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René Belleto (Traducteur)
ISBN : 2264027681
Éditeur : 10-18 (1999)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 542 notes)
Résumé :
Fidèle à son univers d'une inventivité si particulière, mêlant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d'enfants solitaires, étranges et différents, exclus de tous et proches de nous, qui ne tarderont pas à nous horrifier et à nous attendrir, à nous émouvoir et à nous faire rire.

Un livre pour les adultes et pour l'enfant qui est en nous.
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Critiques, Analyses & Avis (90) Voir plus Ajouter une critique
DarknessLolita
DarknessLolita14 juillet 2013
  • Livres 4.00/5
Nous connaissons (presque) tous, le grand réalisateur qu'est Tim Burton. Son univers a toujours été très marqué par sa fantaisie fortement influencé par Edgar Allan Poe. Tim Burton nous livre donc son premier "petit roman" composé d'histoire courte, parfois glauque et parfois amusante, qui se lit facilement et rapidement et qui compose tant son univers. Je suis une grande fan de ce réalisateur donc lire ce livre était obligatoire et je ne me suis pas ennuyé! La seule chose de négative, pour moi, dans ce livre a été la traduction française qui ne correspond pas vraiment à l'écriture en anglais que nous donne Tim Burton. Dommage...mais sinon c'est un bon livre pour passer le temps!
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manU17
manU1725 janvier 2015
  • Livres 5.00/5
J'ai adoré me plonger dans ce petit recueil de poésie pour le moins macabre. On y fait de drôles de rencontres plus surprenantes et inquiétantes les unes que les autres. Avec le Petit Enfant Huitre qui donne son titre au recueil bien entendu, mais aussi L'Enfant Robot, L'enfant avec des clous dans les yeux, La fille avec plein d'yeux, La Fille Vaudou, L'enfant Brie, L'enfant Momie, certains que l'on retrouve à plusieurs reprises et beaucoup d'autres encore que je vous laisse le plaisir de découvrir.
Des enfants très particuliers mais toujours émouvants sortis de l'imagination lugubre du réalisateur Tim Burton dont les dessins accompagnent d'ailleurs ces poèmes. J'avais déjà eu l'occasion d'apprécier ses talents d'illustrateur dans son livre d'Entretiens avec Mark Salisbury et bien entendu dans certains de ces films. On y retrouve sa patte qui nous rappelle aussi bien Les Noces funèbres que Frankenweenie.
Outre l'inventivité géniale de l'auteur, le vrai plus de ce livre est de nous offrir en face à face la version originale de chacun des poèmes. On peut y lire les vrais mots de l'auteur ainsi que les ajustements et apports inhérents à la traduction de poésie. Il me semble important de saluer le travail du traducteur, l'écrivain René Belletto.
Amateurs de bluettes, gentillettes et proprettes, passez votre chemin ! Tout l'univers de Tim Burton rassemblé dans un petit chef d'oeuvre de noirceur que j'ai découvert avec bonheur.

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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colimasson
colimasson29 août 2013
  • Livres 2.00/5
Les enfants imaginés par Tim Burton ne vivent pas dans un monde imaginaire peuplé de fées et de lutins rieurs. le fil conducteur de ce recueil de poèmes est l'évocation d'une marginalité qui commence dès le plus jeune âge. Que l'on soit un enfant huître, que l'on ait un brie de chèvre à la place de la tête, des clous dans les yeux ou des ordures en guise de chair, le mal s'incarne tout le temps au même endroit : dans le regard des autres.

Ces enfants mènent une vie malheureuse marquée par l'ostracisme et l'abandon. Ils se préparent déjà à l'implacabilité d'une vie adulte qui ne ratissera pas davantage de chaleur humaine. Chacun de ces poèmes constitue une ébauche scénaristique en soi. On se souvient d'Edward aux mains d'argent, d'Edward Bloom de Big Fish ou de Charlie, tous personnages caractérisés par un signe distinctif qui les exclut involontairement de la communauté homogène des « gens normaux ». On reconnaît dans cette opposition un manichéisme peu subtil mais il faut y prendre garde… Dans les films de Tim Burton comme dans ses poèmes, on découvre bien vite que les faibles ne sont pas pur angélisme et qu'ils recèlent les mêmes vices que leurs tortionnaires. Ainsi Tim Burton ne vire jamais à l'apitoiement et se montre plutôt cruel, chancelant entre pitié et plaisir machiavélique d'enfoncer toujours plus profondément dans leur misère ces enfants malmenés par l'existence.

Le jeu poétique qui entoure la narration de leur histoire ajoute encore une dose de cruauté à l'imagination de Tim Burton. Les rimes, allitérations et assonances s'égrènent à un rythme qui fait souvent fourcher la langue, comme s'il fallait que la forme se rajoute au fond des malheurs pour distraire le lecteur. On joue à la marelle avec Tim Burton, pendant que ses personnages cheminent fatalement vers une destinée sans vie pour le plaisir de perpétrer une rime :

« Mon fils, es-tu heureux ? Sans indiscrétion,
Rêves-tu quelquefois des célestes régions ?
Ne t'es-tu jamais dit : « Mourons » ? »

Voici un exemple de rime qui marche, sans donner l'impression d'avoir été extorquée à l'insu de Tim Burton. Ce n'est pas le cas de l'ensemble des poèmes de ce recueil. Faute à une traduction qui sacrifie la fluidité à une versification qui n'était pourtant pas formellement revendiquée dans la langue originale. le résultat bancal devient parfois illisible, et on préfère ne pas lire à voix haute certaines monstruosités littéraires :

« Hélas, elle se sait prisonnière d'un sort,
Dont elle ne se sort
Jamais. En effet, dès qu'on s'
Approche d'elle, les épingles encore
Plus profond dans son coeur s'enfoncent. »

Si on maîtrise un peu l'anglais, on se réfèrera de préférence aux textes originaux de Tim Burton qui apparaissent toujours en complément de leur traduction.

Enfin, on peut légitimement se demander si Tim Burton n'était pas ce réalisateur fantasque que l'on connaît –serait-il plutôt un de ces malheureux et anonymes personnages qui peuplent ses poèmes-, l'intérêt porté à son recueil aurait-il été aussi accru ? Sa poésie désenchantée et gentiment morbide s'inscrit en continuité de ses oeuvres mais ne constitue pas une oeuvre en soi. Trois vers ne font pas un poème –encore moins un haïku made in america- et lorsqu'on lit l'histoire de Benjamin, éludée en trois pauvres vers :

« Je suis Benjamin,
Débaptisé par les autres gamins
En « vilain gamin pingouin » »

… une seule chose à répondre à Tim Burton : puisse Benjamin devenir aussi marginalement reconnu que toi.
Lien : http://colimasson.over-blog...
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melillov
melillov04 janvier 2013
  • Livres 5.00/5
Alors ... pour tout ceux qui n'aime pas l'humour très ironique et noir de Tim Burton, ne le lisez pas, vus risquez de vous ennuyez et certainement, vous en serez dégouté.
Non pas qu'il soit Gore ou autre, mais juste que ces histoires courtes, illustrés par des dessins Made In Tim Burton et par ses poèmes très ... "marrant" à mon gout ne feront pas l'unanimité.
Moi j'ai adoré, même si en une heure de train ça se lit, mais c'est parce que j'en suis une fan invétérée et que le vénéré fait partit de mon passe temps favoris xD
Pour ceux qui sont curieux ou qui adorent, lisez ... mais à vos risques et périls. je l'ai acheté 12 euros et pour certain, je suis persuadée que cela va être de trop pour ce que c'est.
Son univers y est bien présent et cela est avec plaisir que je l'ai lut !
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EffeLou
EffeLou02 novembre 2014
  • Livres 5.00/5
Tout comme le cinéma de Tim Burton s'empare des codes de l'enfance pour les détourner (avec génie, ai-je envie de dire, mais ce serait me départir de cette légendaire objectivité qui me caractérise), sa littérature a les apparences des contes innocents, mais l'apparence seulement.
A moins que, à moins que.
A moins que justement, Tim Burton ne renoue avec les contes originels, où la mort, la sexualité et la violence se faisaient la part belle. Il s'agissait de se libérer des angoisses et des pulsions, s'approprier les tabous, et comme on se les racontait au coin de feu, tous publics confondus, on usait de la métaphore et basta.
Ainsi donc, la poésie et les illustrations de Burton ont plusieurs niveaux de lecture. Il paraît qu'en dessous de 12 ans, le recueil ne soit pas à conseiller. N'ayant pas de pré-ado sous la main, je ne me risquerais pas à contredire la majorité, mais il me semble que l'appétence des sus-dits pour le gothique soit évidente, et qu'ils trouveraient leur compte dans ces narrateurs étranges qui se languissent d'amour, souffrent d'intense solitude, d'aliénation - parce qu'ils sont différents, affectés de pathologies visibles ou non, oniriques ou réelles.
Burton a le sens de l'image, c'est indéniable, et même sans caméra et sans Johnny Depp, même si l'on omet ses dessins (pas longtemps, juste pour l'expérience), son écriture donne à voir des mondes un peu cauchemardesques, mais peuplés d'êtres attachants, des pépites, des perles comme l'enfant-huître.
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Citations & extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
DarknessLolitaDarknessLolita13 juillet 2013
"The Melancholy Death of Oyster Boy" ("La triste fin du petit Enfant Huître")

He proposed in the dunes,
they were wed by the sea.

Il fit sa demande au milieu des dunes,
près de la mer, ils devinrent femme et mari.

their nine-day-long honeymoon
was on the isle of Capri.

Neuf jours dura leur lune
de miel, sur l'île de Capri.

For their supper, they had one spectacular dish -
a simmering stew of mollusks and fish.
And while he savored the broth
her bried's heart made a wish.

Au souper, ils eurent un plat grand luxe :
un ragoût mijoté de poissons et mollusques.
Pendant que du bouillon lui goûtait la saveur,
la jeune épousée fit un voeu dans son coeur.


That wish did come true - she gave birth to a baby.
But was this little one human ?
Well,
maybe.

Ce voeu devin réalité : elle eut un bébé.
Mais ce bébé était-il humain ?
Eh bé,
on ne sait point.
+ Lire la suite
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ColetteColette07 septembre 2009
La fille faite d'ordures

Il était une fois une nénette
qui d'ordures était faite.
Elle était vraiment cracra
et puait comme un putois.

Elle vivait dans le malheur,
voire en noire dépression, peut-être à cause des heures
passées dans les décharges et leurs vapeurs.

Le seul répit dans sa vie, la seule lueur,
lui vint d'un type nommé
Stan, qui était l'éboueur
du quartier.

Il l'aima d'amour pur
et lui proposa l'anneau,
mais déjà elle avait fait le grand saut
dans le broyeur d'ordures.
+ Lire la suite
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DarknessLolitaDarknessLolita13 juillet 2013
"Stain Boy" ("Enfant Tache")

Of all the super heroes,
the strangest one by far,
doesn't have a special power
or drive a fancy car.

De tous les héros, super cotés,
le plus étrange, et de beaucoup,
n'a ni pou-
voir spécial, ni voiture tarabiscotée.

Next to Superman and Batman,
I guess he must seem tame,
But to me he is quite special,
And Stain Boy is his name.

A côté de Superman, de Batman et consorts,
j'imagine qu'il parait sans panache,
mais pour moi ils sort
de l'ordinaire, et son nom est Enfant Tache.

He can't fly around tall buildings,
Or outrun a speeding train,
The only talent he seems to have
Is to leave a nasty stain.

Il ne sait pas voler parmi les buildings,
ni dépasser des trains roulant à toute berzingue :
il semblerait que son seul talent dingue
soit de laisser des taches cradingues.

Sometimes I know it bothers him,
that he's can run or swim or fly,
and because of this one ability,
his dry-cleaning bill's sky-high.

Parfois je sens que ça le contrarie
de ne pouvoir foncer sur terre, sur mer, en altitude,
et, du fait de son unique aptitude,
ce qui monte jusqu'au ciel, c'est sa note de blanchisserie.
+ Lire la suite
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colimassoncolimasson04 septembre 2013
« L’enfant Brie rêva (deux fois, pas plus) que sa tronche
Pleine et ronde n’était plus qu’une tranche.
Le droit de jouer avec eux, les autres enfants jamais ne le lui donnaient,
Mais au moins Brie s’accordait bien avec un bon Chardonnay. »

L’enfant Brie
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vertdegrisaillevertdegrisaille10 septembre 2011
Je n'ai pas forcément trouvé dans ces textes quelque chose de "nourrissant" en matière de lecture, mais de l'évasion. Ca se lit joliment, c'est agréable. Celles et ceux qui n'apprécient de lire qu'avec parcimonie peuvent trouver ici de quoi se mettre ou se remettre à la lecture.
Quant aux fans de Tim Burton, c'est une ambiance à la "Monsieur Jack" qu'ils seront ravis de rejoindre!
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