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François-René de Chateaubriand (Traducteur)Robert Ellrodt (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070328384
Éditeur : Gallimard (12/05/1995)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 74 notes)
Résumé :
Baudelaire affirmait : " Il me serait difficile de ne pas conclure que le plus parfait type de Beauté virile est Satan, - à la manière de Milton.
" Le XXe siècle a été plus réticent ; encore que Claudel ait pu écrire : " Il est bien remarquable que le livre fondamental, sur lequel, on peut le dire, s'appuie toute la littérature anglaise s'appelle Le Paradis perdu. " T. S. Eliot a un point de vue original : " ... Je ne puis penser à aucune oeuvre qui offre [au... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
isajulia
22 mars 2013
★★★★★
★★★★★
Ce livre est magnifique,j'aime énormément les écrits sur la religion et avec ce poème j'ai été heureuse.De la chute de Lucifer à l'expulsion d'Adam et Eve du Paradis j'ai parcouru les pages avec bonheur.L'écriture est splendide et remplie de sensibilité.
J'ai une grande admiration pour John Milton,si ma mémoire est bonne il était déjà aveugle quand il a écrit le Paradis perdu,dans son obscurité cet homme a réussi à trouver la lumière et à la transmettre au lecteurs à travers les âges.
J'ai adoré.
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PhilippeCastellain
23 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
Au XVIIème, un siècle après l'irruption de la Réforme, les lignes de démarcation entre catholiques et protestants sont solidement tracées. Après les théologiens, commence à émerger une littérature profane protestante. Agripa d'Aubignée en France, Milton en Angleterre. Mais ces austères puritains rejettent férocement la frivolité des cours catholiques, et plus encore le théâtre, considéré comme un lieu de débauche et d'impiété. C'est donc dans la Bible qu'ils puisent leur inspiration.
Il est probable que Milton caressa longtemps l'idée d'écrire une grande épopée inspirée du livre de la Genèse, et que le moment venu il y jeta toutes ses forces. Il en résulta ce long poème en prose narrant la création du monde, de la chute des anges rebelles à la chute de l'homme. On y trouve des inspirations de l'Iliade, de Dantes, mais également de nouvelles formes et de nouvelles idées.
Comme cette façon de débuter en flash back, par exemple. le livre s'ouvre sur Satan et ses fidèles vaincus, précipités au fond de la Géhenne, découvrant leur royaume d'exil désolé. Mais bien vite ils se ressaisissent. Il parait que quelque part, Dieu aurait créé un nouveau monde, habité par une nouvelle créature. L'homme…
La forme du texte est celle du XVIIème siècle, et de nos jours passerait pour bien lourde et longue, mais les descriptions sont magnifiques. Il est vrai que la traduction fut faite par Chateaubriand ! le défilé des démons, semblables à des tours et couverts de sang, pourrait être l'acte fondateur de l'héroïque fantaisie ! Les noms n'ont pas tellement changés d'ailleurs : Belial, Astartée, Dagon… Milton rajoute dans la liste la totalité des dieux de l'Egypte et de l'Olympe. La guerre des anges et des démons est également narrée avec force magnificence, et encore une fois n'a pas grand-chose à envier à une BD comme ‘Les chroniques de la lune noir'.
Il m'a été difficile de critique ce livre. Sévère et magnifique, il marque l'un des tournants de la civilisation européenne. Chateaubriand, fervent catholique, ne s'y trompa pas. On peut se demander si, pris par son feu, il fut d'un respect fidèle envers l'oeuvre original. Mais sa traduction est si magnifique qu'elle est une oeuvre en soi !
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Aela
13 février 2011
C'est l'oeuvre majeure de Milton (1608-1674) mais aussi une oeuvre très importante de la littérature occidentale. Un poème formé de 12 livres; Milton a choisi un vers non rimé, la rime n'étant pour lui qu'une décoration. Un récit qui s'ouvre juste après la bataille entre Satan et ses troupes et les légions divines. le récit s'achèvera au moment où Adam et Eve quittent le paradis terrestre pour reconstruire un paradis intérieur, bien plus heureux.
Une oeuvre reprise par les romantiques, Milton donnant l'impression d'avoir fait de Satan le vrai héros de son texte, Satan dont l'image se dégrade au fur et à mesure de ses métamorphoses au cours du texte: chérubin puis cormoran puis crapaud puis serpent.
Particulièrement émouvant le passage où Adam renonce au paradis pour partager le sort d'Eve.
Un grand classique à lire et à relire, et plus particulièrement dans la version bilingue anglais-français.
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Philippe67
08 avril 2012
★★★★★
★★★★★
C'est vieux très très vieux, à lire pour la culture mais ce n'est pas ce genre poétique qui me passionne
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hurledesanges
31 août 2014
★★★★★
★★★★★
Une fresque sans précédent sur la chute de l'Apostat et de ses disciples. Un chef d'oeuvre !
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Les critiques presse (1)
BoDoi04 septembre 2015
Le dessin impressionne, la langue inspirée du texte originel est belle et entêtante. Le pari était fou, mais le parti pris était le bon.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson27 juin 2012
Kérub déchu, la faiblesse est un acte ou une souffrance misérable, mais sois sûr de ceci : faire le Bien ne sera jamais notre rôle, mais faire éternellement le Mal notre seule réjouissance, car c’est le contraire de sa haute volonté, à laquelle nous nous opposons. Si donc sa Providence cherche à tourner le Mal en Bien, notre tâche sera d’inverser cette tendance et d’ouvrir la voie au Mal, à partir du Bien, entreprise qui, souvent, pourra réussir.
+ Lire la suite
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AelaAela13 février 2011
Quoiqu'il puisse arriver, mon destin est le tien,
Je veux avec toi périr ou être sauvé:
Si la mort t'attend, alors la mort est ma vie;
Je sens tant en moi la nature qui nous unit,
Je m'attache à moi-même en m'attachant à toi;
Rien ne peut nous séparer; nos êtres ne font qu'un;
Ton corps est le mien et ta mort sera la mienne.
However I with thee have fixed my lot,
Certain to undergo like doom; if death
Consort with thee, death is to me as life;
So forcible within my heart I feel
The bond of nature draw me to my own,
My own in thee, for what thou art is mine;
Our state cannot be severed, we are one,
One flesh; to lose thee were to lose myself.
Bk IX, 952-959
+ Lire la suite
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AelaAela13 février 2011
Ce ne sont pas les lieux, c'est le coeur qu'on habite,
Qui fait du Ciel un Enfer, de l'Enfer un Ciel.
Ici je puis régner en paix c'est assez;
Une couronne même en enfer me fait roi:
J'aime mieux régner en enfer que servir au ciel.

The mind is its own place, and in itself
Can make a heav'n of hell, a hell of heav'n
Here we may reign secure, and in my choice
To reign is worth ambition though in hell:
Better to reign in hell, than serve in heav'n. (Bk I, 254-263)
+ Lire la suite
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luxorionluxorion23 septembre 2014
Références de John Milton aux beautés du ciel qu'il découvrit en observant dans la lunette de Galilée:

Devant leurs yeux apparaissent soudain les secrets du vieil Abîme; un océan sombre, sans bornes, sans dimensions, où la longueur, la largeur et la profondeur, le temps et l'espace, sont perdus. (II, v.889, p173.)

Ainsi chantait le glorieux cortège dans son ascension: le Verbe à travers le ciel, qui ouvrit dans toute leur grandeur ses portes éclatantes, suivit le chemin direct jusqu'à la maison éternelle de Dieu; un chemin large et ample dont la poussière est d'or et le pavé d'étoiles, comme les étoiles que tu vois dans Galaxie, cette voie lactée que tu découvres, la nuit, comme une zone poudrée d'étoiles. (VII, v.574, p316-317).
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stekasteka12 avril 2014
Rassemblant nos légions affligées, examinons comment nous pourrons dorénavant nuire à notre ennemi, comment nous pourrons réparer notre perte, surmonter cette affreuse calamité; quel renforcement nous pouvons tirer de l'espérance, si non quelle résolution du désespoir.
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