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> Mireille Vignol (Traducteur)

ISBN : 2264048700
Éditeur : 10-18 (2009)


Note moyenne : 4.05/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Stasiland est le roman de la Stasi,la redoutable police secrète de l'Allemagne de l'Est. Malgré la chute du mur de Berlin, cette terrible époque hante encore victimes et anciens agents. Ainsi, Miriam Weber, seize ans, détenue plusieurs jou... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Labyrinth, le 31 juillet 2013

    Labyrinth

    Anna Funder nous amène au cœur de l'ex-RDA, découvrir les plus intimes rouages de la STASI, ce système pernicieux mais hautement sophistiqué d'espionnage «démocratique».
    Les témoignages viennent étayer l'idée que l'on se fait de cette institution, rivalisant avec la CIA (des guignols à côté !) qui persistent quant à eux, un espionnage sans vergogne ! Entre victimes désemparés face aux atrocités commises au nom du communisme et allemands vindicatifs, ce livre trace une route à travers cette Allemagne de l'Est, au sein de laquelle le mot «liberté» n'avait plus beaucoup de sens.. Matériels perfectionnés, attitudes, suspicions, pressions familiales, tout est passé au crible.
    Un ouvrage passionnant, qui se dévore en quelques jours, qui nous en apprend beaucoup sur cette STASI omniprésente dans la petite République socialiste, et à mettre en parallèle de l'excellent film «La vie des Autres», de Florian Henckel von Donnersmarck.
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    • Livres 4.00/5
    Par gege255, le 15 juillet 2013

    gege255
    Effarant... C'est le mot qui vient à l'esprit quand on lit ces témoignages d'anciennes victimes ou d'anciens bourreaux de la RDA...
    J'ai acheté ce livre pour le titre, parce que l'histoire de l'Allemagne me passionne, avant de lire le résumé m'apprenant...qu'il ne s'agissait pas d'un roman !
    Si certains passages sont trop axés sur les sentiments de l'auteur (ses soirées alcoolisées pour se remettre d'une dure journée par exemple), les histoires personnelles des allemands à l'époque du mur sont passionnantes, édifiantes, effarantes..
    Vraiment, on apprend beaucoup de choses en lisant "Stasiland"..
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    • Livres 4.00/5
    Par letitbe, le 30 mai 2010

    letitbe
    L'auteur, d'origine australienne, a effectué des voyages en RDA et a séjourné dans cette ex-RDA après la chute du mur de Berlin. Elle raconte les existences des victimes du régime est-allemend et celles des anciens collaborateurs de la Stasi. On découvre un système pernicieux et cruel, des vies bouleversées. On apprend comment les victimes survivent à certains troumatismes et comment ceux qui ont été les rouages du système se reconvertissent.
    Un livre qui fait parfois froid dans le dos, qui émeut et qui ouvre les yeux sur une époque.
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    • Livres 4.00/5
    Par Axl, le 06 septembre 2010

    Axl
    Même si ça lit comme un roman ce texte est en fait la compilation des rencontres d'Anna Funder avec des citoyens ordinaires de la RDA mais aussi des hommes qui ont été officiers ou ont travaillés pour la Stasi. Et c'est tout simplement passionnant. Car quand on pense espionnage et contrôle dans les pays de l'Est on pense KGB mais c'est oublié la machine de renseignements absolument implacable mise sur pieds en Allemagne de l'Est.
    La grande, la très grande, force de cet ouvrage c'est d'être humain. L'auteur dépeint des hommes et des femmes irrémédiablement pris dans l'engrenage d'un système, ce qui ne veut pas dire qu'elle en excuse les bourreaux. le contrôle était poussé à un point tel qu'il est impossible de ne pas prendre certaines situations pour de l'absurdité sans nom. En fait, on bascule sans cesse entre l'absurdité et l'horreur comme quand on parle des échantillons d'odeurs que les membres de la Stasi collectaient sur les suspects avec pour but de s'en servir comme d'une empreinte digitale, ou encore les irradiations de prisonniers à leur insu.
    Cela étant, je pense que le point le plus important abordé par Anna Funder est la notion de « mur dans la tête », cette peur, ce syndrome toujours bien présent dans les gestes quotidiens de ceux qui ont été des allemands de l'Est.

    Lien : http://axlmag.over-blog.com/article-stasiland-54936524.html
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  • Par Aela, le 22 janvier 2011

    Aela
    "Stasi" de Anna Funder.. En 1989 le mur de Berlin tombe. Peu après c 'est la réunification des 2 Allemagnes.. A travers plusieurs témoignages, nous sommes entraînés au coeur d'un régime carcéral, figé par la peur.. 20 ans après, c'est à plusieurs "vies des autres" que l'auteur Anna Funder nous convie.
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Citations et extraits

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  • Par fanfanouche24, le 12 janvier 2014

    Il y a beaucoup de choses ici que l'on ne peut pas faire en gardant l'anonymat: ça va de l' achat d'une carte de téléphone portable à celui d'un billet de train. J'ai eu à montrer une preuve d'identité si souvent que je porte maintenant mon passeport sur moi comme une fuyarde. (p.110)

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  • Par Labyrinth, le 30 juillet 2013

    A près la chute du Mur, les médias allemands ont qualifié l’Allemagne de l’Est d’Etat “le plus étroitement surveillé de tous les temps”. La Stasi, sur la fin, comptait 97.000 employés - plus qu’il n’en fallait pour surveiller un pays de dix-sept millions de personnes. Mais elle disposait aussi de plus de 173.000 indicateurs disséminés dans la population. Sous le Troisième Reich d’Hitler, on estime qu’une personne sur 2.000 était un agent de la Gestapo,dans l’URSS de Staline, une sur 5.830 était agent du KGB. En RDA, une personne sur 63 était agent ou indicateur de la Stasi. Si l’on compte les indicateurs occasionnels, certains estiment que la proportion peut atteindre une personne sur 6,5. Pour Mielke, tout dissident était un ennemi, et plus il rencontrait d’ennemis, plus il embauchait d’indicateurs et de personnel pour les mater.
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  • Par Labyrinth, le 30 juillet 2013

    Mais je réfléchis encore à l’idée de la RDA comme un acte de foi. Le communisme - sa version allemande en tout cas - était un système de croyance fermé. Un univers en vase clos , qui avait crée ici bas sa propre notion d’enfers et de paradis, de punitions et de rédemption. Les punitions étaient souvent infligées quand on manquait de foi, ou simplement quand on était soupçonné d’en manquer. La déloyauté pouvait être décelée dans les signes les plus anodins : l’antenne de télé tournée vers l’Ouest, l’oubli du drapeau rouge à la fenêtre le 1 mai, une blague mal perçue sur Honecker.
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  • Par Labyrinth, le 30 juillet 2013

    Mon sentiment ne peut s’exprimer que par ce mot composé : romance-horreur. Le sentiment est un peu niais, mais j’y tiens. La romance vient du rêve d’un monde meilleur que les communistes allemands ont voulu rebâtir sur les cendres de leur passé nazi; un monde où chacun donne selon ses capacités, et où tous reçoivent selon leur besoin. L’horreur provient de ce qu’ils ont fait en leur nom

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  • Par Labyrinth, le 30 juillet 2013

    En quarante ans d’existence, la quantité de renseignements récoltés par la STASI était aussi volumineuse que les archives historiques de toute l’Allemagne depuis le Moyen-Age. Disposés les uns à côtés des autres, les dossiers de la STASI se seraient étendus sur cent quatre-vingts kilomètres.

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Anna Funder : Stasiland
Dans une pièce de la Cité internationale universitaire de Paris dans le 14ème arrondissement, Olivier BARROT reçoit Anna FUNDER pour son livre "Stasiland", enquête sur la police d'état de l'Allemagne de l'est entre 1949 et 1989.








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