> Olivier Mannoni (Traducteur)

ISBN : 2742792724
Éditeur : Actes Sud (2010)


Note moyenne : 4.27/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres

Après avoir combattu dans la résistance française, son grand-père a contribué à la fondation de la RDA. Sa mère a cru à l'avenir du jeune état communiste, tandis que son père rêvait déjà de le v... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par mariech, le 26 février 2012

    mariech
    Avant de lire ce livre , j'avais lu pas mal de critiques sur le net , toutes très positives et ce sujet ' L'histoire d'un allemand de l' Est m'a fait rêvé , j'avais une envie folle de tenir ce livre entre mes mains , et enfin voilà que je commence ma lecture , j'en attendais sans doute un peu trop car j'ai été un peu décue .
    Bon , je m'eplique , je m'attendais à plus d'anecdotes sur la vie en RDA et bien sûr , il y en a mais pas assez , je ne m'attendais pas à ce que l'auteur s'attarde si longuement sur la vie de ses deux grands -pères ( surtout de son grand -père maternel ) ; même si c'est important pour comprendre l'histoire de l' Allemagne après la seconde guerre mondiale jusqu'à la chute du mur de Berlin .
    Il m'a semblé que l'histoire de Gehrard était rocambolesque , que certains passages sur la fin de la RDA et la chute du mur ressemblent plus à un cours d'histoire qu'à une vision personnelle , j'ai lu pas mal de livres sur la chute du mur et j'ai enfin assouvi ma soif de lecture sur cette période .
    Pour les points positifs car il y en a , l'auteur décrit très bien comment on est arrivé à construire cette RDA , l'importance qu'elle a pu avoir au début et qui s'est estompée en trois générations jusqu'à disparaître définitivement , l'amertume de nombreuses personnes qui voulaient plus de liberté mais pas la fin de l'état , la duplicité qui est indispensable pour survivre au jour le jour . , les compromis que l'on doit faire et pour ça le livre vaut le détour . L'anecdote du 8 mai 1958 où paraît dans les journaux ' Des observateurs auraient vu des tanks américains dans les rues de Pragues ' est révélatrice de la désinformation de l'époque .
    Et puis comme dit si bien l'auteur une enfance reste une enfance même en RDA , d'autant plus que l'auteur vit dans un milieu privilégié .
    Un petit détail aussi m'a tracassé le père et le grand-père maternel de l'auteur ont le même nom de famille et il n'a aucune explication à ce sujet . , j'ai donc supposé que le père de l'auteur avait pris le nom de sa femme comme nom d'artiste . le père qui comme la plupart des artistes a tout perdu avec la fin du communisme et qui est vite décu par l' Ouest ' il lui manquait cet Etat auquel il pouvait se frotter . L'Ouest n'avait pas de tranchant , pas de résistance . Il pouvait faire ce qu'il voulait , désormais , il n'y avait pas de réponse , pas de réaction. '
    Donc en résumé , avis mitigé mais je n'irai pas jusqu'à en déconseiller la lecture , bien au contraire , les échanges d'impression sont les bienvenus .
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Bigmammy, le 22 juillet 2011

    Bigmammy
    Maxim Leo est né à Berlin en 1970. Il a étudié les sciences politiques à Berlin et à Paris, il est journaliste au Berliner Zeitung. Son livre, c'est l'histoire de sa famille, qui rassemble à peu près tous les éléments fédérateurs de la genèse de la RDA, l'Allemagne de l'Est : l'espoir des pères fondateurs, le désenchantement des enfants qui refusent ce socialisme-là, le soulagement des petits-enfants à la chute du Mur, leur tristesse de se sentir considérés comme des parias par les gens de l'Ouest, après....
    Il commence son récit par l'histoire de son grand-père Gerhard, un héros de guerre, un membre de la Nomenklatura...et il déroule aussi celle de son autre aïeul, Werner, celui qui avait cru : aux vertus du nazisme, puis à celles du communisme, avec autant d'ardeur...ses deux grands-pères qui ne se sont jamais connus, et qui ont pourtant bâti ensemble la DDR (Deutsche Demokratische Republik, brocardée en "Der Dumme Rest".
    Gerhard Leo, juif communiste exilé en France où il s'engage dans la résistance croyait en la RDA qu'il avait contribué à bâtir. le journaliste sera plus tard le correspondant à Paris de l'organe officiel du PC est-allemand Neues Deutschland. Mais faisant découvrir à son petit-fils son pays d'adoption lors d'un voyage en France en 1986, un privilège permis seulement à certains, Gerhard Leo dont la fille Anne a déjà pris ses distances avec le régime contribue, bien malgré lui, à faire perdre ses dernières illusions à son petit-fils qui vient de sortir un livre sur l'histoire de sa famille : « Après ce que j'ai vu à l'Ouest, je ne supportais plus l'Est. le socialisme que mon grand-père avait construit me paraissait complètement dépassé ».
    Trois ans plus tard, Maxim Leo participe aux mouvements de protestation qui précèdent la chute du Mur. Il est même arrêté quelques jours avant, interrogé durement...Mais tout est aussi une provocation de la Stasi, on ne peut se fier à personne.
    Il raconte avec tendresse et lucidité les contradictions de l'Allemagne aujourd'hui réunifiée.On sent qu'il doit raconter cette histoire, y mettre aussi les photos de ses parents, Wolf et Anne, de lui, bébé. On comprend ses doutes, ses contradictions, son expérience déchirée....
    Un témoignage sans concessions, sensible et émouvant. C'est bien compliqué, l'Allemagne !

    Lien : http://www.bigmammy.fr
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par TRIEB, le 25 décembre 2011

    TRIEB
    Peut-on résumer l'histoire d'un pays par l'évocation de biographies familiales ? Sans embrasser intégralement l'histoire de l'Allemagne contemporaine, c'est assurément le pari que réussit Maxim Leo dans son ouvrage « Histoire d’un Allemand de l’Est ». Maxim Leo est journaliste au Berliner Zeitung, il est le fils d'Anna et de Wolf .Sa mère était hautement impliquée dans la défense de la République démocratique allemande, son père était beaucoup plus critique vis-à-vis du régime .Ses deux grands-parents, Werner et Gerhard ont connu des destins très divergents quant à leurs choix politiques respectifs.
    Gerhard, après avoir participé à la Résistance en France, a contribué à la naissance de la RDA. Ce n'est pas à proprement parler un récit des vies de ces personnages mais plutôt la description des conséquences de leurs choix sur la vision du monde de Maxima Leo .
    Un constat s'impose à la lecture de cet ouvrage : le simplisme n'y est jamais présent pour décrire ce que fut vraiment la RDA, prison à grande échelle et régime totalitaire détestable pour les uns, tentative de bâtir une nouvelle société sur les débris du nazisme et rempart contre le fascisme pour les autres.
    Beaucoup d'interrogations sont décrites avec une grande justesse, parmi lesquelles la conception de l'engagement politique d'Anne, mère de Leo : « Pour Anne, le parti est plus qu'une organisation, il est plus que les hommes et les femmes qui le composent. (…) Cette foi dans le grand Tout, dans la ‘cause', comme on dit chez elle, sera sa consolation plus tard, lorsqu'il lui arrivera d'être désespérée par le quotidien banal de la RDA. »
    La justification ultime du militantisme communiste est elle aussi très bien résumée : « Son père faisait la même chose lorsqu'il ne savait plus quoi faire, lorsque l'absurdité qu'il défendait dépassait les limites. « J'ai risqué ma vie pour ça », telle était la phrase qui faisait taire Anne lorsqu'elle était dans sa famille. » Etait-ce une illusion, une réassurance contre le passé nazi de l'Allemagne ? La réponse de Maxim Leo concernant ses deux grands-pères ne laisse guère prise au doute : « La RDA était une sorte de pays de rêve où ils ont pu oublier ce qui les avait accablés jusque-là .Nouvelle foi contre ancienne souffrance : tel était le pacte fondateur de la RDA. Ils n'ont jamais pu voir le grand mensonge qu'était ce grand rêve-parce que leurs propres mensonges existentiels auraient été alors révélés. »
    Ce livre est aussi une évocation du caractère exceptionnel des destins des membres de la famille de Maxim Leo .Il permet de comprendre, à défaut d'admettre, ce que furent les origines de la société est-allemande. Il dit vrai, ne blesse personne, c'est un récit décisif pour comprendre l'histoire de l'Allemagne réunifiée.


    Lien : http://bretstephan.over-blog.com
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    • Livres 5.00/5
    Par mustango, le 23 février 2011

    mustango
    Ce livre est littéralement passionnant. L'auteur évoque le parcours de ses deux parents, ses grands parents également. Les deux grands pères ont eu des trajectoires complètement opposées : l'un a été obligé de fuir l'Allemagne et a fait de la Résistance en France (vers Toulouse), de la prison... L'autre travaillait dans une usine, et n'a fait la guerre que tardivement (vers 43), il a été prisonnier en France. Tous les deux ont été des partisans du nouvel Etat : la RDA.
    L'auteur parle de la RDA, la Stasi, les suspicions, le manque de liberté, le rêve de l'Ouest, la chute du Mur
    . Ou comment passer de la prison du nazisme à une autre prison.
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    • Livres 4.00/5
    Par Salihaadultes, le 06 avril 2012

    Salihaadultes
    nous apprend à connaître la vie en Allemagne de l'Est
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Citations et extraits

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  • Par mariech, le 26 février 2012

    Je crois que , pour mes deux grands -pères , la RDA était une sorte de pays de rêve où ils ont pu oublier tout ce qui les avait accablés jusque -là . C'était un nouveau départ , une chance de recommencer depuis le début .
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  • Par TRIEB, le 25 décembre 2011

    La RDA était une sorte de pays de rêve où ils ont pu oublier ce qui les avait accablés jusque-là .Nouvelle foi contre ancienne souffrance : tel était le pacte fondateur de la RDA. Ils n’ont jamais pu voir le grand mensonge qu’était ce grand rêve-parce que leurs propres mensonges existentiels auraient été alors révélés.
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  • Par mustango, le 15 février 2011

    Quelques décennies plus tard, Anne retrouvera cette lettre dans son dossier de la Stasi. Elle apprend qu'à cette époque, on comptait lancer contre elle une "procédure opérationnelle". Mais cette décision fût suspendu peu après. "Le père de la susnommée est collaborateur du Comité central du SED".
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Bigmammy, le 22 juillet 2011

    "Nous nous rendons à Check point Charlie. Nous n'avons pas besoin de beaucoup nous rapprocher pour comprendre que le Mur est ouvert. Les gens crient de joie. Une femme pleure à côté de nous. Elle dit qu'elle avait vingt ans lorsqu'on l'a construit. "Il était là tout d'un coup, et tout d'un coup il disparaît, et ma vie est passée tout d'un coup, elle aussi." Elle pleure de joie, et j'aimerais pouvoir pleurer moi aussi."
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  • Par Bigmammy, le 22 juillet 2011

    "Nous nous rendons à Check point Charlie. Nous n'avons pas besoin de beaucoup nous rapprocher pour comprendre que le Mur est ouvert. Les gens crient de joie. Une femme pleure à côté de nous. Elle dit qu'elle avait vingt ans lorsqu'on l'a construit. "Il était là tout d'un coup, et tout d'un coup il disparaît, et ma vie est passée tout d'un coup, elle aussi." Elle pleure de joie, et j'aimerais pouvoir pleurer moi aussi."
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