roman ? Les trois quarts du livre ne laissent aucun doute sur cette question, c'est un témoignage, bien que quelques moments soient parfois romancés. Mais la fin semble être pure invention. Et pourtant, cela ne détonne pas avec le reste, c'est comme une continuité. Cela donne une bouffée d'air frais après toutes ces douleurs et on se dit qu'elle mérite bien, elle aussi, son bout de bonheur.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Lellia, le 22 avril 2011

    Lellia
    A chaque fois que je lis une autobiographie je ne peux m'empêcher de me demander quelle est la part de réalité et la part de romancé, et ce livre n'a pas échappé à la règle.
    Autant je ne remet absolument pas en doute l'écrit de May Kham lorsqu'elle décrit l'enfer des camps, cette solidarité dans l'horreur, ses rapports avec sa famille et le racisme des français à l'égard des étrangers, autant il y a cette autre partie à propos de Paul notamment et de la maturité de cette petite fille qui me font me poser des questions. Parce que c'est simple, du début à la fin j'ai eu l'impression d'avoir à faire à une adulte, même lorsqu'elle était sensée avoir 10 ans, c'est déconcertant mais au final j'ai fini par l'accepter et prendre le récit comme il venait. Et il venait très bien, c'était bien écrit, fluide, intéressant, parfois blessant (le racisme existe toujours en France mais l'arrivée de sa famille à Avignon m'a vraiment énervée, heureusement que les mentalités ont évolué même si elles ne sont pas encore au top). Je suis juste un peu déçue que l'auteur n'ait pas ajouté plus de détails informatifs à propos de cette guerre, je ne suis pas très au fait de ce qu'il s'est réellement passé et j'aurais bien voulu en apprendre d'avantage par ce biais.
    Mais dans tous les cas, j'ai beaucoup aimé cette lecture, on s'attache réellement à May Kham et à toutes les injustices qui lui arrivent mais qui ne la font jamais chavirer, c'est une femme forte, indépendante et intelligente. Quel dommage cependant que la dernière partie du livre (à partir de ses 14 ans à peu près) passe aussi rapidement, on comprend néanmoins comment elle arrive à Paris et comment elle finit par s'en sortir mais ça aurait été intéressant de la suivre d'avantage.
    En bref, c'est un livre que j'ai apprécié de par son style et son sujet mais que je prendrais avec des pincettes sans pour autant remettre les dires de son auteur en doute, disons que c'est un réflexe chez moi de me méfier de la véracité de ce que je lis ^^
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par geek, le 16 septembre 2011

    geek
    Rencontre grace aux Enfants du Mékong. Que ceux qui croient qu'une héroïne moderne n'existe pas, ait un jour la chance de la rencontrer en vrai
    .Mais laissons la tranquille, à l'ombre des blackbirds lumineux..............................
    Ma dédicace sur mon livre: "Entre grandeur et misère, lumière et ténèbre, ne restent que le partage et la dignité. Vous êtes pauvre, donnez votre sourire, vous êtes riche, donnez votre sourire et votre pain."
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par Loubhi, le 30 décembre 2010

    Loubhi
    Pour un premier livre, le style est de qualité, la construction aussi. On s'attache à May Kham, on partage son histoire personnelle, on ne peut pas rester,enfin, indifférent à cette sanglante histoire moderne de génocide, de barbarie et des difficultés à intégrer un monde occidental si différent.
    Un bel ouvrage, un bon moment de culture et de lecture.

    Lien : http://passiondelecteur.over-blog.com/article-journal-d-une-enfantsu..
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Citations et extraits

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  • Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 24 décembre 2010

    Gaby! Comme je déteste ce surnom. Je ne comprendrai jamais les Français! C'est tellement plus poétique, Gabriel. Laurence plutôt que Lolo, Frédéric au lieu de Fred, Maxime à la place de Max. Même me concernant, ils m'ont amputé de mon vrai prénom. Tous m'appellent May au lieu de Maykham. Maykham, c'est "Fil d'or", c'est bien mieux que fil... Fil de laine, fil d'attente, fil suspendu à rien...
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  • Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 24 décembre 2010

    On ne retient pas un homme comme toi. Tu es une vague. On ne retient pas une vague, on se fracasse dessus ou on se laisse porter par elle.
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  • Par geek, le 16 septembre 2011

    Après le choc et la désillution de notre France rêvée, le Pont d'Avignon de la chanson n'était qu'une ruine de guerre qui n'atteindrait jamais l'autre rive ni n'accueillerait des danseurs.
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par geek, le 16 septembre 2011

    Quand je serai grande, aucun "homme absent" ne pourra m'atteindre: je serai médecin sans frontières, je voyagerai sur toute la terre. Oui, je serai une "femme absente".
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 24 décembre 2010

    Je me disais que Dieu était grand d'avoir permis aux hommes d'inventer le petit écran, qui étouffait si bien leur chagrin...
    Citation de qualité ? (12 votes positifs)






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