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> René Belleto (Traducteur)

ISBN : 2264027681
Éditeur : 10-18 (1999)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 404 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Fidèle à son univers d'une inventivité si particulière, mêlant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d'enfants solitaires, étranges et différents, exclus de tous et proches de nous, qui ne tarderont pas à nous horrifie... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par DarknessLolita, le 14 juillet 2013

    DarknessLolita
    Nous connaissons (presque) tous, le grand réalisateur qu'est Tim Burton. Son univers a toujours été très marqué par sa fantaisie fortement influencé par Edgar Allan Poe. Tim Burton nous livre donc son premier "petit roman" composé d'histoire courte, parfois glauque et parfois amusante, qui se lit facilement et rapidement et qui compose tant son univers. Je suis une grande fan de ce réalisateur donc lire ce livre était obligatoire et je ne me suis pas ennuyé! La seule chose de négative, pour moi, dans ce livre a été la traduction française qui ne correspond pas vraiment à l'écriture en anglais que nous donne Tim Burton. Dommage...mais sinon c'est un bon livre pour passer le temps!
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    • Livres 2.00/5
    Par colimasson, le 29 août 2013

    colimasson
    Les enfants imaginés par Tim Burton ne vivent pas dans un monde imaginaire peuplé de fées et de lutins rieurs. le fil conducteur de ce recueil de poèmes est l'évocation d'une marginalité qui commence dès le plus jeune âge. Que l'on soit un enfant huître, que l'on ait un brie de chèvre à la place de la tête, des clous dans les yeux ou des ordures en guise de chair, le mal s'incarne tout le temps au même endroit : dans le regard des autres.

    Ces enfants mènent une vie malheureuse marquée par l'ostracisme et l'abandon. Ils se préparent déjà à l'implacabilité d'une vie adulte qui ne ratissera pas davantage de chaleur humaine. Chacun de ces poèmes constitue une ébauche scénaristique en soi. On se souvient d'Edward aux mains d'argent, d'Edward Bloom de Big Fish ou de Charlie, tous personnages caractérisés par un signe distinctif qui les exclut involontairement de la communauté homogène des « gens normaux ». On reconnaît dans cette opposition un manichéisme peu subtil mais il faut y prendre garde… Dans les films de Tim Burton comme dans ses poèmes, on découvre bien vite que les faibles ne sont pas pur angélisme et qu'ils recèlent les mêmes vices que leurs tortionnaires. Ainsi Tim Burton ne vire jamais à l'apitoiement et se montre plutôt cruel, chancelant entre pitié et plaisir machiavélique d'enfoncer toujours plus profondément dans leur misère ces enfants malmenés par l'existence.

    Le jeu poétique qui entoure la narration de leur histoire ajoute encore une dose de cruauté à l'imagination de Tim Burton. Les rimes, allitérations et assonances s'égrènent à un rythme qui fait souvent fourcher la langue, comme s'il fallait que la forme se rajoute au fond des malheurs pour distraire le lecteur. On joue à la marelle avec Tim Burton, pendant que ses personnages cheminent fatalement vers une destinée sans vie pour le plaisir de perpétrer une rime :

    « Mon fils, es-tu heureux ? Sans indiscrétion,
    Rêves-tu quelquefois des célestes régions ?
    Ne t'es-tu jamais dit : « Mourons » ? »

    Voici un exemple de rime qui marche, sans donner l'impression d'avoir été extorquée à l'insu de Tim Burton. Ce n'est pas le cas de l'ensemble des poèmes de ce recueil. Faute à une traduction qui sacrifie la fluidité à une versification qui n'était pourtant pas formellement revendiquée dans la langue originale. le résultat bancal devient parfois illisible, et on préfère ne pas lire à voix haute certaines monstruosités littéraires :

    « Hélas, elle se sait prisonnière d'un sort,
    Dont elle ne se sort
    Jamais. En effet, dès qu'on s'
    Approche d'elle, les épingles encore
    Plus profond dans son cœur s'enfoncent. »

    Si on maîtrise un peu l'anglais, on se réfèrera de préférence aux textes originaux de Tim Burton qui apparaissent toujours en complément de leur traduction.

    Enfin, on peut légitimement se demander si Tim Burton n'était pas ce réalisateur fantasque que l'on connaît –serait-il plutôt un de ces malheureux et anonymes personnages qui peuplent ses poèmes-, l'intérêt porté à son recueil aurait-il été aussi accru ? Sa poésie désenchantée et gentiment morbide s'inscrit en continuité de ses œuvres mais ne constitue pas une œuvre en soi. Trois vers ne font pas un poème –encore moins un haïku made in america- et lorsqu'on lit l'histoire de Benjamin, éludée en trois pauvres vers :

    « Je suis Benjamin,
    Débaptisé par les autres gamins
    En « vilain gamin pingouin » »

    … une seule chose à répondre à Tim Burton : puisse Benjamin devenir aussi marginalement reconnu que toi.

    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-la-triste-fin-du-petit-enfan..
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    • Livres 5.00/5
    Par melillov, le 04 janvier 2013

    melillov
    Alors ... pour tout ceux qui n'aime pas l'humour très ironique et noir de Tim Burton, ne le lisez pas, vus risquez de vous ennuyez et certainement, vous en serez dégouté.
    Non pas qu'il soit Gore ou autre, mais juste que ces histoires courtes, illustrés par des dessins Made In Tim Burton et par ses poèmes très ... "marrant" à mon gout ne feront pas l'unanimité.
    Moi j'ai adoré, même si en une heure de train ça se lit, mais c'est parce que j'en suis une fan invétérée et que le vénéré fait partit de mon passe temps favoris xD
    Pour ceux qui sont curieux ou qui adorent, lisez ... mais à vos risques et périls. je l'ai acheté 12 euros et pour certain, je suis persuadée que cela va être de trop pour ce que c'est.
    Son univers y est bien présent et cela est avec plaisir que je l'ai lut !
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    • Livres 5.00/5
    Par Deuzenn, le 10 mai 2012

    Deuzenn
    Le dessin est à la base du processus créatif de Tim Burton, mais celui-ci a également souvent couché des ébauches de projets au travers de poèmes, comme l'attestent L'Etrange Noël de Monsieur Jack et Vincent.
    En 1997, le réalisateur se fait auteur et publie un recueil de poèmes illustré par ses soins : La triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires.
    Chacune de ces histoires en vers met en scène une figure d'enfant sous des allures monstrueuses : L'Enfant Robot, Stain Boy, La Fille qui fixait... Tous doués d'une particularité qui dérange, quelque chose de bizarre. Ces enfants, confrontés au rejet de leurs familles et de la société, connaissent des fins plus ou moins tragiques mais toujours fortement empreintes d'un message.
    Sous ses airs candides, la plume de Burton se fait méchamment drôle et cruel. Ses métaphores sur la différence pointent du doigt le comportement des gens "normaux" et bien-pensants - mais qui n'hésitent pas à jeter leur progéniture à la poubelle ou à la faire disparaître.
    A la façon de comptines pour enfants, Burton tourne en dérision la normalité d'un ton faussement léger mais vraiment cynique et crée toute une série de personnages émouvants et excentriques qui prennent toute leur place dans son oeuvre.
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    • Livres 5.00/5
    Par EffeLou, le 02 novembre 2014

    EffeLou
    Tout comme le cinéma de Tim Burton s'empare des codes de l'enfance pour les détourner (avec génie, ai-je envie de dire, mais ce serait me départir de cette légendaire objectivité qui me caractérise), sa littérature a les apparences des contes innocents, mais l'apparence seulement.
    A moins que, à moins que.
    A moins que justement, Tim Burton ne renoue avec les contes originels, où la mort, la sexualité et la violence se faisaient la part belle. Il s'agissait de se libérer des angoisses et des pulsions, s'approprier les tabous, et comme on se les racontait au coin de feu, tous publics confondus, on usait de la métaphore et basta.
    Ainsi donc, la poésie et les illustrations de Burton ont plusieurs niveaux de lecture. Il paraît qu'en dessous de 12 ans, le recueil ne soit pas à conseiller. N'ayant pas de pré-ado sous la main, je ne me risquerais pas à contredire la majorité, mais il me semble que l'appétence des sus-dits pour le gothique soit évidente, et qu'ils trouveraient leur compte dans ces narrateurs étranges qui se languissent d'amour, souffrent d'intense solitude, d'aliénation - parce qu'ils sont différents, affectés de pathologies visibles ou non, oniriques ou réelles.
    Burton a le sens de l'image, c'est indéniable, et même sans caméra et sans Johnny Depp, même si l'on omet ses dessins (pas longtemps, juste pour l'expérience), son écriture donne à voir des mondes un peu cauchemardesques, mais peuplés d'êtres attachants, des pépites, des perles comme l'enfant-huître.
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Citations et extraits

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  • Par DarknessLolita, le 13 juillet 2013

    "The Melancholy Death of Oyster Boy" ("La triste fin du petit Enfant Huître")

    He proposed in the dunes,
    they were wed by the sea.

    Il fit sa demande au milieu des dunes,
    près de la mer, ils devinrent femme et mari.

    their nine-day-long honeymoon
    was on the isle of Capri.

    Neuf jours dura leur lune
    de miel, sur l'île de Capri.

    For their supper, they had one spectacular dish -
    a simmering stew of mollusks and fish.
    And while he savored the broth
    her bried's heart made a wish.

    Au souper, ils eurent un plat grand luxe :
    un ragoût mijoté de poissons et mollusques.
    Pendant que du bouillon lui goûtait la saveur,
    la jeune épousée fit un voeu dans son coeur.


    That wish did come true - she gave birth to a baby.
    But was this little one human ?
    Well,
    maybe.

    Ce voeu devin réalité : elle eut un bébé.
    Mais ce bébé était-il humain ?
    Eh bé,
    on ne sait point.
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  • Par Colette, le 07 septembre 2009

    La fille faite d'ordures

    Il était une fois une nénette
    qui d'ordures était faite.
    Elle était vraiment cracra
    et puait comme un putois.

    Elle vivait dans le malheur,
    voire en noire dépression, peut-être à cause des heures
    passées dans les décharges et leurs vapeurs.

    Le seul répit dans sa vie, la seule lueur,
    lui vint d'un type nommé
    Stan, qui était l'éboueur
    du quartier.

    Il l'aima d'amour pur
    et lui proposa l'anneau,
    mais déjà elle avait fait le grand saut
    dans le broyeur d'ordures.
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  • Par colimasson, le 04 septembre 2013

    « L’enfant Brie rêva (deux fois, pas plus) que sa tronche
    Pleine et ronde n’était plus qu’une tranche.
    Le droit de jouer avec eux, les autres enfants jamais ne le lui donnaient,
    Mais au moins Brie s’accordait bien avec un bon Chardonnay. »

    L’enfant Brie
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  • Par DarknessLolita, le 13 juillet 2013

    "Stain Boy" ("Enfant Tache")

    Of all the super heroes,
    the strangest one by far,
    doesn't have a special power
    or drive a fancy car.

    De tous les héros, super cotés,
    le plus étrange, et de beaucoup,
    n'a ni pou-
    voir spécial, ni voiture tarabiscotée.

    Next to Superman and Batman,
    I guess he must seem tame,
    But to me he is quite special,
    And Stain Boy is his name.

    A côté de Superman, de Batman et consorts,
    j'imagine qu'il parait sans panache,
    mais pour moi ils sort
    de l'ordinaire, et son nom est Enfant Tache.

    He can't fly around tall buildings,
    Or outrun a speeding train,
    The only talent he seems to have
    Is to leave a nasty stain.

    Il ne sait pas voler parmi les buildings,
    ni dépasser des trains roulant à toute berzingue :
    il semblerait que son seul talent dingue
    soit de laisser des taches cradingues.

    Sometimes I know it bothers him,
    that he's can run or swim or fly,
    and because of this one ability,
    his dry-cleaning bill's sky-high.

    Parfois je sens que ça le contrarie
    de ne pouvoir foncer sur terre, sur mer, en altitude,
    et, du fait de son unique aptitude,
    ce qui monte jusqu'au ciel, c'est sa note de blanchisserie.
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  • Par Ganamera, le 13 février 2013

    Stick boy and match girl in love - Brindille et Allumette amoureux.

    Stick Boy liked Match Girl, - Brindille aimait bien Allumette,
    he liked her a lot, - il l'aimait vraiment beaucoup,
    he liked her cute figure, - il adorait sa jolie silhouette,
    he thought she was hot. - et il la sentait chaude comme tout.

    But could a flame ever burn, - Mais le feu de la passion peut-il être,
    for a match and a stick? - entre une brindille et une allumette? Rh bien,
    It did quite literally; - oui, à la letter,
    he burned up pretty quick. - il flamba comme rien.
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