> Michel Lebrun (Traducteur)

ISBN : 2743603372
Éditeur : Payot et Rivages (1998)


Note moyenne : 2.6/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Un trafiquant d'armes de Miami veut rapatrier clandestinement aux États-Unis l'argent qu'il a placé aux Bahamas. Il charge Jackie Burke, une hôtesse de l'air qui a déjà pas mal d'heures de vol, de rapporter à chacun de ses voyages quelques ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 2.00/5
    Par encoredunoir, le 29 septembre 2011

    encoredunoir
    Cela faisait un moment que Punch créole trainait sur une étagère. Peu ou prou depuis la sortie au cinéma de Jackie Brown, l'adaptation qu'en a fait Quentin Tarantino. Ce qui nous ramène à 1997. On ne rajeunit pas. J'avais bien aimé le film en question quoi que, à mon avis, il soit un peu poussif parfois et tienne essentiellement sur la bande-son, quelques dialogues percutants ou amusants et les personnages de Max Cherry (magnifique Robert Forster en espèce de prêteur de caution aux airs de Droopy) et Louis (De Niro en braqueur paumé, défoncé et plutôt limité), plus que sur ceux d'Ordell et Jackie.
    Après cela, donc, bien que j'aie acheté le livre, j'ai fini par le laisser prendre la poussière, et d'autres lectures, y compris tous les autres romans d'Elmore Leonard, sont passées avant lui. Ce qui ne m'a pas empêché, toutes ces années durant, de fantasmer dessus et d'imaginer que ce sagouin de Tarantino avait sans doute, en changeant le lieu de l'action (Los Angeles au lieu de Miami) et en voulant imposer sa griffe, un peu saccagé le bouquin.
    L'histoire est relativement simple au départ. Jackie, hôtesse de l'air sur une compagnie intérieure, fait passer de l'argent entre les Bahamas et la Floride pour le compte d'Ordell Robbie, trafiquant d'arme vantard et sans doute pas aussi malin qu'il veut s'en donner l'air. Elle finit un jour par se faire agrafer par la police et envoyer en taule. Ordell passe par Max Cherry, prêteur de caution pour la faire libérer. Max tombe amoureux de Jackie qui, fatiguée d'un boulot mal payé et de se faire entuber par la vie décide de tirer son épingle du jeu en jouant sur deux tableaux, promettant aux flics de leur livrer Ordell, et à Ordell de lui permettre d'échapper aux flics. La situation se complique bien sûr avec la présence de Louis, ancien complice d'Ordell, braqueur bas du front qui vient de sortir de taule, et de Mélanie, plus ou moins petite amie d'Ordell, qui aimerait bien se tirer avec le pognon de ce dernier.
    Bref, on se trouve là face à une classique histoire à la Elmore Leonard : des personnages forts en gueule qui essaient chacun d'arnaquer les autres et certains, plus cools que les autres, plus malins, qui vont tenter à leur tour de profiter de la mêlée pour tirer le gros lot. Rien de bien nouveau, mais c'est aussi ce que l'on aime généralement chez Leonard qui transpose une fois sur deux la même trame, tout le charme tenant à ces petits détails qui changent et subliment l'histoire grâce au talent de dialoguiste et de metteur en scène de l'auteur.
    Pourtant, avec Punch créole, cela ne passe pas forcément aussi bien. Sans doute l'histoire devient-elle trop vite trop complexe (si vous n'avez pas tout compris à l'échange des sacs en voyant Jackie Brown, je ne vous garantis pas que vous aurez une révélation en lisant Punch créole) et l'on a tôt fait de se perdre dans les circonvolutions du plan machiavélique monté par Elmore Leonard. Bien sûr, les dialogues sont là, ainsi que des personnages hauts en couleurs, mais cela ne suffit pas. Ordell a trop défauts sans pour autant être un méchant vraiment charismatique, Jackie est un peu trop parfaite pour qu'on l'aime vraiment, et, en fin de compte, on s'intéresse plus aux seconds rôles, Max, Mélanie et Louis, qui ont sans doute plus d'épaisseur.
    Et je m'aperçois donc que, en fait, Tarantino s'est montré plutôt fidèle au livre et a surtout pêché par une mise en scène sans grande imagination. Ce qui s'avère être le défaut essentiel du film – à mon avis, d'autres trouvent que c'est sa principale qualité – , ce rythme faussement nonchalant qui aboutit à un embrouillamini final difficilement compréhensible, tout comme ce qui s'avère en être son meilleur atout, ces dialogues ultraréférencés où le premier et le second degré de l'humour se mêlent allègrement, vient de ce qu'il s'agit d'une adaptation fidèle du roman.
    Alors certes, cela reste un bouquin d'Elmore Leonard, et on ne peut donc nier qu'il s'agit d'un plutôt bon roman. Toutefois, il apparait aussi plus poussif que la plupart de ses autres livres. À trop vouloir accumuler les personnages et les rebondissements, Elmore Leonard nous perd parfois et ça pourrait être dommage s'il n'y avait pas dix, vingt ou trente de ses romans pour rattraper le coup.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-manque-de-punch-punch-creo..
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    • Livres 1.00/5
    Par toto, le 06 septembre 2010

    toto
    Polar écrit sur le style et le ton d'un vaudeville. Ici ce ne sont pas les portes qui claquent, mais une enveloppe qui circule.
    Décevant et lassant.
    A lire dans un train : assez vite lu, demande peu d'attention
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Citations et extraits

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  • Par toto, le 06 septembre 2010

    Ecoute bien ce que je te dis. Une fois que tu t'es fixé un but, tu dois t'acharner, pas d'hésitations, pas de volte-face. Si tu as besoin d'un flingue, prends-en un, et sers-t-en. examine la situation. C'est l'autre ou toi, sinon tu te retrouves en cabane! Pas besoin de réfléchir, papa, tu l'élimines. Moi, il me reste un dernier coup à faire, et je n'aurai plus jamais besoin de bosser avant d'avoir dépensé un million de dollars! Et tu crois que si un pékin sz met sur mon chemin, je ne vais pas le descendre?
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Les carnets de route de François Busnel, France 5 Rencontre avec Elmore Leonard Le périple de François Busnel commence dans le New Jersey avec Joyce Carol Oates puis va se poursuivre à travers les Grandes Plaines avec en toile de fond ce mythe américain toujours vivace : se réinventer encore et toujours. La liste est longue de noms qui évoquent la conquête de l'Ouest, les règlements de comptes entre desperados, les batailles rangées opposant tuniques bleues et Indiens, les massacres des populations indigènes... Avec les écrivains Joyce Carol Oates, Elmore Leonard, Laura Kasischke, Michael Collins, Dan Chaon, Richard Powers et Louise Hendricks...








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