ISBN : 2–88093–110–X
Éditeur : Le Grand Midi (1990)


Note moyenne : 2/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
Sous la forme littéraire de notes d'une jeune historienne québécoise à la recherche d'une civilisation à la fois disparue et à venir, c'est le genre de l'utopie qui est repris ici, dans un contexte contemporain. On y suit les traces d'une enquête parmi des vestiges et d... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 2.00/5
    Par paulotlet, le 15 octobre 2011

    paulotlet
    La Québécie est un roman tout à fait étrange qui se présente sous la forme d'un dossier documentaire composé par une jeune historienne en vue d'un mémoire consacré à une société oubliée de tous, qui naquit de la Révolution tranquille et fut gommée des esprits et de l'histoire par les forces de la réaction.
    Certains on voulu voir dans La Québécie une utopie authentique, un des rares exemple de société parfaite décrite par la littérature qui ne porte pas en elle les germes de la dictature. J'ai découvert ce livre il y a une dizaine d'année grâce à une chercheuse de l'Université de Mons qui s'en était faite la plus acharnée des défenseuses. Je l'ai lu sans a priori, même si j'avais le secret espoir de découvrir un projet de société enthousiasmant.
    Hélas, ce que j'ai lu m'a plutôt fait peur. Il y a dans La Québécie des points communs avec la plupart des grands totalitarismes. le système décrit s'inscrit dans la tradition non conformiste. Il s'agit de trouver des réponses aux angoisses qui étreignent la société contemporaine en dehors des voies traditionnelles. La recherche spirituelle constante, le rejet du matérialisme rappellent les position de la jeune droite d'entre-deux-guerres.
    La société québécienne est une société d'ordre. le contrôle social y est poussé à l'extrême et, comme dans les anciens pays soviétiques c'est l'Etat qui règle tous les aspects de la vie des gens. La tentation est grande de déclarer fous ou à tout le moins associaux les mécontents, les subversifs, les dissidents ou les indisciplinés. Comme dans nombre de cités idéales, de la Cité Mondiale d'Otlet à la moderne Singapour, on instaure une méritocratie. Les sujets les plus brillants, les plus cultivés vont indiquer à la masse ce qui est bon pour elle, même si elle ne le sait pas. Ce système est poussé très loin en assurant sa parfaite reproduction par le vote plural; les plus malins votent plusieurs fois...
    La dérive est prévisible; celui qui refuse le modèle n'atteindra pas le rang de citoyen de première classe, ne fut-ce que parce qu'il refusera de se soumettre aux rituels infantiles prévus par la loi. Une religion d'Etat, si ouverte et si tolérante soit-elle reste une religion, reste une transcendance. Que faire du matérialiste, de l'individualiste, de celui qui n'adhère à rien.
    La Québécie aurait banni Stirner, qu'aurait-elle fait de Nietschze ou de Marx? L'enthousiasme obligatoire est l'un des ingrédients du fascisme; La Québécie est un ennième Meilleur des monde.
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Citations et extraits

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  • Par paulotlet, le 15 octobre 2011

    Nous acceptions mieux la mort. Et paradoxalement, mieux la maladie aussi, même si nous jugions plus facilement que certaines maladies étaient des raisons de quitter la vie. Je me souviens que, tout en appréciant la santé, nous ne la considérions pas comme une valeur suprême, pas plus que nous ne donnions au confort le premier rand de nos considérations. Il était admis que l'élan de la vie devait prédominer sur le souci méticuleux de la santé ou du confort
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