je suis une grande fan des romans de
Mathias Malzieu (
Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi et
La Mécanique du coeur font incontestablement partie de mes livres favoris) et la sortie de son nouvel ouvrage m'avait mis dans un état d'excitation pas possible.
J'étais impatiente de retrouver sa plume, de découvrir le nouvel univers qu'il a inventé.
Déjà, je trouvé ce livre beaucoup moins fourni que les précédents mais c'est un détail. le roman est court et peut se lire d'une seule traite sans aucun problème.
On y retrouve tout l'imaginaire de
Malzieu, sa poésie et l'influence de sa muse, Olivia Ruiz.
Je n'ai pas pu m'empêcher d'identifier les personnages, Mathias en Tom Cloudman et Olivia en femmoiselle.
Pourtant il n'y a rien d'autobiographique là dedans, si ce n'est peut-être leur immense désir d'enfant à tous les 2 (Olivia chantait déjà I need a child, chanson écrite par Mathias, dans son album La femme chocolat).
J'y vois ici encore une magnifique preuve d'amour, preuve en est la dédicace qu'il lui fait à la fin du livre.
En ce qui concerne l'histoire, on y retrouve en personnage principal un Tom Cloudman qui a plusieurs points communs avec les protagonistes habituels de l'auteur. Sa maladresse, sa grandeur, sa timidité et son incapacité à s'intégrer au monde dans lequel il vit.
On retrouve également dans ce livre l'inventeur du sanglophone présent dans
La Mécanique du coeur, qui n'est autre que le grand-père de la femmoiselle.
C'est une belle histoire, très joliment racontée mais tout de même je n'ai pas été séduite à 100%. J'ai trouvé que
Malzieu en faisait trop. Il est certes un maître de la rhétorique et des expressions imagées mais là trop, c'est trop.
Il m'a fallu atteindre la deuxième partie du livre pour commencer à vraiment ressentir quelque chose, à vouloir savoir la fin. Je pense qu'il aurait pu, sans forcément chercher à rendre toutes ses phrases métaphoriques aller plus loin dans son récit. Il m'a parfois été difficile de réussir à le suivre, entre rêve et réalité.
Il écrit ici sur l'amour, la maladie, la mort, autant de sujet qui lui sont chers mais le récit est peut-être un peu trop fantaisiste. Teintée de la mélancolie et la rêverie propre à l'oeuvre de l'auteur il n'en reste pas moins riche, poétique et agréable à lire.
A noter qu'il est question ici de la version simple du livre, sans les illustrations. Peut-être celles-ci apportent-elles un réel plus à l'histoire lorsque l'imaginaire seul ne parvient pas à entrer dans le monde de
Malzieu.