> Robert Pépin (Traducteur)
> Jean-Pierre Sicre (Préfacier, etc.)

ISBN : 2859409998
Éditeur : Phébus (2004)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Ce matin-là... un adolescent de dix-neuf ans, son violon sous le bras, quitte à pied son village, dans l'Ouest de l'Angleterre, et prend la route de l'Espagne : un pays dont il ne sait à peu près rien...
Nous sommes en 1935. Notre marcheur va, parcourir en un an,... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par EFar, le 26 juillet 2011

    EFar
    Avec la pauvreté comme terrain d'entente, on peut rencontrer bien du monde. C'est un peu ce que j'ai retenu de ce journal de voyage chargé de soleil. Cider with Rosy nous avait laissé dans les Cotswold, ce livre quitte l'Angleterre des années 30 et nous emmène en Espagne. La plume de Laurie Lee est ici encore sensible et fine. Avec son écriture épurée, très poétique, il m'a fait voyager sur ses épaules dans ce pays qui devait lui sembler profondément exotique : fruste, ancien, presque mythique, écrasé de soleil, et un monde sans doute disparu aujourd'hui. Un pays où il faisait bon cheminer avec pour bagage un violon.
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  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    UN BEAU MATIN D'ETE est un véritable "road movie".C'est avec une écriture simple et lumineuse que Laurie Lee nous décrit l'ambiance et les tensions de l'Europe à la veille de la seconde guerre mondiale. A la fois autobiographique et romanesque, ce roman, second d'une trilogie magnifique, nous ouvre les yeux sur toute une époque. C'est d'une manière différente des manuels d'histoire que nous appréhendons la vie des gens, de l'Angleterre à l'Espagne en 1936.
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    • Livres 5.00/5
    Par Nanne, le 25 mai 2009

    Nanne
    Lorsque Laurie Lee quitte son village du fin fond de l'Angleterre, il est très loin de se douter de ce qu'il va entrevoir au cours de son voyage. On est dans les années 1930, en Europe, et l'époque n'est plus à l'euphorie des Années Folles, mais à celle des désœuvrés et des chômeurs. Tout cela pousse l'auteur sur les chemins, mais aussi ses vingt ans, la poésie qu'il écrit et l'envie d'aller voir ailleurs pour tenter sa chance. C'est le cœur léger, rempli d'espoir en l'avenir et muni de son violon qu'il laisse mère et fratrie pour rejoindre Londres, première escale pour ce marcheur invétéré. La solitude des premiers kilomètres laisse vite la place à une longue colonne de déplacés économiques et involontaires. Apprenti-poète et musicien des rues, il survivra à Londres grâce à des petits boulots et divers travaux précaires sur des chantiers. Cela n'entame en rien son optimisme, puisqu'il se verra - dans le même temps - récompensé par un journal local qui éditera ses premiers poèmes.

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2009/05/its-long-way-to-sp..
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 25 mai 2009

    J'y avais accepté que, bien gras et bien riche, le gros bonnet contemplât tout d'un œil vitreux alors qu'au marché, des hommes se battaient pour quelques déchets, que d'aimables vierges de la haute vinssent à l'église en carrosse alors que des mendiantes accouchaient dans les coins de portes [...]. J'avais cru que les uns et les autres faisaient tout simplement partie du tableau et ne m'étais jamais posé la question de savoir si c'était juste ou injuste. [...] J'eus pour la première fois conscience que le grabuge n'allait pas tarder.
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  • Par ivredelivres, le 06 avril 2012

    A pied j'étais passé par des villages misérables où, dans le vent et la poussière, des foules d'enfants m'avaient accompagné le long des rues. Les prêtres et les femmes se signaient dès qu'ils m'apercevaient.
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  • Par Nanne, le 25 mai 2009

    Je remarquai vite qu'il s'y trouvait beaucoup d'autres voyageurs, et que tous, nous avancions vers le nord en une sombre et lente procession. Si certains étaient vagabonds professionnels, la majorité appartenait à la grande armée des chômeurs qui, à cette époque-là, errait sans but à travers toute l'Angleterre.
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